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Cipriano Méra toujours calomnié 73 ans après...


de : Antonio
samedi 2 février 2013 - 18h26 - Signaler aux modérateurs
12 commentaires

Un “chien de garde” de type nouveau (enfin pas si nouveau que ça, on a reconnu sa casaque rouge taguée à la faucille et au marteau...) sévit dans les colonnes du Monde Diplomatique de janvier 2013.

En réaction à la chronique du mois précédent dans ces mêmes colonnes qui chroniquait la publication en Français des mémoires de Cipriano Méra aux Editions du Coquelicot, F. Malverde signe une diatribe stalino- révisionniste qui est un modèle du genre.

Rien de nouveau par contre sur le fond, le vieux refrain entonné par les communistes depuis Madrid 1939 est répété à l’envie : “Méra est un traitre, Méra est un ...”. Celà sonne comme “Hitléro-troskyste”, et autre formule célèbre du même tonneau. Non, ce qui est nouveau, c’est l’offensive des rejetons du stalinisme sur la mémoire de la guerre et de la révolution espagnole. Comme aux lendemains de la Commune, les communistes de parti tortionnent cette mémoire afin qu’elle rentre dans leur boutique, qu’elle s’y fossilise et qu’elle s’impose à tous. Il y eut très récemment un précédent qui illustre cette opération de récupération/dévoiement : le 25 Août 2012, lors des commémorations de la Libération de Paris, les porteurs de drapeaux rouges et noirs voulant célébrer la participation d’anarcho-syndicalistes espagnols ont été arrêté par la police sous prétexte que ces emblèmes n’étaient pas républicains !!! Les staliniens présents approuvant l’opération et niant la présence d’anarcho-syndicalistes dans les blindés du capitaine Dronne de la colonne Leclerc qui entrèrent les premiers dans Paris...

On savait les héritiers des gratteurs de photos tckekistes et autres guépéouistes habiles à faire disparaître du cadre qui les gène. Mais c’est plus compliqué avec Cipriano Méra qui, en mars 1939, leur flanqua la raclée qu’ils méritaient après leur liquidation de la Révolution Espagnole. C’est plus compliqué en effet : Méra tient tout le cadre...

Les éditions du Coquelicot

http://www.monde-libertaire.fr/international/16171-trous-de-memoire-de-la-prose-dun-stalinien-dans-le-diplo

http://www.paroleslibres.lautre.net/spip.php?article789

Funeral del anarquista Cipriano Mera Sanz en Paris (1975)



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Commentaires de l'article
Cipriano Méra toujours calomnié 73 ans après...
2 février 2013 - 20h24

lamentable... quand donc cette clique stalinienne ira enfin rejoindre les poubelles de l’histoire...
les colonnes de la grande presse leur sont toujours ouvertes, on comprend mieux pourquoi... ! ils font bien le jeu de tous les valets des pouvoirs d’hier à aujourd’hui...
Greg



Cipriano Méra toujours calomnié 73 ans après...
3 février 2013 - 12h40 - Posté par A.C

Régulièrement, quelques groupuscules anarchistes ou prétendus tels, souvent nonogénaires qui ont des frissons de haine et de peur chaque fois que le mo"Comunista" est prononcé devant eux , ressortent le cadavre de MERA et une biographie révisée avec "trous" révélateurs, afin de nous replonger dans une post guerre fratricide des années 30-40

Communiste, descendant d’un dirigeant de la MOI qui a connu l’atrocité du franquisme, les camps de concentration nazis, la livraison plus tard à Franco, très jeune, alors que PCE et autre Partis(PCF) délivraient une histoire de négation des crimes staliniens , des tchékas, j’ai eu la chance d’avoir une"éducation" d’un militant qui n’avait pas attendu les révélations de Kroutchev, Togliatti,et les repentirs carrillistes , pour réfléchir sur le passé

Ce qui m’a révélé ce qu’ avait été dans ses contradictions, la tragédie des affrontements sanglants entre antifascistes.

Si DURRUTI, et sa légende m’étaient donc rappelé(mon grand Père comme tant de communistes respectaient ce combattant extraordinaire, ) ;..en même temps ,j’apprenais aussi ce que fut la chute de MADRID .

Qui vit un quarteron de la CNT se joindre aux putschistes de CASADO et du PSOE, aboutissant à livrer MADRID à FRANCO, après des contacts pitoyables de pauvres égarés cherchant à sauver leurs couennes, comptant sur un indulto du Dictateur(connerie qui en conduisit certains à la mort !), gagnés par cette" frousse finale" conjuguée à un anticommunisme que n’explique pas QUE les tchékas , n’en déplaise aux anarchistes !

J’ai étudié, écouté , lu , provoqué des débats souvent tendus pour analyser le plus objectivement possible les conditions cette livraison de l’héroïque MADRID ,du "No pasaran", de laPasionaria, des Brigadistes , à FRANCO

Je persiste et signe :


MERA en fut un acteur décisif.

J’ai lu ses mémoires.
Les lignes suivantes sont de MERA, dans son livre"Guerra, exilio y cárcel de un anarcosindicalistaa »

Il reconnait sa participation au "golpe" qui entend liquider la RESISTANCE communiste à FRANCO et le gouvernement NEGRIN

Pas besoin de traduire :

En la mañana del día 4 de marzo de 1939, nos reunimos en el domicilio particular del coronel Casado –a donde habíamos enviado previamente una compañía especial de protección– las siguientes personas : Casado, Salgado, Val, Verardini y yo.

Estudiamos la situación creada a la luz de los nombramientos establecidos por el doctor Negrín, decidiendo, por no haber otra salida, responder adecuadamente. En primer lugar se proyectó la creación de un Consejo Nacional de Defensa,
El día 5, de madrugada, recibí una llamada telefónica del coronel Casado : me dijo que debía estar a las ocho, junto con Verardini, jefe de mi Estado Mayor, en su puesto de mando.

MERA raconte la mission qu’on lui confie, qui est SURTOUT d’avoir une caution ouvrière à une trahison de classe !

