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Info’Com-CGT : le secrétaire Romain Altmann organise une épuration dans le syndicat…
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de Sidi Boussetta secretaire adjoint UL CGT Blois
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Fin de l’ère Bertinotti, tournant à gauche pour le "Partito della Rifondazione Comunista"

de : Stefano G Azzara
vendredi 8 août 2008 - 14h54 - Signaler aux modérateurs
2 commentaires
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de Stefano G Azzara

Mission accomplie, pourrait-on dire. Paolo Ferrero, ancien ouvrier métallurgiste qui vient de la gauche post soixantehuitarde de Démocratie Prolétarienne et qui était ministre des affaires sociales pendant le bref gouvernement Prodi, qui a battu dans un vote serré par 342 contre 304 le président de la Région des Pouilles, Nichi Vendola, est devenu le nouveau secrétaire de Rifondazione Comunista avec l’appui décisif du courant léniniste de l’Ernesto. S’achève ainsi, sur un net clivage du parti, mais aussi sur un discours politique et politico-social plus clair, la longue phase liée à la personne de Fausto Bertinotti, qui avait finit par conduire Rifondazione à la catastrophe électorale des 12 et 13 avril 2008.

L’issue du VIIème congrès de Rifondazione a été immédiatement commentée de manière très défavorable par le milieu politique italien, de la doite à la gauche, et surtout au PD (Parti Démocrate), et aussi dans presque tous les journaux : Rifondazione, telle est la thèse qui prévaut, dans "La Repubblica" et au "Corriere" , aurait tenté avec Bertinotti de se réformer et de se rénover, de se redéfinir comme une nouvelle gauche moderne et ouverte au dialogue. Maintenant, au contraire, elle est retournée sur les positions nostalgiques d’un communisme intransigeant. La réalité est cependant plus complexe et cette réaction du monde politique et médiatique italien démontre plutôt que les choix de Rifondazione, indépendamment des conditions de leur maturation, déplaisent aux centres du pouvoir politiques et économiques et constituent bien de ce fait un tournant à gauche qui pourrait représenter une nouveauté intéressante et potentiellement féconde.

Rifondazione est sortie presque détruite de l’expérience au gouvernement de Prodi. En deux ans elle n’a atteint aucun objectif politique significatif, a fortement déçu ses soutiens traditionnels, et a dilapidé un patrimoine électoral de plus de deux millions et demi de suffrages. Aux élections d’avril elle s’était présentée dans la coalition "Gauche Arc en Ciel" (en renonçant par là même à son nom et au symbole de la faucille et du marteau) qui n’a obtenu péniblement que 3.2%, résultat insuffisant pour conserver des parlementaires. Immédiatement la majorité du parti qui jusqu’alors avait soutenu avec fidéisme et obstination le leader charismatique Fausto Bertinotti s’est coupée en deux moitiés. A Vendola, qui représentait la continuité avec l’héritage de Bertinotti et qui se proposait de fondre Rifondazione dans un parti de gauche radicale mais non communiste, s’est soudain opposé Ferrero qui s’est présenté à la bataille du congrès en assumant le profil d’un défenseur du parti et de son identité.

En réalité, les différences politiques entre Vendola et Ferrero sont bien moindre que pourrait le faire penser l’âpreté des débats. En fait, Ferrero entendait aussi au fond placer Rifondazione dans le cadre d’une fédération de gauche plus large, sur le modèle de la Gauche Unie espagnole. Dans un tel récipient la perspective communiste aurait certainement perdu toute existence autonome, même si on serait arrivé à ce résultat en un délai plus long et par d’autres moyens qu’avec Vendola. C’est à cause de cette homogénéité politique et culturelle entre les deux adversaires que bien des analystes formulaient l’hypothèse d’une probable recomposition de la vieille majorité bertinotienne, à l’occasion du congrès. Cétait la solution "de droite" que redoutait ouvertement jusqu’au dernier moment Claudio Grassi, leader du courant Essere Comunista, et allié à Ferrero pour le congrès. Mais les choses se sont déroulées autrement que prévu. Vendola n’a pas réussi à obtenir la majorité absolue, avec seulement 47.3% contre 40.3 à Ferrero, mais a exigé quand même le poste de secrétaire, en refusant tout compromis, et en maintenant fermement la proposition d’une constituante de gauche. A ce point là, le jeu s’est rouvert et les courants minoritaires sont devenus décisifs pour l’issue du congrès.

