Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !

USA : Le vent de l’intolérance souffle sur la frontière
de : Marco d'Eramo
vendredi 3 novembre 2006 - 16h53 - Signaler aux modérateurs
JPEG - 23 ko

de MARCO D’ERAMO LOS ANGELES

Dans la plaine centrale de Californie, d’un côté le désert, de l’autre des cultures ininterrompues, immenses étendues de laitues, tomates et vergers. Mais ces jours ci, beaucoup de fruits pourrissent sur pied car la main d’ouvre se raréfie : les élections du 7 novembre approchent et les exigences de la campagne électorale ont rendu plus strict le contrôle de la frontière avec le Mexique ; et réduit à un petit ruisselet le flux d’habitude impétueux des clandestins, sans lesquels l’agriculture californienne s’arrêterait d’un coup.

Si bien que les durs du parti républicain se moquent des lettuce liberals, les « progressistes de salade », c’est-à-dire ceux qui redoutent un renchérissement brutal des produits alimentaires si des salaires plus hauts ramènent les étasuniens aux travaux des champs.

Dans la galéjade, le député républicain de l’Arizona, J. D. Hayworth, en rajoute une louche dans son livre Whatever It Takes : Illegal Immigration, Border Security and the War on Terror (« Peu importe combien ça coûte : immigration illégale, sécurité des frontières et guerre au terrorisme ») dans lequel il propose une série de mesures drastiques : un nouveau mouvement « américaniste », pour faire de l’anglais la seule langue officielle ; un investissement de 4 à 8 milliards de dollars pour construire un mur qui aille du Pacifique à la Côte du Golfe ; davantage de centres de détention pour les clandestins surpris en train de traverser la frontière ; le retrait de la citoyenneté étasunienne aux « enfants ancre » - les enfants dont la naissance aux Etats-Unis leur donne la citoyenneté (ici c’est le droit du sol qui prévaut :on est citoyen du pays dans lequel on naît, pas de celui dont descend sa famille comme dans le « droit du sang ») et qui « ancrent » leurs familles aux Etats-Unis ; l’expulsion des diplomates mexicains qui critiquent la politique américaine de frontière ; l’enrôlement de 10.000 nouveaux agents de frontière, et le bannissement triennal, mais renouvelable, de l’immigration légale mexicaine.

Les Minutemen inquiètent

Hayworth écrit noir sur blanc ce que vocifèrent les Minutemen, l’association des rondes volontaires de frontière, qui au début avait l’air pittoresque mais, maintenant, inquiète. Et Hayworth n’est pas seul : toute une publicité xénophobe et de « guerre aux immigrés » est en train de fleurir. Les Illegals, par exemple : The Imminent Threat Posed by Our Unsecured U.S.-Mexico Border (« Illégaux : la menace créée par notre frontière insecure avec la Mexique"), Jon E. Dougherty soutient que les Usa sont en train d’être englobés par le Mexique qui planifie en secret une « reconquête » (au 19ème siècle, les Etats-Unis extorquèrent au Mexique le Texas, le Nouveau Mexique, la Californie méridionale et une partie de l’Arizona). Douhgherty en arrive même à nier que les Usa soient vraiment une « terre d’immigrés ». Mais d’où vient ce vent léghiste qui souffle sur les Etats-Unis ? S’il y avait un aspect appréciable dans ce pays par rapport à la méfiante et mesquine hostilité de l’Europe vis-à-vis des immigrés, c’était justement cette attitude fondamentale d’appréciation et d’hospitalité, malgré les inévitables poches de xénophobie et de préjugés : même la paranoïa sécuritaire de l’après 11 septembre 2001 n’est pas arrivée à ralentir le flux migratoire, au contraire même. Bien sûr, de mouvements anti-immigrés, l’histoire étasunienne en a connus beaucoup, des Know Nothing de 1850 au grand internement des immigrés allemands pendant la première guerre mondiale, jusqu’à la fermeture des frontières dans les années 20. Et la Californie a depuis des décennies des renvois anti-hispaniques, ne serait-ce qu’à cause du facteur démographique : depuis quelque temps déjà les blancs sont minoritaires à Los Angeles. Mais jamais, depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, avant cette année, l’immigration n’avait été désignée comme problème à l’échelon national.

