Accueil > travaillons à la mobilisation de la population
travaillons à la mobilisation de la population
Publie le vendredi 15 février 2013 par Open-PublishingTravaillons à la mobilisation de la population
Proposition d’exigences et d’approche
24/01/2013
KSR-01
Afin de nous attaquer aux problèmes climatiques, nous sommes obligés à construire une autre société. Pour cela nous travaillons à une mobilisation large parmi la population. Voici quelques propositions :
A) Une proposition de choix stratégiques :
1) Une mobilisation large pour un choix de société alternative :
Une société socialement et écologiquement responsable est totalement opposée à la société actuelle, orientée vers l’appât de gain d’une petite minorité. Une révolution de cette nature ne peut se faire que par une mobilisation massive des travailleurs. Le développement d’un front de gauche pour le climat, qui englobe la majorité des travailleurs, est notre première tâche. Un front qui s’oriente vers la sensibilisation et la mobilisation de la majorité de la population, qui accuse l’agression du capital contre l’environnement, parce qu’il résiste à tous les règlements émis au nom de l’environnement, et qu’il ne propose pas une alternative faisable pour les travailleurs. Un front qui plaide pour un engagement démocratique de la population et des ouvriers, intéressé dans chaque projet et dans chaque décision des autorités.
2) Ni ‘culpabilisation’ ni sentiment de culpabilité chez les gens en général.
Le système actuel tend vers une consommation et un gaspillage à outrance. La population en état de se payer cela est continuellement soumis à un lavage de cerveau qu’est la publicité. Tandis que ceux, qui n’ont pas les moyens, sont de plus en plus frustrés ; la surconsommation et la surproduction mènent à l’épuisement des matières premières et à la destruction de l’environnement. Les groupes les moins munis et les moins résistants en sont les premières victimes. Nous nous engageons pour une information non culpabilisante et des campagnes d’éducation pour résister à cette surconsommation. Beaucoup collaborent aux campagnes pour épargner de l’énergie. Ils essaient d’épargner 8% ou plus en comparaison de leur consommation d’énergie des années précédentes par le biais de leur comportement personnel (ce qui n’englobe pas les investissements dans l’amélioration de l’habitat). Ces gens ont le sentiment qu’ils font quelque chose d’essentiel. « Les petits ruisseaux font une grande rivière ». Nous ne devons pas les contredire mais leur indiquer que la consommation d’énergie dans les bâtiments et les maisons ne correspond qu’à 18% de la consommation d’énergie totale. Leur épargne de 8% revient donc en fait à 1,54%. Et cela en supposant que toute la population épargne 8% ! Cela est très insuffisant pour apporter des changements structurels. Néanmoins ces initiatives sont positives dans le sens que : L’attention pour les problèmes environnementaux reste vivace. Beaucoup d’idées nouvelles se font jour. Les gens apprennent à s’organiser pour l’action. Cela peut mener à une résistance politique : « Nous faisons quelque chose, que font les autorités ? » Pourtant ceci n’est pas évident. Si la responsabilité semble partagée par tout le monde, il n’est pas si facile que cela d’occuper la rue pour revendiquer des changements de politique.
3. Pour une gestion collective et coopérative. Pour la diminution de l’inégalité sociale
Essayons d’éviter une approche individuelle et éclatée des règles environnementales, limitées à la vie courante des gens. Favorisons une approche collective et coopérative. La supposition que chacun est libre de faire son propre choix, est manifestement un mensonge. Les hommes n’ont pas choisi de naître dans notre société et d’y grandir. Ils ne peuvent pas s’en isoler de leur propre initiative. Leurs choix sont restreints par le cadre de vie, par l’offre de produits et services abordables et payables et par la conscience qu’ils en ont. Des impôts levés pour soi-disant déconseiller des produits inamicaux pour l’environnement, font que les couches les plus pauvres de la population en souffrent tandis que les couches plus aisées continuent comme avant. Un autre point scandaleux : des avantages fiscaux riants sont octroyés au nom de la régulation environnementale comme, par exemple, pour le placement de panneaux photovoltaïques. En diverses occasions cela prend la forme d’un enrichissement personnel pour ceux, qui ont suffisamment de capitaux de départ. Un enrichissement qui est payé par toute la communauté soumise à la fiscalisation, c.à.d. pour la majorité qui n’a pas cette possibilité ou ce savoir. Notre réponse est : les autorités doivent garder la main sur les commandes et les mesures ne peuvent pas mener à un enrichissement financier personnel au dépens de la communauté. Pour le financement au moyen de subventions afin de stimuler des initiatives favorables à l’environnement ou des avantages fiscaux verts, l’état doit devenir copropriétaire et garder les pouvoirs de décision. Pour les personnes privés les avantages fiscaux doivent être remplacés par une régulation au tiers-payant. La diminution de leurs frais d’énergie est déjà une motivation suffisante.
