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TOUJOURS SUR LA DECROISSANCE BABEUF42
de : BABEUF42
mercredi 3 septembre 2008 - 09h55 - Signaler aux modérateurs
12 commentaires

Voici un article que j’ai trouvé sur la décroissance qui montre à quel point cette décroissance va devenir l’arme préférée du capital qui cherche sa voie autrement que la réponse aux besoins. Babeuf42

La « décroissance » : une intrusion spiritualiste en écologie politique

Voici un ouvrage qui pourrait être fort utile car, chose rare, il est éventuellement susceptible de convaincre au sein du milieu social et culturel qu’il s’agit de convaincre… L’écologiste Cyril Di Meo, élu Vert à Aix-en-Provence et enseignant en Sciences Economiques et Sociales, dresse ici à la fois un réquisitoire et des digues intellectuelles contre la théorie de la décroissance, dont il décrit les rouages spiritualistes et réactionnaires.

La décroissance est un concept très récent sous nos latitudes, mais dont l’audience – croissante ! – se mesure à son adoption par certains groupes politiques (en partie chez les Verts, mais pas seulement), et surtout à la diffusion en kiosque de plusieurs publications qui s’en font le relais : L’Ecologiste, Silence, Casseurs de Pub et le bien nommé La décroissance (qui tire tout de même à 25 000 exemplaires et qui vient de passer mensuel). Cyril Di Méo s’appuie sur une conception qu’il nomme « environnementaliste » de l’écologie [1] pour critiquer l’« écologie profonde » (traduction littérale du « deep ecology » qui inspire la décroissance). Cette dernière est présentée comme « une défense de la Nature appuyée sur une conception biocentrique de sacralisation de la Terre […], [qui] s’appuie sur une critique de la rationalité du monde moderne perçue comme destructrice de la planète et de l’ordre du vivant. ».

En introduction, le discours de la décroissance est inscrit dans le cadre historique de notions telles que la « décadence et l’effondrement prévisible du monde moderne sous la pression de la technique et du développement » ou bien encore : « la disparition de l’authenticité du monde naturel passé », qui sont des classiques d’une pensée authentiquement « réactionnaire », articulée autour de valeurs telles que « l’irrationalisme mystique, le spiritualisme, l’anti-positivisme et la référence au temps cyclique, qui permet de retourner au passé, de restaurer un ordre antérieur ». La suite met à jour les racines intellectuelles de l’idée de décroissance, autour d’auteurs des années 70 tels que Nicholas Georgescu-Roegen [2], Ivan Illitch [3] et Jacques Ellul [4].

Plusieurs chapitres du livre consistent en une critique d’ordre politique de la décroissance, accusée en gros d’être individualiste et stérilisante pour les partisans de la transformation sociale et écologique : « L’exemple des États-Unis où ce type de mouvements pour la simplicité volontaire existe depuis 20 ans montre que ces mouvances ont plus nourri les marchands de thérapies pour le développement personnel qu’influencé la politique environnementale des États-Unis ». Au passage, cette critique égratigne des pensées que l’on pourrait qualifier de « cousines », comme l’écoféminisme. Celui-ci, à l’instar de ce que la décroissance fait avec l’écologie, déconnecte le féminisme de la Raison et du rationalisme et présente par exemple la femme comme meilleure que l’homme car plus proche de la Nature, moins liée à ce mal absolu que semble être la technologie. Ainsi, Pierre Rhabi, dans un livre cosigné avec Nicolas Hulot, peut écrire, tout en se croyant féministe, une ânerie sexiste du type : « À ma connaissance, il n ’y a pas une seule femme qui ait inventé une bielle ou un engrenage » [5].

Cyril Di Méo montre aussi comment la décroissance récupère la critique « soixante-huitarde » de la société de consommation et l’oriente dans un sens plus spirituel et anti-technologique. Ainsi, lors du lancement de sa « Journée sans achat » en 1999, l’association Casseurs de Pubs explique : « La société de consommation est mortifère, elle réduit l’humain à une seule dimension : consommateur. Elle nie nos dimensions politique, culturelle, philosophique, poétique ou spirituelle qui sont l’essence même de notre humanité. Nous devons nous libérer de l’obscurantisme qui consiste à croire dans la toute-puissance de la science et à nous déresponsabiliser en espérant de la technique » [6]

Le chapitre 3, le plus pertinent ici, s’efforce d’ailleurs de montrer en quoi la décroissance constitue une spiritualisation de l’écologie par l’Écologie Profonde, ce qui est plus ou moins clairement revendiqué par Pierre Rhabi (« Pour moi la spiritualité est totalement implicite. Ma propre vie ne peut se concevoir sans cela. Mon retour à la terre se concevait sur la base d’une dimension dite spirituelle. »), Edward Goldsmith [7] (« le psychisme de l’homme est mal adapté au paradigme scientifique et économique ») ou même par le journaliste du Monde Hervé Kempf (« La décroissance matérielle sera une croissance relationnelle, sociale et spirituelle ou ne sera pas »). Cette inflation étonnante de « spirituel » dans le domaine de l’écologie, qui n’en a sans doute pas besoin, a débouché par exemple sur l’organisation en 2003 par le WWF-France d’un colloque consacré à « Écologie et spiritualité », et qui s’est opportunément tenu dans un monastère orthodoxe !

Les mécanismes intellectuels de ces « intrusions spiritualistes », qui construisent une vision mystique de la Nature, sont bien explicités par l’auteur, mais sa démonstration pêche néanmoins sur un point de méthode, qui n’est pas secondaire : si les renvois aux sources en notes de bas de page sont bien présents, l’appareil de citations illustratives est très léger, ce qui oblige quelque peu le lecteur à croire sur parole l’auteur et ses démonstrations, sans avoir accès directement aux textes ainsi critiqués et interprétés…

Nous laisserons la conclusion au préfacier de l’ouvrage, qui dit fort justement : « L’essai de Cyril Di Méo est salutaire car la critique nécessaire de la raison instrumentalisée tombe trop souvent dans un relativisme qui met sur le même plan la science et la croyance ». Espérons que ces sages paroles inspireront la réflexion du milieu socio-politique regroupé autour de l’association ATTAC, dont ce préfacier, Jean-Marie Harribey, est devenu co-président en décembre 2006.