Un problème qui divise chacun des deux grands partis

Une partie des républicains, le président Georges Bush en tête, et tout l’état major démocratique, font pression pour légaliser les clandestins et un programme d’intégration : comme me dit l’essayiste Mike Davis, une bonne digue est celle qui régule un flux, pas celle qui le bloque. Au contraire, les peones républicains et démocrates font pression pour expulser les clandestins et fermer les frontières : ce sont eux qui, à la Chambre, ont fait approuver l’extension de 1.200 Kms du mur qui sépare déjà les Etats-Unis et le Mexique sur certaines parties de la frontière, comme entre San Diego et Tijuana (voir l’article du 18 octobre). Au printemps, cette régurgitation xénophobe avait provoqué les manifestations gigantesques d’immigrés, avec des millions de gens dans la rue. La mobilisation fut stimulée surtout par des disc-jockeys et des présentateurs des radios latinos qui firent prise, en particulier, sur les étudiants. Mais depuis, les patrons des chaînes radios ont rappelé à l’ordre les coaches un peu trop indépendants. Les établissements scolaires ont adopté des politiques punitives à l’encontre des étudiants qui osent manifester, et le mouvement a perdu de son impulsion.

Sursaut des vaincus ?

Et le terrain est ainsi resté aux mains de la rhétorique anti-immigrés qui semble avoir supplanté celle sur la « loi et l’ordre » contre les « criminels » : et ceci est un phénomène nouveau, car à la différence des immigrés européens qui, entre le 19ème et le 20ème siècle, en estafettes idéales, se passèrent peu à peu le témoin de la criminalité (ce furent d’abord les irlandais qui furent considérés comme « délinquants par tempérament et caractère », puis les juifs russes, puis, bien entendu, les italiens), les travailleurs mexicains avaient toujours été considérés comme inoffensifs, leur criminalité se limitant à certains gangs de jeunes. Avant le 11 septembre, la seule idée d’un « terrorisme mexicain » aurait semblé folle. Le commentateur et essayiste Marc Cooper (dont certains livres sont traduits en Italie par Feltrinelli) a écrit en mai un bel essai sur l’immigration (« Exodus ») pour Atlantic Monthly. Je le rencontre chez lui, dans une petite villa d’un quartier résidentiel de la San Fernando Valley, où il vit avec son épouse chilienne, et il m’explique là une thèse provocatrice : selon lui, cette vague anti-immigration est le dernier sursaut des vaincus : « C’est comme les blancs dans les années 60 qui tiraient sur les noirs dans le Mississipi. Ils avaient déjà perdu, les noirs étaient déjà en train de gagner la bataille pour les droits civiques et ces violences n’étaient que la manifestation de leur impuissance. La même chose se passe aujourd’hui avec l’immigration : ce que nous avons sous les yeux ici est le second plus grand mouvement migratoire de l’histoire, après la migration des campagnes vers les villes, en cours en Chine. Dans tous les cas, c’est le plus grand exode trans-national de l’histoire humaine : en l’espace de trente ans, entre 40 et 50 millions de personnes auront changé de pays (aujourd’hui déjà aux Etats-Unis ceux qui sont nés à l’étranger sont plus de trente millions, et il y a 11,5 millions de clandestins, NDR). Face à un tel phénomène on ne peut rien faire, on doit l’accepter. Le refus n’est que rhétorique. C’est comme pour les homosexuels : la démographie dit qu’ils sont de plus en plus nombreux et donc que le parti républicain ne peut pas continuer avec sa politique anti-gay ; exactement comme il avait du accepter les noirs, et ne peut plus se permettre un discours raciste contre eux : je ne sais pas si tu as remarqué que les républicains ont contrôlés pendant six ans la Chambre des Députés, la Cour Suprême et la Présidence, c’est-à-dire tous les organes du pouvoir politique des Etats-Unis. Et pendant toute cette période, ils n’ont pas voté la moindre mesure contre les gays ou contre l’avortement, malgré la rhétorique lourdement anti-avortement et anti-homosexuelle de leur discours politique. C’est sûr qu’une telle marée humaine crée des déséquilibres, bouleverse les assises culturelles, change la géographie. Des zones entières du Midwest et des Plaines centrales qui n’avaient jamais vu un latino doivent maintenant se confronter à leur présence. Les vagues migratoires précédentes étaient constituées de langues et cultures différentes qui n’avaient pas d’autres choix que celui d’apprendre l’anglais et s’intégrer. Ici, pour la première fois, une culture et une langue homogène sont partagées par la majorité de la vague migratoire. Le renvoi anti-immigré n’est que le refus de reconnaître l’irréversibilité des changements du pays. Et cependant ce n’est que de la rhétorique : tout le monde sait bien que le capitalisme américain ne peut pas vivre sans immigrés, et qu’à long terme il doit trouver un moyen pour les légaliser et les intégrer. Wal Mart ne peut pas continuer à l’infini à mettre sur son livre de paye des dizaines de milliers de clandestins (un des phénomènes les plus curieux aux Etats-Unis est que les clandestins payent les impôts, NDR). Tu verras qu’après les élections tout ce bellicisme anti-mexicain se dégonflera ». Peut-être, mais entre temps, à moins de trois semaines du vote, un beau peloton de candidats démocrates s’est dissocié de la position pro immigrés adoptée par leur propre parti, et s’est converti à la ligne dure, à la « politique de la fermeté » et de la « tolérance zéro » (bel euphémisme pour revendiquer le droit à l’intolérance !).