4) Les campagnes d’information et de mobilisation parmi la population
Nous serons très prudents quand il s’agit de conduites, de croyances ou de cultures personnelles. La voie correcte est d’abord de mettre à disposition une alternative payable et abordable, qui soit acceptée volontairement parce qu’il s’agit simplement d’une meilleure solution. Cela exige beaucoup de créativité. Nous devons éviter de réveiller des discordes supplémentaires parmi la population. Des économies d’énergie et une augmentation de l’efficacité énergétique par la diffusion de campagnes d’information et de mobilisation parmi la population, se font déjà maintenant à l’initiative des ONGs et des autorités. Rien de mal à cela. Mais, comme cela a été dit plus haut, elles se restreignent principalement à la sphère ménagère. Elles rendent ainsi la totalité de la population responsable principale pour la réduction des émissions et laissent le système capitaliste existant hors d’atteinte. En révisant l’organisation sociale de la production et en revoyant l’agencement spatial, les réductions d’émissions seront beaucoup plus efficaces. En même temps des campagnes peuvent être menées autour de l’alimentation écologiquement responsable. En vue pourtant du grand rôle que jouent ici les facteurs culturels, ces campagnes doivent être menées avec beaucoup de doigté. Des mesures obligatoires sont exclues. Nous savons que la production capitaliste de viande et l’organisation capitaliste de la pêche excèdent fortement la capacité de récupération de la nature. Les quantités de production de viande et la pêche doivent être réduites au niveau supportable pour la nature. L’emploi dans ces secteurs doit être transmuté vers des alternatives écologiquement responsables avec le maintien des salaires et des droits.
5) Défense des services publics contre la privatisation et l’individualisation :
La défense des services public va à l’encontre de la logique de « tout en fonction du profit ». Cela va à l’encontre de l’individualisation dans laquelle chacun doit chercher pour soi-même quelle est la meilleure solution sans qu’il ait pour cela les connaissances, le temps ou les finances pour que quelqu’un d’autre la cherche pour lui. Les services publics permettent de combattre d’une manière plus large les besoins sociaux et de tenir compte des nécessités écologiques en mettant des priorités correctes. Les services publics permettent de sécuriser les gens et de leur donner une vie moins stressante. Nous demandons en général une reconduction des guichets dans tous les services publics ainsi que dans les services privés comme les banques et compagnies d’assurances. Nous demandons des guichets aux pourvoyeurs d’électricité et de gaz, des compagnies téléphoniques et autres. Les gens demandent un contact social simple avec les autorités et les services et non une distance froide bureaucratique. Pour la reconduction de la socialisation des services privatisés. La mise en chantier d’une régulation publique forte des pensions permettra que les parents ne devront plus demander l’aide des enfants pour une fin de vie décente et humaine.
6) Est-ce que les compensations des émissions de CO2 permettent un « CO2 – neutre » ?