–Casado lui dit

El motivo de haberos llamado, amigo Mera, es que hoy, a las diez de la noche, haremos pública la constitución del Consejo Nacional de Defensa. Previamente hay que ultimar varios extremos.

La 70 Brigada, por ser de absoluta confianza, deberá ocupar los puntos estratégicos de la capita

l : Ministerio de la Guerra, Ministerio de Gobernación, Banco de España, Dirección general de Seguridad, etc

. Una de las compañías de sus batallones, bien equipada en armas automáticas, se situará en el Ministerio de Hacienda, para que sirva de escolta a nuestro Consejo Nacional.

El movimiento de la 70 Brigada se hará con transportes de confianza, salvando los controles de Alcalá de Henares, que es donde tiene su base la Agrupación de Guerrilleros, en manos como sabes de los comunistas. Pondrás a Bernabé López, jefe de esa brigada, a las órdenes directas del Estado Mayor del Ejército del Centro. Por último, entregarás provisionalmente el mando del IV Cuerpo de Ejército a uno de tus jefes de división de mayor confianza. Tu presencia, amigo Mera, es necesaria aquí, al lado del Consejo Nacional de Defensa, por dos motivos :

el primero es que, una vez dé a conocer la creación del Consejo por Unión Radio, tú debes de hablar también

 ; el segundo, porque considero que eres el más llamado, llegado el momento oportuno, a hacerte cargo del mando del Ejército del Centro, reemplazándome a mí

, ya que he de asumir otras tareas.

MERA et sa 70° Brigada de la XIV División, (Brigadas Mixtas 65.ª, 72, ,70)... fer de lance du putsch !

Voilà MERA chouchouté, flatté par des militaires qui depuis des semaines rencontrent des émissaires de FRANCO..
Pour CAPITULER !
Mais après avoir"neutralisé" les COMMUNISTES"(c’est à dire ceux qui tiennet les barricades des faubourgs)

La Junte CASADO lancera un appel à la radio qui est un aveu terrible

"Travailleurs espagnols, peuple de l’Espagne antifasciste ! Voici venu le moment où nous devons proclamer aux quatre vents la vérité sur notre situation présente. Comme révolutionnaires, comme prolétaires, comme espagnols, comme antifascistes, nous ne pouvons tolérer plus longtemps l’imprudence et l’imprévoyance du gouvernement du docteur NEGRIN. Nous ne pouvons plus admettre que, tandis que le peuple se bat, quelques personnes privilégiées continuent à résider à l’étranger. Nous nous adressons à tous les travailleurs, à tous les antifascistes, à tous les Espagnols ! Constitutionnellement, le gouvernement du docteur NEGRIN est sans fondement légal. Pratiquement, il lui manque la confiance et le bon sens. Nous sommes là pour montrer la voie qui peut éviter un désastre ; nous qui sommes contre la politique de résistance, nous vous donnons l’assurance que pas un seul de ceux dont le devoir est de rester en Espagne ne partira, tant que ceux qui souhaiteraient partir seront encore là"

Je rappelle que cette conspiration conduit le pauvre MIAJA, type des plus respectables et couillus à se laisse rembarquer , fatigué, à bout..

Des centaines de témoignages le confirme :

Lui, le héros de Madrid, qui a défendu Madrid alors que pratiquement tous les politiciens avaient pris la fuite ; lui qui a défendu la République plus par honnêteté et loyauté que par conviction politique ; lui qui, quelques jours encore auparavant, prônait la poursuite de la guerre jusqu’à l’extrême limite, a fini par craquer et céder ! . Il est vrai que l’attitude de tous ces politiciens avait bien de quoi écœurer les caractères les mieux trempés . On lui demande d’accepter la future présidence du Conseil National, CASADO, avait pris le Ministère de la Défense ; BESTEIRO les Affaires Etrangères. Il y avait aussi un autre socialiste, deux membres de la C.N.T. un de l’U.G.T.

Je n’insisterai pas plus sur ce qui offrit 2000 cadavres au Genralissimo , suite à la résistance des derniers défenseurs de MADRID..

Qu’on vienne aujourd’hui , par anticommunisme , inonder des sites d’attaques soi disant "anti staliniennes" en se servantde la mémoire d’un C.MERA, me choque mais ne m’étonne pas..

Il a fallut un sacré culot à Clément Magnier,( éditions CNT-RP) pour oser , dans son livre"Cipriano Mera Sanz, 1897-1975, De la guerre à l’exil,", nous expliquer

Mais comment ne pas reconnaître l’audace et la sincère conviction d’un anarchiste qui, excédé par l’hégémonie communiste, participera à l’expérience du Conseil national de défense avec le colonel Casado ?

L"’excédé."..qui accompagne jusqu’au bout un CASADO rappelant à FRANCO qu’ils ont en "commun le combat contre le COMMUNISME"..et que la"réconcilation nationale " est donc possible,

......cet homme’"audace et de conviction" voici donc , depuis des décennies, l’icone de quelques survivants d’un anticommunisme qui pue une haine n’ayant rien à voir avec le travail d’HISTOIRE sur les drames de la guerre fratricide. !

Voyez vous, je demande le même effort de recherche qui aété le mien, (qui peut être douloureux )si on cherche à avancer vers une abolition du Captalisme en France..

Plutôt que de se draper dans ses certitudes rabâchées..

Je pourrais,mieux que des procureurs anars relater les crimes horribles du Stalinisme.

Notamment la responsabilité inexcusable des "guépéistes", des tchékistes , de certains assassinats qui furent commandités ou couverts par le PCE, le pSUC et l’internationale...

Ceci ne saurait absoudre la trahison de MERA.

 Je ne suis pas de ceux qui, lors de l’exclusion de MERA de la CNT en 1965’.tentèrent "à la Béria", de suggérer ce qui expliquait une singulière clémence deFranco..

