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"Zones de la mort"

lundi 22 août 2005 - Contacter l'auteur

de Al Faraby

Dans les ruines de sa maison abandonnée quatre ans plus tôt, Khadidja Salama s’assied sur un matelas et un large sourire éclaire son visage.

Avec le retrait israélien de la bande de Gaza, les Palestiniens osent à nouveau s’aventurer dans des quartiers transformés en champs de bataille par la résistance contre les forces d’occupation.

Quiconque pénétrait ces "zones de la mort", comme les appelaient les Palestiniens, risquait d’être tué.

La maison de Khadidja Salama est située entre Neve Dekalim, plus grande colonie de Gaza jusqu’à son évacuation complète vendredi 19 août, et le camp de réfugiés de Khan Younès, bastion de la seconde Intifada.

"Je remercie Dieu pour cela", s’exclame-t-elle en retrouvant sa maison désertée en raison des tirs incessants.

Tout autour de Khan Younès, les bulldozers israéliens ont progressivement rasé les habitations qui servaient de postes de tirs à la résistance.

Pour les Palestiniens, ces destructions n’étaient rien d’autre que des punitions collectives.

"On dirait vraiment Hiroshima, mais à une moindre échelle bien sûr", compare Marouane Aouade, un agent de sécurité palestinien, en désignant les décombres et les structures en métal tordues des maisons détruites.

Dans le camp de réfugiés, des photos de Palestiniens tués pendant la seconde Intifada ont été accrochés sur les poteaux électriques. Leurs noms sont peints sur les murs à côté de slogans tels que : "La résistance a vaincu l’occupation."

Il faudra probablement des semaines avant que le dernier soldat israélien ne quitte la bande de Gaza. Pourtant, la situation semble déjà apaisée côté palestinien : des garçons jouent au football pieds nus sur les dunes de sable entourant Khan Younès et quelques curieux s’approchent des miradors israéliens pour mieux apercevoir les colonies évacuées.

"Nous espérons qu’une fois tous les colons et tous les soldats partis, ce chapitre de sang et de destruction sera refermé", déclare Khadidja Salama.

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=2428

Mots clés : Al Faraby / Guerres-Conflits / International /
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