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Festival de ciné : "Est-ce ainsi que les hommes vivent ?" à St Denis du 6 au 12/02

lundi 4 février 2013, par Amel

Festival de cinéma “Est-ce ainsi que les hommes vivent ?”

"FINS DE MONDES"

13èmes Journées cinématographiques dionysiennes

du 6 au 12 février 2013

au cinéma l’Ecran

Site du Festival "Est-ce ainsi que les hommes vivent ?" : ici

Calendrier détaillé par film et par date : cliquez ici


EDITO

Notre temps est, dit-on, celui des catastrophes et de la certitude du pire.

Catastrophe climatique, menace nucléaire, crise morale, économique, sociale, difficulté à penser ou même imaginer demain, résurgence de thèmes apocalyptiques, ce motif de la fin, ou plus exactement des fins de mondes, que nous vous proposons de visiter est un thème majeur depuis les débuts du cinéma.

Il est en même temps la synthèse de toutes les pertes et peurs humaines. Car bien plus qu’un symptôme d’une période de crise, Fins de mondes1 questionne les disparitions qui nous menacent et les fins dont il faudrait se prémunir. Fins de mondes n’est pas fin de vie et notre programmation espère justement nous aider à saisir la nuance et surtout nous laisser le temps de voir venir ces fins de mondes, d’y réfléchir et de s’y préparer. Destruction planétaire, fin de cycle ou effondrement intime, la fin du monde au cinéma n’en est jamais vraiment une, souvent elle est surtout une allégorie, une manière de questionner nos sociétés, « est-ce ainsi que les hommes vivent ? »

Le cinéaste Abel Ferrara est notre invité d’honneur. « Les films d’apocalypse, c’est mon ADN », disait-il récemment, 4h44 Dernier Jour sur terre est son dernier film, nous sommes très heureux de le recevoir pour présenter une partie essentielle de son oeuvre.

Post Tenebras Lux est le titre de la nouvelle réalisation d’un autre cinéaste que nous accueillons avec un immense plaisir : Carlos Reygadas. Avec une leçon de cinéma et une carte blanche où il dialoguera avec Bruno Dumont autour de son film 29 Palms, nul doute que la présence de ce cinéaste mexicain à Saint-Denis sera passionnante.

De l’univers tragique et métaphysique de Daniele Ciprì et Franco Maresco à un hommage à Marcel Hanoun, de l’atelier critique Au bord du néant de la revue Vertigo à la conférence Intermondes de Peter Szendy, d’une nuit de l’apocalypse à un échange avec Jean-Luc Nancy autour de Melancholia de Lars von Trier, en passant par de nombreuses autres rencontres avec des cinéastes, historiens ou journalistes, autant d’occasions d’approcher ces fins de mondes.

Pendant une semaine au cinéma l’Écran, nous vous proposons de commencer par la fin ! Pour mieux comprendre le début. Quoi de mieux que le cinéma pour réinvestir le monde ? « Il faut que le cinéma filme, non pas le monde, mais la croyance à ce monde, notre seul lien. […] Nous avons besoin de raisons de croire en ce monde2. »

Boris Spire, directeur du cinéma l’Ecran

1. Cette programmation est réalisée en partenariat avec la revue de cinéma Vertigo dont le numéro 43, été 2012, s’intitule Fins de mondes.

2. Gilles Deleuze, L’Image-temps, Cinéma 2, Paris, Les Éditions de Minuit, 1985.


Présentation de l’édition « Fins de monde »

Soirée d’ouverture

Mardi 5 février

à 19h à l’Hôtel de Ville
et à 20h au Cinéma l’Ecran

Entrée libre uniquement sur réservation

Modalités en bas de courriel dans les infos pratiques

DOCTEUR FOLAMOUR

De Stanley Kubrick

DOCTEUR FOLAMOUR

De Stanley Kubrick

Dr strange love or “How I learned to stop worrying and lobe the bomb”

Royaume Uni - Etats Unis/1963/N&B/1h33/VOSTF/35mm

D’après le roman de Peter George Red Alert - Avec Peter Sellers, Georges C. Scott, Sterling Hayden, Keenan Wynn, Slim Pickens

Le général Jack Ripper, convaincu que les Russes ont décidé d’empoisonner l’eau potable des États-Unis, lance sur l’URSS une offensive de bombardiers B-52 en ayant pris soin d’isoler la base aérienne de Burpelson du reste du monde. Pendant ce temps, Muffley, le Président des États-Unis, convoque l’état-major militaire dans la salle d’opérations du Pentagone et tente de rétablir la situation.