Alors qu’au même moment, des "ROUGES" ayant eu cent fois mois de responsabilités dans la lutte antifasciste entre 1936 et l’entrée victorieuse de FRANCO, grâceà MIaja, CASADO et MERA, connaissaient les tortures et la mort au milieu de l’hystérie , de ceux qui ont pu scander"HAN PASADO" quand les clés de la ville de Madrid ont été offertes parla JUNTE aux franquistes, après que des anarchistes tournèrent leurs armes contre ceux qui préféraient"mourir debou tque de vivre à genoux"

Les procureurs de son CAMP, rappelaient que si MERA avaitpu s’enfuir, les pétainistes l’avaient cependant livré àFRANCO (en 42 je crois) , et que le reste était"troublant"..

Il avait été condamné à mort, dans une période ou le "garote vil" ou la fusillade au petit matin battait son plein.... sa peine avait été commuée en trente ans de prison,.

Je relis mes notes qui sont de 1984 (pour un débat sur RMC)
La véracité est controlable

Pasó cuatro años y medio de cárcel en cárcel(Algeciras, Linares, Yeserías, Porlier, Santa Rita y Carabanchel).

Tuvo que comparecer en Madrid ante un Consejo de Guerra y su condena a muerte, pena que confirmó el general Saliquet, entonces capitán general de la I Región Militar. El 15 de diciembre de 1944 le fue conmutada dicha pena por la inmediata inferior de treinta años de prisión mayor.

Salió del penal de Porlier, aprovechando el indulto, el 1 de octubre de 1946.

Les raisons de cette grâce franquiste en 1946.....et son droit à l’exil restent des thèmes controversés..

Quant à la fin politique de MERA je renvoie à des lignes écrites par des gents peu suspects d’être de mes "amis" !

http://www.fondation-besnard.org/ar...

En Espagne, deux processus simultanés ont lieu : -une lente et pénible réorganisation du Comité national de la CNT, qui en 1962 participe à l’ASO - Alliance Syndicaliste Ouvrière-, avec l’UGT et un groupe chrétien semble-t-il : -une campagne contre le tourisme en Espagne lancée par la FIJL -Fédération Ibérique des Jeunesses Libertaires - dans divers pays, avec des attentats en Espagne.

. D’abord aussi bien l’UGT que la CNT se refusent à appuyer l’ASO. Ainsi en 1964, le Comité national de la CNT d’Espagne est obligé de demander aux anarcho-syndicalistes suédois une aide financière pour pouvoir continuer plus efficacement ses activités. Quant à la FIJL, elle n’est pas non plus appuyée par la CNT. Au congrès de Montpellier de la CNT en exil, pratiquement la FIJL sera expulsée ainsi que ceux qui l’appuyent comme José Peirats. - historien de la CNT - et Cipriano Mera - maçon, puis général, puis maçon-

Voilà quelques faits, tétus..

Alors que MM. les bouffeurs de"staliniens" ne s’excitent pas.. !

Ne débattant -y compris publiquement- qu’ avec des militants plus ou moins "historiens amateurs" comme moi, mais soucieux de servir l’avenir, je ne perdrai pas mon temps avec les "idiots utiles "d’un sectarisme "stalinien" hélas toujours vivant, lui aussi !

Je laisse les négationnistes et révisionnistes d’un passé complexe à leur réédition des versions manichéennes ;

Que ce soit dans ma région, à Toulouse aussi, à l’Université de Barcelone, j’ai croisé le fer avec des gens sincères , souvent finissant leurs vies, l’Espagne rouge au coeur, et en larmes quand résonne" Ay Carmela "...

Je ne me mettrai jamais un niveau des crachats sans aucun impact sur ce qui me passionne, à savoir :

 Que Barcelone et/ ou Bordeaux connaissent un jour la victoire du Communisme

Sans que le drapeau ROUGE soit pendant cent ans en débat pour savoir si sa couleur de sang de prolétaire doit rappeler , les "maures", les officiers du pronunciamento du 18 Juillet, ou les Falangistes ne furent pas les suels à le faire couler..

Il y eut hélas des MERAS et des HERNADEZ...

Paccem in terris....

A.C



Cipriano Méra toujours calomnié 73 ans après...
3 février 2013 - 18h19 - Posté par Bernabeu

J’aurai beaucoup de choses à dire sur ce message. D’abord que beaucoup de choses
sont justes , mais vous oubliez cetaines qui ont leur importance. Mourir debout plustot que vivre à genoux, celle qui a dit cette phrase avait quitté l’Espagne le 6 mars via Oran , la France et Moscou. Le gouvernement et le président de la république aussi , grand nombre de généraux avaient eux aussi quitté l’Espagne. que fallait il faire ? , quand les nations démocrates reconnaissait le régime franquiste ,Angleterre ; France USA, et l’Union Soviétique préparait son pacte Germano-Russe. ?
Je fais court car il y a beaucoup à dire.
G. Bernabeu


Cipriano Méra toujours calomnié 73 ans après...
3 février 2013 - 19h18 - Posté par

Bonjour, d’outre Pyrénées…

Souci de la vérité historique ou œillères idéologiques ?

Tomás Ibañez

ancien professeur de l’Université Autonome de Barcelone répond ci-dessous à F. Malverde (voir notre chronique ci-dessous) et remet ainsi depuis Barcelone les pendules historiques à l’heure à propos de Cipriano Méra :

L’admirable Michel de Montaigne dont on ne dira jamais assez la finesse de pensée avançait il y a déjà fort longtemps une idée que Pascal lui reprit lorsqu’il affirma que « vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà ». Il y a cependant des vérités qui le demeurent de part et d’autre des frontières et il faut bien de mauvaise foi ou d’aveuglement idéologique pour les nier. Dans son édition de Janvier le Monde Diplomatique publiait un texte de F.Malverde où il était question de la « trahison » dont se serait rendu coupable Cipriano Mera en remettant Madrid aux mains du Général Franco.

Le moins que l’on puisse dire est que F. Malverde prend certaines libertés par rapport au respect des faits historiques car le fait même de parler de la trahison de Cipriano Mera renvoie très directement au registre des jugements de valeur et à une rhétorique de la disqualification que l’on trouve habituellement dans l’historiographie d’orientation stalinienne ou simplement philo-PC dès qu’il s’agit de parler de Mera.

