Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !
PUBLIEZ ICI PUBLIEZ VOTRE CONTRIBUTION ICI
Info’Com-CGT : le secrétaire Romain Altmann organise une épuration dans le syndicat…
vendredi 7 mai
de Sidi Boussetta secretaire adjoint UL CGT Blois
NDLR : Le secrétaire Romain Altmann veux imposer l’exclusion de deux camarades (Sidi Boussetta secrétaire adjoint UL CGT Blois et Roberto Ferrario fondateur du site bellaciao.org) du syndicat Info’Com CGT en vertu du débat démocratique…. Pfffffffff Semble que bien d’autres vont suivre le chemin du Goulag en Sibérie…. Voilà la réponse d’un des de deux camarades, premier de la liste noire… Les cons ça osent tout...voici ce que j’ai trouvé dans (...)
Lire la suite, commenter l'article...

Grève des personnels à Paris 8, entre oppression de genre et intérêts de classe

de : Malena Vrell
mercredi 4 mars 2015 - 19h20 - Signaler aux modérateurs

Source : http://www.ccr4.org/Greve-des-perso...

La lutte des personnels de Paris 8 se situe dans la continuité des luttes ayant éclaté suite à la LRU et la Loi Fioraso. Alors que les attaques se multiplient contre les universités, que les conditions de travail et d’études continuent de se dégrader, les grévistes de Paris 8 incarnent le visage majoritaire au sein de la précarité, celui des femmes, un visage plein de détermination et de combativité.

Jamais aussi actives, jamais aussi précaires

Initialement reléguées aux quatre murs du foyer familial, l’entrée des femmes sur le marché du travail s’est faite à la chaleur des luttes et des besoins capitalistes de main d’œuvre bon marché. Ainsi, si leur présence sur le marché du travail n’a cessé d’augmenter (47,7 % en 2012 par rapport à 34% en 1960), ceci ne s’est pourtant pas traduit dans les faits par une remise en question du travail reproductif gratuitement effectué pas plus que par un bouleversement des stéréotypes et rapports de genre au sein du travail et dans la répartition sexuée du travail.

Exploitées et opprimées, il faut ajouter aux différences salariales (27% en France), à la double journée de travail et au plafond de verre, la discrimination sectorielle qui cloisonne la plupart des femmes là où elles seraient à même d’incarner le mieux « les vertus féminines » (administration, santé, social, services à la personne). Les femmes constituent ainsi 73% des employé-e-s administratif-ve-s de la fonction publique, occupant les échelons les moins rémunérés, les postes les moins reconnus et les contrats les plus précaires (vacataires, contractuelles), notamment en ce qui concerne les femmes issues de l’immigration, dont les chaînes d’oppressions les placent au plus bas de l’échelle. Les grévistes de Paris 8 sont un très bon portrait de cette réalité.

Une grève menée par les premières concernées

Dans un contexte où plusieurs luttes contre la précarité se mènent au sein des universités, notamment à Lyon 2 et à Paris Sud, celle de Paris 8 est révélatrice de la place occupée par les femmes et du rôle moteur qu’elles ont joué.

Depuis le 19 janvier, les personnels de Catégorie C, élargis par la suite en un « Collectif des bas salaires », se sont mis en grève pour réclamer une augmentation de salaire et de meilleures conditions de travail. L’augmentation de 98 euros net pour l’ensemble du personnel administratif, dont les contractuel-le-s et vacataires, est ainsi devenue la principale revendication. Les grévistes étant majoritairement des femmes, leur lutte pour les salaires permet également l’émergence des problématiques liées à leur condition de femmes travailleuses. Les contraintes des pressions familiales, de leur invisibilité au travail, des rapports hiérarchiques et genrés ainsi que l’ensemble des violences qu’elles subissent au sein et à l’extérieur de leur centre de travail, transparaissent dans certaines discussions et peuvent être le point de départ d’une réflexion plus profonde autour de l’articulation entre travail précaire et les divers oppressions qu’elles subissent en tant que femmes, le plus souvent, racisées.

Le privé devient politique, les souffrances quotidiennes quittent ainsi le domaine de l’individuel, de l’anecdotique, par la prise de conscience des normes imposées par une société capitaliste et patriarcale. De quoi politiser les réflexions d’autant plus lorsque de l’autre côté de la table des négociations, le reflet est loin d’être ressemblant. En dépit du genre qui uni ces deux camps (la présidente de l’université est aussi une femme !), cette grève a montré que ce sont des intérêts de classe bien distincts qui les confrontent.

