Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !

Bosnie-Herzégovine : la victoire des partis nationalistes cache plus que ce qu’elle ne révèle
de : Philippe Alcoy
vendredi 17 octobre 2014 - 19h38 - Signaler aux modérateurs

Dimanche 12 octobre ont eu lieu les septièmes élections générales en Bosnie-Herzégovine depuis la fin de la guerre en 1995. Sans surprise, les partis nationalistes l’emportent largement. Cela est avant tout l’expression d’une absence d’alternatives politiques pour les classes populaires. Cependant, la victoire des formations nationalistes ne doit tromper personne. Même si celle-ci marque leur continuité au pouvoir, la réalité est loin de signaler un « consentement populaire » à ces partis. Avec une abstention de presque 46%, se sont exprimés plutôt une forte méfiance vis-à-vis d’une caste politique corrompue ainsi que le refus d’un régime profondément antidémocratique et clientéliste.

Le principal vainqueur a été le Parti de l’Action Démocratique (SDA – bosniaque) fondé par le premier président de la Bosnie, Alija Izetbegovic. Son fils, Bakir Izetbegovic, sera le représentant bosniaque à la présidence collégiale tripartite. Le croate Dragan Covic de l’Union Démocratique Croate de Bosnie-Herzégovine (HDZBiH) occupera le siège réservé aux croates.

Quant au représentant serbe de la présidence, après une élection très serrée, ce sera Mladen Ivanic du Parti Démocratique du Progrès (PDP) qui siègera. Candidat d’une alliance menée par le Parti Démocratique Serbe (SDS), il a vaincu Željka Cvijanovic, la candidate soutenue par l’actuel président de l’entité serbe (Republika Srpska –RS), Milorad Dodik.

Et du côté de la présidence de l’entité serbe, Milorad Dodik a réussi de justesse à conserver son poste alors que le SDA devrait dominer le parlement de la fédération croato-musulmane.

Les Accords de Dayton et le renforcement des partis nationalistes

Les Accords de Dayton de 1995 qui marquaient la fin de la guerre, ont contribué au renforcement des partis nationalistes. En effet, ils validaient dans la structure même de l’Etat une division nationale réactionnaire, résultat des opérations de « nettoyage ethnique ».

D’après ces accords, la Bosnie-Herzégovine devenait une fédération avec deux entités : la fédération croato-bosniaque et l’entité serbe qu’est la Republika Srpska. Chacune de ces deux entités possède sa propre constitution, son propre parlement, ses propres forces répressives, etc.

En plus des structures plus locales (cantons), on élit une présidence collégiale composée de trois représentants, un de chaque groupe national dominant (ce qui exclut de fait les autres minorités nationales du pays comme les Juifs et les Rroms). Cette situation a permis le développement de partis politiques sur des bases « nationales », qui se partagent le pouvoir depuis près de vingt ans.

Cette structure étatique, qui est considérée par certains comme la plus compliquée du monde, jette le pays dans une « crise politique chronique », bloqué d’un côté comme de l’autre puisque pratiquement rien ne peut être fait sans qu’il y ait consensus entre les représentants des trois nationalités dominantes.

Une situation économique et sociale désastreuse

Le taux de chômage officiel en Bosnie est de 27%. Même si ce chiffre est déjà catastrophique, d’autres estimations parlent plutôt de 44%. Deux tiers des jeunes n’ont pas de travail et le travail au noir est très répandu. Le salaire minimum est parmi l’un des plus faibles au monde : 220 euros par mois. Une grande partie de la population dépend des aides de l’Etat (veuves, anciens combattants, retraités).

A côté de cela, les salaires des députés sont six fois plus élevésque le salaire moyen du pays. Autrement dit, proportionnellement, les députés de Bosnie sont parmi les politiciens les mieux payés du continent. Et sans aucun doute parmi les plus corrompus aussi !