Les entreprises se prévalent de cela pour éviter la transformation vers des énergies non fossiles. Cela ressemble comme l’œuf de Colomb pour continuer dans l’industrie capitaliste existante. Un nouveau marché commercial s’est installé qui crée une illusion énorme mais fait persister l’inégalité dans le monde. Supposant que les compensations de CO2 se font sans manigances, elles ne procureront qu’un délai pour les problèmes climatiques et non une solution structurelle. On ne peut pas abuser de l’augmentation de la capacité de rétention par le reboisement pour continuer comme avant. Cette capacité de rétention supplémentaire ne peut servir qu’à alléger les effets nuisibles des émissions déjà excédentaires. Il est illusoire de penser que toutes les émissions des gaz à effets de serre de l’industrie capitaliste actuelle puissent être compensées à ce rythme. Les projets de compensation doivent se faire dans son propre pays, dans l’environnement direct de l’entreprise concernée. Il sera alors clairement démontré que la relation entre l’émission de CO2 et le reboisement n’est pas tenable. Beaucoup de projets de compensation chassent la population indigène de leurs terres et augmentent l’inégalité sociale. Beaucoup d’hommes de bonne volonté veulent compenser les émissions des vols aériens ou émissions similaires par la plantation d’arbres. Nous craignons qu’ils seront souvent dupés par l’escroquerie généralement répandue dans ce secteur.
B)Des revendications possibles dans la lutte pour le climat et la justice sociale.
1. La réduction de l’augmentation de la température globale à 1,5°C ou même 1°C, suppose une diminution drastique des émissions et de préférence également une extraction massive du CO2 de l’air.
L’IPCC, l’union internationale des climatologues sous l’autorité des Nations Unies, a clairement établi des objectifs chiffrés minimaux à atteindre pour ne pas dépasser une augmentation de température de 2°C. Récemment il est apparu que ces 2°C sont encore trop élevés pour éviter des catastrophes dans le monde à venir. Des décisions plus sévères doivent être prises. Les objectifs à minima sont : les émissions globales à effets de serre doivent diminuer de 50% en 2050 comparées à 1990. Pour le monde industrialisé cela signifie une diminution de 40% pour 2020 et de 90 à 98% pour 2050. L’unique captation de CO2 possible est sa transformation en biomasse par des plantes et des micro-organismes. Cela implique : Le reboisement La mise au vert de l’environnement urbain. Le passage général vers une agriculture biologique et l’interdiction de l’agriculture chimique. Le CCS (stockage du charbon capté) est d’une part une technique immature et d’autre part très dangereuse pour l’environnement en raison de la possibilité de polluer les nappes phréatiques, de fuites vers l’habitat et de la déstabilisation des couches géologiques. Ceci fera porter la charge de problèmes incommensurables aux générations futures. La captation du CO2 à partir des fumées demande de l’énergie et est donc illogique. D’autres études vers une captation meilleure sont tolérées si elles suivent un autre mode de pensée : la transformation du CO2 en produits de base utiles comme du méthanol pour remplacer le pétrole comme matière première des plastiques.
2. Des efforts dans son propre pays et non la délocalisation des problèmes vers les pays en voie de développement.
Les pays industrialisés ont une dette historique vis à vis du reste du monde et doivent donc livrer les efforts les plus lourds ( pour 2020 une diminution de 30 à 40% et en 2050 de 95% comparé à 1990). Ces efforts doivent être faits dans les pays mêmes et non par l’achat de crédits d’émission ailleurs ou par la compensation dans les pays en voie de développement.
3. Soutien au revendications syndicales pour un « travail digne »
Un travail digne signifie un salaire décent dans des conditions de travail et de vie décentes. Un travail digne signifie la protection des droits des travailleurs et de leurs syndicats. Un travail digne signifie le droit à l’information, la formation et la participation. Un travail digne signifie également une protection sociale pour chacun. Une distribution juste du bien-être entre les pays et au sein de chaque pays. Une participation de chacun, donc également des migrants, des jeunes, des femmes, de ceux à faible éducation, des moins-valides… Enlever les fonds de pension des mains de la spéculation sur les marchés financiers. Pour la participation des délégués syndicaux dans les décisions de l’entreprise, pour la protection du travail et de l’environnement à tous les niveaux et jusqu’à l’atelier.