Une traite en or

Cependant, la démagogie politique commence comme une forme de pure rhétorique, mais finit ensuite par devenir factuelle, comme toutes les prévisions qui s’auto réalisent ; par exemple, si un quartier d’une ville étasunienne commence à être considéré comme n’étant « pas sûr », peu à peu il le devient vraiment parce que les piétons l’évitent, les rues se vident et elles deviennent alors vraiment dangereuses. Le résultat concret que cette rhétorique a déjà obtenu est de rendre l’entrée aux Etats-Unis beaucoup plus coûteuse. Les obstacles interposés, les murs, les détecteurs, les rondes, la surveillance aérienne augmentent de façon démesurée le prix de la traversée de la frontière qui devient ainsi une activité économique alléchante même pour les grands opérateurs, et non plus seulement pour les artisans de la contrebande humaine. Quand débiter de l’humain devient rentable autant qu’écouler de la cocaïne, les grands cartels de narcotrafiquants commencent à entrer dans le secteur. De même que la « guerre à la drogue » a créé les prédispositions d’une extraordinaire accumulation originelle de capital en Colombie, dans le Triangle d’or et autres zones exportatrices, ainsi la « guerre aux clandestins » est-elle en train de transformer la traite des humains en un des secteurs porteurs de l’économie globale comme cela se passait il y a quelques siècles.

Edition de dimanche 22 octobre 2006 de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/Quotidian...