Grève et gestion des finances : entre oppressions et intérêts de classe

"Parce que nous ne voulons pas d’une société où le savoir, la recherche et la création seraient méprisés et soumis à la rentabilité comptable...". Ces propos tenus en 2009 par Danielle Tartakowsky, actuelle présidente de Paris 8, connue pour ses travaux sur les mouvements sociaux et reconnue en tant qu’intellectuelle de « gauche », semblent aujourd’hui être plus de l’ordre de l’ironie dramatique. Si l’oppression de genre frappe l’ensemble des femmes, les intérêts de classe mettent en évidence le parti pris qui les sépare au sein des luttes. L’opacité des comptes, les manœuvres et menaces scandaleuses parmi lesquelles se trouvent celle de la rétention de salaire des grévistes, du jamais vu dans cette université née de 68, ont significativement contribué à dévoiler les frontières.

Dans ce sens, les grévistes ont marqué un point fort par la demande de transparence sur la gestion des budgets de leur université, dont le flou actuel permet de repousser arbitrairement la question des revendications salariales, et de cacher les fossés et irrégularités dans la distribution du budget de l’État. Un pas en avant vers la gestion des travailleur-se-s et des étudiant-e-s de leur propre université, actuellement sous la tutelle d’une logique de classe excluante et d’intérêts entrepreneuriaux.

Solidarité de classe contre les attaques aux femmes travailleuses

Convaincu-e-s que pour obtenir des victoires, une solidarité de classe est nécessaire, le NPA de l’université Paris 8 a soutenu activement cette grève depuis ses débuts et a notamment tenté de construire la solidarité et la convergence avec d’autres secteurs parmi les travailleur-se-s et les étudiant-e-s.

Le moment le plus fort de solidarité s’est ainsi tenu ce 19 février, lors de la soirée de soutien aux grévistes de Paris 8, dont les messages de solidarité sont arrivés de plusieurs coins du monde. De l’Université de São Paulo en passant par celle d’Athènes, de Lyon 2 et l’EHESS, mais aussi de travailleur-se-s de la Poste, de la SNCF, de la Mairie de Saint Denis et de l’Hôtel Royal Monceau, le partage d’expériences et le soutien internationaliste ont montré à quel point l’alliance de classe peut marquer un avant et un après dans le rapport de forces et devient dans ce sens déterminante pour la lutte.

Si la présidente continue de refuser les 98 euros net, c’est bien le rapport de forces construit à la chaleur de la grève qui a permis la promesse de 70 euros bruts, pour l’ensemble du personnel, vacataire et contractuel, ce qui est tout de même loin d’être négligeable.

Les grévistes de Paris 8 sont ainsi un exemple de lutte contre la casse de l’enseignement supérieur, mais aussi, contre l’alliance entre patriarcat et capitalisme. Alliance s’appuyant sur l’ensemble des oppressions, clef de voûte cherchant à diviser, même au sein de notre classe, pour mieux exploiter, et dont la précarité féminine, invisibilisée, légitimée, reste un des points d’appui les plus confortables. À l’approche du 8 mars, nous ne pouvons songer à la lutte des grévistes de Paris 8 sans nous rappeler de celles qui avant elles ont pris les rues de Petrograd en 1917, celles qui se sont battues et continuent de se battre aujourd’hui pour le droit à l’avortement, celles qui ont été aux avant-postes lors des processus révolutionnaires arabes, celles qui se battent en Grèce contre l’austérité et les licenciements, à l’image des 595 femmes de ménage du Ministère des Finances, et celles qui peuplent aujourd’hui les rues de Turquie contre les violences faites aux femmes. Toutes ces femmes dont la détermination, la lutte et parfois la vie ont été nécessaires aux acquis d’aujourd’hui et au nom de qui nous continuerons de nous battre pour nos victoires de demain.


