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Les anti-CPE de 2006 ne veulent pas d’un "CPE de gauche" en 2007 (video)

de : Rosa Moussaoui
samedi 7 avril 2007 - 16h10 - Signaler aux modérateurs
6 commentaires
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de Rosa Moussaoui

Le "contrat" de Ségolène Royal suscite au mieux le scepticisme, au pire l’inquiétude dans les rangs des organisations de jeunesse.

La proposition de "contrat première chance" de Ségolène Royal ne soulève pas l’enthousiasme des organisations de jeunesse qui ont battu le pavé, l’an dernier, contre le CPE, c’est le moins que l’on puisse dire. Bruno Julliard, président de l’UNEF, avoue même son "inquiétude" et ses interrogations quant aux zones d’ombres qui subsistent sur les modalités d’embauche d’un tel contrat. Sur le fond, le syndicaliste étudiant doute de l’impact sur le chômage des jeunes d’"un énième contrat spécifique" qui risque, selon lui, de "niveler les rémunérations vers le bas".

Il met aussi en garde contre "l’effet d’aubaine" qu’entraînerait la prise en charge par les pouvoirs publics des salaires et cotisations sociales, sans que soit garantie la pérennité des emplois ainsi créés. "C’est une réponse inappropriée", tranche-t-il. Même analyse du côté des jeunes communistes, qui dénoncent "une logique qui fait supporter au budget de la nation ce qui devrait être à la charge des entreprises" et estiment que, "si cette proposition restait en l’état, elle s’apparenterait à une nouvelle attaque contre le Code du travail", voire à "une nouvelle version du CPE".

"Avancer une proposition destinée aux jeunes victimes de l’exclusion scolaire, c’est prendre acte de leur échec, sans s’interroger sur ce qui pourrait leur permettre de réussir leur parcours de formation", note également Cédric Clérin, secrétaire national du MJC.

En campagne pour Ségolène Royal, le secrétaire national des jeunes socialistes, Razzye Hammadi, préfère mettre l’accent sur le caractère spécifique de ce dispositif ciblé sur les très petites entreprises et l’artisanat, qui constituent selon lui un gisement d’emplois vacants. Reste que le responsable du MJS estime qu’il ne faut pas laisser s’installer l’idée d’un « CPE de gauche », une perspective qu’il croit « impossible ». « Le salaire minimum doit être le SMIC, et la période d’essai ne doit pas excéder trois mois, car un patron n’a pas besoin d’un an pour savoir si le salarié fait l’affaire », insiste-t-il.

Pour tous, les priorités restent la résorption de l’emploi précaire des jeunes, la lutte contre les discriminations à l’embauche et la mise en place d’une allocation d’autonomie pour les jeunes en formation ou à la recherche d’un emploi. Bruno Julliard insiste, lui, sur « la suppression du CNE », « la réglementation et la rémunération des stages » et la « protection sociale pour les jeunes à la recherche d’un premier emploi ». Autre urgence, selon lui : la « reconnaissance des qualifications » qui permettrait de libérer les emplois non qualifiés sur lesquels se rabattent, en désespoir de cause, les jeunes les plus diplômés.

Sur la forme enfin, le nom même de cette mesure, « contrat première chance », fait grincer des dents, un an après l’extraordinaire mobilisation contre le contrat première embauche. « Je ne suis pas Séguéla, mais en termes de communication j’appelle ça une connerie », ironise le président de l’UNEF.

http://www.humanite.fr/journal/2007...


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Commentaires de l'article
Les anti-CPE de 2006 ne veulent pas d’un "CPE de gauche" en 2007 (video)
8 avril 2007 - 00h15

J’ai participé à l’organisation de la mobilisation anti CPE dans mon lycée l’année dernière et je peux vous dire que je ne le confonds pas du tout avec le Contrat Première Chance de Royal !! Au contraire je fais bien la différence entre une mesure inique et une mesure généreuse !

D’ailleurs à propos mettez vous à jour, les derniers propos de Julliard :
"Je suis beaucoup moins sceptique et beaucoup moins inquiet que les jours précédents"



Les anti-CPE de 2006 ne veulent pas d’un "CPE de gauche" en 2007 (video)
8 avril 2007 - 00h31

Cette proposition est vraiment scandaleuse, car comment oublier que dans les années 80 pour les jeunes en échec scolaire on proposait des préapprentissages dés 14 ans à partir de la 5ème. C’était à eux de trouver l’employeur, de plus les employeurs n’avaient aucune obligation et prenait les professeurs pour des potiches.
Le résultat que nous avons vu aprés c’est que plus aucun ou trés peu d’employeurs ne voulait un apprenti qu’il fallait rémunérer un peu. Cela a ouvert la voie au Stage offert gratuitement aux entreprises d’étudiants à la recherche d’un débouché professionnel. Le donnant donnant est de mauvais gout quand on donne aux patrons la possibilité d’embaucher gratuitement. Sans parler des jeunes enseignantes qui attendent des longs mois leur premier salaire ou leur premier poste.
Oui vrament il faut responsabiliser les entreprises.
Pour atteindre cet objectif, le vote de MGB est vital pour l’avenir de la jeunesse. Plusieurs générations ont été sacrifiés faisons en sorte que cette logique libérale cesse.