[1] Conception selon laquelle, selon la présentation de l’auteur, « la défense de la nature est vue avant tout comme le prolongement de la défense de l’espèce humaine. […]. La nature n’est porteuse d’aucun sens, d’aucune finalité. »

[2] Celui-ci voulait utiliser les principes de la thermodynamique pour montrer que la Terre est un monde clos dans lequel l’activité humaine provoque une dégradation croissante accélérant une destruction inéluctable.

[3] Un théologien qui remettait radicalement en cause l’école ou la médecine, qui participent selon lui à la fragilisation et la mise en dépendance des individus.

[4] Ses écrits, d’inspiration religieuse, sont centrés sur la critique de la technique. En 1987, il voyait dans le SIDA une punition divine.

[5] Pierre Rhabi et Nicolas Hulot, Graines de possibles (Calmann Lévy, 2005)

[6] En découle par ailleurs un éloge de la pauvreté volontaire, conçue comme une révolution individuelle et intérieure, et qui n’est pas sans rappeler la tradition monacale médiévale et l’idée religieuse selon laquelle il faut se débarrasser de l’« avoir » pour pouvoir mieux « être ». Le journal La décroissance a ainsi osé titrer : « Vive la pauvreté ! » sur sa une de septembre 2004.

[7] Ce milliardaire, fondateur des Verts anglais, anime la revue L’Ecologiste et a publié un livre au titre très significatif : Le Tao de l’écologie



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Commentaires de l'article
TOUJOURS SUR LA DECROISSANCE BABEUF42
3 septembre 2008 - 10h43

slt Bernard.....Là tu "bâcles" un peu le truc on dirait, non ?

D’abord j’aimerais bien avoir TON avis sur un livre, et pas celui de X ou Y si possible ( vu que toi, tu es un camarade, ça m’intéresse nettement plus).

Ensuite me servir un bouquin écrit par un Vert pour appuyer une critique de la décroissance que tu disais être une critique communiste, ça me la coupe un peu :-) enfin, bcp de boulot j’imagine. Je comprends, crois moi. Pour ma part je fais des recherches de mon côté - il est temps que je pige ce que c’est et ce que ça peut être.

A +

La Louve



TOUJOURS SUR LA DECROISSANCE BABEUF42
3 septembre 2008 - 12h26 - Posté par BABEUF42

Bj Elodie, non je ne bâcles pas ... je cherche...
Tu m’as dis que tu étais, toi aussi, en réflexion là dessus et que tu était preneuse d’informations si j’ai bien compris le sens de ton premier message...
Je suis en manque là dessus, comme sur d’autres choses dans ce monde qui bouge, et mes points de repères marxistes je tente de les faire vivre dans ce monde de dingue...
Engels m’aide... je vais devoir me recoltiner le capital que j’ai lu il y a bien longtemps.
Et en même temps, je prépare avec mes camarades métallos, les luttes de la rentrée et notamment une grande action des retraités le 16 octobre ; alors tu vois, je fais de que je peux.
J’avoue que c’est "du vite fait" ; mais je ne te le cache pas : j’aime bien lancer des trucs et voir comment cela réagit et je vois toute la diversité qui s’exprime et cela m’aide.
Tu me parles de ce vert qui à l’air de faire tousser d’autres commentateurs ; je l’ai repris dans une critique de gars de la ligue (tu vois je ne suis pas aussi sectaire que cela) et parce qu’il faisait une critique ce vert de que je ressens à travers ce qui se passe actuellement et de l’utilisation de la décroissance par le capitalisme.
Ce qui m’a mis la puce à l’oreille, c’est une certaine union sacrée autour de la décroissance où l’on retrouve la droite.Je pressens que ces gens là vont s’en servir d’arme idéologique pour amener l’idée d’un fatalisme par rapport à la dégringolade actuelles des créations de richesses dans notre pays et ailleurs.
L’idée qu’il faut préserver la nature et accepter des sacrifices pas seulement en consommant moins mais en acceptant les critères visant à confiner les travailleurs dans un monde de rationnement pendant qu’eux profiteront .
Je te balance cela comme çà ; excuse moi ; j’aurais aimé avoir une réflexion approfondie de marxistes la-dessus mais je n’ai pas encore trouvé.Ou sont-ils !
Je suis donc à la recherche comme toi et quand je trouve quelque chose d’interressant je le dis risque à me faire rentrer dedans ; si cela peut permettre un débat et des échanges et des contributions ; tant mieux c’est aussi cela faire du communisme aujourd’hui.
Babeuf42


TOUJOURS SUR LA DECROISSANCE BABEUF42
3 septembre 2008 - 12h32 - Posté par

"Slt Bernard

"Ne pas être sectaire" - oui ,soit. Bon, et quand bien même, d’abord - ça
voudrait dire quoi être sectaire ? et dans quel cadre ? bref.

C’est pas parce qu’on a l’intention, louable, de ne pas être sectaire ( moi
non plus je ne suis pas sectaire je lis tout et tout le monde, surtout les
trucs de droite ) c’est pour soi, c’est pas pour faire de la propagande pour
des ennemis idéologiques, surtout sur nos moyens de communication.

Si c’est ça être "sectaire" ? Non moi j’appelle ç a "ne pas être con". Les
VErts propagent ils les idées et la théorie communistes sur leurs sites ?
NON. La plupart d’entre eux sont des anticommunistes viscéraux !

Les Verts français, je me garde de dire crûment ce que j’en pense - je vais
le dire politiquement : d’un point de vue marxiste léniniste ce sont des
alliés + ou - objectifs du capital, d’un point de vue institutionnel, ce
sont des gens de centre droit.

