Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !
PUBLIEZ ICI PUBLIEZ VOTRE CONTRIBUTION ICI
Info’Com-CGT : le secrétaire Romain Altmann organise une épuration dans le syndicat…
vendredi 7 mai
de Sidi Boussetta secretaire adjoint UL CGT Blois
1 commentaire
NDLR : Le secrétaire Romain Altmann veux imposer l’exclusion de deux camarades (Sidi Boussetta secrétaire adjoint UL CGT Blois et Roberto Ferrario fondateur du site bellaciao.org) du syndicat Info’Com CGT en vertu du débat démocratique…. Pfffffffff Semble que bien d’autres vont suivre le chemin du Goulag en Sibérie…. Voilà la réponse d’un des de deux camarades, premier de la liste noire… Les cons ça osent tout...voici ce que j’ai trouvé dans (...)
Lire la suite, commenter l'article...

Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante

de : Raphaël de Gubernatis
mardi 8 mai 2018 - 08h07 - Signaler aux modérateurs
PNG - 210.8 ko

Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans une société où le laisser-aller est désormais de mise. Elle était malicieuse encore, dotée d’un humour très particulier, ravageur, qui lui conférait un charme supplémentaire.

Si elle n’avait été danseuse, elle eut pu être mannequin. Pas mannequin comme ces filles cadavériques à la mine patibulaire qui défilent aujourd’hui sur les podiums de la mode. Mais le mannequin fétiche d’un créateur furieusement original.

La danse, elle entreprend de la conquérir en suivant dans la seconde moitié des années 1970 les cours de Carolyn Carlson, Hideyuki Yano ou Suzon Holzer. Des choix, comme tous ceux qu’elle effectuera par la suite, pointus et judicieux, loin des sentiers battus, et qui feront d’elle, durant les décennies suivantes, l’exemple parfait d’une artiste française au parcours emblématique pour son temps, quand bien même sa forte personnalité donnera toujours d’elle l’impression qu’elle demeura un électron libre.

Paris, Arles, New York, Paris

C’est que Marceline Lartigue a de qui tenir. Sa mère, Bernadette Bonis a été longtemps critique de danse à « Révolution », puis un temps directrice des Rencontres chorégraphiques de Bagnolet, manifestation à la tête de laquelle elle a succédé à son fondateur, Jaque Chaurand. Son père, le poète et romancier Pierre Lartigue, disparu en 2008, fait lui aussi partie de cette intelligentsia française qui découvre dans la danse contemporaine un champ infini de réflexion et d’inspiration. Co-fondateur de la revue « Avant-Scène/Ballet-Danse », il est aussi critique à « L’Humanité ».

Après avoir suivi un stage demeuré fameux, donné par la chorégraphe Lucinda Childs lors du Festival de Danse d’Arles en juillet 1980, Marceline Lartigue, conçoit une première pièce, « Dum Dum Duo », lors du Festival de Danse de Chateauvallon de 1982, à l’invitation de Patrick Bensard. Puis, comme tant de jeunes danseurs de sa génération, elle entreprend en 1983 le pèlerinage obligé à New York qui est alors le centre universel de la danse contemporaine, le lieu où résident la plupart des grands et futurs grands chorégraphes américains. Elle étudie évidemment dans le studio de Merce Cunningham à Westbeth et danse déjà pour Karole Armitage et Susan Hayman-Shaffey. De retour en France, elle s’engage dans la compagnie de Karine Saporta et se produit dans les salons de l’Hôtel Meurice au cours d’un duo époustouflant, « Une Passion », créé pour elle et pour Hideyuki Yano par Saporta.

La comtesse sanglante

Marceline Lartigue repart pour New York afin d’y danser l’ébouriffant « Gogo Ballerina » de Karole Armitage, puis, regagnant la France, fonde aussitôt sa propre compagnie, « Szerelem ». Avec celui qui est devenu pour un temps son époux, le compositeur Hugues de Courson, elle crée ainsi un spectacle chorégraphique et musical, « Erszebet », qu’on découvre au Centre Pompidou et qui évoque la figure légendaire et sanglante de la comtesse hongroise Elisabeth Bathory d’Ecsed. Un spectacle fort, baroque, inattendu, qui est un éloquent reflet de la personnalité flamboyante de son autrice et de ses centres d’intérêt hors du commun, tout comme le seront plus tard ses ouvrages autour des figures de Lola Montes ou de Gilles de Rais.

L’Orage d’une robe qui s’abat

Un peu partout en France, voire à l’étranger, suivront de nombreuses productions au cours des années 1990, dont une création, « Prédelle », pensée pour le danseur-étoile de l’Opéra de Paris, Jean-Yves Lormeau. Des productions aux titres évocateurs et poétiques comme « Tricheurs », « Tabou », « Centaure », « L’Improbable », « L’Orage d’une robe qui s’abat », « L’Antichambre des contes ». Cependant que Marceline Lartigue se fait par ailleurs l’interprète de l’Américaine Susan Buirge dans « Le Jour d’après » (2000) et l’œil de la forêt » en 2002, ou l’assistante de l’Argentine Graziella Martinez lors du retour de cette dernière à Paris, au studio Le Regard du Cygne en 2003. Elle est aussi le sujet de clichés des photographes Philippe Taka, Anne Nordmann ou Geneviève Stephenson.