« Voilà donc Kubrick, avec son septième film, devenu poète et moraliste, parce que, sans en avoir l’air, il nous parle mieux et plus profondément de la bombe qu’on ne l’avait fait avant lui, et que Dr. Strangelove n’a rien de cynique, ni de confortablement optimiste ou de conventionnel. Une fois de plus, art et technique se retrouvent. La science moderne a prouvé, s’est prouvée à elle-même, qu’elle ne pouvait avancer qu’à l’aide de connaissances incomplètes, qu’il nétait de progrès possible qu’en acceptant une part d’indétermination, et que seule une certaine et volontaire ignorance permettait d’établir des lois. Le film de Kubrick est beau, qui nous dit à son tour qu’il n’y a pas de savoir sans danger, de lucidité sans un peu d’aveuglement, d’art ni de vie authentiques sans menace consentie. »
Jean Narboni, cahiers du cinéma n°155, mai 1964

Extrait du film : ici


13eme édition du festival

« Est-ce ainsi que les hommes vivent ? »

« FINS DE MONDE »

Les temps forts de cette édition

- Invité d’honneur : Abel Ferrara

- Focus et carte blanche : Carlos Reygadas

- Focus : Daniele Cipri et Franco Maresco

- Hommage à Marcel Hanoun : Michaël Lonsdale

- Cartes blanches : Alain Guiraudie & Ben Russel

- Rencontres avec : Jean-Pierre Mocky, Joana Hadjithomas, Khalil Joreige, Jean-Luc Nancy, Philippe Rouy…

-  Nuit de l’apocalypse présentée par Jean-Baptiste Thoret

- Conférences : « Après la fin du monde » ; « Intermondes » ; « Fins de mondes »…

-  Atelier critique proposé par Vertigo, revue de cinéma « Au bord du néant » avec Catherine Ermakoff et Fabienne Duszynski,


ABEL FERRARA

Invité d’honneur : Abel Ferrara, en sa présence

Les 10 et 11 février

King of New-York d’Abel Ferrara (Etats-Unis-Royaume-Uni-Italie, 1990, 100’)

Body Snatchers d’Abel Ferrara (États-Unis, 1993, 87’)

The Addiction d’Abel Ferrara (Etats-Unis- Royaume-Uni, 1995, 84’)

4h44 Dernier jour sur terre d’Abel Ferrara (États-Unis, 2011, 82’) en présence de Shanyn Leigh.

Abel Ferrara est né en 1951 à New York. Sa carrière de cinéaste commence en 1979 avec le film d’horreur The Driller Killer. Il obtient une reconnaissance internationale avec deux polars : King of New York (1990) interprété par Christopher Walken, puis avec Bad Lieutenant (1992) avec Harvey Keitel. Outre son acteur fétiche, Christopher Walken, il a offert des rôles à Madonna (Snake Eyes 1993), Lili Taylor et Annabella Sciorra (The Addiction, 1995), Chris Penn, Isabella Rosselini, Vincent Gallo et Benicio Del Toro (Nos funérailles, 1996), Claudia Schiffer, Beatrice Dalle et Matthew Modine (Blackout, 1997), Asia Argento, Willem Dafoe (New Rose Hotel, 1999). En 2005, Ferrara tourne Mary (Lion d’Argent, Festival de Venise 2005) à Rome, avec Forest Whitaker et Juliette Binoche. Go Go Tales (2007) est présenté à Cannes, Sélection Officielle Hors Compétition. Plusieurs documentaires d’Abel Ferrara restent, à ce jour, inédits en France : Chelsea Hotel, Napoli, Napoli, Napoli. En 2011, il est de nouveau en compétition au Festival de Venise avec 4h44 Dernier Jour Sur Terre. Il prépare actuellement une fiction inspirée de l’affaire Dominique Strauss-Kahn.