Si le Mr de la LCR chez qui tu as lu ça estime qu’il est de son devoir de
propager de telles opinions ( au sens strcict) ça le regarde - mais ça me
confirme dans ce que je pense : la qualité du recrutement et de la formation
à la LCR baisse- depuis qu’ils ont eux aussi abandonné la "dictature du
prolétariat". C’est bien dommage - le vieux Léon doit se retourner sur son
pic à glace ....

Ne pas être sectaire dans les luttes et face au capital c’est une chose -
reproduire ici les âneries des Verts... Tiens, moi j’ai trouvé autre chose,
en termes critiques, un peu "mieux" je pense sur le site
"decroissance.info"...(En
termes de présentation "positive", sur les "tenants" de la décroissance, en
effet, les sites ladecroissance.net, ou decroissance.org sont pas mal, mais
ça aurait tendance à me confirmer dans mes a priori - je range ça dans le
même sac que Naomi Klein).

On continue les recherches

A plus

La Louve


" La « décroissance », c’est l’administration du désastre et la soumission
durable !

Chapitre XXIV

Si l’on s’en tenait à la formule de Nougé (« l’intelligence doit avoir un
mordant. Elle attaque un problème »), on serait tenté de n’accorder qu’une
intelligence fort médiocre à Latouche, principal penseur de la « 
décroissance », cette idéologie qui se donne pour une critique radicale du
développement économique et de ses sous-produits « durables ». Il fait
montre en effet d’un talent bien professoral, confinant parfois au génie,
pour affadir tout ce qu’il touche et faire de n’importe quelle vérité
critique, en la traduisant en novlangue décroissante, une platitude insipide
et bien-pensante. Il ne faudrait pas cependant lui attribuer tout le mérite
d’une fadeur doucereusement édifiante qui est surtout le résultat d’une
sorte de politique : celle par laquelle la gauche de l’expertise cherche à
mobiliser des troupes en rassemblant tous ceux qui veulent croire qu’on
pourrait « sortir du développement » (c’est-à-dire du capitalisme) tout en y
restant. Ce n’est donc pas en tant qu’œuvre personnelle que nous évaluerons
les écrits de Latouche (à cet égard, le génie de la langue est plus cruel
que n’importe quel jugement : sa prose lui rend justice). Qu’une telle eau
tiède, sur laquelle surnagent tous les clichés du citoyennisme
écocompatible, puisse passer pour porteuse d’une quelconque subversion -
fut-elle « cognitive » -, voilà qui donne seulement la mesure du conformisme
ambiant. En revanche, pour ce qui nous intéresse ici, Latouche est parfait :
il sait magistralement flatter la bonne conscience et entretenir les
illusions du petit personnel qui s’affaire déjà à « tisser du lien social »,
et qui se voit accédant bientôt à l’encadrement dans l’administration du
désastre. C’est ce qu’il appelle lui-même, en tête de son dernier bréviaire
(Petit Traité de la décroissance sereine, 2007), fournir « un outil de
travail utile pour tout responsable associatif ou politique engagé, en
particulier dans le local ou le régional ».

Le programme de la décroissance, tel que Latouche le propose donc au
citoyennisme décomposé comme à l’écologisme en quête de recomposition, n’est
pas sans évoquer celui tracé en 1995 par l’Américain Rifkin, dans son livre
La Fin du travail. Il s’agissait déjà « d’annoncer la transition vers une
société post-marchande et post-salariale » par le développement de ce que
Rifkin nomme le « tiers secteur » (c’est-à-dire en gros ce qu’on appelle en
France « mouvement associatif » ou « économie sociale »), et pour ce faire
de lancer un « mouvement social de masse », « susceptible d’excercer une
forte pression à la fois sur le secteur privé et sur les pouvoirs publics »,
« pour obtenir le transfert d’une partie des énormes bénéfices de la
nouvelle économie de l’information dans la création de capital social et la
reconstruction de la société civile ». Mais chez les décroissants, on compte
plutôt sur les dures nécessités de la crise écologique et énergétique, dont
on se propose de faire autant de vertus, pour exercer « une forte pression »
sur les industriels et les Etats. En attendant, les militants de la
décroissance doivent prêcher par l’exemple, se montrer pédagogiquement
économes, en avant-garde du rationnement baptisé « simplicité volontaire ».

Précisément parce que les décroissants se présentent comme porteurs de la
volonté la plus déterminée de « sortir du développement », c’est chez eux
que se mesurent le mieux à la fois la profondeur du regret d’avoir à le
faire (renversé en autoflagellation et en commandements vertueux) et
l’enfermement durable dans les catégories de l’argumentation « scientifique _ ». Le fatum thermodynamique soulage heureusement du choix de l’itinéraire à
emprunter : c’est la « loi de l’entropie » qui impose comme seule « 
alternative » la voie de la décroissance. Avec cet œuf de Colomb, pondu par
leur « grand économiste » Georgescu-Roegen, les décroissants sont sûrs de
tenir l’argument imparable qui ne peut que convaincre industriels et
décideurs de bonne foi. A défaut de quoi, les conséquences, prévisibles et
calculables, sauront les contraindre à faire les choix qui s’imposent (comme
dit Cochet, dont Latouche aime à citer le livre Pétrole apocalypse : « A
cent dollars le baril de pétrole, on change de civilisation. »).

