Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !

Italie : Maudit peuple
de : Marco d'Eramo
lundi 24 avril 2006 - 00h26 - Signaler aux modérateurs
1 commentaire

par Marco d’ Eramo traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Silvio Berlusconi comme Vanna Marchi (animatrice d’une émission télévisée qui promettait monts et merveilles et a dupé ainsi des milliers de téléspectateurs ; à son procès, qui se déroule justement en ce moment, on voit défiler quantité de petites vieilles qui lui avaient confié toutes leurs économies, ndt) ? Les grands crédules d’italiens embobinés par le télé-marché politique ? Il y a quelque chose de vraiment inquiétant dans la façon dont toute une gauche a réagi au vote du 9 et 10 avril. La plus délicate : « Quel pays de merde ! ». La plus civique : « Moi j’émigre ». Nos représentants se font l’écho des grandes dames qui faisaient autrefois porter à la « plèbe » tous les malheurs de l’Italie.

Il semble qu’ils soient nombreux à avoir pris au sérieux l’ironie cinglante de Bertold Brecht, pour qui quand un peuple désavoue ses dirigeants, le gouvernement doit changer de peuple. Si la gauche n’a pas gagné avec une marge confortable c’est donc la faute du maudit peuple. Jamais la notre, ou de nos dirigeants, de la classe politique de gauche. Je voudrais de ce fait exposer une thèse opposée, non pas tant par amour du paradoxe que pour enfoncer quelque coin à l’hypothétique, futur, gouvernement de centre gauche. La thèse est : loin de s’être fait embobiner, les italiens ont voté de façon rationnelle en fonction de leurs propres intérêts, sur la base des informations (même rares et manipulées) dont ils disposaient. Les informations dont disposent les citoyens c’est que, en ce qui concerne la politique économique, depuis plus d’une décennie, dans le monde entier ou presque les rôles se sont inversés entre droite et gauche.

Le syndrome du subsidiaire à gauche. Régime drastique.

On a oublié la raison du succès de Berlusconi en 2001 : le régime amaigrissant drastique que le gouvernement de centre gauche avait imposé à l’Italie. La droite augmente les dépenses publiques et le déficit, la gauche fait preuve de « responsabilité fiscale ». L’exemple le plus voyant est constitué par les USA où Bill Clinton rétablissait en positif le budget de l’état, alors que George Bush ouvre le gouffre du déficit public. On a oublié avec trop de facilité que la raison la plus importante du succès de Berlusconi en 2001 fut le régime amaigrissant drastique que le centre gauche avait imposé à l’Italie pour lui permettre d’entrer dans l’Europe de Maastricht : l’ampleur de la saignée n’a jamais été révélée mais elle est vite calculée. Dans les années 90 la dette publique italienne tournait autour des 120 % du produit intérieur brut. Le service pur de la dette était du coup d’environ 6-7 %. Ramener le déficit public à 3% impliquait donc que chaque année 4 % soient prélevés de la richesse nationale juste pour garder la dette à son niveau précédent. Si ensuite on voulait diminuer la dette totale, une autre saignée était pratiquée dans les portefeuilles des italiens, et nos barbiers ne s’en privèrent pas. On dira qu’il s’agissait de réduire le coût de la rente financière : traduction : le peuple des Bot (Buoni ordinari del tesoro, bons du trésor, ndt) fut massacré. (Le « popolo dei Bot » est l’expression utilisée pour désigner la masse des petits épargnants qui, ne pouvant investir dans l’immobilier ou dans des portefeuilles d’actions, achetaient des bons du trésor en petites coupures, ndt). Pour cela il ne resta plus à Berlusconi pour passer largement qu’à recommencer à faire circuler l’argent, avec les promesses explicites de grands ouvrages et de réduction officielle des impôts, et par contre la promesse implicite de réduction officieuse des impôts, en autorisant une évasion au grand jour (promesse tenue). Comme on le sait, on n’a jamais vu l’argent tant miroité, les grands ouvrages sont restés au stade d’inaugurations bidon et le prélèvement fiscal officiel est resté plus ou moins intact. D’où la désillusion d’une grande partie de l’électorat. Même le peuple de l’Iva (équivalent de la Tva), s’est senti trahi (c’est-à-dire, cette fois, tous ceux qui ont l’habitude de proposer des travaux sans facture, sans taxes, ndt).

