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A propos des primes dans la fonction publique

dimanche 24 octobre 2010 - Contacter l'auteur - 1 com

L’hyperbourgeoisie mondiale est en train de détruire toutes les fonctions publiques afin de fragiliser des dizaines de millions de travailleurs de par le monde.

Pour ce faire, elle met en oeuvre de nombreuses réformes, plus ou moins importantes, qui sont en fait les pièces d’un immense puzzle qui, lorsqu’il sera terminé, montrera que le capitalisme financier avait de la méthode et de la suite dans les idées.

Une de ces "réformes" est la retraite par points, qui nous pend aux nez, une des marottes de la CFDT qui, depuis la "réforme" des retraites Juppé-Chérèque, oeuvre en sous-main sur les bases du patronat. N’oublions pas que, même s’il ne s’en est pas vanté, Chérèque n’a jamais caché qu’il avait voté Sarkozy en 2007.

Pour fragiliser les fonctionnaires, nos dirigeants ont généralisé le principe des primes. Jusqu’à présent, ces primes concernaient les fonctionnaires à la marge, en quantité et en qualité. Elles arrondissaient les fins de mois mais n’entraient pas en compte dans la retraite. Exception : les ministères et autres adiministrations centrales où ces primes constituaient une part non négligeable des revenus. Pensons, par exemple aux inspecteurs des finances.

Dans son livre L’enjeu des retraites sur les retraites, Bernard Friot pose fort bien le problème : "Dans la fonction publique, c’est la personne et non pas le poste de travail qui est qualifié. L’employeur direct d’un fonctionnaire [un proviseur de lycée, un président d’université] dirige son travail mais n’a aucune prise sur ses droits salariaux (niveau de salaire, promotion, conditions de la mobilité, couverture sociale), qui dépendent de son grade, pas du tout de son emploi."

Ce qui signifie que, plus on introduira des primes dans le salaire des fonctionnaires (accordées par le supérieur hiérarchique direct, sur des bases forcéments non paritaires, non négociées), plus on différenciera les salaires, plus les supérieurs auront de l’emprise sur leurs subordonnés, plus les solidarités seront rognées.

Mots clés : Bernard Gensane / Emploi-chômage / Retraites / Syndicats /

Messages

  • eh oui
    tout cela vient des décrets de 2002 signés avant de partir du camarade Jospin
    il nous a bien eu avec ces iat, et cie
    avec une base de quelques euros annuelle et multipliable par l’autorité jusqu’a par 8
    mais l option est souvent 1 voire 0
    Merci Jospin , aprés les non discussions sur les salaires de son camarade Sapin

    la boucle est bouclée

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