Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !

Mai 68 : sous les pavés, la farce ?
de : Vladimir CALLER
mardi 3 juin 2008 - 19h07 - Signaler aux modérateurs
2 commentaires

MAI 68, SOUS LES PAVÉS LA FARCE ?

Vladimir Caller

Diplômé en sociologie politique internationale de l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS, Paris)

Mai 68 : sous les pavés, la farce ? - LE SOIR du 28 mai 08

« Pourquoi cette complaisance de la droite à se pencher sur un ‘cauchemar’ ? » se demandait déjà en 1978 Régis Debray, interloqué de voir les grand patrons des médias rivaliser de programmations spéciales pour mieux fêter la première décennie de la grande « révolte ». Trente ans après, la disposition à se complaire du « cauchemar » reste intacte et même grandissante. Pourtant, tout patron normalement constitué devrait avoir toutes les raisons d’abhorrer ce « cauchemar » ! Comment ne pas trembler, par exemple, lorsque Daniel Cohn-Bendit exigeait, tout simplement, « d’abolir le salariat » ? ou lorsqu’il réclamait l’instauration généralisée des comités ouvriers qui « conduiraient à une prise de pouvoir par la classe ouvrière » [1] ? N’est-ce pas, pour un patron, le cauchemar des cauchemars que l’annonce, en 1968 par le duo Alain Geismar et Serge July, de l’avènement du socialisme (de surcroît maoïste !) en France dans un délai de deux ans et leur conviction selon laquelle ces évènements ont « remis la révolution et la lutte des classes au centre de toute stratégie » et que « la destruction du pouvoir politique de la bourgeoisie (…) doit s’articuler sur la ‘tradition de Mai’ d’une manière prolétarienne ». C’est le début, disaient ils, « d’une lutte de classe prolongée ; les premiers jours de la guerre populaire contre les expropriateurs, les premiers jours de la guerre civile » [2] . Bizarre, trop bizarre en effet, cette complaisance qui conduit le même Régis Debray à conclure que la droite aime ces festivités « parce qu’elle doit précisément au culte de Mai 68 sa jeunesse et sa force » [3] . Eternelle jeunesse puisque les paroles de Debray restent, 30 ans après, d’une grande actualité. En effet, la droite la plus lucide a compris depuis longtemps ce qu’une large partie de la gauche ne veut ou fait semblant de ne pas voir : à savoir que le discours officiel de Mai 68 reste la grande imposture politique du XXème siècle.

Notons pourtant que tout ceci intéresse beaucoup moins cette classe ouvrière supposée être l’héritière des révoltés parisiens et seule porteuse, alors, d’un vrai projet alternatif [4] . Et cette belle indifférence est justifiée parce que le Mai 68 parisien ne fut pas, absolument pas, la soi-disant floraison d’un mouvement révolutionnaire ni les prémices d’une insurrection anticapitaliste mais, bien au contraire, le prélude du monde tel qu’il est aujourd’hui, l’augure de l’élaboration de cette contre-culture qui devait nous conduire à l’américanisation des mentalités, à l’exaltation et à la prééminence d’un individualisme forcené, conditions toutes indispensables à la civilisation de l’égoïsme et de la « concurrence sans entraves » de la construction européenne pour laquelle se battent tant, aujourd’hui, Cohn-Bendit, Geismar et July, les révoltés d’hier.

L’Europe d’alors, sur fond de la guerre du Vietnam, avait besoin d’urgents changements pour mieux accueillir l’expansionnisme américain. Il ne fallait pas alors être trotskiste ou maoïste pour le dire, le jeune Michel Rocard l’avait compris lorsqu’il disait en 1973 : « une des plus vastes mystifications de l’histoire aura sans doute été l’identification de l’Europe avec la construction de la ‘Communauté économique européenne’ » dont le vrai rôle n’est autre que « celui de faciliter l’adaptation des structures économiques européennes aux nécessités du capitalisme international moderne » [5] . Ainsi, en un certain sens, le Mai 68 parisien fut à la culture politique européenne ce que le Plan Marshall fut à sa culture économique ; il accompagna aussi utilement la construction européenne préparée, ne l’oublions pas, par Robert Schuman en étroite et complice collaboration avec l’ambassadeur des Etats Unis, Dean Acheson [6].