Et surtout l’Ernesto, sous la conduite de Fosco Giannini et de Leonardo Masella qui représente la tendance léniniste de Rifondazione comunista, qui a su jouer un rôle central. Malgré la bipolarisation à caractère plébiscitaire des votes au congrès, l’Ernesto a réussi à obtenir 7.7% des mandats, en faisant la critique cohérente des erreurs commises ces dernières années par Bertinotti, Vendoia, mais aussi par Ferrero lui-même (participation au gouvernement, soumission à la gauche modérée, mais surtout le processus de "décommunistisation" du parti lancé dès 1994, où Ferrero a de graves responsabilités). Sur cette base, l’Ernesto ne s’est pas ralliée directement à la motion Ferrero mais a conservé son autonomie en indiquant au parti une claire proposition de tournant à gauche et de réunification progressive des communistes en Italie. Dès le moment où le courant Essere Communisti s’est rangé à gauche à son tour, mettant en minorité la ligne qu’il avait soutenu jusque là et renonçant à reconduire l’alliance entre les deux motions majoritaires, le paysage a changé. L’appui de l’Ernesto, et du petit courant trotskyste Falce et Martello est devenu décisif pour la victoire de Ferrero. Il s’est formé ainsi une nouvelle majorité de coalition, sur la base d’un accord programmatique dans lequel l’Ernesto a obtenu beaucoup de choses, trouvant la synthèse sur un texte final beaucoup plus avancé et orienté vers la gauche, par rapport à la motion Ferrero-Grassi, et ainsi s’est conclu de manière brillante une opération politique qui semblait au début bien téméraire.

Rifondazione renonce aujourd’hui à toute velléité de dépassement de son identité communiste, ce qui était l’objectif de longue haleine de Bertinotti et de l’ancien groupe dirigeant, et se tourne résolument à gauche, en misant sur les luttes sociales, la recomposition du monde du travail et l’opposition intransigeante au gouvernement Berlusconi pour reconquérir l’appui de ses couches sociales de référence. Rifondazione abandonne en outre l’hypothèse d’une alliance stratégique avec le Parti démocrate de Walter Veltroni pour se présenter en force autonome, en alternative de classe. Enfin, Rifondazione se déclare prête à travailler à une recomposition de forces anticapitalistes, et plus particulièrement des communistes que ce soit en italie ou en Europe, dès les prochaines élections européennes en 2009.

Le bilan du congrès comporte bien sûr des lumières et des ombres. La fin de l’expérience Bertinotti et le tournant à gauche sont est extrêmement positifs. La situation est encore plus intéressante si l’on considère que pour la première fois dans l’histoire du PRC Essere Comunisti et l’Ernesto participent à la nouvelle majorité du parti, ce qui ouvre la possibilité d’une solide orientation léniniste et gramscienne. Ensemble, l’Ernestro et Essere Comunisti qui constituaient d’ailleurs un seul et même groupe il y a quelques années forment le courant le plus influent et le plus fort du PRC.

Les sujets d’inquiétude ne manquent pas pourtant, à ne pas sous-estimer. Il s’agit en effet d’une majorité fragile et hétérogène, où il faut tenir compte de la culture politique de Ferrero et de la présence d’un peloton trotskyste, le tout parvenant à peine à 52% des mandats. Le parti est maintenant nettement divisé en deux et la tendance de Vendola est prête à faire chantage à la scission au cas où elle ne parvient pas à disloquer la nouvelle majorité en jouant sur ses contradictions, et à reprendre les commandes du parti dans les prochains mois.