4. Pour un plan obligatoire de réduction de l’emploi de l’énergie fossile et nucléaire par les utilisateurs principaux que sont l’industrie, les producteurs d’énergie, le transport…
Le renchérissement de l’énergie n’a pas mené à des économies d’énergie. Une réduction imposée et obligatoire de l’utilisation de carburants fossiles est faisable (avec une diversification selon les secteurs). En général l’année 1990 est l’année de référence pour la détermination des réductions. Nous pourrions proposer une réduction minimale de 10% pour 2015, de 30% pour 2020, de 40% pour 2025, de 50% pour 2030, de 60% pour 2035, de 70% pour 2040, de 80% pour 2045 et de 95% pour 2050. Si nécessaire des réductions plus élevées pourraient être proposées. La réduction peut se concevoir par la combinaison de deux approches. D’une part des économies sur l’utilisation de l’énergie par une organisation différente de la production et du transport. D’autre part par une reconversion systématique et contrôlée vers des sources d’énergie sans charbon et sans nucléaire. Puisque le charbon émet par exemple deux fois plus de CO2 que le gaz pour une capacité calorifique identique, il est nécessaire de les supprimer graduellement, le plus polluant le premier. Les autorités doivent élargir leur administration pour contrôler minutieusement la reconversion des entreprises. Les entreprises doivent régulièrement rendre des comptes. Ces comptes rendus doivent être ouverts au public. Les délégués syndicaux doivent pouvoir débattre des résultats et faire des propositions.
5. Reconversion sociale et écologique obligée pour les entreprises et les fournisseurs de service.
Les autorités doivent rédiger par secteur et par entreprise des objectifs à court, moyen et long terme pour leur contribution à l’obtention de la diminution des émissions de CO2 d’au moins 30% pour 2020 et de 95% pour 2050. Les principes de base à adopter sont : l’utilité sociale pour la population, l’efficacité maximale de l’emploi de l’énergie, le recyclage optimal et maximal pour une longue durée de vie ou le réemploi et les possibilités de réparation (cradle-to-cradle) et pour des objectifs à long terme. Dans certains secteurs cela signifie une augmentation d’emplois. D’autres secteurs ou services verront une diminution ou une disparition d’emplois. C’est pourquoi une redistribution de travail sans perte de salaire et un recyclage vers les emplois de reconversion sont nécessaires sans perte de salaire ou de droits sociaux.
6. Aucune construction de nouvelles centrales à charbon ou à pétrole. Aucune construction de centrales nucléaires. Application de l’arrêt nucléaire, de préférence en accélérant la cadence.
Investissements généraux dans la production d’énergie par des moyens non-fossiles ou non-nucléaires. Investissement dans des capacités de stockage de l’énergie. Adaptation du réseau de distribution aux exigences de la production renouvelable de l’énergie. Construction d’un réseau calorifique pour la distribution de la chaleur résiduelle. Démolition planifiée ou reconversion des centrales à combustibles fossiles existantes. Démolition planifiée et obligatoire des centrales nucléaires existantes. Comme mesures de transition des centrales à gaz peuvent être mis en route parce qu’elles sont facilement convertibles vers d’autres combustibles à gaz ou à vapeur, provenant de sources alternatives. Aucune importation de gaz naturel à partir de sources douteuses comme le gaz de schiste. Utiliser l’énergie renouvelable comme base pour fournir le plus gros des besoins électriques quotidiens afin de remplacer la fonction des centrales nucléaires et à charbon existantes. Utiliser les centrales à gaz naturel existantes pour compenser les pics de consommation. En construisant des capacités de stockage comme des centrales à pompe accumulative et d’autres formes de stockage, les centrales à gaz naturel pourraient également être mis au rencart. La construction d’un réseau européen de production d’énergie renouvelable (vent, soleil, géothermie, marées…) et de stockage énergétique (stockage à chaud et à froid, centrales d’accumulation pour les pics de consommation,…)
7. La sécurité énergétique
Des études diverses par des techniciens et des scientifiques ont démontré que la provision énergétique dans le monde occidental peut se faire sans combustibles fossiles ou nucléaires. Les autorités prendront soin du financement et de la construction de divers centres de connaissance pour assister à la transformation. Les connaissances doivent être livrées aux autorités. Les choix à faire doivent être justifiés dans un débat démocratique. L’énergie, nécessaire pour la vie quotidienne, est un droit fondamental qui doit être garanti par les autorités. Nous demandons la renationalisation du secteur énergétique.