CARLOS REYGADAS

Focus & Carte blanche à Carlos REYGADAS, en sa présence

Les 9 et 10 février

Japón de Carlos Reygadas (Espagne-Mexique-Allemagne-Pays-Bas, 2001, 122’)

Ceci est mon royaume (Revolución) de Carlos Reygadas (Mexique, 2010, 10’)

Post Tenebras Lux de Carlos Reygadas (France-Mexique-Allemagne-Pays-Bas, 2012, 114’) Avant-première (nouveau montage)

Twentynine Palms de Bruno Dumont (France, États-Unis, Allemagne, 2003, 119’)

Trash Humpers d’Harmony Korine (États-Unis, Royaume-Uni, France 2009, 78’)

Carlos Reygadas est né à Mexico en 1971. Il a étudié le droit en se spécialisant dans les conflits armés et l’usage de la force puis a travaillé pour le Ministère des Affaires Étrangères Mexicain et pour la Commission Européenne. En 2002, son film Japón est présenté à Rotterdam et à la Quinzaine des Réalisateurs. Bataille dans le ciel est sélectionné en Compétition à Cannes en 2005 et en 2007, Lumière silencieuse a remporté le Prix du Jury, ex-æquo avec Persepolis de Marjanne Satrapi et Vincent Paronnaud. En 2012, Carlors Reygadas présentait Post Tenebras Lux en compétition au 65e Festival de Cannes.


DANIELE CIPRI & FRANCO MARESCO

Focus Daniele Cipri et Franco MAresco, en présence de Daniele Cipri

L’Oncle de Brooklyn de Daniele Ciprì et Franco Maresco (Italie, 1995, 98’) - Avant-première

Toto qui vécut deux fois de Daniele Ciprì et Franco Maresco (Italie, 1998, 95’)

Le Retour de Cagliostro de Daniele Ciprì et Franco Maresco (Italie, 2003, 100’)

Daniele Ciprì et Franco Maresco ont commencé à travailler ensemble en 1986, réalisant plusieurs films expérimentaux pour une chaîne de télévision palermitaine, TVM. Après avoir travaillé pour la Fininvest avec le programme Isole Comprese, ils collaborent à Blob et Fuori orario sur RAI 3 (1990). Ils participent à Avanzi, puis commencent à produire une série extrême et provocante, qui bouleversera la télévision italienne : Cinico TV. Après divers courts métrages, des films sur le jazz, de nombreux prix et plusieurs rétrospectives qui leur sont consacrées, Ciprì et Maresco dirigent leur premier long métrage, L’Oncle de Brooklyn en 1995. En 1998, ils réalisent Totò qui vécut deux fois, qui leur vaut les foudres de la censure italienne. Daniele Ciprì a réalisé en solo Mon père va me tuer en compétition à la Mostra de Venise en 2012. Ciprì et Maresco, enfants terribles du cinéma italien, sont considérés comme les cinéastes les plus originaux de leur pays, fermement révoltés contre la médiocrité du cinéma italien contemporain. Revendiquant l’influence du cinéma classique hollywoodien (John Ford, Howard Hawks, Laurel et Hardy), et manifestement imprégnés des films de Pasolini et de Bunuel, Ciprì et Maresco font ensemble, depuis 1986, des films qui baignent dans la culture populaire de leur ville, Palerme, et dans lesquels on retrouve cet humour si caractéristique empreint d’une dimension tragique et métaphysique. « Il ne fait pas de doute que le binôme Cipri/Maresco demeure la seule apparition notable dans le désert du cinéma italien des années 90. » Olivier Père. Les Inrockuptibles


MARCEL HANOUN

Hommage à Marcel Hanoun, en présence de Michaël Lonsdale, Gérard Courant et François Grivelet

Le 8 février

Marcel Hanoun, Cinématon N° 60 de Gérard Courant (France, 1979, 4’)

Fioretti Marcel Hanoun de François Grivelet (France, 2012, 43’) * Inédit

L’authentique procès de Carl-Emmanuel Jung de Marcel Hanoun (France, 1966, 66’)

