Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !

"Fais voir ton téléphone ou je t’allume" : peut-on filmer la police ? (video)
de : Claire Richard et Emilie Brouze
jeudi 8 juin 2017 - 15h26 - Signaler aux modérateurs
JPEG - 23.1 ko

Filmer les forces de l’ordre lors d’interventions est de plus en plus courant. A-t-on le droit de le faire ? Quelles attitudes adopter ? Peut-on diffuser ces images ? Rue89 fait le point.

Cet article a été initialement publié le 26 juillet 2016, suite à la mort d’Adama Traoré. Nous le republions après la violente interpellation de de Théo à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le 2 février dernier.

La pratique est beaucoup moins répandue qu’aux Etats-Unis mais plusieurs collectifs et associations françaises (Urgence notre police assassine, Collectif contre le contrôle au faciès, collectif Stop violences policières, L’Assemblée des blessés... ) encouragent aujourd’hui à filmer la police dans les manifs ou lors d’interpellations.

« Si vous assistez à une scène d’abus manifeste ou de violences, n’hésitez pas à filmer en continu », conseille ainsi le Collectif contre le contrôle au faciès [PDF].

Les causes de la mort d’Adama Traoré à Beaumont-sur-Oise (Val d’Oise), après son arrestation le 19 juillet 2016, ne sont toujours pas claires..

Dans la nuit du 22 au 23 juillet dernier, Assa Traoré, la sœur d’Adama, a publié sur sa page Facebook une vidéo qu’elle présente comme l’arrestation d’un autre de ses frères. Dans la vidéo on entend distinctement un policier la menacer :

« Si on retrouve ces images sur un site on viendra chez toi. »

La jeune femme a tout de même posté la vidéo. « Quand on voit quelque chose qui n’est pas normal, on filme. Il faut se protéger », affirme-t-elle à Rue89.

Après la violente interpellation de Théo à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le 2 février dernier, une vidéo circule beaucoup sur les réseaux sociaux. Un jeune marche dans la rue, la nuit, en filmant sur Periscope les voitures de police. Alors que rien ne lui interdit de filmer, un policier l’interpelle :

"Arrête de filmer, toi..."

Et s’approche, en pointant une arme (un lanceur de balle de défense (LBD), note sur Twitter un journaliste) :

"Fais voir ton téléphone ou je t’allume."

Quels sont vos droits si vous filmez la police, y a-t-il des conseils, des choses à savoir ? Petit guide.

1 Peut-on filmer la police ?

Oui. Comme nous l’expliquions dans un précédent article, la règle générale est la liberté de photographier ou de filmer les forces de l’ordre. Elles ne peuvent pas s’y opposer lorsqu’elles effectuent une mission dans un lieu public, que ce soit un journaliste ou un particulier qui filme ou photographie.

Il existe cependant des exceptions à la diffusion des images (voir plus bas). Tout cela est rappelé noir sur blanc dans la circulaire n°2008-8433 [PDF] du 23 décembre 2008.

2 Un policier peut-il prendre votre téléphone ?

Non. Un gendarme ou un policier ne peut pas saisir un appareil photo ni une caméra, ou son contenu. Sauf s’il s’agit d’un officier de police judiciaire habilité par le parquet à l’effectuer. Mais cette mesure est rarissime et nécessite donc l’autorisation d’un magistrat.

Comme le rappelle la circulaire mentionnée ci-dessus, un fonctionnaire de police, soumis à des règles déontologiques strictes auxquelles il doit se conformer, ne doit pas craindre l’enregistrement d’images et de sons. A ce sujet, un représentant CGT déclarait à Rue89 :

« On peut comprendre l’agacement des confrères quand on a un smartphone sous le nez toute la journée, surtout quand ceux qui filment entravent le bon déroulement d’une intervention. »

Les collectifs contactés par Rue89 rapportent des cas réguliers d’intimidations, des téléphones arrachés et des vidéos supprimées par les forces de l’ordre.

Ce fut le cas durant le mouvement contre la loi travail, aux abords du lycée Bergson ou dans les manifs (y compris envers certains journalistes).

Que faire si, malgré tout, un policier vous empêche de filmer ?

« Légalement, il ne peut pas le faire. Mais il existe parfois une différence entre le droit et la pratique », explique Guillaume Sauvage, avocat spécialisé dans le droit de la presse.