Amicalement.
Annie.



Les anti-CPE de 2006 ne veulent pas d’un "CPE de gauche" en 2007 (video)
8 avril 2007 - 10h31

Aucune ressemblance entre le contrat première chance (CPC) et feu le contrat première embauche (CPE) précision importante au regard de l’inquiétude que soulevait cette proposition et dont Bruno Julliard, président de l’UNEF s’en ait fait le rapporteur auprès de Ségolène. La sociologue Dominique Méda a précisé le projet pour lever toute ambiguïté.

"Aujourd’hui les jeunes sans qualification ont un taux de chômage de 43% et occupent des emplois précaires, beaucoup à temps partiel subi et en intérim". Le contrat première chance (CPC) n’est pas un contrat précaire spécial jeunes. Le CPC se veut un "parcours" comprenant une période de remise à niveau et d’adaptation de trois mois, suivie d’un CDI classique ou d’un contrat en alternance (apprentissage ou professionnalisation). Il est destiné aux jeunes sortant chaque année de l’école sans qualification.

Ce projet est destiné à aider les jeunes sans qualification et en même temps à soutenir les PME et TPE sans que cela constitue des charges supplémentaires à la société ; C’est à dire que le CPC est "une réforme simple et claire qui sécurise le jeune pendant un an sur son salaire et la petite entreprise sur son salarié, pour ensuite déboucher sur un contrat à durée indéterminée". Ce dispositif est formalisé par une convention tripartite signée entre le jeune, la région et l’employeur, ce parcours donnera lieu à une exonération totale de la rémunération du jeune pour l’employeur pendant un an.

Il est destiné également au bénéfice des petites entreprises" (moins de vingt salariés) et "les entreprises qui connaissent des difficultés de recrutement", de très petites entreprises de moins de dix salariés, par exemple du BTP, de l’hôtellerie-restauration et du commerce

Pour éviter les effets d’aubaine, "les entreprises ne peuvent accueillir qu’un seul jeune", et "un délai d’un an doit être respecté entre deux entrées en contrat première chance". "En cas de rupture du contrat au bout d’une année" à l’initiative de l’employeur et en l’"absence de cause réelle et sérieuse, l’entreprise doit rembourser l’ensemble de l’aide" prévoit le rapport Méda.

Cette mesure est financée dans le cadre de la remise à plat des 65 milliards d’euros d’aide aux entreprises, est jugé "inférieur dans tous les cas à un milliard d’euros". Ce qui signifie que le coût en définitif est nul puisque c’est uniquement un redéploiement des aides existantes. ( http://poly-tics.over-blog.com/ )Il n’a pas échappé à Ségolène que ces 65 milliards d’euros d’aide aux entreprises, profitent également aux grandes entreprises alors même que la moitié du capital des entreprises du CAC 40 est détenue par des fonds de pension américains (chiffre 2004). De fait, une partie des aides vont aux actionnaires américains car ces mêmes sociétés dégageaient d’énormes bénéfices (+ 25% en 2005 et +17% en 2006). L’ordre juste économique c’est aider les entreprises qui en ont le plus besoin et considérant que ce sont des deniers publics faire en sorte qu’ils n’aillent participer à la hausse des dividendes à destinations des actionnaires étrangers.

Bruno Julliard, président de l’UNEF, a jugé "rassurantes" vendredi les explications fournies.

bienvenue sur :http://poly-tics.over-blog.com/



Les anti-CPE de 2006 ne veulent pas d’un "CPE de gauche" en 2007 (video)
8 avril 2007 - 14h56

C’est etrange , moi aussi j’ai lutté contre le CPE , le PS propose un CPE de gauche , et le PCF est pret a toutes alliance avec le PS !
Il ne fallait pas imposer la candidature de MG BUFFET dans les collectifs , par une "invasion " PCF dans les comités et l’union était sauve au lieu d’avoir une foule de candidatures aux premier tour de l’election
de plus un PCF qui n’ose pas se dire communiste , ça ne ressemble a rien ! surtout que sur mon canton le PCF recouvre les affiches de la LCR , LO ... mais pas le PS etrange !!!!



Les anti-CPE de 2006 ne veulent pas d’un "CPE de gauche" en 2007 (video)
8 avril 2007 - 16h15 - Posté par

y pue ton commentaire .... vous nous saouler les anti coco de base ..... toujours les même rengaines débiles, votre démago de gauchistes à deux neurones .... vivement que les élections soient terminées qu’on arrète de vous entendre pendant cinq ans ...


Les anti-CPE de 2006 ne veulent pas d’un "CPE de gauche" en 2007 (video)
8 avril 2007 - 18h22 - Posté par

je ne vois pas en quoi , il est odorant ce commentaire ! purquoi t’enerves tu ainsi , toi aussi tu colles comme cela ?
on ne parlera pas de nous pendant cinq ans , ce sera etonnant , la seule difference c’est que je lutte sur les lieux de travail , alors que le pcf sera dans les salons dorés de l’assemblée nationale avec ses amis sociaux-liberaux, pendant cinq ans ! avant la rupture pour cause d’élections , puis de nouveau avec les socialos !






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