Cependant, la désillusion pour la droite ne suffisait évidemment pas à se reporter en confiance pour le bord opposé. De fait, avec quel objectif premier la gauche s’est-elle présentée en 2006 au gouvernement ? Avec celui de re-assainir les comptes publics. Ce qui, en bon italien, veut dire ou réduire les sorties ou augmenter les entrées, ou les deux à la fois. Et les italiens avaient déjà eu un premier essai douloureux de ce re-assainissement avec les gouvernements Amato et Ciampi, puis entre 1996 et 2001. Pendant toute la campagne, les entrées de l’état ont été au centre du débat mais jamais ses sorties.

Nous avons su - plus ou moins- comment allaient augmenter les entrées (luttes contre l’évasion fiscale, imposition sur les plus values financières), mais on ne nous a jamais dit avec clarté comment cet argent allait être dépensé. Un programme de plus de 200 pages est un non-programme. En 1981 la gauche française a gagné avec un programme qui serait aujourd’hui défini comme léniniste (nationalisation de tous les groupes bancaires, augmentation du salaire minimum, cinquième semaine de congés payés, abolition de la peine de mort...). En somme, le travailleur salarié qui votait pour François Mitterrand savait pourquoi il votait et avait un espoir d’empocher quelque chose et de le ramener à la maison. De façon alternative, en 2003, en Espagne, Zapatero, assez conservateur en politique économique, était cependant explicite, et même radical, sur les thèmes « progressistes » : retrait de l’Irak, avortement, Pacs... Ici aussi l’électeur savait ce qu’il en retirait. En 2006 l’électeur de la Casa Delle Libertà savait pour quoi il votait, l’électeur de gauche par contre ne le savait pas : le travailleur salarié italien ne devait voter pour la gauche que pour dire non à Forza Italia. C’est une histoire qui remonte loin. Comme dans notre pays il n’y a jamais eu de véritable classe bourgeoise (il y a des familles riches, oui, mais elles n’ont jamais constitué une classe avec son idéologie et son appareil d’état), depuis 1946 au moins, la gauche italienne a endossé le rôle de substitut de la bourgeoisie. Pour utiliser un langage d’euro-bureaucrates, depuis des décennies la gauche italienne est victime du syndrome de subsidiarité (voir note en post-scriptum, ndt), c’est-à-dire qu’elle se sent obligée de faire tout ce que la non-bourgeoisie italienne ne fait pas. Le marxisme avait forgé une belle expression : « devenir classe générale » (voir note en ps, ndt), ce qui advient quand une classe particulière convainc toutes les autres classes qu’en luttant pour ses propres intérêts, elle poursuit en réalité ceux de la société en général.

Aujourd’hui la gauche prétend au contraire « devenir classe générale » en subissant l’hégémonie d’une autre et en sacrifiant les salariés aux intérêts des autres classes. Sans convaincre le patronat que ce serait son intérêt de réaliser ceux des travailleurs, mais, bien au contraire, en persuadant les travailleurs qu’il leur est indispensable de réaliser les intérêts du patronat, jusqu’à devenir, quasiment, le plus servile factotum des exigences confindustrielles (la Confindustria est l’équivalent italien du Medef, ndt) : de fait c’est aux entreprises que Romano Prodi a fait la seule promesse claire, celle de réduire le poignard fiscal de 5%. Cette prétention à s’élever au rang de « classe générale » amène donc la gauche à pénaliser, au lieu de valoriser, les intérêts de sa clientèle électorale particulière. D’où une image (pas étrange du tout) de la gauche comme force politique punitive, experte en bâton mais avare en carotte : en prison, les évadés fiscaux, oui, mais après ? Pourquoi nos dirigeants de centre gauche ne nous disent-ils jamais les trois, quatre mesures claires, simples, précises, qui avantageraient la majorité des salariés au lieu de ne nous promettre qu’une improbable punition pour les grands méchants spéculateurs ? Pourquoi ne nous ont-ils pas fait savoir en quoi nous serions mieux avec un gouvernement de centre gauche ?