« En ce cas, il faut rester extrêmement calme pour ne pas donner prise aux reproches de rébellion, demander aux policiers sur quels fondements juridiques ils s’appuient. Mais si on constate une tension trop grande, le mieux est de s’éloigner. »

3 Comment filmer la police ?

« Gardez en tête que la mission est double : faire descendre la tension quand cela est possible et s’assurer d’avoir des images utilisables de la scène », rappelle le Collectif contre le contrôle au faciès [PDF].

Sihame Assbague, journaliste et militante antiraciste, a donné sur Twitter plusieurs conseils :

 Essayer d’être deux à filmer : une personne filmant la scène et l’autre la vue d’ensemble, et essayer d’avoir l’autre personne dans le champ.
 Protéger son téléphone par un mot de passe et refuser de le donner si le téléphone est saisi.
 « Quoi qu’il arrive, restez calme et courtois. Ça peut être difficile mais n’oubliez pas que votre rôle à vous est de filmer la scène. »
 Essayer de donner son téléphone à quelqu’un en cas d’arrestation pour protéger les images.
 Pour éviter d’être accusé de montrer une photo où des policiers sont identifiables : « flouter les visages avant diffusion ou envoyer vos vidéos à des associations ou à la presse pour relais ».

Stopper une violence

« Le but n’est pas de filmer une violence policière mais de stopper une violence », commente Christian Tidjani du collectif L’Assemblée des blessés.

« Quand vous le faites, vous aidez la personne agressée. »

Plutôt que de se cacher pour filmer, il recommande de le dire ouvertement aux forces de l’ordre : « Monsieur/Madame, vous êtes filmé(e). »

« On remarque généralement qu’en le disant, ils se calment. »

Même conseil de la part du Collectif contre le contrôle au faciès : mieux vaut rester visible et à une certaine distance.

« Filmer, c’est un réflexe qui n’est pas évident car on est dans l’action », reconnaît Christian Tidjani. Lors des manifs, il préconise aussi d’éviter de filmer des manifestants, « tout simplement parce que la police peut se servir de ces images pour interpeller des gens ».

4 Existe-t-il des applis adaptées ?

 Pour filmer : Periscope et Facebook Live

Ces deux applications permettent de diffuser en temps réel les images depuis son smartphone. Periscope a beaucoup été utilisée pendant les manifs contre la loi travail. Louis, interviewé par Rue89 en avril dernier, l’utilisait à cette occasion contre les violences policières :

« La diffusion en direct me protège un peu, et empêche les policiers de récupérer ou casser le téléphone, la carte SD. Enfin, ils peuvent continuer à le faire, mais la vidéo est là. Et vu qu’il est tout à fait légal de filmer les flics en action, ça peut permettre de porter plainte pour violence/vol/casse, etc. »

L’appli de Louis est configurée pour envoyer une notification sur Twitter quand il filme ; les images sont ensuite enregistrées automatiquement pendant une semaine.

 Pour flouter des visages : ObscuraCam (en open source, disponible sur Android)

Aux Etats-Unis, des associations ont créé des applications dédiées, qui peuvent, par exemple, envoyer automatiquement une copie des images à une association de défense des droits, ou poster automatiquement la vidéo sur YouTube.

(N’hésitez pas à nous signaler l’existence d’autres applis.)

5 Peut-on diffuser ces images ?

Légalement, oui. Guillaume Sauvage :

« Si la vidéo présente un intérêt en matière d’information, il n’est pas nécessaire de flouter les visages, selon une jurisprudence de 2005 de la Cour de cassation. »

D’après deux arrêts de la Cour de cassation (le 25 janvier 2000 et le 20 février 2001), la diffusion d’images de policiers dans l’exercice de leur fonction est autorisée dès lors qu’elle illustre un événement d’actualité.

Il existe cependant des exceptions importantes :

 Il ne doit pas y avoir d’atteinte à la liberté de la personne ou au secret de l’instruction (il est par exemple interdit de publier une image d’une personne menottée ou d’une reconstitution judiciaire). Dans ces cas, la diffusion des images nécessite une absence de possibilité d’identification (un floutage par exemple).