« Marcel Hanoun, né le 26 octobre 1929 à Tunis, est mort le 22 septembre 2012 à Créteil. Avec lui disparaît l’un des plus grands inventeurs de gestes artistiques et de formes cinématographiques en France, dont l’isolement consenti explique pour une part la sous-estimation qui continue d’entourer son oeuvre. Tout au long de son trajet de photographe, écrivain et cinéaste, Marcel Hanoun a pratiqué de farouches valeurs d’indépendance. (…) Avec le cinéma, il s’agit pour Marcel Hanoun non pas de représenter, mais de délivrer. Délivrer d’un tourment, d’une croyance, d’un trop-su, trop-vécu, trop-subi, en se confrontant à l’intolérable, qu’il soit ordinaire comme pour la mère désemparée de Une simple histoire (Grand prix Eurovision à Cannes en 1959), ou extraordinaire comme le génocide dans l’Authentique procès de Carl-Emmanuel Jung (1967), chef-d’oeuvre qu’il serait bien temps de porter au registre des classiques de l’histoire du cinéma, depuis presque 70 ans de réflexions sur la poésie après Auschwitz. (…) Autant de motifs périlleux ou au contraire désespérément quelconques, autant de films d’une élégance unique qui explicitent leur traitement, fuyant l’illusionnisme à la conquête d’une justesse, de quelque chose de vrai : les ondes affectives d’un événement collectif dans L’Eté (1968), le travail du montage dans L’Automne (1971), l’imagerie christique dans L’Imaginaire Passion d’un inconnu (1973), la beauté dans Le Regard (1976), le lock-outage des ouvriers dans Chemin d’humanité (1997), les images contemporaines dans Insaisissable image (2007)… La survie, celle des peuples, celle des victimes, celle de son propre corps, aura été son grand sujet. » Nicole Brenez


ALAIN GUIRAUDIE

Carte blanche à Alain Guiraudie, en sa présence et avec Mariana Otero, Arnaud Larrieu et Jean-Marie Larrieu

Le 9 février

Ce Vieux rêve qui bouge d’Alain Guiraudie (France, 2000, 50’)

Entre nos mains de Mariana Otero (France, 2010, 88’)

Les derniers jours du monde d’Arnaud Larrieu et Jean-Marie Larrieu (France, 2009, 130’)

Alain Guiraudie est né en 1964. Il réalise en 1990 un premier court métrage, Les Héros sont immortels, bientôt suivi de Tout droit jusqu’au matin et La Force des choses. C’est avec le moyen métrage Du Soleil pour les gueux que la critique découvre le cinéma atypique d’Alain Guiraudie, quelque part entre le western moderne, le récit picaresque et le conte philosophique. Autre caractéristique de son univers, la volonté de représenter à l’écran la classe ouvrière, comme en témoigne Ce vieux rêve qui bouge, moyen-métrage lauréat du Prix Jean-Vigo, très remarqué à la Quinzaine des Réalisateurs. Il passe au long métrage, en 2003, avec Pas de repos pour les braves, puis Voici venu le temps en 2005, et Le Roi de l’évasion. Ce dernier film est présenté à la 41e Quinzaine des réalisateurs lors du Festival de Cannes 2009.


BEN RUSSELL

Carte blanche à Ben Russel, « Ends Of Worlds », en sa présence

For them ending de Jonathan Schwartz (3’, 2005)

Last Days de Ben Russell (5’, 2004)

The Coming race de Ben Rivers (5’, 2006)

The Presentation theme de Jim Trainor (14’, 2008)

Take the 5:10 to Dreamland de Bruce Conner (5’, 1977)

Peggy and Fred in hell, the prologue de Leslie Thornton (19’, 1984)

Orpheus (outtakes) de Mary Helena Clark (6’, 2012)

In a year with 13 deaths de Jonathan Schwartz (3’, 2008)

In the absence of light, darkness prevails de Fern Silva (13’, 2010)

Allures de Jordan Belson (7’, 1961)

Né à Chicago (États-Unis) en 1976, est un cinéaste, artiste et curateur basé à Paris dont le travail se situe au point de rencontre des domaines en apparence opposés du psychédélisme, de la phénoménologie, de la performance et de l’ethnographie. Certains de ses travaux, consacrés aux phénomènes de transe, peuvent évoquer les recherches d’un Jean Rouch. Ses films, installations et interventions entretiennent une relation étroite avec l’histoire de l’image animée et avec ses significations. Il reçoit un Guggenheim Award en 2008, son travail d’ethnographe expérimental a été présenté au Museum of Contemporary Art de Chicago, au festival Cinéma du Réel à Paris, au Rotterdam Film Festival et au Museum of Modern Art de New York mais aussi dans un monastère belge du dix-septième siècle, un poste de police ou encore des squats punks.


RENCONTRES

- Jean-Pierre Mocky

"Ville à vendre" de Jean-Pierre Mocky (France, 1990, 100’)

Après avoir vendu sa société d’informatique, Orphée, intellectuel écologiste parisien, part à l’aventure. Il arrive dans une petite ville, Moussin. Il va assister, fasciné, à une série de meurtres spectaculaires parmi les notables de la ville.