Une campagne au ton « séparatiste » en Republika Srpska

Le président de RS depuis 2006, Milorad Dodik, a fondé son pouvoir sur un important réseau clientéliste. Cela est rendu possible grâce aux larges prérogatives de l’entité serbe. De cette façon Dodik réussit à « acheter la paix sociale » étant donné que « le principal pourvoyeur d’emplois est l’administration. Pour décrocher un job (…) il suffit d’être affilié au parti. Résultat : les gens craignent le moindre changement qui pourrait fragiliser leur situation déjà précaire » (Le Courrier des Balkans, 12/10).

Ainsi, le discours nationaliste de Dodik peut être compris par certains secteurs populaires comme la « garantie » pour conserver des bénéfices sociaux inexistants en fédération.

En ce sens, pendant les derniers jours de sa campagne, Dodik a exprimé sa volonté de transformer l’entité serbe en un « Etat ». En même temps, il encourageait les dirigeants croates pour qu’ils créent une entité croate (l’Herceg-Bosna) pour affaiblir les partis bosniaques-musulmans et ainsi que la Bosnie-Herzégovine devienne une confédération composée de trois entités ou « Etats » (bosniaque, serbe et croate).

Malgré cela, cette fois sa recette ne semble pas avoir marché complètement puisque l’abstention en Republika Srpska a été très forte (44%) et les résultats ont été très serrés, sans mentionner que sa candidate n’a pas pu être élue pour le siège serbe de la présidence collégiale. Cela s’explique sans doute parce que malgré le clientélisme aucun problème de fond des classes populaires de Republika Srpska (comme du reste du pays) n’a été résolu.

L’influence de la géopolitique

Même si chaque fois que les élections approchent tous les partis ressortent leurs discours nationalistes, cette fois ces discours prenaient une signification spéciale ; aussi bien par les implications internes que par le contexte international.

En effet, Dodik revendique le soutien du président russe Vladimir Poutine. Bien que celui-ci soit réel, il faudrait le relativiser. Poutine, impliqué dans une lutte de plus en plus dure avec les puissances impérialistes, cherche à « fidéliser » ses alliés dans l’ancienne « zone d’influence » de l’URSS (Europe Centrale et de l’Est). Cela est essentiel pour faire face économiquement et politiquement au cercle d’isolement que l’impérialisme essaye de lui imposer.

Ainsi, ces derniers jours on a assisté à un rapprochement entre la Russie et la Serbie à travers la signature de plusieurs accords économiques et militaires. Poutine a même été l’invité d’honneur des autorités serbes lors de la commémoration du 70e anniversaire de la libération de Belgrade des nazis.

La contradiction est que la Serbie, pour continuer dans sa voie de « progression vers l’UE », a soutenu l’opposition en Republika Srpska alors que Poutine soutenait Dodik. En effet, étant donné que la Russie ne compte pas avec des alliés « sûrs » du côté bosniaque-musulman, elle se voit obligée de soutenir un Dodik qui semble de plus en plus isolé. En outre, il y a des indices qui indiquent que Poutine présente « le modèle bosnien » comme une possible « solution » pour la crise en Ukraine. En ce sens, un affaiblissement de Dodik serait problématique pour le projet russe.

Face à Dodik, une alliance dirigée par le Parti Démocratique Serbe (SDS) et fondée par le leader nationaliste serbe poursuivi par des crimes contre l’humanité, Radovan Karadžic. Ce parti a opéré un « tournant occidentaliste » dénonçant les discours « trop nationaliste » de Dodik et se montre prêt à collaborer avec les partis bosniaques. Cela lui a valu le soutien (financier) d’ONGs nord-américaines qui cherchent à se débarrasser de Dodik pour avancer vers une plus grande centralisation de la Bosnie-Herzégovine.

Centralisation et plans d’ajustement

Un des points de divergence entre les partis nationalistes présenté comme central depuis plusieurs années est la question de la réforme de l’Etat. Alors que les nationalistes croates et, notamment, serbes défendent une décentralisation plus importante, le SDA et d’autres partis « républicains » (non-nationaux) défendent une plus grande centralisation de l’Etat.