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio



Imprimer cet article





Pour revenir sur la 4e Assemblée des Assemblées des Gilets Jaunes à Montpellier avec Demos Kratos (vidéo)
vendredi 15 - 19h35
de : nazairien
Reviens vite Evo, ton peuple a besoin de toi : Roger Waters (vidéo str fr)
vendredi 15 - 11h50
de : nazairien
2 commentaires
LES « PÉTROLEUSES »
vendredi 15 - 10h48
de : Ernest London
LA LUTTE FINALE
jeudi 14 - 20h36
de : Nemo3637
1 commentaire
Hôpital : tout le monde déteste l’austérité
jeudi 14 - 18h11
Bloc bourgeois - C’est l’heure de l’mettre !
mercredi 13 - 21h31
de : Hdm
Sans âme.
mercredi 13 - 21h27
de : L’iena rabbioso
Précarité étudiante : le cinq décembre dans toutes les têtes
mercredi 13 - 18h37
1 commentaire
GILETS JAUNES Acte 52 à Montpellier : La terreur bleue !
mardi 12 - 16h26
de : JO
CES 600 MILLIARDS QUI MANQUENT À LA FRANCE
mardi 12 - 12h16
de : Ernest London
BOLIVIE ! Processus électoral électronique mis en cause !
mardi 12 - 11h32
de : JO
1 commentaire
Pour poser de nouveaux jalons de laïcité
mardi 12 - 01h01
de : Christian DELARUE
2 commentaires
Intervention de Michèle Sibony, au nom de l’UJFP, à la manifestation du 10 novembre contre l’islamophobie
lundi 11 - 23h23
de : Chantal Mirail
6 commentaires
L’appel à manifester des sous-marins jaunes
lundi 11 - 21h09
de : jean1
Rassemblement contre la précarité étudiante dans toute la France le mardi 12 novembre
lundi 11 - 20h50
de : jean1
La terre a tremblé de Cruas à Tricastin ; Allo vous m’entendez ?
lundi 11 - 15h40
de : le fou du roi nucléaire pour coordi SudEst
1 commentaire
Gauche SERVILE ou gauche INDOCILE face aux intégrismes religieux
lundi 11 - 11h53
de : Christian DELARUE
5 commentaires
Coup d’Etat en Bolivie :Les syndicats annoncent un siège et donnent 48 heures à Camacho pour quitter La Paz
lundi 11 - 11h13
de : JO
2 commentaires
L’Europe doit cesser d’investir dans l’industrie du génocide
dimanche 10 - 22h29
de : DAIARA TUKANO via Christine Prat
ISLAMOPHOBIE : du SENS STRICT au SENS LARGE
dimanche 10 - 17h42
de : Christian DELARUE
8 commentaires
Le voile est-il une obligation religieuse ?
dimanche 10 - 17h22
de : Mohammed Chirani
5 commentaires
Comprendre l’instrumentalisation du féminisme à des fins racistes pour résister
dimanche 10 - 17h07
de : Lisbeth Sal et Capucine Larzillière 15 septembre 2011
3 commentaires
MRAP : La lutte contre la haine doit être unitaire
dimanche 10 - 00h01
de : Christian D (CN - MRAP)
4 commentaires
Riposte populaire face à l’islamophobie
samedi 9 - 19h00
de : jean1
8 commentaires
Montpellier : Un Acte 52 des Gilets Jaunes marqué par plusieurs blessés et de nombreuses interpellations
samedi 9 - 17h42
de : jean1
PECO : Hypocrisie du bloc pro-capitaliste
samedi 9 - 16h06
de : Christian DELARUE
1 commentaire
Combattre le fémonationalisme
samedi 9 - 13h08
de : Chantal Mirail
8 commentaires
Retraites à points : les salariés du privé ont tout à y perdre
samedi 9 - 08h53
Les "zélites" , qui détruisent la France sont responsables : à Lyon : un étudiant stéphanois s’immole par le feu
samedi 9 - 01h51
de : nazairien
4 commentaires
Épuration, recyclages et (grandes) compagnies... - C’est l’heure de l’mettre
vendredi 8 - 22h49
de : Hdm
GILETS JAUNES TOULOUSE : ACTE 51 (video)
vendredi 8 - 15h36
de : JO
LA PETITE MAISON DANS LA ZERMI - Chroniques d’un saisonnier de la misère
vendredi 8 - 12h13
de : Ernest London
Les PECO : déception d’un capitalisme pur et dur et souci de penser encore une alternative
jeudi 7 - 22h10
de : Christian DELARUE
4 commentaires
Sarkozy, mais en mieux.
jeudi 7 - 16h59
de : L’iena rabbioso
1 commentaire
Vol, pillage des ressources naturelles de la planète : Partout là où sont encore présentent les multinationales !
jeudi 7 - 16h04
de : JO
Casser les deux communautarismes, le dominant et le dominé.
mercredi 6 - 23h59
de : Christian DELARUE
2 commentaires
LE VOILE, CHIFFON ROUGE OU TORCHE-CUL ?
mercredi 6 - 19h28
de : Nemo3637
8 commentaires
Un blessé grave de plus dans les manifs. des Gilets Jaunes !
mercredi 6 - 15h27
de : joclaude
Ces entreprises qui empochent les milliards du CICE en licenciant
mercredi 6 - 08h22
Communiqué du PRCF (Pôle de Renaissance Communiste en France) à l’occasion du 30ème anniversaire de la fin de la RDA
mercredi 6 - 06h09
de : jodez
7 commentaires