Voyons donc quels sont les faits historiques qu’il faut déformer ou passer sous silence pour justifier la politique stalinienne pendant la guerre d’Espagne et calomnier Cipriano Mera, comme le fait Malverde.

Au début de 1939 l’issue de la guerre ne fait de doute pour personne. La Catalogne est tombée aux mains des troupes franquistes en Janvier et Madrid se trouve assiégé. En février le général Vicente Rojo le chef de l’Etat-major de l’Armée Républicaine qui est passé en France après la chute de Barcelone, refuse de rentrer en Espagne. Le 27 février les gouvernements français et anglais reconnaissent officiellement le gouvernement de Franco. Ce même jour le Président de la République (Manuel Azaña) démissionne et n’est pas remplacé, le chef du gouvernement (Dr. Juan Negrín) parti lui aussi en France rentre en Espagne et publie le 2 Mars un décret qui promotionne un certain nombre de chefs militaires d’obédience communiste, ainsi par exemple, Enrique Lister est promu au grade de Colonel, Juan Modesto est élevé au grade de général. L’emprise du Parti Communiste sur ce qu’il reste de l’armée républicaine s’amplifie considérablement.

Dans ces conditions deux camps se dessinent, d’une part, ceux qui veulent prolonger une guerre dont ils savent pertinemment que la fin est pourtant inévitable et toute proche (le PC) et, d’autre part, ceux qui veulent y mettre fin au plus tôt (tous les autres secteurs, les socialistes, l’UGT, le mouvement libertaire, etc.).

Le 5 mars, le Colonel Casado communique à Negrín qu’il ne le reconnait plus comme chef du gouvernement et il nomme un Conseil National de Défense qui regroupe tous ceux qui sont partisans de trouver au plus tôt une issue á la guerre. Negrín lui propose une rencontre pour formaliser la passation de pouvoir mais Casado refuse et dès le lendemain Negrín s’enfuit d’Espagne par avion. L’armée républicaine compte avec quatre corps d’armée dans la zone qui entoure Madrid, trois sont commandés par des officiers du PC, un est sous les ordres de Mera. Immédiatement les trois corps d’armée communistes se lancent contre les forces de Casado mais la division commandée par Mera leur fait face et après quelques jours de lutte les combats s’achèvent le 10 mars par la victoire des forces dirigées par Mera. Résultat, le PC n’a pas réussi à prendre le pouvoir politique à Madrid, le 28 mars Madrid rend les armes et la guerre s’achève.

Que devait faire Mera ? Se ranger sous les ordres du PC ? Il est qualifié de traitre pour ne pas l’avoir fait, et avoir appuyé l’option prise par l’ensemble des forces de gauches á l’exception du PC. Curieusement ceux
qui voulaient continuer la guerre à tout prix n’attendent même pas la fin des combats de Madrid entre les forces aux ordres du PC et celles de Mera pour s’enfuir d’Espagne : la "Pasionaria" quitte l’Espagne le 6 mars
quelques heures avant que ne le fasse Negrín, le fameux lieutenant-colonel Lister quitte l’Espagne le 8 mars en compagnie d’autres dirigeants communistes.

La question qui demeure est de savoir pourquoi les dirigeants communistes voulaient prolonger la guerre de quelques semaines et prendre le pouvoir politique á Madrid. Une réponse plausible est qu’ils voulaient être en position d’être les négociateurs de la terminaison de la guerre en essayant d’obtenir des contreparties favorables aux intérêts de l’URSS.... Qu’un simple maçon, devenu chef militaire pendant une courte période de sa vie, les en ait empêché explique peut-être leur hargne contre lui.....


Cipriano Méra toujours calomnié 73 ans après...
4 février 2013 - 11h47 - Posté par A.C

Svp, ne confondons pas tout..

La question du départ le 6 de la Pasionaria ne saurait contre-balancer le fait qu’un dirigeant ouvrier, anarchiste et combattant exemplaire, accepte de se ranger du côté de CASADO dont on oublie un peu trop vite qu’il tente de négocier avec Franco la livraison deMADRID !

Il est certes un peu facile de dire

La question qui demeure est de savoir pourquoi les dirigeants communistes voulaient prolonger la guerre de quelques semaines et prendre le pouvoir politique á Madrid

Je pense puisque l’on parle de MERA , et qu’on ne débat pas sur la politqiue du PCE, qu’il faut se souvenir que c’est CASADO qui "destitue" NEGRIN pour pouvoir négocier !

Un militaire qui rejette l’autorité du pouvoir démocratique en place, que ce soità santiago duChili le 16 septembre 73 ou 37 ans avant, le 18 Juillet 36 en ESpagne, c’est un "GOLPE "n coup d’ETAT
Quand ce pronunciamento est effectué pendant une guerre civile ou les conjurés de 36, sont aux portes de la capitale qui RESISTE , quand il a pourbut de capituler en négociant avec l’ennemi, la félonie se double d’une trahison..
On me dit"

Au début de 1939 l’issue de la guerre ne fait de doute pour personne

et plus loin

Dans ces conditions deux camps se dessinent, d’une part, ceux qui veulent prolonger une guerre dont ils savent pertinemment que la fin est pourtant inévitable et toute proche (le PC) et, d’autre part, ceux qui veulent y mettre fin au plus tôt (tous les autres secteurs, les socialistes, l’UGT, le mouvement libertaire, etc.)

Curieuse façon de justifier la trahison !
Comparaison n’est pas raison mais j’osela provocation :

En juin 1940 , en France, l’issue de la guerre ne fait de doute pour personne

.Dans ces conditions deux camps se dessinent, d’une part, ceux qui veulent prolonger une guerre dont ils savent pertinemment que la fin est pourtant inévitable et toute proche (De Gaulle, Tillon, Mandel)
et, d’autre part, ceux qui veulent y mettre fin au plus tôt (tous les autres secteurs, les militaires fidèles à PETAIN, la droite, Doriot, lla majorité des élus socialistes,, etc.)

