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Histoire Soldats oubliés du Courneau
de : Le Diplo via pilh.
lundi 28 mai 2012 - 08h49 - Signaler aux modérateurs
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Engagés involontaires dans la fabrication du grand récit national, certains morts sont célébrés sur les monuments ; d’autres pèsent par leur absence et le silence qui les entoure. Sous une butte de sable en Gironde, neuf cent trente-six combattants africains gisent ainsi dans l’anonymat.

par Stephan Ferry et Philippe Lespinasse

A gauche de la petite route forestière qui mène de La Teste-de-Buch à la dune du Pyla, près d’Arcachon, se dresse une curieuse butte de sable, couverte de fougères et de pins maritimes. Sous ce tumulus oublié, que certains habitants appellent toujours le « cimetière des Nègres », sont ensevelis un millier de corps, pour l’essentiel des soldats africains des troupes coloniales.

Un panneau à l’entrée du mémorial évoque brièvement l’histoire du camp d’hivernage du Courneau, construit en 1916 à un kilomètre de là. Ses vestiges ont aujourd’hui disparu. Deux stèles rappellent le tragique destin des hommes qui, par centaines, y ont péri. L’une, massive, donne à voir des visages africains sculptés dans la pierre. L’autre, fichée à flanc de tertre, dit en arabe la grandeur d’Allah. La plupart de ces soldats étaient musulmans. Aucun nom n’est mentionné. Seuls figurent des chiffres : « Aux 940 Sénégalais, 12 Russes morts pour la France, 1914-1918 ». Les morts du Courneau, qu’ils soient noirs, malgaches, russes ou français, n’ont pourtant pas toujours été anonymes.

Abrité par les dunes et les pinèdes, situé à proximité d’une canalisation d’eau potable et desservi par une voie ferrée, le camp du Courneau accueille les soldats africains débarqués à Bordeaux, afin de les former au maniement des armes. Il dispose aussi d’un hôpital, où sont soignées les blessures et les maladies contractées sur le front, ainsi que les affections pulmonaires.

En 1916 et 1917, les combats font rage dans le nord-est du pays. Des bataillons de tirailleurs sénégalais (BTS), dont la formation n’est pas toujours achevée, sont envoyés à la bataille de la Somme, à l’assaut du fort de Douaumont ou sur le front d’Orient. Beaucoup s’illustrent par leur bravoure. Quelques jours après son départ du Courneau, le 61e BTS prend ainsi la tranchée de l’Entrepont sous un déluge de neige, de pluie et d’obus. Le « sang noir » coule et, au Chemin des Dames, le général Charles Mangin gagne son surnom de « boucher des Noirs ».

Au début de chaque hiver, les « Sénégalais » sont retirés des zones de combat, et regagnent les camps d’hivernage de Fréjus, d’Afrique du Nord ou du Courneau pour se reposer, se soigner et reformer des bataillons avant d’être renvoyés au front. Quand ils ne meurent pas de leurs blessures, ou des maladies contractées au camp. A l’occasion d’une visite d’observation à la fin de l’été 1916, le médecin inspecteur Blanchard s’inquiète déjà d’une possible hécatombe : « Bientôt viendront les pluies d’automne, qui tombent ici en abondance. Les conditions seront alors déplorables : les affections respiratoires deviendront infiniment fréquentes et on verra s’abattre sur les troupes noires une effroyable mortalité (1) ! » La suite lui donnera raison. Avec les premières pluies, ce terrain, qui accueillait autrefois des rizières, se transforme en marécage à l’automne, malgré les drainages entrepris avant l’implantation des baraquements. « Le bruit court que l’intendance aurait passé un marché par adjudication, pour l’achat de milliers d’échasses (2) », écrit, non sans ironie, le journal humoristique du camp.

Particulièrement sensibles au pneumocoque, les « Sénégalais » tombent malades par milliers. Les six cents baraques de type « Adrian », où séjournent simultanément jusqu’à vingt mille hommes, sont sommaires, impuissantes à faire obstacle aux courants d’air. Des poêles bois-charbon assurent le chauffage, et des lampes à carbure et pétrole permettent un éclairage rudimentaire ; la lessive et les ablutions se font dans le canal ; il n’y a pas d’électricité, sauf pour l’hôpital. Des conditions de guerre, aggravées par l’insalubrité ambiante de ces cahutes au sol en terre battue.

Au total, une cinquantaine d’unités passeront par le Courneau. Un premier soldat meurt le 28 avril 1916, suivi de treize autres en mai. Parmi eux, le 2e classe Dakpé du 42e bataillon, « fils de père et mère dont les noms ne nous sont pas connus », décède le 23 mai ; Mory Bakilé, né à Lambatara, cercle (3) de Bafoulabé, périt le 1er juin ; Moriba Keita, 2e classe né en 1891, originaire de Manikoura, cercle de Bamako, perd la vie le 1er juillet… Trois soldats d’une liste longue et funeste, dont les matricules et les noms sont tous répertoriés.

Alors que le rythme des inhumations s’accélère, quelques hommes politiques s’inquiètent du sort des soldats africains, en particulier Blaise Diagne, premier député noir français. Devant la Chambre des députés, le 9 décembre, il dénonce vigoureusement l’insalubrité et la précarité du Courneau. Mais le « cimetière des Nègres », aménagé à quelques encablures du camp, continue de se remplir.

