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Béchamel béachélienne
de : Pierra
mercredi 8 mars 2006 - 21h15 - Signaler aux modérateurs
5 commentaires

Revue de presse américaine American Vertigo (en francais)

The New York Times « Tout Américain qui voudrait écrire un livre pour expliquer la France aux Français devrait d’abord lire celui-ci pour connaître les pièges à éviter (...) Le lecteur est fasciné et épuisé par la pensée ennuyeuse de Lévy (...) C’est l’excursion habituelle, bizarre, boursouflée, fanatique et faussement culturelle qu’adorent les journalistes européens depuis cinquante ans (...) Toutes les dix pages ou à peu près, Lévy fonce dans le mur (...) Il écrit comme un étudiant cherchant à remplir sa copie d’examen. »

The Boston Globe « Je ne peux pas du tout prendre Lévy au sérieux. J’étais plongé dans son premier article dans Atlantic jusqu’à ce que je tombe sur la phrase « Detroit, sublime Detroit ». J’ai éclaté de rire (...) Pour résumer son voyage, BHL a déclaré que l’Amérique était une bonne maîtresse avec laquelle il avait passé du bon temps. Nous aurions aimé pouvoir en dire autant. »

Los Angeles Times « Mis à part le fait qu’Alexis de Tocqueville et Bernard-Henri Lévy sont tous les deux français, il n’ont rien en commun. Tocqueville était un juriste imprégné de pragmatisme et d’idéaux moraux. M.Lévy est u intellectuel à paillettes, beau parleur un peu snob (..). Ses choix concernant les lieux à visiter et les personnes à rencontrer manquent cruellement de discernement. (...), On a droit à une postface fastidieuse, sans la moindre conclusion originale. »

USA Today « C’est le pire de Lévy (...) Les phrases sont construites comme si les idées et les mots faisaient du stock-car (...) A la fin, Lévy s’interrompt lui-même pour ajouter « mettons mes idées au clair ». Si seulement il l’avait fait... »

San Francisco Chronicle « Lévy a écrit pendant qu’il voyageait. Tocqueville a d’abord voyagé, puis ensuite écrit. Lévy a écrit sur les Américains et lui. Tocqueville a écrit sur l’Amérique, point (...) L’ego affleure à chaque page et ses manies les plus grandiloquentes encore, comme celle de la phrase qui fait une page entière, éloigneront certains lecteurs. »

The Houston Chronicle « Bernard-Henri Lévy a cité le nom de l’aristocrate français dans le sous-titre de son dernier livre American Vertigo, voyage en Amérique dans les pas de Tocqueville. Lévy ne semble pas chausser la même pointure que Tocqueville ».

The Globe and Mail (Toronto, Canada) « Bernard-Henri Lévy est une célébrité-philosophe, auto-proclamé intellectuel et monsieur-je-sais-tout, prétentieux adepte du name-dropping et exhibitionniste éhonté (...) Le livre se conclut sur 71 pages de réflexions qui représentent un tour de force de langue de bois incompréhensible (...) Apparemment, personne n’a édité ce livre en s’assurant que quelqu’un le comprendra (...) Ce livre n’aura certainement pas l’impact et la longévité de l’original. »

The Economist (Royaume-Uni) « Monsieur Lévy n’atteint jamais les sommets de Tocqueville ; en réalité ses réflexions sur l’esprit de démocratie et d’égalité peuvent être remarquablement plates (...) et il passe beaucoup trop de temps à nous dire des choses que nous savons déjà. »

http://www.arenes.fr/livres/page-li...

http://www.arenes.fr/livres/page-li...



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Commentaires de l'article
> Béchamel béachélienne
8 mars 2006 - 22h42

Habituées à traiter de sujets plus graves que ça, les importantes éditions des Arènes de Laurent Beccaria, publient « Une imposture française », document argumenté sur l’arnaque Bernard Henri Levy. Ou comment un homme d’affaires pas maladroit s’est taillé une panoplie d’intellectuel incontournable, à coup d’amitiés sonnantes et trébuchantes.