8. Généralisation des techniques les mieux adaptées (BBT) :
Développement obligatoire de techniques nouvelles dans l’industrie pour : Réduire au maximum l’émission de gaz à effets de serre ; Produire en utilisant l’énergie avec efficacité maximale ; Obtenir les rendements les plus élevés des centrales électriques. Utiliser la chaleur résiduelle de la production industrielle et électrique pour le chauffage des bâtiments publics, des quartiers résidentiels, etc. Supprimer les droits de licence pour les améliorations technologiques. Elargir les centres de connaissance des autorités et aider à la diffusion des BBT aux entreprises.
Le transport public doit être élargi, rendu plus confortable, plus sûr et moins cher.
Réinvestir en personnel et matériel est la première exigence. D’autres pistes à suivre sont : Généralisation de la possibilité de prendre des bicyclettes sur le train et le tram. Réaménagement du transport vicinal par train, tram ou trolleybus. Réduction du prix des trains à grande vitesse comme alternative au transport aérien en Europe. Trains et trams entre les quartiers résidentiels et industriels. Gratuité du transport maison-travail. Des pistes cyclables couvertes et confortables en ville et vers les endroits les plus visités. Une réduction drastique du trafic aérien parce que celui-ci émet directement des gaz à effets de serre dans la haute atmosphère. Reconversion du trafic aérien en Europe vers le trafic terrestre. Reconversion du tourisme aérien actuel vers des formes de congé alternatives. Reconversion du personnel naviguant aérien vers le transport public à longue distance sur terre et par voies d’eau. Il est absurde que le transport aérien soit moins cher que le transport ferroviaire. Les autorités doivent intervenir et développer le transport ferroviaire comme un service a coût social pour la population.
10. Pour la construction de logements sociaux :
Il y a un manque énorme de logements à bon prix et de bonne qualité. Nous demandons aux autorités de développer le logement social, payable (aussi bien pour la location que pour l’achat) et efficace de point de vue écologique. Les autorités pourraient prendre elles-mêmes l’initiative d’investir auprès de tous les ménages pour un meilleur environnement. En outre elles devraient résoudre le problème des propriétaires qui ne veulent pas faire des frais écologiquement motivés dans les maisons qu’ils louent et font payer les coûts supplémentaires aux locataires. Des avantages fiscaux ne seront que pour des initiatives coopératives avec des garanties suffisantes qu’il ne s’agit pas d’entreprises privées cachées. Les autorités doivent exiger des normes de qualité minimales pour tous les bâtiments. Les propriétaires pourraient être encouragés pour l’exécution des travaux nécessaires à reconvertir leur maison aux nécessités écologiques. Elles doivent contrôler tous ceux qui louent des maisons, des chambres d’étudiant ou d’autres constructions, pour que les bâtiments loués correspondent aux normes minimales écologiques et hygiéniques. En outre, une norme sera établie pour que les prix de location soient payables par la population.
11. Soutien élargie à l’agriculture écologiquement responsable et moderne.
L’agriculture écologique emmagasine le charbon dans le sol et augmente la biodiversité, tandis que les engrais chimiques extrayent le charbon du sol et mènent à la détérioration du sol et à l’érosion. L’agriculture écologique demandera plus de mains d’œuvre mais à la même capacité ou même une capacité meilleure à alimenter la population. Les autorités doivent établir un centre de connaissances pour la transformation de l’agriculture vers une agriculture écologiquement justifiée. La transformation de l’agriculture chimique actuelle vers une agriculture écologiquement justifiée n’est pas simple. Les paysans doivent recevoir une assistance gratuite pour le développement de leurs connaissances et une protection contre la perte de revenus. Promouvoir l’alimentation saisonnière. Réduire l’élevage à des limites tolérées par le sol. Arrêter les campagnes de promotion déplacées comme ‘mangez plus de viande’, ‘mangez plus de poisson’, etc. Réduire drastiquement le transport dans le secteur alimentaire en généralisant l’horticulture et la culture de légumes dans le voisinage immédiat des centres de ville.