De plus, la société italienne est beaucoup plus intriquée qu’elle n’en a l’air : la chute de la natalité a fait confluer sur quasiment tout individu les modestes avoirs de ses grands-parents : le petit appartement, le jardin, le petit capital en Bot, de sorte que -comme l’a très bien expliqué Marcello De Cecco (pas le patron des pâtes préférées de Coluche mais un éminent économiste et universitaire romain, ndt)- une grande partie des salariés garde un niveau de vie acceptable grâce à l’apport d’entrées financières même minimes, de sorte qu’en majorité, chacun de nous est à la fois un travailleur salarié et un tout petit rentier. Face à cette intrication sociale, la culture politique de nos dirigeants a bien gardé la vieille position de la classe générale mais idéologiquement subalterne aux raisons supérieures du marché. Du berlinguérisme elle retient une fascination rigoriste- puritaine (quand ce n’est pas masochiste) pour l’austérité, mais dans le cadre d’une stratégie craxienne (d’alémienne ?) d’occupation sans scrupules du pouvoir dans le maintien du statu quo.

Voila pourquoi le vote des italiens semble rationnel : parce que, si nous n’avions pas eu Berlusconi en face, nous avions toutes les raisons de voter contre ce centre gauche. Que la moitié des italiens ait accepté la perspective douloureuse d’un autre coup de bambou, dans l’unique but de se dispenser d’un autre régime berlusconien, n’est donc qu’un signe de grand dévouement de la part des concitoyens malmenés de notre pays. Parce que le plus probable scénario est que l’austérité des dépenses publiques et la responsabilité fiscale - prescrites par le Fonds Monétaire International, la Confindustria et la Commission Européenne - seront administrées avec diligence par le gouvernement de centre gauche qui créera ainsi toutes les conditions pour être renversé à la prochaine tournée électorale : quand on laissera une fois de plus à la droite la marge de manœuvre de dépenser plus, mettre en circulation plus d’argent et augmenter le déficit.

PS : Et puis, s’il vous plaît, arrêtons avec cette litanie du pays cassé en deux : avec le système bipolaire se pouvait-il qu’il soit cassé en trois ? Ou bien, est-ce qu’un pays qui vote 48-52 % est beaucoup moins cassé que celui qui vote 50,1- 49,9 ? En 1960 John Kennedy a gagné d’un poil, comme Valery Giscard D’Estaing en 1974, et, même, Bush en 2000 n’a pas gagné du tout, mais personne n’est jamais venu pleurer sur la cassure du pays.

www.ilmanifesto.it



Imprimer cet article


Commentaires de l'article
> Italie : Maudit peuple
25 avril 2006 - 12h09

Y ZONT PAS UN VILLEPIN POUR DISSOUDRE LE PEUPLE ?