Trouveriez vous, en 2012, normal que je pose la question
"

Que vouliez vous que fasse Machin ou Chose, se ranger du côté d’une Résistance avec le risque de mourir, ou accompagner Pétain-Laval dans un souci de fin des souffrances ?"

En fait et c’est un aveu qui a le mérite de la sincérité, Casado et les putschistes n’ont qu’une idée en tête :
Personne ne nie l’ influence gagnée dans les masses par le Parti Communiste
et donc, oui :

L’emprise du Parti Communiste sur ce qu’il reste de l’armée républicaine s’amplifie considérablement

cCest cet argument, défendre l’ESPAGNE de la puissance du PCE que Casado et sa Junte vont utiliser pour, lamentable version espagnole des bourgeois de Calais, offrir les clés de Madrid aux franquistes, en s’assurant qu’il aura les mains libres pour nettoyer les poches de résistance des"Rouges" et y gagner l’"indulto" du dictateur !

Malheureusement pour eux Franco rejette les propositiions d’"union anticommuniste ", de "conditions"..
Il méprise ces lâches, c’est prouvé, il va simplement les laisser faire pour lui éviter des pertes durant ce qui aurai été un assaut final !

Qu’aujourd’hui, on soit moins sévère avec Casado et MERA qu’on ne l’était quand les républicains de la RETIRADA rejoignirent la Résistance française(et notammentles FTP), d’accord..
De là à vouloir tous les ans, que nous soyons silencieux quand ressurgit la haine antiPC au travers de MERA, non..

Désolé.

A.C

N.B

On lira avec intérêt ces extraits de texte de BROUE-TEMININE(1), que je choisis parce qu’il ne sauraient être taxés de "staliniens" , comme moi...

http://www.marxists.org/francais/br...

ref : La Révolution et la Guerre d’Espagne

II.10 : La junte Casado et la liquidation de la République

Extrait

Franco ne négociera pas tant que Negrín, Del Vayo et les communistes domineront la République.

Il faut donc les éliminer pour obtenir une paix honorable [3]. Casado est convaincu que les partisans de la négociation bénéficieront de l’appui britannique dès que l’influence communiste aura disparu. Il faut, dit-il à Negrín, obtenir le retour d’Azaña et former un nouveau gouvernement de républicains et de socialistes, excluant le P.C.

En fait, à cette date, il a déjà pris, depuis plusieurs semaines, des contacts politiques en vue de renverser le gouvernement. Chez les anarchistes, il s’est lié avec Cipriano Mera [4], qui commande sous ses ordres un corps d’armée, avec Garcia Pradas, dont l’hostilité au P.C. ne s’est jamais démentie. Certes la C.N.T. continue de soutenir Negrín, dont Segundo Blanco se fait le porte-parole au sein du mouvement libertaire. Mais l’hostilité de la F.A.I. l’emporte à une réunion du comité de liaison C.N.T.-F.A.I.-Jeunesses libertaires, qui demande le 25 février la formation « d’un nouveau gouvernement ou d’une Junte de défense

En rappel BROUE signale

Dès le 16 février, à Madrid, s’est tenue une réunion du comité de liaison consacré à l’affaire Mera, à qui ses camarades reprochent de se lier avec Casado, de risquer une « action précipitée » ou un « faux-pas » (Peirats, op. cit. T. III p. 358).

Ceux qui liront le texte de BROUE s’attarderont un instant sur ce qu’étaient le protocole d’accord que CASADO-MIAJA- MERA prétendaient soumettre à Franco !

Broué signale

En tout cas, les luttes intestines réglées, la Junte a les mains libres pour négocier.

Qu’on regarde de près le texte proposé par les purschistes de39 aux putschistess de 36

Affirmation de l’intégrité et de la souveraineté nationales.
Respect de tous les combattants dont les motifs étaient « sincères » et « honorables ».
Garantie qu’il n’y aura pas de représailles en dehors des jugements réguliers et que les délits politiques seront distingués de ceux de droit commun.
Respect de la vie et de la liberté des militaires des milices et des commissaires n’ayant commis aucun acte criminel.
Respect de la vie, de la liberté et de la carrière des militaires professionnels.
Mêmes garanties pour les fonctionnaires.
Délai de grâce de vingt-cinq jours pour quiconque veut quitter l’Espagne librement.
Pas de soldats italiens ou marocains dans l’ancienne zone républicaine.

Qui pouvait ignorer que les franquistes considéreraient les travailleurs et miliciens des partis du Frente Popular comme des"criminels" et que donc c’était principalement un souci de caste (les militaires) qui guidait les traitres,

N’est il pas significatif que BROUE rappelle

Deuxième affront, Franco refuse de négocier avec Casado et Matallana ; il n’envisage que la reddition et exige pour traiter des officiers de grade moins élevé. Casado s’incline et désigne deux officiers d’état-major, le commandant Leopoldo Ortega et le lieutenant-colonel Antonio Garijo, attaché à Miaja depuis de nombreuses années (mais que Franco récompensera plus tard « pour services rendus » à la cause nationale).

Service rendu à quelle ESPAGNE que ces tirs dans le dos de la République et de ses ultimes défenseurs ?
A l’Espagne"UNE, GRANDE LIBRE" , selon le slogan du Caudillo.

NB bis :

Je fais remarquer à mes contradicteurs que je n’utilise aucun écrit, aucun témoignage de ceux qu’ici certains continueront à traiter de"criminels staliniens" , englobant dans leur haine aveugle les sbires de STALINE et ceux que MERA..fut chargé de "désarmer".. permettant à FRANCO que les 2000 morrts de cette tragédie ne retarde pas r l’épuration qui allait suivre...

Et qui unira souvent dans la souffrance, voirelamort, les défenseurs couillus de Madrid et les soldats sous commandement de MERA...

(1) lire
Témoins-Historiens

LA RéVOLUTION ET LA GUERRE D’ESPAGNE, de Pierre BROUé et émile Témime, éditions de Minuit, 1961

Si certains, comme moi, font leur "marché" de bouquins à moindre coût
je renvoieà

http://www.priceminister.com/s/brou...