 Les forces de l’ordre ne bénéficient d’aucune protection particulière en matière de droit à l’image, sauf si elles sont affectées dans des services d’intervention (Raid, GIGN, GIPN, BRI, sécurité du Président...), à la lutte antiterroriste ou au contre-espionnage. Les services concernés sont énumérés dans l’arrêté du 27 juin 2008. Rien ne doit permettre de les identifier sur les vidéos (s’il y a floutage, il doit être extrêmement rigoureux pour ne pas risquer d’être poursuivi).

Les policiers peuvent vous demander de flouter leur visage s’ils estiment que la vidéo porte atteinte à leur anonymat et à leur sécurité ou qu’elle perturbe le bon déroulement de l’enquête, mais il est rare que ce soit légalement le cas. Observatoire des violences policières

Christian Tidjani insiste, lui, sur le fait d’attendre quelques jours avant de publier une vidéo, que les forces de l’ordre rédigent et envoient leurs procès verbaux :

« C’est important de comparer le PV à la réalité. »

Vous pouvez ensuite publier directement les images sur Internet. Guillaume Sauvage précise :

« Une fois que la vidéo est publiée, elle tombe sous le coup de la loi de 1881 sur la presse et des dispositions du code pénal. Les mêmes contraintes que pour les journalistes s’appliquent : il faut donc bien prendre garde au contexte de publication, aux discours que peuvent véhiculer telle ou telle plateforme.  »

Vous pouvez, pour plus de sûreté, contacter les collectifs et associations contre les violences policières (Urgence notre police assassine, Collectif contre le contrôle au Faciès, L’Assemblée des blessés…) ou les envoyer à un (des) média(s).

Plusieurs de ces collectifs ont présenté le 14 juillet leur projet de plateforme commune qui devrait être lancée à la rentrée prochaine. N’importe qui pourra alors s’adresser à cet observatoire des violences policières pour obtenir des conseils.

6 A quoi servent ces vidéos ?

« La seule arme, c’est la vidéo », constate Christian Tidjani de L’Assemblée des blessés.

« C’est la seule chose qui puisse contredire la parole d’un policier et son PV. Sinon c’est parole contre parole et il y a un non lieu. »

En 2010, son fils a été grièvement blessé par un tir de flashball alors qu’il bloquait son lycée. Une vidéo avait alors contredit la version du policier qui affirmait que Geoffrey Tidjani lui a lancé deux, voire trois projectiles, et s’apprêtait à recommencer quand il a fait usage de son arme. « Heureusement, il y a eu ces deux vidéos », avait déclaré le procureur dans ses réquisitions. Le policier a fait appel de sa condamnation.

Filmer peut avoir un effet dissuasif, mais servir aussi à documenter ou à dénoncer. Si la vidéo peut aussi être déterminante quand deux paroles s’affrontent, encore faut-il qu’elle soit exploitable : qu’on y voie suffisamment clairement, et entièrement, l’action en train de se dérouler. Mais Guillaume Sauvage rappelle que « la preuve est libre ».

« Ce sont les enquêteurs et les juges qui décident d’y accorder ou non de l’importance, en fonction de sa qualité, de ce qu’ils estiment être son degré de vraisemblance, etc. »

Identification d’un policier

La Ligue des droits de l’Homme (LDH) a demandé l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire sur les violences policières commises lors des manifestations contre la loi travail, en citant notamment les « multiples vidéos » en circulation.

Dans le cas des violences policières au lycée Bergson, à Paris, les vidéos ont permis d’identifier un policier actuellement mis en examen.

Michel Tubiana, président d’honneur de la LDH, estime :

« Le fait que cette technique permette d’enregistrer ces images est révolutionnaire et cela facilite les initiatives individuelles. Quelle conscience citoyenne émergera-t-elle de tout ça ? Cela reste à voir. »

http://tempsreel.nouvelobs.com/rue8...