NOSE DE CHAMPAGNE






GILETS JAUNES à REIMS : Les brutes macronistes dans leurs oeuvres ?
dimanche 19 - 09h25
de : JO
La stratégie horizontale.
samedi 18 - 16h38
de : L’iena rabbioso
1 commentaire
Jean-Claude Kaufmann, sociologue. Les gilets jaunes ne sont que le début d’autres surprises à venir (vidéo)
samedi 18 - 14h32
de : nazairien
2 commentaires
LUNDI MATIN PAPIER #4 - Gilets jaunes : un assaut contre la société
samedi 18 - 14h04
de : Ernest London
Gilets jaunes : la révolte inattendue, la révolte des "Gueux".NOUS SAVONS QU’IL EXISTE UN PEUPLE EN FRANCE (vidéo)
vendredi 17 - 21h58
de : nazairien
1 commentaire
52éme congrès confédéral CGT La structure CGT-Police n’a pas le droit à l’expression !
vendredi 17 - 12h12
de : CGT-Police
2 commentaires
52E CONGRÈS DE LA CGT : LE DOYEN DES SYNDICATS EMPÊCHÉ D’INTERVENIR !
vendredi 17 - 09h01
de : Info’Com-CGT
GOODYEAR : LA SEULE LUTTE QUE L’ON EST SUR DE PERDRE EST CELLE QUE L’ON LE MÈNE JAMAIS . (video)
vendredi 17 - 08h58
de : Mickael Wamen
Comment (et pourquoi) le Rassemblement national a "retourné" un élu de la France Insoumise
vendredi 17 - 08h52
de : Maxence Lambrecq et Olivier Bénis
1 commentaire
Gilets jaunes à Toulouse : accusée pour avoir bousculé des policiers avec son fauteuil roulant (video)
vendredi 17 - 08h37
Violences policières : les images décryptées (video)
vendredi 17 - 08h20
de : Arthur Carpentier
26 actes et toujours pas de Molière (video)
jeudi 16 - 23h04
de : Gilets jaunes intermittents chômeurs précaires
Monsanto, avance masqué,"Envoyé Spécial : Monsanto aurait recruté des agriculteurs à leur insu pour vanter le glyphosate
jeudi 16 - 22h46
de : nazairien
1 commentaire
Horreur et justice
jeudi 16 - 19h51
de : jean 1
Portraits Macron décrochés : Ne frise-t-on pas des emprisonnements politiques ?
jeudi 16 - 17h44
de : J0
2 commentaires
L’art de la compromission
jeudi 16 - 14h49
de : Jean-Marie Défossé
On avance, en Angleterre les gilets jaunes sont vus comme des héros. Ça fonctionne ! Ensemble !!! (vidéo)
jeudi 16 - 14h49
de : nazairien
3 commentaires
Mobilisation contre les lois Blanquer : la grève reconductible, c’est pas automatique
jeudi 16 - 12h20
Intervention sur RTL du camarade Mickael Wamen au sujet du jugement prud’hommes pour les 823 ex Goodyear (video)
jeudi 16 - 11h59
de : Mickael Wamen
Don quichotte dort à l’Elysée
mercredi 15 - 22h00
de : Irae
VGE ne meurt jamais.
mercredi 15 - 19h55
de : L’iena rabbioso
1 commentaire
La Ditature en marche : GILETS JAUNES : EN GARDE À VUE POUR UNE PANCARTE (vidéo)
mercredi 15 - 07h09
de : nazairien
2 commentaires
Gilets Jaune "nous accusons" ; 10000 citoyens accusent le gouvernement (video)
mardi 14 - 23h00
de : le media
4 commentaires
Vaccynisme et réalité
mardi 14 - 22h53
de : Annee Gourvès pour AIMSIB
3 commentaires
Plus de 100 artistes français dénoncent l’Eurovision 2019 en Israël et en appellent à France Télévisions
mardi 14 - 17h32
de : JO
Suppression de postes d’enseignants spécialisés dans l’Hérault
mardi 14 - 17h06
de : AREN34
Tourisme de riches
mardi 14 - 13h20
de : Irae
1 commentaire
LE BOURREAU DES GOODYEAR ACCEUIL LA CGT ... !!!
mardi 14 - 08h39
de : Mickael Wamen
3 commentaires
Il ne faut pas s’arrêter en si bon chemin
lundi 13 - 16h46
de : jean 1
1 commentaire
I.B. Ou la Bourgeoise Ridicule.
lundi 13 - 16h44
de : L’iena rabbioso
Syndicalisme et féminisme : aller ensemble vers l’égalité.
lundi 13 - 09h18
de : Christian DELARUE
2 commentaires
Italie : 12 mai 1977, l’assassinat de Giorgiana Masi (videos)
lundi 13 - 08h28
de : Roberto Ferrario
1 commentaire
Congrès de la CGT : pourquoi les débats s’annoncent vifs sur les questions internationales
lundi 13 - 08h16
de : Stéphane Ortega
3 commentaires
Menacée par les autorités, la juriste, Georgia Pouliquen, nous parle d’Angleterre, exfiltrée par des amis anglais (videos)
dimanche 12 - 17h56
de : nazairien
Agnes HELLER, un marxisme sans lutte de classe, ni perspective socialiste
dimanche 12 - 14h34
de : Christian DELARUE
Quelle ignominie ! (video)
dimanche 12 - 13h56
de : jean 1
MAKE ROJAVA GREEN AGAIN
dimanche 12 - 11h20
de : Ernest London
Il s’appelait Fiacre Gbédji. Il était guide dans le parc de la Pendjari, au Bénin. Il n’aura pas d’hommage, pas d’émission spéciale...
samedi 11 - 21h38
de : jean 1
1 commentaire
Malaise dans la police ?
vendredi 10 - 17h38
de : JO
4 commentaires
Vous me demandez pourquoi je suis Gilet Jaune ? (Réponse en vidéo, démonstration, excellent, à partager))
vendredi 10 - 15h02
de : nazairien
1 commentaire