Qualifier la société de thermo-industrielle permet aussi de négliger tout ce
qui d’ores et déjà s’y produit en matière de coercitions et d’embrigadement,
sans contribuer, ou si peu, à l’épuisement des ressources énergétiques. On
passe d’autant plus volontiers là-dessus qu’on y trempe soi-même, à
l’Education nationale ou ailleurs. Attribuer tous nos maux au caractère « 
thermo-industriel » de cette société est donc assez confortable, en même
temps qu’assez simpliste pour combler les appétits critiques des niais et
des crétins arrivistes, déchets ultimes de l’écologisme et du « mouvement
associatif », qui font la base de la décroissance. C’est le souci de ne pas
brusquer cette base avec des vérités trop rudes, de lui faire miroiter une
transition en douceur vers « l’ivresse joyeuse de l’austérité partagée » et
le « paradis de la décroissance conviviale » qui amène Latouche, lequel
n’est tout de même pas si bête, à de telles pauvretés volontaires, prudences
de tournée électorale ou d’encyclique pontificale : « Il est de plus en plus
probable qu’au-delà d’un certain seuil, la croissance du PNB se traduise par
une diminution du bien-être » ; ou encore, après s’être aventuré jusqu’à
imputer au « système marchand » la désolation du monde : « Tout cela
confirme les doutes que nous avions émis sur l’écocompatibilité du
capitalisme et d’une société de décroissance. » (Le Pari de la décroissance,
2006)

Car, même si la plupart des décroissants ont jugé prématuré ou maladroit de
créer formellement un « Parti de la décroissance », et préférable de « peser
dans le débat », il y a bien là une sorte de parti qui ne dit pas son nom,
avec sa hiérarchie informelle, ses militants de base, ses intellectuels et
experts, ses dirigeants et fins politiques. Tout cela baigne dans les
vertueuses conventions d’un citoyennisme qu’on se garde de choquer par
quelque outrance critique : il faut surtout ne froisser personne au Monde
diplomatique, ménager la gauche, le parlementarisme (« Le rejet radical de
la ’’ démocratie ’’ représentative a quelque chose d’excessif », ibid.), et
plus généralement le progressisme en se gardant de jamais paraître
passéiste, technophobe, réactionnaire. La « transition » vers la « sortie du
développement » doit donc rester assez vague pour ne pas interdire les
combinaisons et les arrangements de ce que l’on dénonce rituellement sous le
nom de « politique politicienne » : « Les compromis possibles sur les moyens
de la transition ne doivent pas faire perdre de vue les objectifs sur
lesquels on ne peut transiger. » (Petit traité de la décroissance sereine,
2007.) Ces objectifs sont psalmodiés par Latouche dans un style digne de
l’école des cadres du Parti : « Rappelons ces huit objectifs interdépendants
susceptibles d’enclencher un cercle vertueux de décroissance, sereine,
conviviale et soutenable : réévaluer, reconceptualiser, restructurer,
redistribuer, relocaliser, réduire, réutiliser, recycler. » (Ibid.) Quant à
réutiliser et recycler, Latouche donne sans attendre l’exemple en rabâchant
et ressassant d’un livre à l’autre les mêmes vœux pieux, statistiques,
indices, références, exemples et citations. Tournant en rond dans son « 
cercle vertueux », il cherche cependant à innover et a ainsi enrichi son
catalogue de deux « R » (reconceptualiser et relocaliser) depuis l’époque où
le fier projet de « défaire le développement, refaire le monde » s’élaborait
sous l’égide de l’Unesco (cf. Survivre au développement, 2004). On comprend
dès lors assez mal l’absence d’un neuvième commandement, (se) réapproprier,
désormais récuré de tout relent révolutionnaire (l’antique « Exproprions les
expropriateurs ! ») ; ainsi décontaminé, il va pourtant comme un gant fait
main à l’expéditive entreprise de récupération à laquelle se livrent les
décroissants pour se bricoler, vite fait, une galerie d’ancêtres
présentables (où figure maintenant « une tradition anarchiste au sein du
marxisme, réactualisée par l’Ecole de Francfort, le conseillisme et le
situationnisme », Petit traité...).

Selon Latouche, le « pari de la décroissance (...) consiste à penser que
l’attrait de l’utopie conviviale combiné au poids des contraintes au
changement est susceptible de favoriser une ’’ décolonisation de
l’imaginaire ’’ et de susciter suffisamment de ’’ comportement vertueux ’’
en faveur d’une solution raisonnable : la démocratie écologique » (Le Pari
de la décroissance). Si, en fait de « contraintes au changement », on voit
bien à quoi peuvent servir les décroissants - à relayer par leurs appels à
l’autodiscipline la propagande pour le rationnement, afin que, par exemple,
l’agriculture industrielle ne manque pas d’eau pour l’irrigation -, on
discerne en revanche assez mal quel attrait pourrait exercer une « utopie »
dont le « programme quasi électoral » fait une place au bonheur et au
plaisir en proposant d’ « impulser la ’’ production ’’ de biens relationnels _ ». Certes on se méfierait de trop lyriques envolées sur les lendemains qui
décroissent. On n’y est guère exposé lorsque ces besogneux, coiffés de leur
bonnet de nuit, exposent avec un entrain d’animateur socioculturel leurs
promesses de « joie de vivre » et de sérénité conviviale. Leurs pitoyables
tentatives de mettre un peu de fantaisie dans leur austérité sont aussi
inspirées que celles de Besset chantant les beautés du surréalisme à la
manière d’un sous-préfet inaugurant une médiathèque René-Char à
Lamotte-Beuvron. Le bonheur semble une idée si neuve pour ces gens, l’idée
qu’ils s’en font paraît tellement conforme aux joies promises par un festin
macrobiotique, qu’on ne peut que supposer qu’ils se font eux-mêmes mourir
d’ennui ou que quelque casseur de pub leur en a fait la remarque. Ils
s’emploient désormais, notamment dans leur revue « théorique » Entropia, à
montrer qu’ils raffolent de l’art et de la poésie. On voit déjà l’affichette
et les flyers (« Dimanche après-midi à la Maison des associations de
Moulins-sur-Allier, de 15h30 à 17 heures, le club des poètes locaux et
l’association des sculpteurs bretons se livreront à une amusante
performance, suivie d’un goûter bio »).