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

La culture... ce qui a fait de l'homme autre chose qu'un accident de l'univers. André Malraux
Info Com-CGT
Facebook Twitter Google+
DAZIBAO
FÊTE DE L’HUMANITÉ 2019
jeudi 12 septembre
de Info’Com-CGT
Cette année encore notre syndicat participera à la Fête de l’Humanité les 13, 14 et 15 septembre à La Courneuve. Cet événement est à la fois un moment de débats politiques, syndicaux et sociaux, mais également des moments de partages entre camarades. C’est pour notre syndicat une manifestation grâce à laquelle nous pouvons faire connaître les combats que nous portons, rencontrer des salarié.es de nos secteurs d’activité et d’autres, échanger et approfondir des (...)
Lire la suite
11 Septembre 1973 : LES DERNIÈRES PAROLES DE SALVADOR ALLENDE (video)
mercredi 11 septembre
de Roberto Ferrario
2 commentaires
Mes amis, C’est certainement la dernière fois que j’aurai à m’adresser à vous. La force aérienne a bombardé les tours de Radio Portales et de Radio Corporación. Mes paroles ne sont pas marquées d’amertume mais de déception, et seront le châtiment moral de ceux qui ont trahi leur serment : les soldats du Chili, les commandants en chef titulaires et l’amiral Merino, qui s’est promu lui-même, sans oublier Monsieur Mendoza, général perfide qui, hier encore, (...)
Lire la suite
(video) LE SYNDICALISTE GAËL QUIRANTE EN GARDE A VUE. RASSEMBLEMENT DES 12H30
lundi 17 juin
de Roberto Ferrario
1 commentaire
LE RASSEMBLEMENT POUR GAËL AURA LIEU AU COMMISSARIAT DU 15e 250 RUE DE VAUGIRARD (Métro Vaugirard) aujourd’hui lundi 17 juin dès 12h30 Venez nombreux et faites tourner !! "On était au siège de La Poste pour négocier, la police a débarqué en mode Shining, à la hâche. Ils accusent T3s GaelQuirante de dégradations : mais c’est eux qui ont démoli les portes !" Gaël Quirante a été emmené en GAV ce dimanche, à 6h. "On était à deux doigts de signer un accord après un an de grève. (...)
Lire la suite
Présentation-débat « Le président des ultra-riches » Jeudi 4 juillet 2019 de 18:30 à 21:00
mardi 4 juin
de Roberto Ferrario
Pour des raisons de disponibilités de Monique Pinçon-Charlot nous sommes contraints de décaler la rencontre débat prévue initialement le jeudi 20 juin au jeudi 4 juillet à 18h30. Excusez nous pour cet imprévu et espérons que vous pourrez venir à cette nouvelle date. Monique Pinçon-Charlot (sociologue de la grande bourgeoisie) nous fait l’honneur de venir présenter son dernier ouvrage "Le président des ultra-riches". Un livre passionnant qui enquête sur la dérive oligarchique du (...)
Lire la suite
En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINELARTIGUE.ORG
Lire la suite
Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante
mardi 8 mai
de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
Lire la suite
Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
Lire la suite