Un rapport d’enquête fait état de cent neuf décès entre le 1er et le 22 décembre 1916, tous imputables à des affections pulmonaires. Au moins quatre cent vingt et un tirailleurs sénégalais meurent cette année-là (4), et les tentatives de vacciner les troupes noires contre le pneumocoque se soldent par un échec. Transférés finalement au camp de Fréjus, les « Sénégalais » sont remplacés en octobre 1917 par des soldats russes. Recrutés pour combattre aux côtés de la France avant la révolution bolchevique, ceux-là se sont déchirés en deux camps, et ont dû être retirés du front puis séparés. Onze d’entre eux périssent au Courneau. Puis, les Russes sont remplacés par des unités américaines. Entre mai 1918 et février 1919, quatre-vingt-huit soldats venus des Etats-Unis perdent la vie, victimes pour la plupart de pneumonie et d’influenza.Après la guerre, soixante-six corps sont rapatriés outre-Atlantique et enterrés avec les honneurs militaires ; les autres sont transférés au cimetière américain de Suresnes.

Les soldats africains, décédés entre avril 1916 et octobre 1917 dans les hôpitaux du Courneau et du bassin d’Arcachon, n’ont pas eu droit à de tels égards : neuf cent trente-six reposent encore sous la butte de sable de la nécropole de La Teste-de-Buch, au côté de onze Russes, cinq Malgaches et quatre Français (5). Soit neuf cent cinquante-six soldats « morts pour la France » dont on connaît les noms depuis longtemps, mais que les autorités ont oublié d’honorer.

Gisant encore, en 1924, dans des sépultures individuelles, avec leur patronyme inscrit sur une planchette, ces soldats tombent ensuite dans l’oubli. A la fin de la seconde guerre mondiale, les dépouilles sont regroupées, et recouvertes de sable et de terre. Une première stèle, très sommaire, est remplacée en 1967 par le monument actuel. Dans son projet de 1961, l’architecte Henri-Louis Pfihl plaide pour « l’inscription indispensable [des noms des morts] pour éviter un anonymat par trop facile ». Sa proposition, jugée trop coûteuse, reste lettre morte. Dès lors, personne ne se soucie plus officiellement de l’identité des victimes.

Presque partout en France, à Arcachon, Lectoure, Fréjus, ou dans les nécropoles du Nord-Est, le nom des soldats, qu’ils soient blancs, noirs, annamites ou maghrébins, est inscrit sur les sépultures. Pas au Courneau, pourtant un des plus importants ossuaires de tirailleurs sénégalais identifiés en France. « Un particularisme local, suggère Mar Fall, sociologue et universitaire d’origine sénégalaise. Bordeaux est une ville de consensus politique, où l’on évite d’aborder les sujets qui fâchent. Si nous ouvrons la boîte de Pandore avec les soldats africains de la première guerre mondiale, ou ceux de la seconde guerre, nous arriverons très vite au passé colonial de la ville. » Et le sociologue de rappeler les débats homériques qui ont secoué la métropole quand il s’est agi d’ouvrir des salles consacrées à l’esclavage au musée d’Aquitaine. « Bordeaux, ville classée à l’Unesco, a un rapport très compliqué à son histoire, un peu honteux. On n’aime pas trop gratter le vernis, et l’historien qui a travaillé sur la traite [Eric Saugéra] n’est pas bordelais. » Une explication idéologique pour justifier un déni historique ? « Je ne puis vous donner de réponse, concède M. Alain Rousset, président du conseil régional d’Aquitaine. C’est indigne et contraire aux valeurs de la République. » « Une injustice et une grave erreur, qui sera réparée rapidement, après étude », assure pour sa part M. Alain Marchandeau, directeur du pôle d’entretien des nécropoles nationales et des hauts lieux de mémoire, rattaché au ministère de la défense.

Africains des colonies enrôlés avec la promesse d’obtenir la citoyenneté française (6), Russes, Malgaches, Français, tous morts pour la France, les neuf cent cinquante-six soldats du Courneau devront peut-être attendre les célébrations du centenaire de la déclaration de guerre pour obtenir la reconnaissance et le respect dus à leur dévouement.

Stephan Ferry Journaliste.

Philippe Lespinasse Réalisateur.

(1) Rapport du médecin inspecteur R. Blanchard au sous-secrétaire d’Etat du service de santé du ministère de la guerre, 13 septembre 1916.

(2) Les Idées noires, n° 2, décembre 1916.

(3) Unité administrative héritée de l’époque coloniale.

(4) Enquête sur l’état sanitaire et l’installation du camp du Courneau, rédigée par le contrôleur général Chapelle, 30 décembre 1916.

(5) Le total ne correspond pas à celui indiqué sur la stèle. Les récents travaux d’identification de Jean-Michel Mormone et Patrick Boyer, historiens locaux, ont permis d’affiner ce chiffre, en croisant et recoupant les listes et registres de décès militaires, sanitaires et communaux. Cf. Jean-Michel Mormone, Patrick Boyer et Jean-Pierre Caule, 1914-1918, le Bassin d’Arcachon, Société historique et archéologique d’Arcachon et du pays de Buch, Arcachon, 2008.

(6) A l’époque coloniale, le statut « indigène » exclut de la citoyenneté les habitants indigènes qui sont cependant de nationalité française. Ce statut s’apparente à un régime d’exception en matière de juridiction pénale. Il institue un système de peines et amendes collectifs, et n’autorise qu’un droit de vote limité.

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