L’idéologie de la décroissance est née dans le milieu des experts, parmi
ceux qui, au nom du réalisme, voulaient inclure dans une comptabilité « 
bioéconomique » ces « coûts réels pour la société » qu’entraîne la
destruction de la nature. Elle conserve de cette origine la marque
ineffaçable : en dépit de tous les verbiages convenus sur le « 
réenchantement du monde », l’ambition reste, à la façon de n’importe quel
technocrate à la Lester Brown, « d’internatiser les coûts pour parvenir à
une meilleure gestion de la biosphère ». Le rationnement volontaire est
prôné à la base, pour l’exemplarité, mais on en appelle au sommet à des
mesures étatiques : redéploiement de la fiscalité (« taxes environnementales _ »), des subventions, des normes. Si l’on se risque parfois à faire
profession d’anticapitalisme - dans la plus parfaite incohérence avec des
propositions comme celle d’un « revenu minimum garanti », par exemple - on
ne s’aventure jamais à se déclarer anti-étatiste. La vague teinte libertaire
n’est là que pour ménager une partie du public, donner une touche de
gauchisme très consensuel et « antitotalitaire ». Ainsi l’alternative
irréelle entre « écofascisme » et « écodémocratie » sert surtout à ne rien
dire de la réorganisation bureaucratique en cours, à laquelle on participe
sereinement en militant déjà pour l’embrigadement consenti, la
sursocialisation, la mise aux normes, la pacification des conflits. Car la
peur qu’exprime ce rêve puéril d’une « transition » sans combat est, bien
plus que celle de la catastrophe dont on agite la menace pour amener les
décideurs à résipiscence, celle des désordres où liberté et vérité
pourraient prendre corps, cesser d’être des questions académiques. Et c’est
donc très logiquement que cette décroissance de la conscience finit par
trouver son bonheur dans le monde virtuel, où l’on peut sans se sentir
coupable voyager « avec un impact très limité sur l’environnement »
(Entropia, n°3, automne 2007) ; à condition toutefois d’oublier qu’en 2007,
selon une étude récente, « le secteur des technologies de l’information, au
niveau mondial, a autant contribué au changement climatique que le transport
aérien » (Le Monde, 13-14 avril 2008).

Chapitre XXV

Aussi éloigné de toute outrance Latouche sache-t-il se montrer dans
l’accomplissement de son « devoir d’iconoclastie », la décroissance n’en a
pas moins ses révisionnistes, qui l’invitent à oser paraître ce qu’elle est
et à remiser une fois pour toutes un accoutrement subversif qui lui va si
mal : « Une première proposition pour consolider l’idée d’une décroissance
pacifique serait un renoncement clair et sans équivoque à l’objectif
révolutionnaire. Casser, détruire ou renverser le monde industriel me semble
non seulement une lubie dangereuse, mais un appel caché à la violence, tout
comme l’était la volonté de supprimer les classes sociales dans la théorie
marxiste. » (Alexandre Genko, « La décroissance, une utopie sans danger ? »,
Entropia n°4, printemps 2008.) Même un Besset, pourtant porte-plume de Hulot
et défenseur du « Grenelle de l’environnement » comme « premier pas dans une
démarche de transition vers la mutation écologique, sociale et culturelle de
la société », a du mal après cela à surenchérir de modération : « Face à
l’ampleur et à la complexité de la tâche, ce ne sont certainement pas les
projections verbeuses ou les catéchismes révolutionnaires qui s’avèreront
d’un grand secours. (...) On a beau habiller la décroissance d’adjectifs
sympathiques - conviviale, équitable, heureuse -, l’affaire ne se présente
pas avec le sourire (...) les transitions vont être redoutables, les
arrachements douloureux. » (Ibid.) Ces vertes remontrances disent à leur
façon assez bien en quoi les recommandations décroissantes ne constituent
d’aucune façon un programme dont il y aurait lieu de discuter le contenu, et
quelle est la partition imposée sur laquelle elles essaient de jouer leur
petite musique (decrescendo cantabile), en guise d’accompagnement de fin de
vie pour une époque de la société industrielle : un « nouvel art de
consommer » dans les ruines de l’abondance marchande [1].

L’image que se faisait de lui-même ce que l’on appelait naguère le « monde
libre » n’avait en fait guère varié depuis Yalta : ce conformisme
démocratique, bardé de ses certitudes, de ses marchandises et de ses
technologies désirables, avait certes été brièvement ébranlé par des
troubles révolutionnaires autour de 1968, mais la « chute du mur » avait
semblé lui assurer une sorte d’éternité (in avait expéditivement parlé de « 
fin de l’histoire »), et l’on croyait pouvoir se féliciter de ce que les
cousins pauvres veuillent accéder à leur tour et au plus vite à semblables
délices. Il a cependant fallu par la suite commencer à s’inquiéter du nombre
des cousins, surtout des plus lointains, et à se demander s’ils faisaient
vraiment partie de la famille, quand ils se sont mis à accroître
inconsidérablement leur « empreinte carbone ». Ce dont tout le monde
s’alarme désormais, ce n’est plus seulement du scénario classique de
surpopulation, où, en dépit des gains de productivité, les ressources
alimentaires s’avèreraient insuffisantes à pourvoir aux besoins des
surnuméraires, mais d’une configuration inédite dans laquelle, à population
constante, la menace provient d’un trop-plein de modernes vivant de façon
moderne : « Si les Chinois ou les Indiens doivent vivre comme nous... » Face
à ce « réel catastrophique », les panacées technologiques que l’ont fait
encore miroiter (fusion nucléaire, transgénèse humaine, colonisation des
océans, exode spatial vers d’autres planètes) n’ont guère l’allure d’utopies
radieuses, sauf pour quelques illuminés, mais plutôt de palliatifs qui
viendraient de toute façon beaucoup trop tard. Il reste donc à prêcher « 
âpres renoncements » et « arrachements douloureux » à des populations qui
vont devoir « descendre de plusieurs degrés dans l’échelle de
l’alimentation, des déplacements, des productions, des modes de vie »
(Besset) ; et, vis-à-vis des nouvelles puissances industrielles, à revenir
au protectionnisme au nom de la lutte contre le « dumping écologique », en
attendant qu’émerge là aussi une relève plus consciente des « coûts
environnementaux » et des mesures à prendre (réorientation qu’incarne en
Chine le désormais ministre Pan Yue).