Il fallait pour cela installer la religion de la modernité (« voulez-vous de la modernité ? dites ‘révolution’ », commentait sarcastiquement Régis Debray), afin de bien accueillir la nouvelle économie industrielle des Etats-Unis dont le modus operandi se mariait mal avec les vieilles structures de la France et avec le concept même de nation. Pour cela, l’abandon de toute idée d’engagement solidaire et collectif était à bannir au profit du retour au privé. Le sociologue Alain Touraine, professeur à Nanterre et très proche des ‘insurgés’, résume bien la nature du mouvement : « Mai 68 est l’invasion de la politique par la culture et la vie privée…même s’il parle politique ou social, c’est un mouvement qui n’est ni fondamentalement politique ni social (…) pour l’essentiel, il se définit par rapport à la vie privée » [7] .

Depuis lors, le spectre de Mai parcourt l’Europe. Lorsque les Etats-Unis se lancèrent dans l’aventure irakienne, il n’y avait même pas 8.000 protestataires à Paris ; quelques semaines après, cette même ville vit défiler 450.000 personnes à sa Gay Pride. Lorsque le socialiste Zapatero décide d’accorder le mariage et le droit d’adoption aux couples homosexuels, il sait que l’euphorie de ce geste « libertaire » facilitera l’abolition, sans trop de remous, de l’impôt sur les grandes fortunes. Récemment, une réunion impliquant d’importantes organisations communistes et trotskistes a eu lieu à Berlin. Pour organiser la solidarité avec le peuple bolivien ou palestinien ou contrer la résurgence néo-nazie en Ukraine ? Non, il s’agissait d’organiser un front de défense des gays, lesbiennes et travestis. Il y a aussi la quasi-disparition des gauches radicales en Espagne, Italie, France. L’esprit de Mai 68 serait-il coupable de toutes les défaites ? Non, sûrement pas, mais il y a contribué grandement.

Et il y a eu, surtout, grave tromperie sur la marchandise. Quelques mois après la ‘révolte’, Daniel Cohn-Bendit avoue qu’il s’y amusait. « La violence de Mai 68 n’était qu’un jeu : on jouait aux cow-boys et aux Indiens (…) sans direction ni volonté centrale » [8] . Encore plus grotesque, Alain Krivine porte-parole du trotskisme évoquait, sans rire, très récemment « la’ trahison’ du PCF qui ne voulait pas prendre le pouvoir » [9] ; donc le pouvoir en France était à prendre ou à laisser. Plus doctement Daniel Bensaid dit regretter les hésitations d’un Parti, le PCF, coupable à ses yeux d’avoir perdu toute vocation révolutionnaire et rater le coup de force ces jours là, où De Gaulle quittait la scène pour quelques heures. Allez comprendre comment ceux mêmes qui traitaient le PCF des pires staliniens pouvaient regretter qu’ils ne prennent le pouvoir ! Pour « goulagiser » la douce France ? Et si par malheur (ou bonheur, ça dépend !) ils le prenaient, quid du voisinage ? de la Belgique, de l’Allemagne, de l’Italie, du Royaume Uni ? Allaient nos fervents partisans de la « révolution permanente » devoir se recycler en partisans du « socialisme dans un seul pays » ? Au secours, Léon !

Certes, le maoïste Geismar a la sagesse, bien qu’un peu tardive, de confesser que « lorsque, répondant à l’appel de De Gaulle, 800 000 anti-soixante-huitards ont rempli les rues de Paris le 30 mai, j’ai compris qu’il avait une grande partie de l’opinion qui n’était pas avec nous » [10] . Mais il y a eu aussi l’ignoble : Maurice Grimaud, le Préfet de police de Paris d’alors déclarait lors de l’émission de Marie Drucker sur France 3 que, lors des batailles de pavés et des grandes manifs du « soulèvement de Mai », il se téléphonait tous les soirs avec Geismar et ses associés, afin de s’assurer que les événements étaient « bien contrôlés ». Tous ces courageux étudiants et ouvriers tabassés par les forces de l’ordre, ainsi que les quelques militants morts lors des occupations d’usines, ignoraient sûrement ces tristes concertations entre les « CRS/SS » et les exaltés d’alors.