Peu de médias parleront de ce livre. Il est à parier qu’il sera passé sous silence. Une imposture française ne fera pas descendre BHL de son socle. Sûrement pas. L’homme, de toute façon, a suffisamment de pouvoir pour tenir en respect la quasi-totalité des médias français, hebdos ou quotidiens, qui comptent. Tous aux ordres de l’homme à la chemise blanche ouverte.

Tous au garde-à-vous devant le riche prétendu intellectuel de Saint-Germain-des-Près. Tous terrifiés à l’idée de contrarier l’ami des Pinault ou des Lagardère. L’ami d’Olivier Orban, de Nicolas Sarkozy, de Jack Lang, de Laurent Fabius, de Thierry Ardisson, de Stéphane Bern, d’Alain Minc, de Claude Bébéar, d’Alain Delon, de Philippe Douste Blazy, l’ami de tous de toutes, de tout ce qui compte, qui a de l’argent oui qui est influent. BHL a beaucoup d’amis, de relations, et un gros forfait de téléphone portable. Plus de 2000 euros par mois, selon ses propres dires.

BHL ne conduit pas, toujours trimballé à droite à gauche par un chauffeur, quelques gardes du corps, pas commode pour aller dans les « pires endroits du monde », pas très discrets, mais bon. BHL est l’ami de Claire Chazal, d’Etienne Mougeotte, de Line Renaud, d’Anne Sinclair, de Dominique Strauss-Kahn. BHL a beaucoup d’argent, une fortune héritée de l’entreprise de son père, une société spécialisée dans l’importation de bois précieux africain. C’est connu. Ce qu’on sait moins, peut-être, c’est que Pinault l’a rachetée pour 750 millions de francs. Ce qu’on sait moins, c’est que Guy Carlier, l’alter ego de poids de Fogiel, était directeur financier de cette société entre la fin des années 1970 et le début des années 1980. Carlier qui, écrivent Nicolas Beau et Olivier Toscer, a « entre autres qualités de la mémoire et une certaine idée de la morale »... Du coup, un jour de 2003 où l’ancien directeur financier devenu chroniqueur s’emporte un tantinet à la radio sur BHL, le « pilleur de la forêt africaine », François Pinault himself se voit obligé de tancer Stéphane Bern (patron de Carlier sur France Inter) : « Dites à votre ami Carlier de se calmer un peu, sinon ça va mal finir pour lui. Qu’il pense à sa carrière. » On ne peut être plus clair. Certains parleront de chantage, mais c’est de Pinault qu’il s’agit, alors on ne parle de rien, on se tient à carreau. Et Carlier, depuis, ne l’a pas ramené. Il a pensé, peut-être, à sa carrière. Ce qu’on apprend en premier lieu, donc, dans Une imposture française, c’est qu’il est extrêmement compliqué de critiquer BHL. On n’y touche pas, il est quasiment inaccessible. Ce qu’on apprend ensuite, et ce peut être lié, c’est que BHL aime l’argent. Il en possède beaucoup, un luxueux palais au Maroc, un 378 mètres carrés dans le 7e arrondissement à Paris, l’homme aime l’argent, la Bourse, et possède même depuis 2001 un peu plus de 4% des... surgelés Piccard ! Etonnant, non ? Mais ce livre n’est pas un recueil d’anecdotes empilées bout à bout, visant à discréditer le personnage BHL, à voir si la chemise blanche résiste au passage à 90 degrés de la rigueur journalistique.

Ce livre n’est pas un pamphlet hargneux que son sujet mériterait, incontestablement, mais qui ne ferait que donner de l’eau à son moulin, au bout du compte. Ce livre est un document, un reportage minutieusement, préparé calibré, comme souvent aux éditions Les Arènes, déjà analystes sans complaisance de la Françafrique, déjà à la pointe du combat dans l’affaire Clearstreamn, les seuls à soutenir Denis Robert dans son entreprise courageuse et jamais vaine. Pas la première fois que la maison d’édition, emmenée par Laurent Beccaria, ne prend pas de pincettes avec le pouvoir, quel qu’il soit. Qui a lu Une guerre de Dominique Lorentz se souvient encore des frissons qui parcouraient tout son corps au fur et à mesure que les pages se tournaient. (Ceux qui n’ont pas lu ce livre ENORME doivent se précipiter séance tenante chez leur libraire pour le commander).