.


Cipriano Méra toujours calomnié 73 ans après...
5 février 2013 - 09h42 - Posté par

je connais mal cette période aussi je lis et je m’interroge,et dans cet enfer et ce tumulte féroce que fut la guerre et la révolution en Espagne prendre telle ou telle décision devait être douloureux et parfois un pis aller.

Et cela par des combattants antifascistes ne l’oublions pas.

mon souci c’est cela:AC ne prend pas la mouche stp j’éssaie de comprendre :

""Curieuse façon de justifier la trahison !
Comparaison n’est pas raison mais j’osela provocation :

En juin 1940 , en France, l’issue de la guerre ne fait de doute pour personne

.Dans ces conditions deux camps se dessinent, d’une part, ceux qui veulent prolonger une guerre dont ils savent pertinemment que la fin est pourtant inévitable et toute proche (De Gaulle, Tillon, Mandel)
et, d’autre part, ceux qui veulent y mettre fin au plus tôt (tous les autres secteurs, les militaires fidèles à PETAIN, la droite, Doriot, lla majorité des élus socialistes,, etc.)

Peut on réellement comparer un guerre qui commence,une population qui n’a pas encore connu les combats ,pas les restrictions,pas les milliers de morts ,c’est le cas de la France en juin 40 ,avec une guerre de plus de trois ans,de bombardements sauvages (guernica) de privations extrémes et de miliers et de milliers de morts comme en Espagne.
Dans un cas un pays asservi mais sans véritable guerre et qui peutse permettre de continuer le combat ,en fait le commencer,et un pays ravagé par plus de 3 années de conflit destructeurs et qui est à bout ?
Penser à sauver ce qui peut l’être est ce trahir ?
on sait bien que dans ce cas on négocie avec de tristes sires,mais n’est on pas redevable au peuple d’éviter un massacre inutile ?
Apres 3 années de fureur guerriere quand la cause semble perdue doit on jouer les héros avec la peau des autres ?
Un défaite finit toujours trés mal et laisse un gout amer,on cherche des traites ,des responsables qui sont piéges par les contraintes .
Alors je m’interroge...un peu commeune gréve qui se termine sans succés et qu’on cherche un traitre qui a signé un accord de reprise en deça de ce qu’on auarit souhaité.
Je ne sais pas comment gérer une défaite ,je voudrais à n’avoir pas à insulter un des miens,un de ceux qui prirent les armes contre Franco parcequ’il éssaie de sauver une population. Sans oublier,oui,lui aussi.


Cipriano Méra toujours calomnié 73 ans après...
5 février 2013 - 19h23 - Posté par A.C

Je ne prends pas la mouche

 :)
Jamais avec ceux qui débattent sans insulte ;
Je vais essayer de préciserma pensée en "saucissonnant tes propos" ( tout en remarquant que les faits , tétus, que j’ai rappelés ont fait comprendre aux auteurs de ce papier qu’il valait mieux ne pas trop "autopsier" le cadavre du camarade MERA.).....

Tu dis

Dans un cas un pays asservi mais sans véritable guerre et qui peutse permettre de continuer le combat ,en fait le commencer,et un pays ravagé par plus de 3 années de conflit destructeurs et qui est à bout ?

Je te rappelle que trois millions d’éxilés erraient sur les routes de France en 40, que l’armée avait quasiment "disparu" du front, que l’essentiel du bataillon prolétarien (animé très majoritairement par le PC) était déjà -(et ce dès Aout 39) l’objet de répression, de traque..

Pétain aurait été plébiscité à plus de 80 pour cent en juin 40 , et quand le 17, de ma ville MERIGNAC de Gaulle s’envole pour Londres, que de Gradignan (toujours en Gironde), TILLON futur Commandant des FTP, lance le premier appel à refuser la capitulation..., n’ayons pas peur des mots : C’est l’armistice qui est réclamée
Comme avait été salué les accords de MUNICH..
là aussi, par lassitude et sentiment du "c’est foutu"

Comme en mars 39 à Madrid et dans toute l’ESpagne !

Penser à sauver ce qui peut l’être est ce trahir ?

Ce qui est TRAHIR c’est après un coup d’ETAT contre le Gouvernement de la République, rencontrer FRANCO pour demander une paix des braves" en lui expliquant qu’on va réduire les travailleurs , les militants qui sont aux barricades" !
Trahir c’est "nettoyer Madrid" de la "vermine rouge" pour essayer de sauver sa peau

on sait bien que dans ce cas on négocie avec de tristes sires,mais n’est on pas redevable au peuple d’éviter un massacre inutile ?

Sauf que ce sont 2000 madrilènes qui restent sur le carreau après que MERA et les siens aient purgé MADRID..

Apres 3 années de fureur guerriere quand la cause semble perdue doit on jouer les héros avec la peau des autres ?


La question pour moi n’est pas posée ainsi...
On ne demandait pas à CASADO- MIAJA- MERA de finir comme Allende

Et que certains anarchistes-pas tous- entendent - honorer un compagnon moi j’ai rien contre.. !

De là à pondre un article qui re-fusille les derniers défenseurs de MADRID en espérant ne pas ^tre contredits..., pas question !

J’ai donné des sources peu suspectes de sympathies pour les Cocos.

.
Je continue, car cet auteur est à mille lieux de mon engagement
D’hier au PCF , et d’aujourd’hui.

Mais , et justement parce qu’il ne fait pas dans la dentelle contre ce que certains continueront jusqu’à leur mort de traiter de "staliniens"...son jugement sur ce groupe de traitres est à lire..

http://www.marxists.org/francais/4i...

Aujourd’hui, il s’agit à Madrid d’un coup dans le dos de la part des généraux félons qui veulent par la destruction des communistes, préparer le terrain à la capitulation devant Franco. Les bolcheviks-léninistes ne sont pas des littérateurs qui se contentent de condamner tout le monde et de contempler leur nombril comme le font certains groupuscules extrême-gauchistes, genre Bordiguistes. Nous ne pouvons pas rester neutres dans le conflit qui ensanglante Madrid en ce moment Nous prenons parti. Nous sommes aux côtés des combattants communistes contre les traîtres de la Junta de Défense.