En pleine campagne électorale, Nicolas Sarkozy a durement vilipendé Mai 68 dans un geste adressé au segment « vieille France » de son électorat. Ces attaques ont suffi pour susciter une campagne accréditant, par opposition, des vertus révolutionnaires à Mai 68 (« puisque c’est Sarkozy qui l’attaque.. »). Alain Badiou a eu l’audace d’aller jusqu’à le comparer à la phase « robespierrienne » de la Révolution française, à la Commune de Paris et au Front Populaire.

Toute cette agitation parce que Sarkozy s’acharne à « tourner la page » de Mai 68. Or c’est n’est finalement pas le président français, mais Daniel Cohn-Bendit lui-même qui la tourne à sa place lorsque, en quittant l’Elysée ce 16 avril, il se montre confiant que Nicolas Sarkozy lui téléphonera bientôt pour lui dire : « Je me suis trompé. Je ne vais pas liquider 68. Au contraire. Ça me permet d’être président"

Bruxelles, mai 2008


Notes :

[1] Daniel Cohn-Bendit “Le gauchisme remède à la maladie sénile du communisme”, Seuil, Paris 1969

[2] Alain Gesmar, Serge July, Erlyn Morane « Vers la guerre civile » Editions Premières, Paris 1969

[3] Régis Debray “Modeste contribution aux cérémonies” Maspero, Paris 1978.

[4] Le mouvement ouvrier de 68 et « la plus grande grève de l’histoire de France » mériterait une analyse séparée ; ce n’est pas le but de ce texte limité à l’aspect idéologique et politique de l’intellectualité universitaire d’alors. Rappelons toutefois les analyses de Cornelius Castoriadis sur le nouveau rôle de la classe ouvrière dans le cadre des rapports centre/périphérie d’une économie en voie de mondialisation, d’André Gorz à propos de leur son supposé embourgeoisement et ceux, plus pragmatiques, d’Edouard Balladur principal négociateur des accords de Grenelle sur la naissance, selon lui, d’une vraie « culture du compromis » du syndicalisme français venant du 68 et comment le pouvoir s’arrangea pour que la forte inflation des années 69-70 et la dévaluation qui a suivi anéantisse les augmentations salariales de 68…

[5] Michel Rocard « Le marché commun contre l’Europe »Seuil, Paris, 1973, France.

[6] Benjamin Landais et autres “L’idéologie européenne” ; Aden, Bruxelles, 2008

[7] “Mai, l’héritage” Liberation 29.03.2008

[8] "Le Grand Bazar" Seuil 1977

[9] http://www.lagauche.be

[10] Alain Geismar questionné par Fabrice Lundi, radio BFM ce 01.05.2008



Imprimer cet article


Commentaires de l'article
Mai 68 : sous les pavés, la force !
3 juin 2008 - 19h51

mai 68, ce n’est pas quelques chefs : il n’est nul sauveur supprême !

Et on sait bien que les chefs trahissent toujours. Les chefs on s’en fout !

Mais 68 n’était pas une farce ! et ILS ont eu très peur !

Alors, s’ils nous montrent autant mai 68 à la télé, c’est parce qu’ils préfèrent nous voir rêver de 68 les yeux rivés à la télé, plutôt que dans la rue avec des pavés dans les mains ! (des pavés ou d’autres choses, d’ailleurs !)

grève générale illimitée tout de suite !



Mai 68 : sous les pavés, la farce ?
4 juin 2008 - 15h30 - Posté par Ferusse

Oui, c’est vrai, ne tombons pas dans le piège des leaders. Ils ne nous ont jamais représentés, nous et mai 68.

Un bouquin qui vient de paraître, "Slogans pour les prochaines révolutions" de Denis Langlois, le dit mieux que moi :

"*Méfions-nous des avant-gardes éclairées. Il y a des pannes de courant.

*Balayons les hiérarchies. Soyons en même temps les premiers et les derniers.

*Pas d’intermédiaires, démocratie directe !

*Nous sommes la base. Nous ne voulons pas de sommet.

*Finie la supériorité, finie l’infériorité. Ayons des complexes d’égalité !

*La soif du pouvoir laisse les autres assoiffés.

*Luttons avec émulation contre l’esprit de compétition.

*Mai 68 n’était qu’un galop d’essai, une reconnaissance du terrain."