Imprimer cet article





GILETS JAUNES à REIMS : Les brutes macronistes dans leurs oeuvres ?
dimanche 19 - 09h25
de : JO
La stratégie horizontale.
samedi 18 - 16h38
de : L’iena rabbioso
1 commentaire
Jean-Claude Kaufmann, sociologue. Les gilets jaunes ne sont que le début d’autres surprises à venir (vidéo)
samedi 18 - 14h32
de : nazairien
2 commentaires
LUNDI MATIN PAPIER #4 - Gilets jaunes : un assaut contre la société
samedi 18 - 14h04
de : Ernest London
Gilets jaunes : la révolte inattendue, la révolte des "Gueux".NOUS SAVONS QU’IL EXISTE UN PEUPLE EN FRANCE (vidéo)
vendredi 17 - 21h58
de : nazairien
1 commentaire
52éme congrès confédéral CGT La structure CGT-Police n’a pas le droit à l’expression !
vendredi 17 - 12h12
de : CGT-Police
2 commentaires
52E CONGRÈS DE LA CGT : LE DOYEN DES SYNDICATS EMPÊCHÉ D’INTERVENIR !
vendredi 17 - 09h01
de : Info’Com-CGT
GOODYEAR : LA SEULE LUTTE QUE L’ON EST SUR DE PERDRE EST CELLE QUE L’ON LE MÈNE JAMAIS . (video)
vendredi 17 - 08h58
de : Mickael Wamen
Comment (et pourquoi) le Rassemblement national a "retourné" un élu de la France Insoumise
vendredi 17 - 08h52
de : Maxence Lambrecq et Olivier Bénis
1 commentaire
Gilets jaunes à Toulouse : accusée pour avoir bousculé des policiers avec son fauteuil roulant (video)
vendredi 17 - 08h37
Violences policières : les images décryptées (video)
vendredi 17 - 08h20
de : Arthur Carpentier
26 actes et toujours pas de Molière (video)
jeudi 16 - 23h04
de : Gilets jaunes intermittents chômeurs précaires
Monsanto, avance masqué,"Envoyé Spécial : Monsanto aurait recruté des agriculteurs à leur insu pour vanter le glyphosate
jeudi 16 - 22h46
de : nazairien
1 commentaire
Horreur et justice
jeudi 16 - 19h51
de : jean 1
Portraits Macron décrochés : Ne frise-t-on pas des emprisonnements politiques ?
jeudi 16 - 17h44
de : J0
2 commentaires
L’art de la compromission
jeudi 16 - 14h49
de : Jean-Marie Défossé
On avance, en Angleterre les gilets jaunes sont vus comme des héros. Ça fonctionne ! Ensemble !!! (vidéo)
jeudi 16 - 14h49
de : nazairien
3 commentaires
Mobilisation contre les lois Blanquer : la grève reconductible, c’est pas automatique
jeudi 16 - 12h20
Intervention sur RTL du camarade Mickael Wamen au sujet du jugement prud’hommes pour les 823 ex Goodyear (video)
jeudi 16 - 11h59
de : Mickael Wamen
Don quichotte dort à l’Elysée
mercredi 15 - 22h00
de : Irae
VGE ne meurt jamais.
mercredi 15 - 19h55
de : L’iena rabbioso
1 commentaire
La Ditature en marche : GILETS JAUNES : EN GARDE À VUE POUR UNE PANCARTE (vidéo)
mercredi 15 - 07h09
de : nazairien
2 commentaires
Gilets Jaune "nous accusons" ; 10000 citoyens accusent le gouvernement (video)
mardi 14 - 23h00
de : le media
4 commentaires
Vaccynisme et réalité
mardi 14 - 22h53
de : Annee Gourvès pour AIMSIB
3 commentaires
Plus de 100 artistes français dénoncent l’Eurovision 2019 en Israël et en appellent à France Télévisions
mardi 14 - 17h32
de : JO
Suppression de postes d’enseignants spécialisés dans l’Hérault
mardi 14 - 17h06
de : AREN34
Tourisme de riches
mardi 14 - 13h20
de : Irae
1 commentaire
LE BOURREAU DES GOODYEAR ACCEUIL LA CGT ... !!!
mardi 14 - 08h39
de : Mickael Wamen
3 commentaires
Il ne faut pas s’arrêter en si bon chemin
lundi 13 - 16h46
de : jean 1
1 commentaire
I.B. Ou la Bourgeoise Ridicule.
lundi 13 - 16h44
de : L’iena rabbioso
Syndicalisme et féminisme : aller ensemble vers l’égalité.
lundi 13 - 09h18
de : Christian DELARUE
2 commentaires
Italie : 12 mai 1977, l’assassinat de Giorgiana Masi (videos)
lundi 13 - 08h28
de : Roberto Ferrario
1 commentaire
Congrès de la CGT : pourquoi les débats s’annoncent vifs sur les questions internationales
lundi 13 - 08h16
de : Stéphane Ortega
3 commentaires
Menacée par les autorités, la juriste, Georgia Pouliquen, nous parle d’Angleterre, exfiltrée par des amis anglais (videos)
dimanche 12 - 17h56
de : nazairien
Agnes HELLER, un marxisme sans lutte de classe, ni perspective socialiste
dimanche 12 - 14h34
de : Christian DELARUE
Quelle ignominie ! (video)
dimanche 12 - 13h56
de : jean 1
MAKE ROJAVA GREEN AGAIN
dimanche 12 - 11h20
de : Ernest London
Il s’appelait Fiacre Gbédji. Il était guide dans le parc de la Pendjari, au Bénin. Il n’aura pas d’hommage, pas d’émission spéciale...
samedi 11 - 21h38
de : jean 1
1 commentaire
Malaise dans la police ?
vendredi 10 - 17h38
de : JO
4 commentaires
Vous me demandez pourquoi je suis Gilet Jaune ? (Réponse en vidéo, démonstration, excellent, à partager))
vendredi 10 - 15h02
de : nazairien
1 commentaire