Mais plus grave : le VIIème congrès du PRC a été tout du long complètement dépourvu de contenu, et avant le coup de théâtre final qui lui a rendu un sens politique, il s’est joué comme un pur conflit interne en vue de la redéfinition des rapports de force au sein du groupe dirigeant. Un jeu de massacre qui a dégénéré en empoignades physiques plus d’une fois et qui surtout ne s’est confronté à aucun des problèmes réels que posent la situation politique nationale et internationale, ni à la grave crise économique dans lequel se débat le pays. L’issue du congrès laisse donc encore ouverte la perspective d’une poursuite de la spirale d’affaiblissement, et pour les communistes italiens l’heure de leur véritable reconstruction n’a pas encore sonné et la longue transition commencée pendant la période 1989-1991 n’est pas encore tout à fait achevée.


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Commentaires de l'article
Fin de l’ère Bertinotti, tournant à gauche pour le "Partito della Rifondazione Comunista"
8 août 2008 - 21h05

Enfin : le pc italien se libère, et les autres en europe ?
Alain 04
.



Fin de l’ère Bertinotti, tournant à gauche pour le "Partito della Rifondazione Comunista"
10 août 2008 - 13h43 - Posté par Copas

Taper sur la base matérielle du réformisme
Taper sur la nostalgie de la base matérielle du réformisme,

Exercice sain et salutaire pour éviter de recommencer à se trouver du côté de la bourgeoisie par des alliances d’appareils.

Le réformisme sans base matérielle et sans désir de base matérielle est un problème plus simple à traiter, une divergence ordinaire dans la classe exploitée.

Les révolutionnaires peuvent alors traiter ces divergences à armes égales, du moins à part celles de la bourgeoisie qui poussera au réformisme.

Mais il en est tout autre quand le réformisme dispose d’une base organisée et matérielle.

Les partis communistes se sont longuement nourris d’une ambigüité : celle de voir bras dessus, bras dessous, bureaucrates et militants défendre leur parti, pousser des cris à la forteresse assiégée, pousser des cris contre l’anti-communisme quand le parti était attaqué , sauf que les uns défendaient avec énergie leur gagne-pain bureaucratique et les autres un outil de défense des travailleurs, un outil pour aller au socialisme.

Vu de loin on ne voyait pas la différence . Et pourtant. Elle était bien, elle est bien fondamentale.

Les bureaucrates avaient intérêt au statu-quo nourricier (d’où la trouille des mouvements sociaux et des "aventures" comme Mai 68) et y tenaient plus que tout.

les militants se battaient pour défendre leur parti comme outil d’aide à la lutte, d’aide à la bataille pour le socialisme.

Le nouveau cours de l’ultra-libéralisme détruit les bases matérielles du réformisme (pour l’instant, car toute remontée de la puissance du mouvement social poussera la bourgeoisie a des compromis et donc également à des tentatives d’offrir à des courants arrangeants une base matérielle), c’est ainsi.

Mais la puissance de la nostalgie des apparatchiks dépouillés de postes est immense, les dernières sinécures défendues avec l’énergie du désespoir.

D’ailleurs en grande partie les courants de droite dans les organisations communistes ont souvent cette nostalgie construite autour des derniers carrés de professionnels et de ceux qui ont été virés des postes.

Il est même souvent malaisé de distinguer dans des courants communistes ce qui relève de cette nostalgie d’un assemblage réactionnaire entre bureaucratie et militants authentiques au service de la première, et ce qui ressort d’une réelle rupture (et retour aux fondamentaux) avec la corruption nomenclaturiste dans le mouvement social.

Les batailles politiques dans un parti où existent des bureaucrates (personnes vivant de leurs positions et les défendant avant toute autre considération) ne sont pas qu’affaire de divergences politiques ou théoriques, mais affaire de lutte contre les bases matérielles de la bureaucratie, cancer de la lutte pour le socialisme.

Qui est qui dans cette affaire, qu’on commence par détruire les bases matérielles permettant à une bureaucratie de s’autonomiser dans un parti et nous aurons infiniment avancé, même pour avoir des batailles plus saines sur la question du réformisme.

La lessive n’est pas finie pour PRC, la bataille continue , comme dans tous les partis qui essayent de se constituer en partis révolutionnaires.

La divergence avec ce qui a fabriqué du social-libéralisme, après avoir fabriqué de la social-démocratie ou du stalinisme, n’est pas qu’une affaire de divergence entre partis, mais une bataille contre les bases matérielles qui permettent ce type de dérives, une bataille pour en finir avec le hiérarchisme .







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