Les « contraintes du présent » que se plaît à seriner le réalisme des
experts sont exclusivement celles qu’imposent le maintien et la
généralisation planétaire d’un mode de vie industriel condamné. Qu’elles ne
s’exercent qu’à l’intérieur d’un système des besoins dont le démantèlement
permettrait de retrouver, sous les complications démentes de la société
administrée et de son appareillage technologique, les problèmes vitaux que
la liberté peut seule poser et résoudre, et que ces retrouvailles avec des
contraintes matérielles affrontées sans intermédiaires puissent être, en
elles-mêmes, tout de suite, une émancipation, voilà des idées que personne
ne se risque à défendre franchement et nettement, parmi tous ceux qui nous
entretiennent des immenses périls créés par notre entrée dans
l’anthropocène. Quand quelqu’un se hasarde à évoquer timidement quelque
chose dans ce sens, que peut-être ce ne serait par un renoncement bien
douloureux que de se priver des commodités de la vie industrielle, mais au
contraire un immense soulagement et une sensation de revivre enfin, il
s’empresse en général de faire machine arrière, conscient qu’il sera taxé de
terrorisme anti-démocratique, voire de totalitarisme ou d’écofascisme, s’il
mène ses raisonnements à leur terme ; de là cette profusion d’ouvrages où
quelques remarques pertinentes sont noyées dans un océan de considérations
lénifiantes. Il n’y a presque plus personne pour concevoir la défense de ses
idées, non comme une banale stratégie de conquête de l’opinion sur le modèle
du lobbying, mais comme un engagement dans un conflit historique où l’on se
bat sans chercher d’autre appui qu’un « pacte offensif et défensif avec la
vérité », selon le mot d’un intellectuel hongrois en 1956. Ainsi on ne peut
qu’être atterré par l’unification des points de vue, l’absence de toute
pensée indépendante et de toute voix réellement discordante. Si l’on
considère l’histoire moderne, ne serait-ce que celle du siècle dernier, on
est pris de vertige à constater d’une part la variété et l’audace de tant de
positions, d’hypothèses et d’avis contradictoires, quels qu’ils aient été,
et d’autre part ce à quoi tout cela est maintenant réduit. Au lavage de
cerveau auquel se sont livrés sur eux-mêmes tant de protagonistes toujours
vivants répondent au mieux des travaux historiques parfois judicieux, mais
qui semblent relever plutôt de la paléontologie ou des sciences naturelles,
tant ceux qui les mènent paraissent loin d’imaginer que les éléments qu’ils
mettent au jour pourraient avoir quelque usage critique aujourd’hui.

Le goût de la conformité vertueuse, la haine et la peur panique de
l’histoire, sinon comme caricature univoque et fléchée, ont atteint un point
tel qu’à côté de ce qu’est aujourd’hui un citoyenniste, avec ses
indignations calibrées et labellisées, son hypocrisie de curé, sa lâcheté
devant tout conflit direct, n’importe quel intellectuel de gauche des années
cinquante ou soixante passerait presque pour un farouche libertaire
débordant de combativité, de fantaisie et d’humour. A observer une telle
normalisation des esprits, on en arriverait à l’action d’une police de la
pensée. En fait l’adhésion au consensus est le produit spontané du sentiment
d’impuissance, de l’anxiété qu’il entraîne, et du besoin de rechercher la
protection de la collectivité organisée par un surcroît d’abandon à la
société totale. La mise en doute de n’importe laquelle des certitudes
démocratiquement validées par l’assentiment général - les bienfaits de la
culture par Internet ou ceux de la médecine de pointe - pourrait laisser
soupçonner une déviation par rapport à la ligne de l’orthodoxie admise,
peut-être même une pensée indépendante, voir un jugement portant sur la
totalité de la vie aliénée. Et qui est-on pour se le permettre ? Tout cela
n’est pas sas rappeler d’assez près la maxime de la soumission militante,
perinde ac cadaver, ainsi que l’avait formulée Trotski : « Le Parti a
toujours raison. » Mais alors que dans les sociétés bureaucratiques
totalitaires la contrainte était ressentie comme telle par les masses, et
que c’était un redoutable privilège des militants et des apparatchiks de
devoir croire à la fiction d’un choix possible - pour ou contre la patrie
socialiste, la classe ouvrière, le Parti -, c’est-à-dire d’avoir à mettre
constamment à l’épreuve une orthodoxie jamais assurée, ce privilège est
maintenant démocratisé, quoique avec moins d’intensité dramatique : pas
question de s’opposer au bien de la société, ou à ce qu’elle y déclare
nécessaire. C’est un devoir civique que d’être en bonne santé,
culturellement à jour, connecté, etc. Les impératifs écologiques sont
l’ultime argument sans réplique. Qui ne s’opposerait à la pédophilie,
certes, mais surtout qui s’opposerait au maintien de l’organisation sociale
qui permettra de sauver l’humanité, la planète et la biosphère ? Il y a là
comme une aubaine pour un caractère « citoyen » déjà bien trempé et répandu.

En France, il est notable que la que la soumission apeurée prend une forme
particulièrement pesante, quasi pathologique ; mais il n’est pas besoin pour
l’expliquer de recourir à la psychologie des peuples : c’est tout simplement
qu’ici le conformisme doit en quelque sorte travailler double pour
s’affermir dans ses certitudes. Car il lui faut censurer le démenti que leur
a infligé par avance, il y a déjà quarante ans, la critique de la société
moderne et de son « systèmes d’illusions » que portait la tentative
révolutionnaire de Mai 1968, et qu’elle a fait fugitivement accéder à la
conscience collective, en l’inscrivant dans l’éphémère espace public
qu’avait créé son existence sauvage. Un rival décroissant de Latouche, qui
s’affirme plus nettement « républicain » et « démocrate », c’est-à-dire
étatiste et électoraliste, redoute ainsi que des « thèses et des pratiques
extrémistes, maximalistes » viennent renforcer dans la jeunesse des travers
qui lui seraient propres, « comme la haine de l’institution ou le rejet en
bloc de la société » (Vincent Cheynet, Le Choc de la décroissance, 2008)

René Riesel et Jaime Semprun. (avril 2008)"

http://www.decroissance.info/La-dec...