Alors, si Les Arènes choisissent aujourd’hui de se pencher sur le cas BHL, c’est par souci d’informer, là encore. Le personnage Lévy, après tout, est une sorte d’icône médiatique. Invité partout, tout le temps, chez Giesbert, chez Durand, encensé par Savygneau, applaudi par Laurent Baffie, BHL est un totem, une sorte de sculpture tout en hauteur devant et ,autour de laquelle il semble qu’on ne doive que se prosterner. Alors autant éclairer ce... phare. C’est toute l’entreprise, toute la raison d’être du travail de Nicolas Beau et Olivier Toscer. Eclairer, connaître mieux cette célébrité, ce people incontournable. Il y a dans ces quelque deux cent pages beaucoup de choses qu’on savait déjà, certes, et nul doute que certains, au Monde par exemple, comme ils l’avaient fait pour le Révélations de Denis Robert, traqueront la plus petite des contrevérités pour discréditer l’ensemble, mais je prendrai cette fois le pari qu’ils auront du mal à y arriver. Il y a des passages aussi, dans ce livre, où l’on rit franchement, notamment le récit du bide monumental de Levy réalisateur, avec son fameux film Le jour et la nuit, navet historique qui n’a pas fini de faire rire bien des critiques, encore aujourd’hui. Sauf Pierre Billard, alors critique au Point, où Lévy donne chaque semaine un « bloc notes », qui avait vu à l’époque en BHL « à la fois John Huston et Visconti réunis ». Pierre Billard est-il encore critique de cinéma ? Mais il y a des passages aussi qui laissent pantois, comme si à force de trucages, d’impostures et de coups tordus, le « fascinant » personnage, aussi à l’aise qu’un chat pour retomber toujours sur ses pattes, finissait par lasser, par ne plus amuser du tout. Trop c’est trop. Quand on apprend que l’ami de « vingt ans » de Massoud ne l’a connu et rencontré que trois ans avant sa mort, et qu’il pousse le délire jusqu’à poser une plaque sur sa tombe en souvenir de cette prétendue amitié de vingt ans, c’est trop. Trop, je ne veux pas dire « too much », je dis trop. Trop indécent, trop sale. Mais c’est une manière de s’approprier la dépouille de Massoud, comme quelques années plus tard, Lévy s’appropriera celle du journaliste américain Daniel Pearl, décapité par les islamistes. « Marianne Pearl (l’épouse de Daniel Pearl) a toujours considéré le mélange béachélien de fiction et de réalité appliqué à la mémoire de son mari comme un viol littéraire. », écrivent les auteurs de Une imposture française. Marianne Pearl parle de BHL comme d’un homme « dont l’ego détruit l’intelligence ». Un homme qui a décrit de manière abjecte, voyeuriste et nauséeuse la décapitation de Daniel Pearl, comme d’autres filmaient Danièle Gilbert allant aux toilettes dans la Ferme Célébrités. Comme s’il ne s’agissait que d’un jeu, un jeu ayant pour but de placer un peu plus haut au firmament l’étoile BHL. BHL qui se moque de Daniel Pearl plus que de sa première chemise. Qui n’entend rien à la poudrière pakistanaise. Qui n’a de respect que pour lui-même, et sa femme. Et l’argent. Qui a bénéficié, et bénéficiera encore dans les jours qui viennent, de manière honteuse, de la complaisance, de la compromission, de la veulerie de l’ensemble des médias français, du Point au Monde, de Marianne à Voici, de "Campus" à "Tout le monde en parle", tous valets de l’entreprise BHL, multinationale ayant pour but de lustrer à le rendre aveuglant l’ego de ce retraité de tout, jamais écrivain, jamais philosophe, jamais journaliste, combattant de rien, résistant d’aucune époque, d’aucune guerre, imposteur à tous les étages, paltoquet qui n’a pas réussi, malgré ses dires et l’intoxication à venir, (son livre sur Tocqueville sort bientôt en France) à convaincre les Américains, pas aussi stupides qu’il devait le penser.