Gauche homard et gauche caviar : Débat pour en sortir !
dimanche 21 - 10h48
de : Christian DELARUE
1 commentaire
Mort d’Adama Traoré : le « J’accuse ! » de sa sœur Assa (repris par le yéti blog)
samedi 20 - 17h52
de : nazairien
les deux actions du 18 juillet
jeudi 18 - 23h19
de : Jean-Yves Peillard
À LA LIGNE - Feuillets d’usine
jeudi 18 - 19h09
de : Ernest London
Pourquoi je suis gilet jaune
mercredi 17 - 22h52
de : Chantal Mirail
1 commentaire
Un américain à Paris (sans Gene Kelly) : LE REGARD D’UN AMÉRICAIN SUR LES GILETS JAUNES (vidéo)
mercredi 17 - 22h32
de : nazairien
2 commentaires
Ni République de l’apparat, ni moine-soldat
mercredi 17 - 21h24
de : Christian D et Monique D
1 commentaire
JUSQU’À RAQQA : AVEC LES KURDES CONTRE DAESH
mercredi 17 - 11h51
de : Ernest London
Révolution algérienne : « l’auto-organisation constitue la clef de la suite du mouvement »
mercredi 17 - 11h38
1 commentaire
L’ANARCHISME N’EST NI UNE MODE NI UNE POSTURE
mercredi 17 - 11h28
de : jean 1
1 commentaire
Exigeons la libération de la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah arrêtée en Iran
mercredi 17 - 08h40
de : Christian DELARUE
14 Juillet 2019, est ce un "galop d’essai" , avant la "prise de la Bastille" ? (vidéo)
mercredi 17 - 00h26
de : nazairien
2 commentaires
Manon Aubry Députée Européenne (LFI), balance du lourd, envers, Ursula von der Leyen, candidate à la sucession de Junck
mardi 16 - 17h06
de : nazairien
4 commentaires
"Homard m’a tué" François de Rugy démissionne du gouvernement
mardi 16 - 15h21
de : nazairien
9 commentaires
Gauche homard du capitalo-écologisme
mardi 16 - 00h26
de : Christian DELARUE
12 commentaires
Le NICARAGUA inaugure la plus grande centrale solaire d’Amérique-Latine
lundi 15 - 17h57
de : JO
Gilets Jaunes 14 juillet, Champs-Elysées : Une femme serait éborgnée !
lundi 15 - 17h42
de : JO
Hommage des Gilets jaunes d’Angers aux révoltés de 1789
lundi 15 - 16h27
de : Le Cercle 49
macron au firmament
lundi 15 - 14h06
de : jean 1
Saïd Bouamama censure post-coloniale
dimanche 14 - 23h49
de : UJFP LMSI via jyp
2 commentaires
14 juillet, Champs-Élysées, Paris : les Gilets jaunes humilient « l’éborgneur » (vidéos)
dimanche 14 - 15h46
de : nazairien
11 commentaires
Alain Damasio : « Créer une pluralité d’îlots, d’archipels, est la seule manière de retourner le capitalisme »
samedi 13 - 14h51
de : jean 1
Courant continu : C’est l’heure de l’mettre, avec entre autres Youssef Brakni, et Alexandre Chantry
samedi 13 - 12h22
de : Hdm
PLUTÔT COULER EN BEAUTÉ QUE FLOTTER SANS GRÂCE - Réflexions sur l’effondrement
samedi 13 - 11h17
de : Ernest London
Affaire De Rugy : l’exemplarité pour tous !
samedi 13 - 09h29
de : JO
alerte gilets noirs
vendredi 12 - 19h06
1 commentaire
Cela suffit
vendredi 12 - 13h46
de : jean 1
1 commentaire
BURQINI de droit bien que contestable !
jeudi 11 - 22h15
de : Christian DELARUE
3 commentaires
LA HORDE et le Député François Ruffin revisitent "La Marseillaise" ! (video)
jeudi 11 - 22h07
de : jean 1
« Chute catastrophique » du niveau scolaire en France : une prof torpille l’Éducation nationale (vidéo)
jeudi 11 - 15h38
de : nazairien
2 commentaires
Lettre ouverte à Emmanuel Macron : non, la grève n’est pas une « prise d’otage »
jeudi 11 - 08h01
de : Cédric Maurin
1 commentaire
Le RIC des gueux ( que l’on nomme RIC Campagnard) est de retour.
mercredi 10 - 18h33
de : Arnaud
2 commentaires
COEUR DE BOXEUR - Le Vrai combat de Christophe Dettinger
mercredi 10 - 08h24
de : Ernest London
1 commentaire
Décrocheuse de portrait
mardi 9 - 23h51
de : Jean-Yves Peillard
Message publié par le Collectif Autonome de Dockers de Gênes
mardi 9 - 18h38
de : jean 1
La France de Macron : la liberté d’expression en péril ! (no coment)
mardi 9 - 11h48
de : JO
2 commentaires
Sanctions contre les chômeurs : dix associations, collectifs et syndicats déposent un recours devant le Conseil d’État
lundi 8 - 17h06
ENVIRONNEMENT : Pas nette la planète sauf que "bla/bla" etc... !
lundi 8 - 16h11
de : JO
GODIN, INVENTEUR DE L’ÉCONOMIE SOCIALE
dimanche 7 - 20h11
de : Ernest London
1 commentaire
Billet de Pierrick Tillet : Effondrement : le ministre Blanquer contraint de saborder le baccalauréat
dimanche 7 - 12h01
de : nazairien
3 commentaires