12. Soutien aux exigences des pays en voie de développement pour compenser les dégâts climatiques occasionnés.
Compensations pour les dégâts climatiques occasionnés : Sans atteinte à la souveraineté des pays en voie de développement Par un financement garanti libre de tout mécanisme de marché ou de spéculation boursière. Par une transmission gratuite des connaissances technologiques. Par des travaux d’assainissement qui soulagent les maux (construction de digues, travaux d’irrigation, etc.) Par l’accueil correct des flux migratoires. Etudier également les exigences résumées dans le protocole des Peuples et l’accord de Cochabamba.
13. Pour une politique universelle de paix
Les actions militaires polluent énormément l’environnement. Arrêtez toute intervention militaire à l’étranger. Arrêtez le soutien logistique aux opérations militaires de l’OTAN et des Etats-Unis. Conservation des services de déminage et des équipes d’intervention d’urgence non-militaires.
C) Pour une vision élargie de l’engagement social :
1. Pour une autre vision sur la richesse commune et la propriété privée :
L’air pur, l’eau potable, la nature vivante sont le droit de chacun. Il n’est pas autorisé que celui qui paie a le droit de polluer. La communauté humaine demande que les autorités garantissent le droit collectif à l’air sain, à l’eau, au sol, etc. Les minerais, le charbon, le pétrole, le gaz, tout est pillé à partir de la terre et est approprié d’une manière privée par les entreprises financièrement puissantes. Pourtant, ce sont des richesses communes, qui appartiennent à toute la population. L’humanité entière demande aux autorités que ces richesses communes soient gérées en son nom et pour les générations suivantes d’une manière intelligente et prudente en tenant compte de la conservation des écosystèmes.
2. Révision de la gestion urbaine en fonction d’une efficacité énergétique et d’une minimalisation du transport.
Révision des plans d’aménagement des industries, des centres commerciaux et des aires de loisir en fonction de la minimalisation du transport. Généralisation du transport de marchandises par voie d’eau ou par chemin de fer. Transport des camions sur des distances étendues par voie ferrée comme cela se fait déjà dans le tunnel sous la Manche.
3. Révision du système de distribution de l’alimentation et des produits de consommation.
De préférence moins de marques avec les mêmes choix possibles. Standardisation de l’emballage recyclable par produit. Jadis nous avions les épiceries du quartier. Après cela la concurrence des grands magasins centralisés ont fait disparaître ces épiceries. Ces grands magasins nécessitent le déplacement par voiture et des parkings géants. Cela a mené à des achats plus substantiels et la nécessité d’acheter des grands frigidaires et congélateurs. Les économies sur les coûts de travail, cherchées par la direction capitaliste des grands magasins, ont résulté dans une montagne de déchets d’emballage. En outre, la diversité de l’offre de produits frais a diminué. L’avantage limitée des grands magasins est technique grâce à leur planification centrale et aux économies dues à l’agrandissement d’échelle. De point de vue social, le personnel a plus de possibilités d’organisation syndicale. Nous pouvons garder ces avantages en réfléchissant à un autre système de distribution qui serait beaucoup plus compatible avec l’environnement. Nous conservons l’achat central mais distribuons les produits aux magasins locaux par région. Nous gardons l’infrastructure à la pointe de la technologie. Nous gardons les liens sociaux du personnel. Mais nous retournons vers un contact plus étroit avec les habitants du quartier. Par des magasins du coin à quelques pas de la maison et ouverts suffisamment longtemps, chaque travailleur pourra s’y ravitailler journellement. Ce sont des magasins locaux conservant les avantages des grands magasins. Tout le personnel est gardé en service dans le système de distribution coordonnée. Des conditions de salaire décent et de droits syndicaux seront gardées. Chaque magasin aura un assortiment de base correspondant aux désirs de la population voisine qu’il dessert. Un choix plus large sera conservé pour les commandes par courriel auprès de la centrale de distribution.