La découverte de l’Afrique

Dans les années 2000, dès 2003 précisément, lors d’un voyage d’étude au Sénégal, la découverte de l’Afrique modifie profondément la trajectoire de Marceline Lartigue, même s’il lui arrive aussi de travailler au Vénézuela. Elle poursuit ses investigations au Ghana, au Burkina-Faso, au Mali, au Sénégal encore, au Bénin surtout, en menant des études autour des rituels encore en vigueur au sein des populations de ces pays, ce qui lui vaut de bénéficier d’une bourse Villa Médicis-Association française d’Action artistique-Hors les murs. A partir de là, Marceline Lartigue construit des ouvrages en travaillant avec des danseurs africains, ouvrages mêlant les danses et les rites de plusieurs cultures de l’Afrique noire et inspirés entre autres choses par les danses rituelles pratiquées lors des cérémonies des cours royales du Dahomey.

Ces spectacles n’ont pas été vus à Paris, mais beaucoup l’ont été lors de tournées en Afrique, devenue ainsi la terre de prédilection de la danseuse française. En Afrique de l’Ouest comme en France, la disparition brutale, inattendue de Marceline Lartigue endeuille toute une génération d’artistes innombrables et de figures du monde culturel que sa personnalité hors du commun ne peut qu’avoir émerveillés ou séduits.

Raphaël de Gubernatis

Visuel : © Philippe Taka

http://toutelaculture.com/actu/marc...


Partager cet article :

Imprimer cet article




accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

Facebook Twitter
DAZIBAO
Info’Com-CGT : le secrétaire Romain Altmann organise une épuration dans le syndicat…
vendredi 7 mai
de Sidi Boussetta secretaire adjoint UL CGT Blois
1 commentaire
NDLR : Le secrétaire Romain Altmann veux imposer l’exclusion de deux camarades (Sidi Boussetta secrétaire adjoint UL CGT Blois et Roberto Ferrario fondateur du site bellaciao.org) du syndicat Info’Com CGT en vertu du débat démocratique…. Pfffffffff Semble que bien d’autres vont suivre le chemin du Goulag en Sibérie…. Voilà la réponse d’un des de deux camarades, premier de la liste noire… Les cons ça osent tout...voici ce que j’ai trouvé dans (...)
Lire la suite
Mise à jour : réfugiés italiens sept sur dix sont libres sous contrôle judiciaire
jeudi 29 avril
de Oreste Scalzone
* Sur les sept personnes arrêtées hier matin à l’aube, libérées de prison et remises en « caution » sous contrôle judiciaire : Roberta Cappelli, Narciso Manenti, Marina Petrella, Giorgio Pietrostefani, Sergio Tornaghi. ** Des deux Compagnons constitués ce matin, l’audience pour « statuer » sur la demande de libération de Luigi Bergamin a été fixée à 18 heures, et il est fort probable qu’elle ait eu le même résultat. Les « demandes » formulées par l’avocate Irène (...)
Lire la suite
On avance… Marina Petrella et Roberta Cappelli sont libres sous contrôle judiciaire
jeudi 29 avril
de Dominique Grange
Nous fêtons ce soir une libération qui nous fait chaud au coeur à tou.te.s, celle de nos deux camarades MARINA PETRELLA et ROBERTA CAPPELLI qui sont désormais dehors, sous contrôle judiciaire ! Mais n’oublions pas les six autres toujours détenus... Continuons à nous mobiliser per liberare tutti...pour les libérer tous ! Rejoindre notre groupe FB tu es le bienvenu ✊ (...)
Lire la suite
LIBERARE TUTTI (audio)
mercredi 28 avril
de Dominique Grange
1 commentaire
A Roberta Capelli, Marina Petrella, Enzo Calvitti, Giovanni Almonti, Sergio Tornaghi, Narciso Manenti, Giorgio Pietrostefani. En 2003, j’ai écrit cette chanson "DROIT D’ASILE", suite à l’enlèvement d’un militant italien exilé en France, Paolo Persichetti, et à son extradition, puis son incarcération en Italie. Je l’ai ensuite dédiée à Cesare Battisti, alors emprisonné au Brésil, à Marina Petrella, arrêtée en 2007 et emprisonnée en France, en attente (...)
Lire la suite
REVIREMENT INQUIÉTANT DE LA FRANCE POUR LES RÉFUGIÉS ITALIENS
mercredi 28 avril
de La LDH
Communiqué LDH A l’inverse de ce que la présidence de la République soutient, la décision de François Mitterrand, exprimée lors du congrès de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) en 1985, de ne pas extrader les réfugiés italiens en France n’excluait aucun de ceux-ci. Il est regrettable qu’en violation de toute éthique le président de la République ait décidé de revenir sur les engagements de la République. S’en prendre à des femmes et des hommes qui vivent (...)
Lire la suite
Une trahison indicible de la France
mercredi 28 avril
de Collectif Bellaciao
3 commentaires
28 avril 2021 : 7 réfugiés politiques italiens arrêtés à Paris : Enzo Calvitti, Giovanni Alimonti, Roberta Cappelli, Marina Petrella, Sergio Tornaghi, Giorgio Pietrostefani, Narciso Manenti, trois recherchaient Luigi Bergamin, Maurizio Di Marzio et Raffaele Ventura. Tous accusés d’actes de terrorisme dans les années 70 et 80. Macron heureux : "Je résolu ce problème comme l’Italie le demande depuis des années" Draghi heureux : "Le gouvernement se déclare satisfait de la (...)
Lire la suite
21 avril 1961 - 21 avril 2021 le rêve du « putsch des généraux »...
mercredi 28 avril
de Roberto Ferrario
2 commentaires
A propos de « la tribune des généraux » les signatures on été récolté par Jean-Pierre Fabre-Bernadac, officier de carrière et responsable du site Place Armes et ancien responsable du service d’ordre du Front national entre 1993 et 1994, qui avait initialement publié le texte le 13 avril dernier ou des signatures continuent à être comptabilisés, 30 généraux étaient dénombrés et 2500 militaires étaient au total recensés ce mardi. Après ca le 21 avril la tribune à été publié sur Valeurs (...)
Lire la suite