Bernard Kouchner, lui non plus, ne fait pas partie de la Cour de l’André Rieux de la philosophie, et il touche juste à la fin de l’envoi : « Je crois qu’on savait depuis le début que BHL c’était du toc, et on a laissé faire. L’idéologie française c’est aussi ça, parfois : conforter les intellectuels même quand ils barbotent dans l’approximation et dans l’erreur. » Barboter convient mieux, en effet, à BHL que... philosopher.

Peu de médias, donc, parleront du livre de Nicolas Beau et Olivier Toscer, courageux de s’attaquer au blanchisseur d’idées. Eux, au moins, n’ont pas « pensé à leur carrière », ils ont osé. Le résultat est tout à la fois intrigant, passionnant et consternant. Ainsi est BHL. Après tout, pour reprendre Régis Debray, cité dans l’ouvrage : « Nous avons les divas que nous méritons. Le fric, l’image et le lieu commun sont les trois pilotis de notre système social. BHL réussit la synthèse. Il mérite sa place. »

Lilian Massoulier

(Une imposture française, Nicolas Beau et Olivier Toscer, éditions Les Arènes, 14,90 euros)

Source



> Béchamel béachélienne
9 mars 2006 - 00h12 - Posté par

Et cette autre source :

Bernard-Henri Lévy
Nicolas Beau et Olivier Toscer Une imposture française (éditions Les Arènes).