- Joana Hadjithomas et Khalil Joreige

"Je veux voir" de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige (France-Liban, 2008, 75’)

« Après la guerre de Juillet 2006, au Liban, on ne sait plus quoi écrire, quelles histoires raconter, quelles images montrer. On se demande : "Que peut le cinéma ?". Cette question, nous la posons avec l’aide d’une "icône", une comédienne qui représente pour nous le cinéma, Catherine Deneuve. » J. Hadjithomas et K. Joreige

- Yuki KAWAMURA

"Quatre mois après" de Yuki Kawamura (Japon-France, 2012, 12’) - Inédit

Quatre mois après le tsunami de 2011, une série de panoramiques prend la mesure du désastre sur la côte pacifique de Tohoku, au Japon.

- Philippe Rouy

"Quatre bâtiments face à la mer" de Philippe Rouy (France, 2012, 47’)

Trois mois après la catastrophe survenue à Fukushima en mars 2011, la TEPCO, exploitant de la centrale nucléaire installe une livecam sur le site. Ces images, où dates et heures défilent à vue, sont accessibles sur internet. Ce sera là, défi audacieux relevé par Philippe Rouy, la matière visuelle exclusive de Quatre bâtiments, face à la mer.

- Jean-Luc Nancy

"Melancholia" de Lars von Trier (Danemark-Suède-France-Allemagne, 2011, 136’)

À l’occasion de leur mariage, Justine et Michael donnent une somptueuse réception dans la maison de la soeur de Justine et de son beau-frère. Pendant ce temps, la planète Melancholia se dirige vers la Terre...

- Tangui Perron

"L’Adieu à Enrico Berlinguer" d’un collectif avec Bernardo Bertolucci, Ettore Scola… (Italie, 1984, 92’)

"La Bella addormentata" de Marco Bellocchio (Italie-France, 2012, 115’) - Avant-première

Le long métrage, qui traite de l’euthanasie, s’inspire de l’affaire Eluana Englaro, une jeune femme victime d’un accident de voiture qui la laissa dans un été végétatif irréversible durant 17 ans…

- Stéphane du Mesnildot

"Himizu"de Sion Sono (Japon, 2011, 129’) - Avant-première

Un adolescent se débat dans un Japon post-tsunami, livré à des adultes rendus fous par la douleur.

"The land of hope" de Sion Sono (Japon, 2012, 133’) - Avant-première

Première fiction à évoquer Fukushima, le film suit les conséquences humaines de l’accident nucléaire au sein d’une famille séparée par l’évacuation du territoire contaminé.


LA NUIT DE L’APOCALYPSE

Présentée par Jean-Baptiste Thoret

Le 9 février

Survival of the dead de George A. Romero (États-Unis, 2010, 85’)

Southland Tales de Richard Kelly (France-Allemagne- États-Unis, 2006, 144’) - Inédit

Big Man Japan de Hitoshi Matsumoto (Japon, 2007, 113’) - Inédit

Cloverfield de Matt Reeves (États-Unis, 2008, 81’)


CLASSIQUES & INEDITS

Courts métrages

La Jetée de Chris Marker (France, 1963, 29’)

Le Nouveau monde (dans ROGOPAG) de Jean-Luc Godard (France-Italie, 1963, 19’)

Crossroads de Bruce Conner (Etats-Unis, 1976, 36’)

Longs métrages

La Fin du monde d’Abel Gance (France, 1931, 105’)

Les Raisins de la colère de John Ford (États-Unis, 1939, 129’)

Le Salon de musique de Satyajit Ray (Inde, 1958, 100’)

Docteur Folamour de Stanley Kubrick (Royaume-Uni-États-Unis, 1963, 93’)

Les Cannibales de Liliana Cavani (Italie, 1970, 88’)

Soleil Vert de Richard Fleischer (États-Unis, 1973, 97’)

Phase IV de Saul Bass (États-Unis, 1974, 93’)

Rêve de Singe de Marco Ferreri (France-Italie, 1978, 113’)

La porte du Paradis de Michael Cimino (États-Unis, 1981, 219’) - Avant-première, version director’s cut

Le Sacrifice d’Andrei Tarkovski (Suède-France, 1986, 150’)

Le Tombeau des lucioles de Isaho Takahata (Japon, 1988, 85’)

