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Penser l’exode de la société du travail et de la marchandise (suite VI)

de : via Michel Mengneau
jeudi 28 avril 2011 - 09h05 - Signaler aux modérateurs
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Par André Gorz

Le philosophe André Gorz revient, dans l’un des derniers textes parus avant sa mort, sur la dynamique du capitalisme financier et sur les raisons qui permettent de voir dans le revenu social garanti une occasion de sortir du capitalisme. 25 septembre 2007.

Dans cette partie il est bien précisé que le capital humain fixe doit être indépendant de l’entreprise, il doit surtout permettre d’être autonome, ce qui repousse totalement le capitalisme qui se sert de la valeur travail comme variable d’ajustement de la rémunération des actionnaires, donc dépendant du capital.

L’appropriation du travail

Il n’est donc pas absurde de vouloir le paiement du temps libéré du travail (autrement dit une réduction du temps de travail sans perte de salaire) mais paiement n’est pas la même chose que rémunération.

Celle-ci signifierait que les individus restent au service du capital, que celui-ci a le droit de contrôler et de déterminer l’usage de leur temps hors travail, de s’approprier ce temps en exigeant qu’il puisse être rentabilisé par les entreprises. Le paiement inconditionnel du temps libéré, au contraire, signifie que la productivité accrue des individus est le sous-produit, la conséquence indirecte de leur libre développement, de leur autonomie accrue ; et que ce temps doit en principe pouvoir être soustrait à l’emprise du capital, pouvoir être approprié par les individus pour devenir le temps où ils accomplissent une activité qui leur est propre, créent leurs propres moyens de travail et produisent selon leurs besoins et leurs désirs [15]. Le paiement dans ce cas, peut devenir le moyen qui permet de créer les conditions dans lesquelles la production de richesse s’émancipe de la valeur, prend le « développement de toutes les forces humaines pour but absolu » et met la production au service de l’épanouissement des individus au lieu de mettre ceux-ci au service de la production. Selon la formule de Jean-Marie Vincent, nous avons à nous libérer de la production et pas seulement dans la production. L’extinction de la valeur et l’extinction du travail sont une seule et même chose.

Telles sont les perspectives qu’on peut dégager d’une relecture des Grundrisse. Antonio Negri a été un des premiers à les lire en ce sens [16]. Mais il n’est pas sûr que ses alliés et lui poursuivent dans cette voie. Ils considèrent que, par le fait qu’elles produisent du capital fixe humain, les activités « hors travail » par lesquelles les individus développent leurs capacités sont du travail capital-productif, créateur de valeur. L’homme lui-même, sa vie, l’ensemble de ces capacités sont du capital fixe et tout son temps de vie peut être considéré comme du temps de travail producteur de capital fixe.

Celui-ci est mis gratuitement à la disposition de la société et des entreprises qui le captent et le valorisent dans le procès de production. Le « travail » de développement, de production d’eux-mêmes que les individus accomplissent durant leur temps prétendument libre, est en réalité du surtravail non rémunéré et ce surtravail est devenu la source décisive de la survaleur. Il donne droit à une rémunération. Cette interprétation soulève des questions qui vont nous ramener au cœur du problème. Tout d’abord, le « travail » de développement humain est bel et bien créateur de valeur dans la mesure où les capacités dont il dote les individus les rendent opérationnels et productifs dans une entreprise particulière, donc semblables à des moyens de production que les entreprises achètent, semblables, du point de vue du procès de production, à des machines.

C’est là la conception étroite, primaire, du capital fixe humain, formé pour et par des entreprises pour leurs besoins spécifiques. Cette forme du capital humain n’est plus dominante. Dans la forme dominante, ce qui est essentiel, c’est l’autonomie, la polyvalence, donc un ensemble de capacités qui excèdent les besoins immédiats des entreprises. Le développement de ces capacités ne peut, ni ne doit par conséquent relever de la compétence d’entreprises particulières. Dans la mesure où il est indispensable à une soi-disant économie de la connaissance, il est, au même titre que le système éducatif, les infrastructures, etc., dans l’intérêt général et doit faire l’objet d’un financement public. Il fait partie des « faux frais » du système. Le capitalisme cherche à se défausser des faux frais en question en les mettant autant que possible à la charge des particuliers qui, sommés de financer eux-mêmes l’auto-développement de leur polyvalence et de leur autonomie, se trouvent pris entre deux impératifs contradictoires : ils doivent valoir mieux qu’un homme-machine mais c’est en tant précisément qu’ils ne sont pas de simples marchandises humaines qu’ils doivent pouvoir se vendre.

C’est sur cette contradiction que peut prendre appui une stratégie de sortie du capitalisme. Le capital fixe humain n’est pas, comme le capital fixe ordinaire, du travail mort « objectifié », servi ou mis en œuvre par du travail vivant. Il est, au contraire, de la même nature que le travail vivant. Résultat de l’activité et de l’expérience propres de l’individu social, le capital humain fixe non seulement est à lui, il est lui-même, fruit de sa capacité à se produire lui-même. Il en découle que pas plus que les individus développés n’ont eu besoin d’une entreprise capitaliste pour se produire, pas plus ils n’ont besoin d’une entreprise capitaliste pour mettre en œuvre « leur capital », c’est-à-dire leurs capacités, de façon productive. Ils peuvent en principe s’émanciper du capital, se soustraire au capitalisme pour autoproduire des biens matériels et immatériels pour leur propre usage commun en les soustrayant à la forme valeur, c’est-à-dire à la forme argent, à la forme marchandise.

Cette possibilité de soustraction et donc d’appropriation du travail qui est aussi refus et abolition du travail, ouvre une brèche dans le système par laquelle peut en principe s’amorcer un exode de la société du travail et de la marchandise- exode que préfigure notamment le mouvement des logiciels libres.

http://le-ragondin-furieux.blog4ever.com


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