Une imposture française, tel est le titre du livre-enquête consacré à Bernard-Henri Lévy par Nicolas Beau et Olivier Toscer, respectivement journaliste au Canard Enchaîné et au Nouvel Observateur. Une biographie intellectuelle, une enquête fouillée, une charge féroce, certes, mais avant tout au final un document riche et original sur le philosophe à la chemise blanche qui — retour du refoulé ou recherche de boucs émissaires ? — fait aujourd’hui en France l’objet d’un très fort rejet.
C’est le quatrième ouvrage biographique consacré en moins d’un an au personnage, après BHL une biographie de Philippe Cohen (Fayard), Le B.A.BA du BHL de Jade Lindgaard et Xavier de la Porte (La Découverte) et Bernard-Henri Lévy, une vie de Philippe Boggio (La Table Ronde), ce dernier étant le seul des quatres à être autorisé, si ce n’est encouragé, par l’auteur des Aventures de la Liberté. Le lecteur souhaitant aller plus loin lira également le livre de François Aubral et Xavier Delcourt intitulé Contre la nouvelle philosophie (Gallimard, 1977), ainsi que celui de Dominique Lecourt, Les piètres penseurs (Flammarion, 1999).
Une imposture française est un livre-enquête qui met enfin au jour, après plusieurs décennies de fonctionnement secret, la machinerie cachée en coulisses dont tout le monde entendait le vague bruit derrière la scène médiatique française mais que personne n’osait jusque là aller regarder de près. Composé en trois parties, "Les réseaux", "Les affaires", "Les idées", le document montre les dessous d’une vaste escroquerie intellectuelle construite par les médias, preuves à l’appui et anecdotes croustillantes en sus. Tout le "système" de la figure centrale de l’intellectuel médiatique français de la fin du XXème siècle (c’est désormais daté) est démonté, des gros pistons de la télé aux petits boulons des magazines en passant par les nombreux circuits branchés directement sur les pouvoirs de diverses communautés financière, politique ou religieuse influentes. Il révèle au passage tout ce dont le milieu de l’édition et de la presse parisienne "de référence" est capable en matière de manipulation, de corruption, de compromission, d’auto-censure et de tromperie du public sur la marchandise.
C’est là peut-être, plus encore que sur la vie même de Bernard-Henri Lévy, que réside l’intérêt du livre de Nicolas Beau et Olivier Toscer : dans le dévoilement en filigrane de la bassesse dont lui et ses puissants amis sont entourés et dans l’étonnante capacité de soummission et de reptation servile d’innombrables affidés venus de tous les coins de la société. Quelques noms, parmi beaucoup d’autres, pour marquer l’étendue du réseau d’amis plus ou moins obligés et peu avares de renvois d’ascenceurs lorsqu’il s’agit de défendre l’oeuvre du grand homme aux multiples casquettes (pour mémoire : écrivain, philosophe, éditeur, journaliste, homme d’affaires, cinéaste, acteur, dramaturge,...), ou pour promouvoir à la moinde occasion les ouvrages du richissime germanopratin qui dépense plus de 2.000 euros par mois uniquement pour les communications téléphoniques sur son portable : François Pinault, Luc Ferry, Thierry Ardisson, Josyane Savigneau, Edwy Plenel, Franz-Olivier Giesbert, Denis Jeambar, Serge Dassault, Bernard Pivot, Olivier Orban, Nicolas Sarkozy, Jack Lang, Stéphane Bern, Alain Minc, Arnaud Lagardère, Claude Bébéar, Jean-François Kahn, Alexandre Adler, Georges-Marc Benamou, Jean-Pierre Elkabbach, Marek Halter, Yvan Levaï, Laure Adler, Patrick Poivre-d’Arvor, Philippe Douste Blazy, Michel Drucker, Alain Finkielkraut, Claire Chazal, Etienne Mougeotte, Anne Sinclair, Dominique Strauss-Kahn, Olivier Fogiel, Philippe Sollers, Bernard Kouchner, Jean-Marie Colombani, etc..., la liste est longue. Une galaxie baroque de publicistes en tous genres, animateurs télé, journalistes véreux, éditeurs-critiques-écrivains, politiciens fourbes et hommes d’affaires cyniques, dont les liens claniques forment, depuis les années ’80, une véritable petite République mafieuse au service de son intellectuel de façade. Une partie de l’intelligentsia française la plus en vue montre ici une arrière-cuisine bien peu ragoûtante.
La longue suite d’histoires exposées dans Une imposture française autour du cas BHL — qui peut également s’appliquer à quelques autres figures de la "Nouvelle Réaction" française — montre assez bien sous les paillettes du spectacle, la veulerie générale d’un monde d’élites médiatiques qui n’hésitent pas à devenir féroces lorsqu’il s’agit de défendre les intérêts de l’un de ses illustres représentants. Chacun se souvient par exemple des attaques injustes et violentes téléguidées, relayées et répercutées de façon retentissante dans toute la presse par les sbires de BHL contre des intellectuels pourtant d’une autre stature que lui (Pierre Vidal-Naquet, Gilles Deleuze, Pierre Bourdieu, Jacques Derrida, Cornélius Castoriadis, Pierre Nora,...), qui osaient exprimer des doutes sur l’oeuvre de la jeune star de la philosophie française. L’une des accusations perfides les plus systématiquement utilisées contre ses détracteurs — et maintenant aussi de tout intellectuel juif même le plus crétin — étant celle d’antisémite, il ne reste bien entendu aucune place pour les tentatives de libre critique.
Du lancement en 1977 par Bernard Pivot et Françoise Verny sur le marché des Nouveaux philosophes aux poses et dandinements télévisés d’intellectuel engagé sur fond de pays en guerre (Bosnie, Afghanistan, Algérie, etc), en passant par les "reportages philosophiques" du quotidien Le Monde, le frauduleux "romanquête" sur l’affaire Pearl ou le prétentieux American Vertigo (dernier récit en date relatant un ridicule voyage aux Etats-Unis sur les traces de Toqueville), l’esbrouffe BHL est particulièrement édifiante en matière d’appauvrissement du débat public.
Citons, pour résumer Une imposture française, les très justes propos de Régis Debray : "Nous avons les divas que nous méritons. Le fric, l’image et le lieu commun sont les trois pilotis de notre système social. Bernard-Henri Lévy réussit la synthèse, il y a toute sa place", ou encore ceux de Jean-Luc Godard (lors de la sortie du catastrophique film de BHL avec son épouse Arielle Dombasle et Alain Delon dans les rôles principaux) : "Il n’est pas plus cinéaste qu’il n’est écrivain. Ça doit être un éditorialiste".

Si vous en avez d’autres je suis preneur...

yetialain


> Béchamel béachélienne
9 mars 2006 - 00h33 - Posté par
> Béchamel béachélienne
9 mars 2006 - 01h20 - Posté par

http://www.liberation.fr/imprimer.p...

http://www.nouvelobs.com/articles/p...

fin de l’article : http://blogs.nouvelobs.com/Olivier_...