4. Rationalisation de la consommation d’énergie dans le bâtiment et la construction :
Toute construction nouvelle devrait en première instance être évaluée pour son implantation dans l’environnement, pour les possibilités de transport et pour son aspect architectural. A partir de ces données beaucoup d’énergie pourrait être épargnée pour l’avenir. Dans le concept architectural priorité doit être donnée aux matériaux qui seront employés. Les critères de jugement sont les exigences techniques, la consommation d’énergie lors de la construction et lors de la démolition ultérieure et le recyclage, les dommages environnementaux au cours de l’exploitation et la possibilité d’un recyclage complet. Les premiers critères doivent être poussés plus loin que les derniers.
5. Pour une culture économique nouvelle sur base de réparation et réutilisation en vue de diminuer la consommation de nouveaux produits de base :
Les déchets sont à proscrire, étant du gaspillage de matières premières. Tous les produits doivent être conçus de telle façon que dans leur phase d’élimination ils peuvent être facilement démontés pour une réutilisation maximale. Des ateliers de démontage doivent être prévus. Pour l’établissement d’ateliers de réparation pour tous les objets d’usage courant. Tout équipement et objets d’usage courant, des machines à laver jusqu’aux ordinateurs personnels doit être conçu de telle manière qu’il puisse être réparé facilement et que les pièces de rechange puisse s’échanger facilement. Pour la formation de techniciens qui pourront appliquer cela.
6. Chercher des solutions techniques justifiées pour notre industrie actuelle, polluant l’environnement. La biomasse originaire des déchets de différents secteurs peut remplacer les combustibles fossiles comme matière première de la pétrochimie mais probablement pas avec les volumes et les méthodes actuelles. La limitation du gaspillage est essentielle et donc une première exigence. Cela peut se faire par une intégration organisationnelle des différents secteurs de production. Nous ne discutons pas ici de la culture de produits agricoles afin de créer une biomasse. L’alimentation prime sur l’énergie. Avec le blé, nécessaire à remplir un réservoir d’auto avec de l’éthanol, il y a de la nourriture pour une personne pendant une année. L’agriculture orientée vers la production d’énergie n’est pas durable. La production d’énergie devra dépendre principalement de l’énergie solaire et éolienne ou d’autres alternatives. Les déchets non pollués de l’agriculture ou de la nature vierge serviront d’abord comme engrais pour l’agriculture par leur compostage. La biomasse provenant des déchets, des dépôts de purification d’eau et d’effluves résiduels peut être utilisée pour la production de biogaz (méthane). Le méthane est une matière première pour la pétrochimie à partir duquel d’autres matières peuvent être synthétisées. Nous plaidons pour une réflexion sur et une réorganisation de nos déchets. Cela peut avantager l’emploi. Une économie pauvre en charbon ne doit pas être une menace pour l’emploi dans nos industries si celles-ci se transforment à temps. Des mesures pour la conservation ou le développement de l’emploi doivent être prises lors de la conversion de notre industrie…
7. Le climat et la justice sociale
L’énumération ci-dessus de revendications et suggestions est loin d’être complète. D’autres mesures peuvent être proposées. Les propositions formulées doivent s’orienter vers la démolition des mécanismes de marché et vers une approche raisonnée et planifiée. Mais d’aucune manière le lien avec la ‘justice sociale’ peut être rompu. Le combat écologique et la lutte syndicale doivent aller ensemble et se fondre l’un dans l’autre. Un mouvement de masse ‘Climat et Justice Sociale’ doit se développer. Un mouvement large qui unit chacun qui veut lier et concevoir les exigences climatiques avec les exigences sociales et syndicales. Nous pouvons aider à sa création.
Cordialement, Wiebe Eekman