Ces derniers ont le soutien de l’impérialisme nord-américain et de l’UE, ainsi que celui du FMI. En effet, les impérialistes voient dans les structures étatiques établies par les Accords de Dayton (imposées par eux-mêmes) un obstacle pour les « réformes structurelles » en Bosnie-Herzégovine. Autrement dit, pour l’application des plans d’ajustement et des attaques supplémentaires contre les travailleurs et les classes populaires dans un pays où la situation économique est déjà catastrophique.

Cela indique déjà que la cohabitation entre les différents partis nationalistes sera très difficile. La formation même d’un gouvernement semble très difficile. Et même s’ils arrivent à former un gouvernement celui-ci sera sans aucun doute très fragile.

Ce qui est sûr c’est que quel que soit le degré de « stabilité » du gouvernement formé, il devra mettre en place de dures mesures d’austérité. Ce qui est nouveau c’est qu’après les manifestations massives de février, il y a un risque que les attaques provoquent une nouvelle explosion sociale. Evidemment, on ne peut pas exclure des provocations nationalistes d’un côté comme de l’autre.

Le feu de l’explosion sociale de février est encore allumé !

Une situation sociale insupportable combinée à la dénonciation de la corruption de la caste politicienne et les privatisations mafieuses qui ont eues lieu depuis plusieurs années dans le pays ont provoqué une explosion sociale en février dernier.

Partie de la ville industrielle de Tuzla (nord-est) elle a rapidement gagné d’autres villes du pays. A l’occasion il y a eu une convergence explosive entre des travailleurs et travailleuses en lutte dans des entreprises privatisées et la jeunesse précarisée. Les principales revendications étaient l’annulation des privatisations mafieuses, le refus des partis politiques du régime et un début de remise en question des Accords de Dayton. Certains travailleurs en lutte exigeaient même le « contrôle ouvrier » dans les usines renationalisées.

Au cours des manifestations sont apparus les « plénums » (assemblées populaires) où participaient plusieurs secteurs de la société (des classes moyennes à des secteurs de travailleurs, comme dans le cas de Tuzla). Ces plénums constituaient une tentative d’auto-organisation des masses face aux partis du régime, même s’ils présentaient beaucoup de limites.

En fin de comptes, aucune des revendications n’a été satisfaite. Et les immenses inondations du mois de mai n’ont fait qu’aggraver la situation (2 milliards d’euros de dégâts, 15% du PIB).

Malgré leurs manœuvres et discours, les partis nationalistes savent très bien que rien ne garantit qu’ils puissent empêcher une nouvelle explosion sociale qui remette en cause plus profondément leurs intérêts. C’est le minimum que l’on puisse souhaiter.

16/10/2014.

Source : http://fabricadehombreslibres.blogs...



