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Il reste un mois avant le vote, mais l’Unione n’y est pas
Publie le jeudi 9 mars 2006 par Open-Publishing1 commentaire

de rossodisera traduit de l’italien par karl&rosa
Berlusconi - Montezemolo, un affrontement interne à la bourgeoisie où le centre-gauche est en marge. Le Cavaliere montre le chemin et fait disparaître le déclin du pays. On ne parle que des "femmes de".
Y a-t-il quelqu’un au centre gauche pour se rendre compte de comment est en train d’évoluer cette campagne électorale ? Voici, à l’intention des distraits, un bon nombre des thèmes au centre du débat entre les parties. Berlusconi chez le pape : "on me remarque plus si j’y vais ou si je n’y vais pas ?". Est-il bon que Diliberto s’affronte au Premier ? Combien d’ex Ds ont-ils trahi Livia Turco au bénéfice de la Bonino ? Combien de "femmes de" sont-elles candidates dans les listes de l’Ulivo ? Que voulait dire Prodi quand il a défié les trois pointes du centre droit ? Rien que des choses à gober avec lesquelles les Italiens règleront les comptes à la fin du mois.
Le dernier épisode du feuilleton télé concerne l’affrontement Berlusconi-Montezemolo. Une dialectique - comme on disait autrefois - toute interne à la bourgeoisie, dans laquelle l’Unione prend partie pour le président de la Confindustria. Mais elle reste en marge, presque absente.
Rares sont ceux qui se donnent la peine de parler de programmes et de choses concrètes qui intéressent les électeurs. Parmi ces rares, du reste, la plupart le font mal. Hier, Romano Prodi - dont on peut certes apprécier qu’il se tienne en dehors de ce petit jeu - a cependant expliqué aux Italiens qu’il fallait moins d’état. C’est ce que dit aussi le centre droit. Sur la protection sociale, il a proposé un chèque pour les enfants à charge. Une autre proposition sur laquelle son adversaire était arrivé le premier.
En somme, le Pôle dicte le répertoire de cette campagne électorale et fait soudain disparaître les véritables thèmes. Le chômage, l’inflation, le déclin du pays dont même l’Istat [Institut national de statistiques italien, ndt] a fini par s’apercevoir. Nous sommes à trente jours des élections mais l’Unione ne donne aucun signe. Cela ne suffira probablement pas à la Casa delle libertà [alliance de centre droit, ndt] pour renverser le résultat. Mais la politique, ce n’est pas que des chiffres. Quand les électeurs seront dans l’isoloir, quelle image auront-ils de la différence entre les deux coalitions ? Il y en a qui penseront que l’une présente les femmes de ses propres leaders, tandis que l’autre, les avocats (à l’exception de Taormina).
Il serait utile de donner au plus vite un coup de volant. Expliquer aux Italiens de quelle façon le centre droit a amené le pays au bout du rouleau, augmenté le chômage, appauvri des millions de familles, utilisé les institutions presque aux seules fins de protéger les intérêts de son chef, participé à une guerre illégale et contre les intérêts mêmes de notre pays.
On parlait de cela jusqu’à il y a peu de temps, quand c’était Berlusconi qui se traînait.
Quelqu’un a-t-il la force de faire revenir les choses à leur place ?
Messages
1. > Il reste un mois avant le vote, mais l’Unione n’y est pas, 9 mars 2006, 19:03
Effectivement si il s’avere que la gauche se fait ballader sur d’autres terrains que les siens il risque d’y avoir de terribles désillusions.
L’aîle marchante de la gauche doit rallumer sur le pilonnage de la bourgeoisie, le chômage et la droite corrompue.
Contre l’ultra-liberalisme et le capitalisme !
Copas