TOUJOURS SUR LA DECROISSANCE BABEUF42
3 septembre 2008 - 17h42

"volem rien foutre al pais" de pierre Carles.

Cela ne m’a pas convaincu du tout par ce que justement les acteurs de cette théorie n’apportent rien que leur seule posture anti dans l’ordre bourgeois et ça me gêne.

Il n’y a aucune réflexion sur le comment de la création des richesses, seulement sur leur partage et encore...

En clair ce que j’ai ressenti au travers de ce documentaire, c’est qu’eux ont le droit de s’extraire de toutes contraintes, que si les autres ne le font pas c’est que ce sont des pauvres cons.

Donc on peut vivire soi disant avec le RMI en faisant pousser quelques patates très rousseauiste de l’homme bon à l’état de nature et blabla mais quand ils ont des enfants, ils veulent les envoyer à l’école, quand ils sont malades ils veulent aller à l’hopital, pour labourer leurs ares, il leur faut du ...pétrole et de l’électricité alors c’est très curieux de mettre tout dans le même sac : consummérisme et bien collectif produit aussi par le travail et fait pour être accessible à tous.

Je suis donc réservée sur le tout décroissance et j’ai un peu le sentiment que c’est une arnaque. Cependant, à mon niveau, j’essaye d’avoir une consommation responsable, selon mes besoins et mes moyens et surtout pas dans l’intérêt des actionnaires des biens et services. joelledagen



TOUJOURS SUR LA DECROISSANCE BABEUF42
3 septembre 2008 - 23h39

Chers Cdes,

Ma (qué)quête du "bien être",et l’ex...croissance qui m’ha....bite,m’oblige à vous laisser à vos pensées hautement philosophiques.

Bon courage et boooonsoir !

LE REBOURSIER



TOUJOURS SUR LA DECROISSANCE BABEUF42
4 septembre 2008 - 08h59 - Posté par resister

Remonyons le debat au dessus de la ceinture,la philosophie de la decroissance
ou de l’objection de croissance derange le "basique",le terme de decroissance est presque un gros mot, jette un froid dans les conversations,il perturbe le francais moyen qui va" acheter son pain en voiture."
L’esprit de la decroissance ne se ra jamais reduit dans une secte,c’est un etat d’esprit critique permanent,libre ,et intelligent.
Cet esprit se developpe rapidement dans notre monde,parce que les circonstances font que le systeme actuel est en pleine deliquescence et ne donne plus satisfaction,alors le quidam se pose des questions entre deux
journaux televisés,il s’apperçoit peu à peu qu’on lui ment,qu’on le considere comme un poulet de batterie,un jour,il dit NON .
Fini les credits,la tele,le supermarché,le travail alienant,la vie est courte,je veux avoir le temps de voir grandir mes enfants,de faire l’amour,de me promener,de discuter avec les autres,de me battre aussi pour un monde
different .
L’esprit de la decroissance,c’est le peu d’espoir qu’il nous reste à proposer
aux generations qui arrivent,meme ça ils veulent nous l’enlever:le reve.
Change,changeons et tout changera


TOUJOURS SUR LA DECROISSANCE BABEUF42
4 septembre 2008 - 10h52 - Posté par

la décroissance est l’outil du capitalisme.

Et celui qui semble avoir loupé sa croissance doit bien se marrer,lui qui parle de pouvoir d’achat en oubliant les salaires.

Aller hop ! exit les machines à laver,les cuisinières,les bagnoles....etc .Vive la mère DENIS et sa brouette.

Les compteurs d’eau,d’electricité,de bagnole, à zéro.Et nous voilà avec une augmentation du pouvoir d’achat par les économies ainsi réalisées.SANS AUGMENTER LES SALAIRES.

Mais pourquoi ne pas aller plus loin pour concrétiser le rêve de tout bon capitalo en mal d’augmentation de ses profits ?

Bouffer le strict nécessaire au renouvellement de notre force de travail.

MANGER,BOSSER,DORMIR,et puis......PLUS RIEN !

Moi aussi j’aime faire l’amour,mais j’ai pas envie,mais alors pas du tout,de me faire enc....

LE REBOURSIER


TOUJOURS SUR LA DECROISSANCE BABEUF42
4 septembre 2008 - 11h10 - Posté par

Même opinion que le Reboursier (slt mon frère !).

Plus je lis sur la décroissance plus ça me semble l’arnaque.

A MOINS QUE les décroissants militent aussi pour le non travail ? Pourquoi pas, mais j’attends tjs des démonstrations du bien fondé global de cette nvelle idéologie....

La Louve


TOUJOURS SUR LA DECROISSANCE BABEUF42
5 septembre 2008 - 08h39 - Posté par resister

Je suis assez surpris de constater que l’on veuille absolument classer
la decroissance dans une case,un patri politique,secte d’allumés,passeistes(retour à la bougie..)
La decroissance,c’est une evidence ,regardez autour de vous,que peut on
consommer de plus.c’est un nouvel art de vivre,un espoir.
Restons simples,c’est une prise de conscience individuelle,un desir de partager
et du respect des autres.
Dans la critique ci dessus de Serge Latouche, je sens comme un reglement de comptes,lui,
a au moins le merite de proposer quelque chose de concret,bien sur ,ce n’est pas la messe,il faut donc lire autre chose et faire votre synthese .
Cornelius Castoriadis,Christian Comeliau,Partant Latouche,Gortz ,lisez ;lisez..
"Agis de telle façon que les resultats de ton action soient compatibles avec la permanence d’une vie authentiquement humaine sur la terre "L Dumont


TOUJOURS SUR LA DECROISSANCE BABEUF42
5 septembre 2008 - 12h42 - Posté par

c’est un nouvel art de vivre,

Ah bon ? C’est comme le feng shui, la gastronomie, le high tech etc alors ???!!

