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Le changement ? C’est nous qui le ferons !

mercredi 26 septembre 2012 , par Makhno - Contacter l'auteur - 4 coms

Les travailleurs et travailleuses subissent des plans de licenciements en cascade, et pour certains la fermeture de leurs boîtes. Chômage pour les uns, stress et exploitation accrue pour celles et ceux qui restent.

Pourquoi ?

Les actionnaires réclament toujours plus de dividendes pour augmenter leurs profits. Tous les moyens sont bons : chantage à l’emploi en échange de baisse de salaire, flexibilité et augmentation du temps de travail en échange du maintien de l’emploi. A cela s’ajoutent les secteurs qui sont en surproduction (l’automobile par exemple), conséquence d’une politique patronale délibérée de sous-traitance et de délocalisation à l’étranger qui conduit à plomber les sites en France, comme celui de PSA-Aulnay. et les ouvrier-e-s ne sont plus les seuls à subir le diktat des capitalistes de la finance : Sanofi, entreprise pharmaceutique qui fait des contrats avec la recherche publique (iNSeRM, facs de médecine) tout en privilégiant les marchés les plus rentables, entend mettre à la porte 2800 de ses salarié-e-s, principalement des chercheurs et cadres des laboratoires basés sur toulouse… pour les délocaliser en inde.

Quelles réponses ?

Face à cette situation qui ne cesse d’empirer depuis le milieu des années 1970, certains entonnent le couplet du repli national, du “produisons français”, alors que le véritable problème est l’absence de pouvoir des travailleurs et travailleuses dans les entreprises, quels que soient les secteurs d’activité. Les aberrantes politiques de surproduction, de fuite en avant seraient évitées si l’on changeait les donneurs d’ordre

Hier, les entreprises étaient entre les mains de capitalistes industriels qui exploitaient leurs ouvriers. Un capitalisme à « visage humain »… Aujourd’hui, elles sont entre les mains de capitalistes financiers qui délèguent le sale boulot à des directions d’entreprises qui appliquent cyniquement ce que leur demandent les actionnaires. S’il est déterminant de se battre sans concessions pour le maintien intégral des emplois (ce n’est pas à nous de payer pour augmenter leurs profits !), il importe de faire grandir dans nos luttes, parmi la population la nécessité que les travailleurs et travailleuses prennent en main l’économie, qu’ils et elles ôtent les pouvoirs dictatoriaux des actionnaires et patrons en socialisant les moyens de production, d’échange et de services. C’est ce que nous défendons : pour sortir de la crise du capitalisme, propriété collective des travailleurs sur l’économie ! Autogestion sociale et économique ! Dehors les parasites patronaux et actionnaires !

Face à la surproduction, réduisons le temps de travail entre les sites, avec maintien de tous les salaires. Proposons des contre-projets industriels basés sur la satisfaction des besoins de la population et les ressources naturelles locales dans une logique de développement écologique de long terme.

Comment ?

Les salariés en lutte ne doivent pas baisser les bras et se laisser intimider. Rien n’est joué. Les victoires contre les licenciements des fondeurs de la SBFM en Bretagne ou des ouvriers de Goodyear à Amiens nous rappellent que la lutte paye quand elle est menée résolument et jusqu’au bout.

La légitimité est de notre côté : c’est nous qui faisons tourner les boîtes, c’est à nous de décider.

En ce sens, des droits nouveaux sont à revendiquer en même temps que la défense inconditionnelle de tous les emplois : droit de veto des travailleurs sur les licenciements collectifs, blocage des dividendes des actionnaires, réquisition des entreprises qui ferment.

C’est à nous d’imposer un changement dans ce sens. A peine arrivé au pouvoir, Hollande et sa troupe reviennent sur leurs quelques engagements en nous promettant deux ans d’austérité et en imposant la ratification du Pacte budgétaire européen (tSCG). tout ça pour payer les créanciers privés qui se sont déjà gavés sur notre dos par des prêts à des taux d’intérêt élevés aux etats. La situation ne peut donc qu’empirer si on ne réagit pas.

Le capitalisme et tous ceux qui soutiennent ce système vont tout faire pour nous faire payer leur échec. Par nos luttes, déjouons leur pronostic. Unifions et radicalisons nos moyens d’actions, mettons en avant le seul débat qui vaille : à qui doit revenir le pouvoir dans les entreprises et dans la société ?

Alternative Libertaire, le 25 Septembre 2012

Source : http://alternativelibertaire.org/spip.php?article4932

Mots clés : Mouvement / Presse écrite /

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Messages

  • Pour répondre à ton ultime question il faut,comme l’idée de dieu,se débarrasser de l’idée de pouvoir(tant que le pouvoir existera il y aura, pour faire court,par exemple toujours des exploitants et des exploités tant au niveau patronal que syndical :à bas le pouvoir dans toutes ses formes).Ni dieu ni maître clament les anarchistes :à nous de prendre nos vies en mains en ne respectant que le bien commun.

  • Certes le combat est nécésssaire et c’est le rôle des militants de le mener et de l’organiser.

    Mais il ne faut pas engager les salariés, que les OS sont supposés défendre, dans un suicide collectif

    A ce sujet l’intégrisme syndical de la CGT Goodyear d’Amiens Nord, face au cynisme de la direction pourrait bien amener à la suppression des plus de 1000 emplois que procurent ce site

    Preuve de ce qui pourrait ne plus être un risque, l’annonce faite par la direction de sa décision de retrait du plan de départ volontaire.

    En toute chose et circonstance, il faut savoir raison garder : combat oui , suicide collectif non

    • Désolé du style,"INQUIET"

      tu aurais vécu en 1941, je crains fort que tu aies pu penser ou dire :

       :

      Certes le combat est nécésssaire et c’est le rôle des militants de le mener et de l’organiser.

      Mais il ne faut pas engager les résistants , que les orgas sont supposés défendre, dans un suicide collectif

      A ce sujet l’intégrisme guerrier desFTP, face au cynisme deVICHY pourrait bien amener à encore plus d’otages, plus de répression , voire la remise en cause de la livraison attendue des tickets de rationnement
      Preuve de ce qui pourrait ne plus être un risque, l’annonce faite par la Kommandatur de sa décision d’avancer l’heure du couvre-feu à 17h..

      En toute chose et circonstance, il faut savoir raison garder : combat oui , suicide collectif non...

      EXcuse ce style, mais les GOOD YEARsont en guerre de classes

      Pas pour accélérer le"dégraissage " par achat de départs, mais pour que les prolos RESTENT fabriquer des pneus à AMIENS

      Ils ne négocient pas la couleur de la corde que devrait fournir les ptrons pour étrangler la classe ouvrière "démocratiquement"..

      .
      LA CGT à de quoi rendre"inquiet"..le CAPITAL !!

      A.C

    • Les dirigeants de Goodyear "n’ont pas les moyens de leurs ambitions", selon M. Wamen. "Ils peuvent bien annoncer toute la misère du monde aux salariés, ça fait plus de cinq ans qu’on devrait être au chômage et pour l’instant, on est toujours des salariés Goodyear", a-t-il conclu.

      http://bellaciao.org/fr/spip.php?article130351

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