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"La mobilisation des intermittents montre qu’il n’y a pas de

de : LE MONDE
vendredi 4 juillet 2003 - 20h53 - Signaler aux modérateurs

Entretien avec Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT LE MONDE | 04.07.03 | 14h20 "La mobilisation des intermittents montre qu’il n’y a pas de trêve sociale", affirme M. Thibault.

Le texte de cet entretien a été relu et amendé par M. Thibault

Quel bilan en faites-vous ?

Les conditions dans lesquelles cette loi est adoptée sont plus importantes que le vote de l’Assemblée en soi. Cette réforme est contestée par une majorité de la population. Elle a provoqué une mobilisation sans précédent depuis des années, et nous venons de remettre, avec l’UNSA, la FSU et FO, les 350 000 premières pétitions aux députés. Le gouvernement passe outre. Il va traîner cette décision comme un boulet. Dès septembre, l’avenir des retraites sera de nouveau d’actualité avec la négociation concernant les retraites complémentaires du secteur privé. Il n’y a donc rien de réglé avec cette loi.

La mobilisation était forte et vous n’avez pas fait reculer le gouvernement. Une victoire de "la rue" est-elle possible ?

Bien sûr. Il faut apprécier le niveau de mobilisation obtenu au regard des outils syndicaux dont nous disposons. Huit Français sur dix considèrent aujourd’hui que les syndicats défendent plutôt bien leurs intérêts, ce qui prouve que nous ne sommes pas en décalage avec l’opinion publique. Il existe une prise de conscience nouvelle pour renforcer un syndicalisme interprofessionnel, ouvert et qui favorise l’implication du plus grand nombre de salariés. Il y a des créations de syndicats d’entreprise, un courant d’adhésions à la CGT, des syndicalistes engagés à la CFDT qui nous regardent d’un ¦il nouveau... Tout cela est prometteur. Je remarque que le président de la République, en expliquant que le gouvernement prendrait le temps de discuter sur la Sécurité sociale, admet, de fait, que toutes les réformes ne passeront pas à la hussarde.

Si le gouvernement maintient cette politique, quelle peut être la voie pour la CGT ?

Ce scénario-là montrera vite ses limites. L’opinion publique considère, très largement, que les grandes questions, notamment sociales, méritent d’être débattues avec tous les intéressés. La légitimité des élus nationaux ne suffit pas pour imposer des choix émanant du seul champ politique. Nous devons faire progresser l’exigence de démocratie sociale avec, notamment, le principe de l’accord majoritaire dans les négociations et élargir nos capacités d’intervention syndicale au service d’un plus grand nombre de salariés et de leurs intérêts communs.

Le gouvernement a-t-il, selon vous, tiré les enseignements du 21 avril 2002 ?

Justement, son attitude constitue une contre-réponse à ce qui s’est passé le 21 avril en France. Le gouvernement actuel est issu d’une vraie crise politique. Or il agit comme si l’opinion était favorable, aujourd’hui, aux théories libérales du Medef. Ce n’est pas le cas. Et ce n’est pas en faisant preuve d’autoritarisme et de brutalité qu’il va inverser cette situation. Nous n’avons pas, en tant que syndicat, toutes les réponses appropriées qui doivent émaner des politiques. Mais nous ne cessons de répéter que ce qui se passe actuellement n’aide pas à redonner du crédit aux dirigeants politiques. Cela peut même alimenter une nouvelle fois des réponses qui seraient dramatiques pour notre démocratie. L’attitude du gouvernement peut amplifier cette crise de la représentation politique tant qu’on ne s’interrogera pas plus sur le contenu même des réformes.

Un peu de négociation, un peu de mobilisation : la CGT n’est-elle pas restée au milieu du gué ?

Il faut savoir conjuguer les deux : une bonne mobilisation et une bonne négociation qui doit se dérouler de manière transparente et selon des règles démocratiques. Le dernier bilan de la Commission nationale de la négociation collective montre que la CGT n’a jamais signé autant d’accords.

Oui, mais au niveau national la confédération ne s’engage pratiquement jamais, contrairement à la CFDT...

Vous remarquerez que les positions défendues par la CFDT sont contestées jusque dans ses propres rangs. Sa direction perd son sang-froid jusqu’à vouloir refaire l’histoire sur le dossier des retraites. Elle me semble atteinte du syndrome de l’avant-garde éclairée. C’est le contenu des négociations, apprécié par les salariés, qui doit déterminer l’attitude syndicale. Tout le monde doit accepter, en interne comme en externe, plus de démocratie.

Quelles seront les possibilités de travail avec les autres syndicats à l’avenir ?

L’ensemble du syndicalisme va devoir tirer des enseignements à partir des événements de ces dernières semaines. La loyauté de certains syndicats a fait défaut malgré un engagement unitaire sur les retraites. Même si l’exercice sera plus difficile, l’unité syndicale demeure un objectif. Le décalage entre la représentativité syndicale et la réalité sociale apparaît évident. Le travail avec de nouveaux acteurs comme l’UNSA et la FSU a produit un mouvement significatif.

N’y a-t-il pas des raisons de douter de l’action syndicale, avec l’échec du mouvement ?

Il n’y a pas de raisons de désespérer, au contraire. Je vois un potentiel supplémentaire pour le syndicalisme. Nous ne sommes pas dans un pays nordique, dans un pays où la codécision existe. Ici, les syndicats doivent s’imposer. On voudrait nous cantonner à un syndicalisme de résistance, alors qu’il nous faut parvenir à un syndicalisme acteur du progrès social. C’est le cas pour les intermittents.

Quelle doit être la réponse du gouvernement à leurs revendications ?

Il doit entendre les professionnels, prendre des mesures concrètes mettant fin aux abus des employeurs dénoncés depuis plus de dix ans. Et, dans l’attente, maintenir les règles actuelles applicables aux salariés déjà très précarisés. La nouvelle convention aurait pour conséquence d’exclure un intermittent sur trois du système d’indemnisation. Une partie importante de la création culturelle de notre pays dépend de la décision du gouvernement. La mobilisation sans précédent des professionnels du spectacle montre qu’il n’y a pas de trêve sociale.

Propos recueillis par Rémi Barroux


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