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

Les prolétaires n'ont rien à perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à gagner. Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! Karl Marx
Info Com-CGT
Facebook Twitter Google+
NON AU LICENCIEMENT DE GAEL QUIRANTE / STOP À LA REPRESSION (video)
Solidarité, le sens d’une vie » de Mourad Laffitte et Laurence Karsznia
« Liquidation » de Mourad Laffitte (video)
DAZIBAO
(video) LE SYNDICALISTE GAËL QUIRANTE EN GARDE A VUE. RASSEMBLEMENT DES 12H30
lundi 17 juin
de Roberto Ferrario
1 commentaire
LE RASSEMBLEMENT POUR GAËL AURA LIEU AU COMMISSARIAT DU 15e 250 RUE DE VAUGIRARD (Métro Vaugirard) aujourd’hui lundi 17 juin dès 12h30 Venez nombreux et faites tourner !! "On était au siège de La Poste pour négocier, la police a débarqué en mode Shining, à la hâche. Ils accusent T3s GaelQuirante de dégradations : mais c’est eux qui ont démoli les portes !" Gaël Quirante a été emmené en GAV ce dimanche, à 6h. "On était à deux doigts de signer un accord après un an de grève. (...)
Lire la suite
Présentation-débat « Le président des ultra-riches » Jeudi 4 juillet 2019 de 18:30 à 21:00
mardi 4 juin
de Roberto Ferrario
Pour des raisons de disponibilités de Monique Pinçon-Charlot nous sommes contraints de décaler la rencontre débat prévue initialement le jeudi 20 juin au jeudi 4 juillet à 18h30. Excusez nous pour cet imprévu et espérons que vous pourrez venir à cette nouvelle date. Monique Pinçon-Charlot (sociologue de la grande bourgeoisie) nous fait l’honneur de venir présenter son dernier ouvrage "Le président des ultra-riches". Un livre passionnant qui enquête sur la dérive oligarchique du (...)
Lire la suite
En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINELARTIGUE.ORG
Lire la suite
Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante
mardi 8 mai
de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
Lire la suite
Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
Lire la suite
Disparition de Marceline Lartigue, Communiqué de presse
dimanche 6 mai
de Micheline Lelièvre
C’est avec une grande tristesse que nous apprenons la disparition de Marceline Lartigue. Elle s’était faite discrète les temps derniers, mais je voudrais saluer la mémoire de celle que je connaissais depuis le début de sa carrière. Elle avait 16 ans, je crois, et dansait avec Fabrice Dugied la première fois que je l’ai vue. Puis nous nous sommes liées d’amitié. Marceline avait un caractère bien trempée, une intelligence très fine et un grand talent de chorégraphe. (...)
Lire la suite
Marceline Lartigue est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en pleine distribution de tracts
samedi 5 mai
de Jean-Marc Adolphe
Aujourd’hui, 1er mai 2018, Marceline Lartigue ne participe pas aux manifestations du 1er mai 2018. Cela ne lui ressemble pas. Mais elle, tellement vivante, ça ne lui ressemble pas non plus de mourir. Et pourtant, Marceline est partie en voyage, rejoindre Antonio Gramsci et quelques autres camarades de lutte (l’un de ses tout derniers billets sur Facebook rendait hommage à Gramsci, mort le 27 avril 1937). Marceline est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en (...)
Lire la suite