Un vrai débat sur la GUERRE et la REVOLUTION en ESPAGNE , avec une analyse confrontant des points de vues divergents, je suis preneur.
Y compris, pour reconnaitre sans autoflagellation intile, que les 5 tomes de SORIA qui ont été longtemps ma seule source de travail sur une histoire qui touchait les miens, , sont remplis de "conneries" mélées àd es élements nécessaires à la réflexion , comme celle qui est la tienne

Et la mienne, encore à ce jour,.

Mais pas plus que je ne tolère sans me taire qu’on pisse sur Stalingrad au prétexte qu’il y avait Staline comme Généralissime et que le goulag a fait mourir plus de communistes que la répression sauvage des Nazis,..pas plus je ne peux laisser passer ce qui se prétend hommage à un camarade d’anarchistes, et qui en fait, a pour but unique de sortir l’artillerie de crachats contre tout ce qui, de près ou de loi, touche à la mouvance pécéienne

Qu’elle soit madrilène ou girondine....

 :)

Cordialement

Alain Chancogne

dit A.C


Cipriano Méra toujours calomnié 73 ans après...
6 février 2013 - 09h42 - Posté par

Si aux éditions libertaire du Coquelicot (de Toulouse et du reste du Monde...) nous avons choisi de publier les mémoires de Cipriano Méra c’est que :

 Ce texte n’existait pas en Français.
 Le parcours de cet homme fait partie des portaits de militants anarcho-syndicalistes qui provoquent débats tant leur parcours est ... singulier (voir notre note ci-dessous quand le livre est paru.)
 La guerre dans la guerre n’a pas commencé en mars 39 quand Méra s’oppose militairement aux "communistes de parti" mais bien avant (liquidation des collectivités, du POUM par les staliniens)
 Nous pensons que tout doit être mis sur la table, y compris les affrontements d’idées à l’intérieur du mouvement anarchiste espagnol (mai 37, militarisation des milices, participation gouvernementale)

Nous sommes attentifs à toutes ces réactions passionnées car passionnés nous sommes par le sujet et donnons rendez-vous à tous :
 sur notre site : http://lecoquelicot.info
et... dans la lecture des mémoires de Cipriano Mera qui ne se réduisent pas à ce mars 1939...

Le collectif éditorial Le Coquelicot, Toulouse

NOTE DES ÉDITEURS

Cipriano Mera posa sa truelle en 1936 et empoigna le fusil le temps d’une révolution et d’une guerre civile pour vite s’en défaire et reprendre le chemin de la militance et des échafaudages.
Prison, révolution, guerre, exil... Il parcourut tous les méandres du labyrinthe révolutionnaire espagnol...
C’est par un heureux hasard qu’est arrivé dans les pétales des éditions du Coquelicot une information selon laquelle les mémoires de Cipriano Mera étaient déjà traduites, leur publication originale en espagnol date de 1976.
Depuis plus de vingt ans ces mémoires en français attendaient une bonne volonté éditoriale...
Un compagnon lyonnais nous céda finalement cette précieuse traduction qui stationnait dans les tuyaux libertaires français...
Voici donc, après « Le réseau d’évasion du groupe Ponzan » et avant les mémoires de Garcia Oliver en cours de traduction, un nouveau volet de l’histoire de ces anarchistes espagnols atypiques que les éditions du Coquelicot met à disposition des lecteurs en langue française.

Toulouse, avril 2011


Cipriano Méra toujours calomnié 73 ans après...
6 février 2013 - 12h56 - Posté par A.C

Si aux éditions libertaire du Coquelicot (de Toulouse et du reste du Monde...) nous avons choisi de publier les mémoires de Cipriano Méra c’est que : Ce texte n’existait pas en Français. Le parcours de cet homme fait partie des portaits de militants anarcho-syndicalistes qui provoquent débats tant leur parcours est ... singulier (voir notre note ci-dessous quand le livre est paru.)

Rien à redire sur ce que les Editions le Coquelicot peut avoir comme publications et contribution à des débats dont je suis preneur..
Ceci étant, Camarades, l’article que signe un certain "Antonio" et qui m’a conduit à réagir contient, en conclusion cette saloperie(je n’ai pas d’autre mots)

Mais c’est plus compliqué avec Cipriano Méra qui, en mars 1939, leur flanqua la raclée qu’ils méritaient après leur liquidation de la Révolution Espagnole. C’est plus compliqué en effet : Méra tient tout le cadre...

Cordialement
A.C


Cipriano Méra toujours calomnié 73 ans après...
8 février 2013 - 22h26 - Posté par charlie goodman

Cipriano Mera toujours calomnié 73 ans après... et toujours par les mêmes !!
Protester toutes les trois lignes de son anti-stalinisme ne suffit pas. C’est bien toujours la même mauvaise foi fondamentale qui est à l’oeuvre, malgré ce que le recul historique a pu apporter à la connaissance précise des événements... Mera qui reste et qui combat jusqu’au bout (mais peut-être lui reproche-t-on de ne pas s’être fait tuer sur place, auquel cas il serait plus simple et plus honnête de le dire...) est un traître, ceux qui quittent l’Espagne car leur peau est sans doute plus précieuse pour l’avenir du socialisme que celle des sans-grades, ceux-là sont des héros qui n’ont pas sur leur biographie la tache infâme d’avoir tenté de négocier une reddition inévitable dans l’espoir de limiter le massacre !! Rien à dire, messieurs les surtout-pas-staliniens, vous continuez d’atteindre dans l’abjection des records qu’on ne vous envie pas !!!


Cipriano Méra toujours calomnié 73 ans après...
22 mars 2013 - 04h47 - Posté par Clément Magnier

Mais comment ne pas reconnaître l’audace et la sincère conviction d’un anarchiste qui, excédé par l’hégémonie communiste, participera à l’expérience du Conseil national de défense avec le colonel Casado ?