Ce que tu appelles "décroissance" moi je l’appelle PAUPERISATION.

Je serai pour la décroissance le jour où vous aurez réglé deux pbs - le capitalisme et le FRIC.

Désolée. Quant au malthusianisme que j’ai lu ici ou là à plusieurs reprises sur le sujet ça me fait tout simplement GERBER , et d’ailleurs les personnes qui ont parlé ici de "décroissance des effectifs de l’espèce humaine" ne se repointent pas pour défendre leur saloperie....


TOUJOURS SUR LA DECROISSANCE BABEUF42
8 septembre 2008 - 18h14

La contagion

(Il n’y a rien à vendre, pas d’adhésion)

Ceci est un appel planétaire.
Ceci est un des nouveaux signes de reconnaissance.

Peu importe qui vous êtes, d’où vous venez, à quoi vous adhérez – peu importe, puisque vous vous êtes mis en marche.
Nous y allons ensemble.
Cet appel s’adresse à tous les êtres d’aujourd’hui et des temps proches, qui se sentent encore humains.
Si vous vous êtes levés, même laborieusement, c’est que vous éprouvez en profondeur qu’un changement complet, un véritable retournement est nécessaire, impératif.
Il a commencé en vous ; vous vous êtes mis en marche, souvent même en boitant.
Il a commencé en beaucoup de gens.
Il prend peu à peu conscience de lui-même, partout sur la planète.
En toute conscience :
Nous cessons peu à peu de reproduire les comportements, les schémas mentaux, qui nous ont éloigné les uns des autres.
Nous cessons peu à peu d’être les rouages des systèmes, quels qu’ils soient.
A la place, « amour », d’abord timide, s’infuse et se diffuse en son intelligence retrouvée.
Nous réapprenons en fait à nous aimer les uns les autres !
Un nouveau regard, sur soi comme sur autrui, lève un coin du voile sur la reproduction du malheur ; nos haines, nos jugements, nos égocentrismes, à nous de les dépasser, jusqu’à ce qu’enfin « amour » rayonne librement, comme un soleil de tous côtés.

Personne ne peut exclure qui que ce soit de l’internationale des consciences, dont les principes actifs sont ici suffisamment définis.
Le reste appartient à nos diversités, à nos affinités, à la vie.
Une métamorphose a secrètement commencé, qui devient perceptible.
Le monde va changer de base, afin que la base puisse enfin changer le monde.

Ceci t’appartient, si tu le veux.

Note : ce texte est destiné à une transmission multiforme et incontrôlable qui commence le 7 septembre 2008. En le faisant suivre, en le diffusant, vous répandez un nouvel état d’esprit, vous participez à un élan qui pourrait aboutir à une contagion.

 

translation :

The contagion

(Doesn’t have anything to sell, not of adherence)

It is a global call.
It is one of the new signs of recognition.

No matter that you are, from where you come, to what you adhere - no matter, since you started.
We go there together.
This call applies to all human beings of today and of the near times, that feel even - human.
If you rose, even painfully, it is that you feel in depth that a complete change, a real reversal is necessary, imperative.
It began in you ; you started, often same while limping.
It began in a lot of people.
It becomes little by little aware of himself, everywhere on the planet.
In all conscience :
We stop little by little to reproduce the behaviors, the mental diagrams, that moved away us the some of the other.
We stop little by little to be the cogs of the systems, whatever they are.
Instead, “love”, first shy, infuse himself and distributes itself in its recovered intelligence.
We learn again in fact to love us one another !
A new look, on oneself as on others, raises a corner of the veil on the reproduction of the misfortune ; our hates, our judgments, our self-centeredness, to us to pass them, until finally "love" radiates freely, like a sun of all sides.

No one can be exclude by anyone of the international of the consciences, whose active principles are here sufficiently definite.
The rest belongs to our diversities, to our affinities, to life.
A metamorphosis began secretly, that becomes audible.
The world is going to change basis, so that the basis can finally change the world.

It belongs to you, if you want it.

Note : this text is destined to a multiform and unverifiable transmission that begins September 7, 2008. While making it follow, while distributing it, you spill a new frame of mind, you participate in an impetus that could succeed to a contagion.



TOUJOURS SUR LA DECROISSANCE BABEUF42
20 septembre 2008 - 19h19 - Posté par Thierry Kruger auteur-réalisateur

Ce bouquin a été descendu par le journal bien nommé La décroissance, car cet "écolo" de Aix en Provence est un fieffé filou idéologique, un relent d’extrème droite l’habite.

Assez d’amalgame, la Décroissance est inéductable, la Terre épuisera ses ressources, moins qu’on aille chercher celles-ci sur la lune, les astéroïdes ou ailleurs.

Le capitalisme le plus débridé en est seul responsable

Enfin je suis anarchiste, décroissant, lisant Marx et je trouve pertinent les analyses de ces trois grandes écoles de pensée contre-capitalisme. Non pour les confondre, mais les faire travailler en synergie.

Qu’il t’ai aisé de descendre un mouvement d’un sul livre, fait par un membre du parti écolo (c’t’e blaque, beaucoup de rurbain et de bourgeois en son sein n’ont qu’une idée fantasmée de la "nature", qui n’est ni belle, ni moche, ni à notre service, ni immuable, simplement elle EST

Comme EST l’effondrement systémique actuel du capitalisme dans sa version occidentale

Zigouille donc tes frères d’armes, neuneu, et ensuite, bâtit sur les cadavres de ton impuissance ta victoire illusoire. Le néo fachisme économique impose de taire son égo et marcher avec tout les engagés (enragés ?) pour construire un autre monde, au besoin en s’aidant à détruire celui qui en se moment "pourrit par la tête" (dixit un proberbe arabe)

Ciao ragazzi






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