Bavure nécrologique
Impossible d’éviter d’éclater de rire à la dernière béachèlerie en date. Elle est relevée dans le numéro des Inrockupibles de cette semaine. L’hebdo culturel ne se contente pas de publier quelques extraits de « Une imposture française », ouvrage commis par votre serviteur avec la complicité active de Nicolas Beau du Canard Enchaîné, à paraître la semaine prochaine aux éditions des Arènes. Les Inrocks ont également déniché la perle la plus récente de BHL.
Sûrement choqué par l’éreintement de son dernier livre par la critique américaine, notre grand intellectuel, essaie de surnager en écrivant maintenant lui-même des tribunes dans la presse US, selon un principe, auquel je souscrit personnellement sans réserve, que l’on n’est jamais mieux servi que par soi-même. L’Express l’a même annoncé, cette semaine, dans dans un article vertigineux sur "l’ami Bernard" : le maître préparait "une réponse intellectuelle à l’humiliation qu’il avait ressentie lorsque John Kerry, de peur d’apparaître en compagnie du Français élitaire (sic ! )l’avait fait reléguer dans l’avion de secours de sa tournée ". La réponse ? Elle paraît donc cette semaine, dans The Nation, vénérable hebdo libéral américain. BHL s’en prend aux intellectuels américains accusés de ne pas s’insurger avec suffisamment de force au scandale de Guantanamo, honte de l’Amérique selon les Nations-Unies, elles-mêmes. Et BHL de clouer au pilori le silence de Susan Sontag. Dur ! Car la grande intellectuelle ne peut malheureusement plus se défendre, ni même engager la moindre polémique avec l’ami BHL sur son propre sens de l’engagement. Elle est décédée depuis plus d’un an ! Dommage...

http://www.technikart.com/article.p...


> Béchamel béachélienne
9 mars 2006 - 19h22 - Posté par

Ah ! Ah ! Ah ! :)

BHL s’en prend aux disparus maintenant !

Plus con que lui, tu ressuscites !!!

 ;)

Brunz





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samedi 5 mai
de Jean-Marc Adolphe
Aujourd’hui, 1er mai 2018, Marceline Lartigue ne participe pas aux manifestations du 1er mai 2018. Cela ne lui ressemble pas. Mais elle, tellement vivante, ça ne lui ressemble pas non plus de mourir. Et pourtant, Marceline est partie en voyage, rejoindre Antonio Gramsci et quelques autres camarades de lutte (l’un de ses tout derniers billets sur Facebook rendait hommage à Gramsci, mort le 27 avril 1937). Marceline est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en (...)
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Tu est tombé devant moi pendant la diffusion des tractés pour la manif du 1ere et du 5 mai...
vendredi 4 mai
de Roberto Ferrario
2 commentaires
C’est une photo prise par Baker 5 minutes avant que tu tombe... Avec ton sourire magique, Marceline Lartigue Ma compagne, mon amour, mon amie, ma camarade tu me manque, tu est tombé devant moi pendant la diffusion des tractés pour la manif du 1ere et du 5 mai, avec tout mon courage et ma force je suis pas arrivé a empêcher la faucheuse de faire son salle boulot, tout le temps ensemble sur les barricadés contre les injustices de cet monde, aujourd’hui je part a manifester pour (...)
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13 Mars ! Déjà 8 ans que Jean Ferrat nous quittait emportant ses rêves inachevés d’un monde meilleur (video)
mercredi 14 mars
de Roberto Ferrario
Jean Ferrat, auteur-compositeur né le 30 décembre 1930 à Vaucresson (Seine et Oise) et mort le 13 mars 2010 à Aubenas (Ardèche) est intimement lié à la commune d’Ivry-sur-Seine, où il a vécu 40 ans. En octobre 1960, il s’installe avec sa compagne Christine dans un petit appartement du 129, rue de Paris (plus tard renommée avenue Maurice Thorez), qui servira de cadre à plusieurs reportages lui étant consacrés, dont cet extrait de l’émission "Au delà de l’écran" (...)
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