Je maintiens cette formule, toute rhétorique : que tu la cites prouve que tu as au moins lu ma 4e de couv’...

Je veux bien que tu sois pas stalinien - après tout, les staliniens avaient besoin d’un Dieu et d’un paradis sur terre, ce qu’ ils n’ont plus... Mais les voies de ta logique restent impénétrables.

D’abord, il faut rétablir une chronologie claire car, comme dirait Lénine, en effet, "les faits sont têtus" ! Grâce à lui, dès 1919-20, tous les PC qui se créent sont inféodés à celui d’URSS (les 21 points). Dès 1926, Staline adopte la ligne du "socialisme dans un seul pays". Pour ces deux raisons, les PC européens ne combattaient plus pour la Révolution, mais pour défendre les intérêts de Staline - tu sais, le dictateur ?

Donc, à condition d’admettre tout ça, tu dois accepter les faits suivants : au début de 1939, la République, la Révolution a fortiori, et la "guerre à outrance" que prétendent mener les staliniens ne sont plus que des fictions idéologiques ! La République n’a plus rien de démocratique, la Révolution, assassinée, s’est muée en guerre civile depuis longtemps, et plus personne ne croit au bourrage de crâne sur la "guerre à outrance" au moins depuis la chute de la Catalogne en janvier ! Il faut être frappé d’une myopie sévère, à moins d’être intoxiqué par la propagande stalinienne, pour voir en mars, d’"héroïques défenseurs" sur des "barricades", alors que les gens crevaient de faim, étaient mobilisés, et non plus volontaires pour se battre.

Tu accuses Mera de trahir la classe ouvrière avec Casado (parce que c’est un général ?), mais tu défends le génial Staline, Généralissime à Stalingrad ! Alors que les permanents du PC bouffèrent au râtelier du Komintern à peu près toute leur vie, Mera est resté ouvrier et il a travaillé jusqu’à 72 ans !

« Trahir » la classe « ouvrière », c’est quoi ? Le PC était-il toute la classe ouvrière, ou juste son avant-garde ? En Espagne, ni l’une, ni l’autre (le POUM l’avait bien compris, qui se syndiquait à la CNT). Presque tous les dirigeants du PC sont partis entre le 5 et le 10 mars, laissant ses troupes se faire buter ! La Pasionaria flânait encore en limousine, à Moscou, quand Mera se faisait encore emmerder par les flics français - et les emmerdait en retour, en 68 !

Enfin, tu assimiles le "traître" Mera à Jesus Hernandez (PCE), qui a rallié Tito, plus tard... Et là, d’un coup, tu ressembles beaucoup plus à un stal...


Suite et fin (pour A.C)
22 mars 2013 - 19h37 - Posté par C.M

Mais le truc grave, c’est pas qu’il existe encore des stals, c’est que tu prétends éduquer les gens avant même de t’informer, c’est ta confusion entre une mémoire familiale et une approche historique, c’est-à-dire fondée sur des faits établis - et pas sur des comparaisons foireuses ! Les Pétain, Gamelin, de Lattre et compagnie étaient pas chauds pour faire la guerre aux fachos, tout ce qui est militant le sait, et de ce point de vue, Mera n’a de leçons à recevoir ni de toi, ni de personne !

Pour établir une vérité historique, il faut croiser ses sources, c’est-à-dire confronter toutes les versions, mais ça suffit pas : tu dois aussi les mettre en rapport sans tout mélanger. Ce que tu insinues est grave : Mera aurait massacré les combattants communistes et aurait proposé à Franco de lui livrer les survivants. Mera n’a pas négocié personnellement : il ne représentait qu’une force d’appoint militaire, pour le cas où les staliniens ne se laisseraient pas virer... En plus, si tu as lu plus d’un bouquin sur la Guerre d’Espagne, pour le putsch de Casado, le décompte des morts varie de 1 à 6, selon les historiens (de 500 à 3 000) ! Enfin, incarcérer et tuer les révolutionnaires, c’est ce qu’ont fait les communistes, en gros de 36 à 39, en Catalogne comme dans le reste de l’Espagne. Ca ne te met pas en colère, par contre, toi, le vrai révolutionnaire ! (Parce que le Parti a toujours raison ?) Là-dessus, c’est Fr. Godicheau, qu’il faut lire, et pas les bouquins vieux de plus de 50 ans.

Avant 36, le Parti espagnol était un groupuscule. Il n’a recruté qu’en fonction de l’aide soviétique (des fusils tout pourris, peu d’avions, peu de chars) ; et il a recruté parmi la petite-bourgeoisie, parce qu’il craignait d’une part, qu’elle rallie les nationalistes, d’autre part parce qu’une Révolution n’arrangeait pas les intérêts de Staline ; donc, il suivait une ligne à peine réformiste.

Celui-ci, en 36, comptait encore sur son alliance avec la France et la GB. Par contre, au moment du putsch Mera-Casado, Staline se foutait de l’Espagne et se préparait au pacte avec les nazis. C’est sans doute le point que tu voudrais faire oublier, en insinuant ces saloperies sur le compte de Mera : d’après toi, il aurait fait pire que Staline avec Hitler ! D’un point de vue stratégique, Staline avait une raison : réarmer l’Armée Rouge, décimée par ses propres purges ! Mera, qui s’est battu fièrement tant que c’était possible, (armes et munitions, bouffe et hommes convaincus de se battre pour la Révolution et de gagner), méritait toute l’estime que ses hommes lui portaient, et les révolutionnaires sincères le comprennent et ne crachent pas sur son cadavre !

Si tu avais réfléchi autant que tu le racontes, tu saurais ça ; et si tu avais lu mon bouquin, tu saurais aussi que Mera, après avoir aidé Casado, a cessé de le voir, parce qu’il a eu le sentiment, après avoir aidé Casado, de s’être fait berné... Sentiment que, si tu as quitté le PCF, tu dois bien connaître.





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