Partager cet article :

Imprimer cet article




accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

Facebook Twitter
DAZIBAO
Info’Com-CGT : le secrétaire Romain Altmann organise une épuration dans le syndicat…
vendredi 7 mai
de Sidi Boussetta secretaire adjoint UL CGT Blois
NDLR : Le secrétaire Romain Altmann veux imposer l’exclusion de deux camarades (Sidi Boussetta secrétaire adjoint UL CGT Blois et Roberto Ferrario fondateur du site bellaciao.org) du syndicat Info’Com CGT en vertu du débat démocratique…. Pfffffffff Semble que bien d’autres vont suivre le chemin du Goulag en Sibérie…. Voilà la réponse d’un des de deux camarades, premier de la liste noire… Les cons ça osent tout...voici ce que j’ai trouvé dans (...)
Lire la suite
Mise à jour : réfugiés italiens sept sur dix sont libres sous contrôle judiciaire
jeudi 29 avril
de Oreste Scalzone
* Sur les sept personnes arrêtées hier matin à l’aube, libérées de prison et remises en « caution » sous contrôle judiciaire : Roberta Cappelli, Narciso Manenti, Marina Petrella, Giorgio Pietrostefani, Sergio Tornaghi. ** Des deux Compagnons constitués ce matin, l’audience pour « statuer » sur la demande de libération de Luigi Bergamin a été fixée à 18 heures, et il est fort probable qu’elle ait eu le même résultat. Les « demandes » formulées par l’avocate Irène (...)
Lire la suite
On avance… Marina Petrella et Roberta Cappelli sont libres sous contrôle judiciaire
jeudi 29 avril
de Dominique Grange
Nous fêtons ce soir une libération qui nous fait chaud au coeur à tou.te.s, celle de nos deux camarades MARINA PETRELLA et ROBERTA CAPPELLI qui sont désormais dehors, sous contrôle judiciaire ! Mais n’oublions pas les six autres toujours détenus... Continuons à nous mobiliser per liberare tutti...pour les libérer tous ! Rejoindre notre groupe FB tu es le bienvenu ✊ (...)
Lire la suite
LIBERARE TUTTI (audio)
mercredi 28 avril
de Dominique Grange
1 commentaire
A Roberta Capelli, Marina Petrella, Enzo Calvitti, Giovanni Almonti, Sergio Tornaghi, Narciso Manenti, Giorgio Pietrostefani. En 2003, j’ai écrit cette chanson "DROIT D’ASILE", suite à l’enlèvement d’un militant italien exilé en France, Paolo Persichetti, et à son extradition, puis son incarcération en Italie. Je l’ai ensuite dédiée à Cesare Battisti, alors emprisonné au Brésil, à Marina Petrella, arrêtée en 2007 et emprisonnée en France, en attente (...)
Lire la suite
REVIREMENT INQUIÉTANT DE LA FRANCE POUR LES RÉFUGIÉS ITALIENS
mercredi 28 avril
de La LDH
Communiqué LDH A l’inverse de ce que la présidence de la République soutient, la décision de François Mitterrand, exprimée lors du congrès de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) en 1985, de ne pas extrader les réfugiés italiens en France n’excluait aucun de ceux-ci. Il est regrettable qu’en violation de toute éthique le président de la République ait décidé de revenir sur les engagements de la République. S’en prendre à des femmes et des hommes qui vivent (...)
Lire la suite
Une trahison indicible de la France
mercredi 28 avril
de Collectif Bellaciao
3 commentaires
28 avril 2021 : 7 réfugiés politiques italiens arrêtés à Paris : Enzo Calvitti, Giovanni Alimonti, Roberta Cappelli, Marina Petrella, Sergio Tornaghi, Giorgio Pietrostefani, Narciso Manenti, trois recherchaient Luigi Bergamin, Maurizio Di Marzio et Raffaele Ventura. Tous accusés d’actes de terrorisme dans les années 70 et 80. Macron heureux : "Je résolu ce problème comme l’Italie le demande depuis des années" Draghi heureux : "Le gouvernement se déclare satisfait de la (...)
Lire la suite
21 avril 1961 - 21 avril 2021 le rêve du « putsch des généraux »...
mercredi 28 avril
de Roberto Ferrario
2 commentaires
A propos de « la tribune des généraux » les signatures on été récolté par Jean-Pierre Fabre-Bernadac, officier de carrière et responsable du site Place Armes et ancien responsable du service d’ordre du Front national entre 1993 et 1994, qui avait initialement publié le texte le 13 avril dernier ou des signatures continuent à être comptabilisés, 30 généraux étaient dénombrés et 2500 militaires étaient au total recensés ce mardi. Après ca le 21 avril la tribune à été publié sur Valeurs (...)
Lire la suite