Imprimer cet article





L’internationale chanté pour la première fois le 23 juillet 1888
mardi 23 - 11h40
de : jean 1
Les gilets jaunes face à la répression : réécoutez l’émission de l’assemblée de Montpellier contre les violences d’État
mardi 23 - 11h33
de : jean 1
Les gilets jaunes face à la répression : réécoutez l’émission de l’assemblée de Montpellier contre les violences d’État
mardi 23 - 11h23
de : jean 1
Cette grave affaire qui met en cause Emmanuel Macron !
lundi 22 - 19h10
de : JO
1 commentaire
Les médias : ceux qui n’entendent qu’une cloche, n’entendent qu’un son !
lundi 22 - 17h49
de : JO
1 commentaire
Gauche homard et gauche caviar : Débat pour en sortir !
dimanche 21 - 10h48
de : Christian DELARUE
1 commentaire
Mort d’Adama Traoré : le « J’accuse ! » de sa sœur Assa (repris par le yéti blog)
samedi 20 - 17h52
de : nazairien
1 commentaire
les deux actions du 18 juillet
jeudi 18 - 23h19
de : Jean-Yves Peillard
À LA LIGNE - Feuillets d’usine
jeudi 18 - 19h09
de : Ernest London
Pourquoi je suis gilet jaune
mercredi 17 - 22h52
de : Chantal Mirail
1 commentaire
Un américain à Paris (sans Gene Kelly) : LE REGARD D’UN AMÉRICAIN SUR LES GILETS JAUNES (vidéo)
mercredi 17 - 22h32
de : nazairien
2 commentaires
Ni République de l’apparat, ni moine-soldat
mercredi 17 - 21h24
de : Christian D et Monique D
1 commentaire
JUSQU’À RAQQA : AVEC LES KURDES CONTRE DAESH
mercredi 17 - 11h51
de : Ernest London
Révolution algérienne : « l’auto-organisation constitue la clef de la suite du mouvement »
mercredi 17 - 11h38
1 commentaire
L’ANARCHISME N’EST NI UNE MODE NI UNE POSTURE
mercredi 17 - 11h28
de : jean 1
1 commentaire
Exigeons la libération de la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah arrêtée en Iran
mercredi 17 - 08h40
de : Christian DELARUE
14 Juillet 2019, est ce un "galop d’essai" , avant la "prise de la Bastille" ? (vidéo)
mercredi 17 - 00h26
de : nazairien
3 commentaires
Manon Aubry Députée Européenne (LFI), balance du lourd, envers, Ursula von der Leyen, candidate à la sucession de Junck
mardi 16 - 17h06
de : nazairien
4 commentaires
"Homard m’a tué" François de Rugy démissionne du gouvernement
mardi 16 - 15h21
de : nazairien
9 commentaires
Gauche homard du capitalo-écologisme
mardi 16 - 00h26
de : Christian DELARUE
12 commentaires
Le NICARAGUA inaugure la plus grande centrale solaire d’Amérique-Latine
lundi 15 - 17h57
de : JO
Gilets Jaunes 14 juillet, Champs-Elysées : Une femme serait éborgnée !
lundi 15 - 17h42
de : JO
Hommage des Gilets jaunes d’Angers aux révoltés de 1789
lundi 15 - 16h27
de : Le Cercle 49
macron au firmament
lundi 15 - 14h06
de : jean 1
Saïd Bouamama censure post-coloniale
dimanche 14 - 23h49
de : UJFP LMSI via jyp
2 commentaires
14 juillet, Champs-Élysées, Paris : les Gilets jaunes humilient « l’éborgneur » (vidéos)
dimanche 14 - 15h46
de : nazairien
11 commentaires
Alain Damasio : « Créer une pluralité d’îlots, d’archipels, est la seule manière de retourner le capitalisme »
samedi 13 - 14h51
de : jean 1
1 commentaire
Courant continu : C’est l’heure de l’mettre, avec entre autres Youssef Brakni, et Alexandre Chantry
samedi 13 - 12h22
de : Hdm
PLUTÔT COULER EN BEAUTÉ QUE FLOTTER SANS GRÂCE - Réflexions sur l’effondrement
samedi 13 - 11h17
de : Ernest London
Affaire De Rugy : l’exemplarité pour tous !
samedi 13 - 09h29
de : JO
alerte gilets noirs
vendredi 12 - 19h06
1 commentaire
Cela suffit
vendredi 12 - 13h46
de : jean 1
1 commentaire
BURQINI de droit bien que contestable !
jeudi 11 - 22h15
de : Christian DELARUE
3 commentaires
LA HORDE et le Député François Ruffin revisitent "La Marseillaise" ! (video)
jeudi 11 - 22h07
de : jean 1
« Chute catastrophique » du niveau scolaire en France : une prof torpille l’Éducation nationale (vidéo)
jeudi 11 - 15h38
de : nazairien
2 commentaires
Lettre ouverte à Emmanuel Macron : non, la grève n’est pas une « prise d’otage »
jeudi 11 - 08h01
de : Cédric Maurin
1 commentaire
Le RIC des gueux ( que l’on nomme RIC Campagnard) est de retour.
mercredi 10 - 18h33
de : Arnaud
2 commentaires
COEUR DE BOXEUR - Le Vrai combat de Christophe Dettinger
mercredi 10 - 08h24
de : Ernest London
1 commentaire
Décrocheuse de portrait
mardi 9 - 23h51
de : Jean-Yves Peillard
Message publié par le Collectif Autonome de Dockers de Gênes
mardi 9 - 18h38
de : jean 1