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

Tout ce que les hommes ont fait de beau et de bien, ils l'ont construit avec leurs rêves. Bernard Moitessier
Facebook Twitter Google+
NON AU LICENCIEMENT DE GAEL QUIRANTE / STOP À LA REPRESSION (video)
Info Com-CGT

Souscription Le journal prescrit sans ordonnances ! Moins Une et plus si affinités
Solidarité, le sens d’une vie » de Mourad Laffitte et Laurence Karsznia
« Liquidation » de Mourad Laffitte (video)
DAZIBAO
En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINELARTIGUE.ORG
Lire la suite
Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante
mardi 8 mai
de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
Lire la suite
Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
Lire la suite
Disparition de Marceline Lartigue, Communiqué de presse
dimanche 6 mai
de Micheline Lelièvre
C’est avec une grande tristesse que nous apprenons la disparition de Marceline Lartigue. Elle s’était faite discrète les temps derniers, mais je voudrais saluer la mémoire de celle que je connaissais depuis le début de sa carrière. Elle avait 16 ans, je crois, et dansait avec Fabrice Dugied la première fois que je l’ai vue. Puis nous nous sommes liées d’amitié. Marceline avait un caractère bien trempée, une intelligence très fine et un grand talent de chorégraphe. (...)
Lire la suite
Marceline Lartigue est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en pleine distribution de tracts
samedi 5 mai
de Jean-Marc Adolphe
Aujourd’hui, 1er mai 2018, Marceline Lartigue ne participe pas aux manifestations du 1er mai 2018. Cela ne lui ressemble pas. Mais elle, tellement vivante, ça ne lui ressemble pas non plus de mourir. Et pourtant, Marceline est partie en voyage, rejoindre Antonio Gramsci et quelques autres camarades de lutte (l’un de ses tout derniers billets sur Facebook rendait hommage à Gramsci, mort le 27 avril 1937). Marceline est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en (...)
Lire la suite
Tu est tombé devant moi pendant la diffusion des tractés pour la manif du 1ere et du 5 mai...
vendredi 4 mai
de Roberto Ferrario
2 commentaires
C’est une photo prise par Baker 5 minutes avant que tu tombe... Avec ton sourire magique, Marceline Lartigue Ma compagne, mon amour, mon amie, ma camarade tu me manque, tu est tombé devant moi pendant la diffusion des tractés pour la manif du 1ere et du 5 mai, avec tout mon courage et ma force je suis pas arrivé a empêcher la faucheuse de faire son salle boulot, tout le temps ensemble sur les barricadés contre les injustices de cet monde, aujourd’hui je part a manifester pour (...)
Lire la suite
13 Mars ! Déjà 8 ans que Jean Ferrat nous quittait emportant ses rêves inachevés d’un monde meilleur (video)
mercredi 14 mars
de Roberto Ferrario
Jean Ferrat, auteur-compositeur né le 30 décembre 1930 à Vaucresson (Seine et Oise) et mort le 13 mars 2010 à Aubenas (Ardèche) est intimement lié à la commune d’Ivry-sur-Seine, où il a vécu 40 ans. En octobre 1960, il s’installe avec sa compagne Christine dans un petit appartement du 129, rue de Paris (plus tard renommée avenue Maurice Thorez), qui servira de cadre à plusieurs reportages lui étant consacrés, dont cet extrait de l’émission "Au delà de l’écran" (...)
Lire la suite