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

Les hommes sont comme les plantes, qui ne croissent jamais heureusement, si elles ne sont bien cultivées. Montesquieu
Facebook Twitter Google+
NON AU LICENCIEMENT DE GAEL QUIRANTE / STOP À LA REPRESSION (video)
Info Com-CGT

Souscription Le journal prescrit sans ordonnances ! Moins Une et plus si affinités
Solidarité, le sens d’une vie » de Mourad Laffitte et Laurence Karsznia
« Liquidation » de Mourad Laffitte (video)
DAZIBAO
En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINELARTIGUE.ORG
Lire la suite
Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante
mardi 8 mai
de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
Lire la suite
Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
Lire la suite
Disparition de Marceline Lartigue, Communiqué de presse
dimanche 6 mai
de Micheline Lelièvre
C’est avec une grande tristesse que nous apprenons la disparition de Marceline Lartigue. Elle s’était faite discrète les temps derniers, mais je voudrais saluer la mémoire de celle que je connaissais depuis le début de sa carrière. Elle avait 16 ans, je crois, et dansait avec Fabrice Dugied la première fois que je l’ai vue. Puis nous nous sommes liées d’amitié. Marceline avait un caractère bien trempée, une intelligence très fine et un grand talent de chorégraphe. (...)
Lire la suite
Marceline Lartigue est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en pleine distribution de tracts
samedi 5 mai
de Jean-Marc Adolphe
Aujourd’hui, 1er mai 2018, Marceline Lartigue ne participe pas aux manifestations du 1er mai 2018. Cela ne lui ressemble pas. Mais elle, tellement vivante, ça ne lui ressemble pas non plus de mourir. Et pourtant, Marceline est partie en voyage, rejoindre Antonio Gramsci et quelques autres camarades de lutte (l’un de ses tout derniers billets sur Facebook rendait hommage à Gramsci, mort le 27 avril 1937). Marceline est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en (...)
Lire la suite
Tu est tombé devant moi pendant la diffusion des tractés pour la manif du 1ere et du 5 mai...
vendredi 4 mai
de Roberto Ferrario
2 commentaires
C’est une photo prise par Baker 5 minutes avant que tu tombe... Avec ton sourire magique, Marceline Lartigue Ma compagne, mon amour, mon amie, ma camarade tu me manque, tu est tombé devant moi pendant la diffusion des tractés pour la manif du 1ere et du 5 mai, avec tout mon courage et ma force je suis pas arrivé a empêcher la faucheuse de faire son salle boulot, tout le temps ensemble sur les barricadés contre les injustices de cet monde, aujourd’hui je part a manifester pour (...)
Lire la suite
13 Mars ! Déjà 8 ans que Jean Ferrat nous quittait emportant ses rêves inachevés d’un monde meilleur (video)
mercredi 14 mars
de Roberto Ferrario
Jean Ferrat, auteur-compositeur né le 30 décembre 1930 à Vaucresson (Seine et Oise) et mort le 13 mars 2010 à Aubenas (Ardèche) est intimement lié à la commune d’Ivry-sur-Seine, où il a vécu 40 ans. En octobre 1960, il s’installe avec sa compagne Christine dans un petit appartement du 129, rue de Paris (plus tard renommée avenue Maurice Thorez), qui servira de cadre à plusieurs reportages lui étant consacrés, dont cet extrait de l’émission "Au delà de l’écran" (...)
Lire la suite