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ca chauffe à l’hosto ! et l’hosto c’est l’affaire de tous !

mardi 23 mai 2006 - Contacter l'auteur - 5 coms

Le secrétaire général de Force ouvrière (FO), Jean-Claude Mailly, a reproché mardi au gouvernement de "ne pas vouloir entendre" la situation financière "très sérieuse" des hôpitaux publics qui sont, selon lui, "sous tension grave".

"On sent très bien que l’hôpital public est sous tension grave et connaît une situation financière très sérieuse que le gouvernement ne veut pas entendre", a déclaré M. Mailly lors d’une conférence organisée par FO à son siège sur l’avenir de l’hospitalisation.

"S’il n’y a pas des mesures rapides qui sont prises, c’est le problème de l’égalité (face) aux soins qui va être posé bientôt", jugeant "inadmissible que des hôpitaux soient obligés de s’endetter et payent des agios pour leurs dépenses de fonctionnement".

Selon lui, "la mise en oeuvre de la T2A (tarification à l’activité dans les hôpitaux,ndlr) dans un contexte de baisses de l’Ondam (objectif annuel de progression des dépenses) et des tarifs" expliquent largement cette dégradation.
"C’est une logique comptable - et non pas médicale - qui l’emporte sur tout le reste et a des conséquences importantes sur les conditions de travail des personnels hospitaliers".

Selon lui, le rapprochement des tarifs des hôpitaux publics et des cliniques privées, voulu par le gouvernement, "n’est pas possible, parce que le privé n’a pas en charge les missions de service public" qui incombent au secteur public. "L’hôpital public, c’est un élément de la république", a t il souligné.

"Plus de 300.000 personnels vont partir à la retraite entre 2006 et 2012 et face à cela, il n’y a pas vraiment de réflexion des pouvoirs publics"

Mots clés : Economie-budget / Hôpital / Syndicats /

Messages

  • et maintenant ils foutent en l’air les urgences !
    des décrets, du bla-bal, pas d’embauches ! pas de nouveaux moyens !

    Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, a présenté, mardi, plusieurs décrets, parus au Journal officiel, visant à "moderniser" les services d’urgences hospitaliers grâce notamment à une meilleure coordination entre les établissements.

    "Ces décrets marquent une évolution significative : ce ne sont plus les urgences seules qui accueillent les patients, mais bien l’établissement dans son ensemble, et au-delà, le réseau du territoire", a expliqué M. Bertrand.

    En 2005, environ 15 millions de personnes ont été prises en charge.

    Les décrets prévoient "une obligation pour les équipes médicales appartenant à des structures d’accueil à faible activité, soit moins de 8.000 passages par an, d’exercer dans des structures plus importantes de manière à entretenir leurs compétences techniques, en particulier pour les détresses vitales qu’elles peuvent rencontrer moins souvent".

    Ils prévoient également la mise en place d’un "réseau d’urgences entre les établissements dans chaque territoire de santé", a expliqué M. Bertrand. Les coopérations entre les hôpitaux et cliniques d’un territoire seront désormais formalisées dans une convention approuvée par les Agences régionales de l’hospitalisation (ARH).

    Les praticiens exerçant dans ces services auront désormais l’obligation "d’avoir la spécialité de médecine d’urgence ou une formation universitaire et au moins trois ans d’expérience aux urgences", a dit le ministre.

    Enfin, un "registre des ressources disponibles", qui devra informer en temps réel les professionnels des lits disponibles, et une "fiche de dysfonctionnement", chargée de répertorier les retards à l’admission ou les transferts inappropriés de patients, seront créés.

  • Vous vous rappelez du film "les invasions barbares" où l’on voit un jeune cadre conduire son père pro-public, atteint d’un cancer avancé, dans un hopital public canadien, avec la description du bordel ; des fils dans tous les sens et des malades encombrant les couloirs.
    Finalement il part dans une clinique privée américaine, pour avoir un scanner plus rapidement.
    Voila ce qui nous attend : tu as de l’argent et des relations, tu es soigné rapidement. Dans le cas contraire, c’est l’hotel dieu. Rien n’a changé. Où plutôt si : nous aurons eu 50 ans de bons.

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