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

L’histoire, c’est la passion des fils qui cherchent à comprendre les pères. Pier Paolo Pasolini
Info Com-CGT
Facebook Twitter Google+
NON AU LICENCIEMENT DE GAEL QUIRANTE / STOP À LA REPRESSION (video)
Solidarité, le sens d’une vie » de Mourad Laffitte et Laurence Karsznia
« Liquidation » de Mourad Laffitte (video)
DAZIBAO
(video) LE SYNDICALISTE GAËL QUIRANTE EN GARDE A VUE. RASSEMBLEMENT DES 12H30
lundi 17 juin
de Roberto Ferrario
1 commentaire
LE RASSEMBLEMENT POUR GAËL AURA LIEU AU COMMISSARIAT DU 15e 250 RUE DE VAUGIRARD (Métro Vaugirard) aujourd’hui lundi 17 juin dès 12h30 Venez nombreux et faites tourner !! "On était au siège de La Poste pour négocier, la police a débarqué en mode Shining, à la hâche. Ils accusent T3s GaelQuirante de dégradations : mais c’est eux qui ont démoli les portes !" Gaël Quirante a été emmené en GAV ce dimanche, à 6h. "On était à deux doigts de signer un accord après un an de grève. (...)
Lire la suite
Présentation-débat « Le président des ultra-riches » Jeudi 4 juillet 2019 de 18:30 à 21:00
mardi 4 juin
de Roberto Ferrario
Pour des raisons de disponibilités de Monique Pinçon-Charlot nous sommes contraints de décaler la rencontre débat prévue initialement le jeudi 20 juin au jeudi 4 juillet à 18h30. Excusez nous pour cet imprévu et espérons que vous pourrez venir à cette nouvelle date. Monique Pinçon-Charlot (sociologue de la grande bourgeoisie) nous fait l’honneur de venir présenter son dernier ouvrage "Le président des ultra-riches". Un livre passionnant qui enquête sur la dérive oligarchique du (...)
Lire la suite
En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINELARTIGUE.ORG
Lire la suite
Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante
mardi 8 mai
de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
Lire la suite
Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
Lire la suite
Disparition de Marceline Lartigue, Communiqué de presse
dimanche 6 mai
de Micheline Lelièvre
C’est avec une grande tristesse que nous apprenons la disparition de Marceline Lartigue. Elle s’était faite discrète les temps derniers, mais je voudrais saluer la mémoire de celle que je connaissais depuis le début de sa carrière. Elle avait 16 ans, je crois, et dansait avec Fabrice Dugied la première fois que je l’ai vue. Puis nous nous sommes liées d’amitié. Marceline avait un caractère bien trempée, une intelligence très fine et un grand talent de chorégraphe. (...)
Lire la suite
Marceline Lartigue est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en pleine distribution de tracts
samedi 5 mai
de Jean-Marc Adolphe
Aujourd’hui, 1er mai 2018, Marceline Lartigue ne participe pas aux manifestations du 1er mai 2018. Cela ne lui ressemble pas. Mais elle, tellement vivante, ça ne lui ressemble pas non plus de mourir. Et pourtant, Marceline est partie en voyage, rejoindre Antonio Gramsci et quelques autres camarades de lutte (l’un de ses tout derniers billets sur Facebook rendait hommage à Gramsci, mort le 27 avril 1937). Marceline est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en (...)
Lire la suite