Rêves d’Akira Kurosawa (Japon- États-Unis, 1990, 119’)

The Hole de Tsaï-Ming Liang (Taïwan, 1998, 95’)

Les Harmonies
Werckmeister de Béla Tarr (Hongrie-France-Italie-Suisse, 2000, 145’)

Dans la chambre de Wanda de Pedro Costa (Portugal-Allemagne-Suisse-Italie, 2000, 170’)

H Story de Nobuhiro Suwa (Japon, 2001, 112’)

Un Film parlé de Manoel de Oliveira (France-Italie-Portugal, 2002, 96’)

Wall-E d’Andrew Stanton (États-Unis, 2008, 97’)

La Vie Moderne de Raymond Depardon (France, 2008, 88’)

Film Socialisme de Jean-Luc Godard (France, 2010, 92’)

Cosmopolis de David Cronenberg (France-Canada-Portugal-Italie, 2012, 109’)


ATELIER CRITIQUE

« Au bord du néant »

Atelier proposé par Vertigo, revue de cinéma, avec Catherine Ermakoff et Fabienne Duszynski.

Un cheminement critique à travers quelques films contemporains (Take Shelter, de Jeff Nichols, Un film parlé, de Manoel de Oliveira, Habemus Papam de Nanni Moretti…) où l’expérience de la finitude absolue apparaît intimement liée à l’irruption d’une violence destructrice – folie, terreur, ou désastre cataclysmique.


TABLE RONDE

« Après la fin du monde » avec Michaël Foessel, Sylvain George et Mathieu Bareyre

Le 9 février

Gravity Hill Newsreels de Jem Cohen (États-Unis, 2012, 30’) - Inédit

Vers Madrid (work in progress) de Sylvain George (France, 2012, 60’) - Avant-première


CONFÉRENCE

« Intermondes » par Peter Szendy

Le 10 février

Nous savons tous qu’un film est un monde. Et, à la fin d’un film, nous faisons tous le deuil impossible, chaque fois unique, de ce cinémonde. Le cinéma d’apocalypse joue toujours avec cette équivalence : à savoir que la fin du monde, c’est la fin du film. Mais si, oubliant un peu la fin, on se tourne plutôt vers ce qui s’ouvre au beau milieu, on se retrouve alors face à l’abîme de ce qu’il faudra appeler des intermondes : là aussi, entre deux regards, entre deux images, on voit la nuit noire qui se creuse ou la blancheur aveuglante qui irradie. Ces figures apocalyptiques de l’entre-deux, on les observera de près dans des séquences choisies de Blade Runner, L’Armée des douze singes et quelques autres films.


CONFÉRENCES JEUNE PUBLIC

« Fins de mondes dans le cinéma d’animation japonais » par Nicolas Thèvenin

Le 7 février

Summer wars de Mamoru Hosoda (Japon, 2009, 114’)

« Fins de mondes/Changer d’ère » par Laurent Aknin le 12 février

Les bêtes du sud sauvage de Behn Zeitlin (États-Unis, 2012, 92’)

On y étudiera comment le cinéma d’imaginaire s’est emparé du mythe (ou des mythes) de la fin du monde, par des films catastrophe ou de science-fiction, mais aussi comment ce mythe est utilisé pour signifier la crainte des changements d’époque ou de civilisation.


INFOS PRATIQUES

13ème édition du festival ″Est-ce ainsi que les hommes vivent ? ″

"FINS DE MONDE"
du 6 au 12 février 2013

au Cinéma L’Écran

Cinéma l’Ecran
Place du Caquet
93200 Saint-Denis

Réservation pour la soirée d’ouverture
(le mardi 5 février à 19h)

Par téléphone auprès du 01 49 33 66 88 ou par courriel auprès de :reservations F82 lecranstdenis.org avant le 1er fevrier 2013.

Accès transports

Métro Basilique Saint-Denis, ligne 13.

Sortie Hôtel de Ville. Le métro est au pied du cinéma

Contacts

Tel. 01 49 33 66 88

Site : www.estceainsi.fr

Lieu d’échange et de réflexion autour du cinéma d’auteur, le cinéma l’Écran défend tout au long de l’année une programmation exigeante, diverse et représentative de la richesse du cinéma mondial. Il organise régulièrement des rencontres avec des réalisateurs, et propose de nombreux événements en partenariat avec d’autres structures culturelles, des festivals et les associations dionysiennes.

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