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Parti socialiste l’impossible critique d’Israël

Publie le mercredi 21 janvier 2009 par Open-Publishing
13 commentaires

de Philippe Marlière

GAZA. Alors que le PS ambitionnait de prendre "une position franche" sur Gaza, il s’est contenté de réaffirmer sa "neutralité", mettant sur le même plan "deux camps qui souffrent". Philippe Marlière décrypte cette logique, qui refuse de prendre en compte l’oppression dont sont victimes les palestiniens. 18 janvier 2009.

Les directions socialistes se succèdent, mais la langue de bois solférinesque est immuable à l’égard du conflit israélo-palestinien. Début janvier, le parti a publié sur son site un communiqué précisant en introduction que la "situation au Proche-Orient (…) appelle une position franche du PS".

De ce court texte, deux idées principales ressortent : d’une part, le PS rappelle son attachement à une "paix durable" fondée sur la "création d’un Etat palestinien viable et l’assurance de la sécurité pour Israël". Le texte déplore que l’intervention militaire israélienne ait fait des "centaines de morts dans la population civile à Gaza" et ait produit une "situation humanitaire effroyable".

Cependant, les massacres des Gazaouis (dont plus d’un quart des morts sont des enfants selon les rapports des organisations humanitaires) n’ont suscité qu’une condamnation de principe d’Israël. La direction socialiste a estimé qu’il s’agit d’une intervention « en réponse aux tirs de roquettes du Hamas », et elle s’est abstenue de qualifier les actions israéliennes à Gaza.

Qualifier le conflit

La Croix Rouge à Gaza a pourtant parlé de « crimes de guerre ». David Miliband, le ministre britannique des Affaires étrangères, a déclaré devant la Chambre des Communes qu’il faudrait enquêter pour établir si des crimes de guerre avaient été commis, une manière diplomatique de critiquer l’offensive israélienne. Gideon Levy, un des éditorialistes les plus respectés en Israël, a fait part de sa « honte » devant les « massacres et destructions » à Gaza, et a averti que si les choses continuaient ainsi, une cour spéciale de justice à La Haye pourrait être conduite à juger les dirigeants israéliens (Ha’aretz, 12 janvier 2008). Le droitier Parti des socialistes européens a exprimé « sa plus profonde indignation face (…) aux conséquences de l’usage disproportionné de la force par l’armée israélienne ». Le PSE a affirmé qu’il s’opposerait au « rehaussement des relations politiques entre l’Union européenne et Israël », tant que la « crise humanitaire à Gaza et dans les territoires palestiniens occupés » perdurera.

Pendant ce temps, le Bureau national s’en tient à ses deux recommandations « historiques ». D’une part, un Etat palestinien « viable » : nombre d’experts estiment que l’intervention israélienne, planifiée depuis plusieurs mois, vise précisément à empêcher l’avènement d’un Etat palestinien « viable ». Ainsi, le retrait de Gaza en 2005 a permis à Israël de redéployer les peuplements en Cisjordanie. Il est par ailleurs étonnant d’entendre les dirigeants socialistes utiliser l’expression de « sécurité israélienne », qui sous-entend que les Palestiniens vivent en sécurité. Il n’en est évidemment rien (liberté de mouvement restreinte, déplacement de populations, destruction des maisons et des champs, confiscation de terres, blocus de Gaza, liquidation physique des élites palestiniennes potentielles, prise en otage de 11000 Palestiniens qui croupissent sans jugement dans les prisons israéliennes). Etant donné que l’insécurité affecte surtout les Palestiniens, il serait plus juste de revendiquer la « sécurité pour tous ».

Les dirigeants du PS établissent une symétrie entre les tirs de roquettes de Hamas et l’usage de l’arsenal militaire le plus sophistiqué par l’une des armées les plus puissantes du monde. En renvoyant dos à dos les deux parties, Les dirigeants socialistes évitent de trancher la question. Dans le cadre des massacres de Gaza et devant l’indignation croissante dans le monde, le silence socialiste n’en devient que plus choquant [1]. En réalité, les dirigeants du PS occultent la question de la colonisation des territoires palestiniens par Israël, la cause première de ce long conflit. Cet aspect majeur de la lutte palestinienne n’est en effet mentionné dans aucun communiqué socialiste. Les dirigeants du PS appellent à faire cesser « l’engrenage de la violence ». Mais pour quoi faire précisément ? Faire appliquer la résolution 242 de l’ONU (1967) demandant le retrait des territoires occupés par la force ? Faire respecter l’article 49 de la 4e Convention de Genève (1949) qui interdit à tout Etat de transférer sa population sur les territoires qu’elle occupe militairement ? Faire détruire le mur de séparation en Cisjordanie qu’un avis consultatif de la Cour internationale de justice a déclaré illégal (2004) ? Non, puisque les dirigeants socialistes se contentent imperturbablement de renvoyer dos à dos les deux camps et s’obstinent à ne jamais prendre position sur le fond du conflit.

Philo-sionisme de sens commun

Depuis Guy Mollet, les dirigeants socialistes ont inconditionnellement soutenu Israël, à travers les liens noués avec le Mapaï (l’ancêtre d’Avoda, le Parti travailliste actuel) et lors d’événements marquants (l’expédition de Suez en 1956). Jusque dans les années 80, une doxa socialiste a présenté Israël comme un Etat socialisant, démocratique et sa politique a fait l’objet d’un consensus indiscuté, y compris lors de la guerre des Six-Jours en 1967. Un philo-sionisme de sens commun a longtemps régné au sein du PS. Israël, après la Shoah, y était perçu comme la réponse légitime à l’antisémitisme, un prolongement du combat antifasciste. Son aventure pionnière en Palestine était donc aussi nécessaire que sympathique. Dans ce panorama socialiste, les Palestiniens, inconnus, sans représentants, ni entité nationale, étaient des êtres invisibles. Dans le contexte de la Guerre froide, Israël était regardé comme un îlot « occidental » dans un monde arabe tourné vers l’URSS.

François Mitterrand perpétua le mythe du « socialisme des kibboutzim », alors qu’Israël dirigé par le Likoud leur avait tournés le dos. Mitterrand se déclara toutefois partisan d’un Etat palestinien à la Knesset en 1981 et établit des liens avec le Fatah de Yasser Arafat. A partir des années 80, avec la guerre du Liban (massacres de Palestiniens dans les camps de Sabra et de Chatila en 1982 par des milices libanaises avec la bénédiction d’Israël), les esprits commencèrent à évoluer. Des jeunes générations de militants issues de la guerre d’Algérie, de Mai 68 et, plus récemment, celles attachées aux droits des peuples, commencèrent à s’intéresser à la question palestinienne. A partir du déclenchement de l’Intifada et de la médiatisation du conflit (télévision, internet), la base socialiste se démarqua de plus en plus de la position a-critique de la direction du parti.

Une note « non autorisée et misérable »

C’est dans ce contexte que Pascal Boniface, chargé des questions stratégiques au PS, écrivit en avril 2001 une note interne destinée à François Hollande. Se référant à l’occupation des territoires par Israël et à la lutte de libération nationale du peuple palestinien, Boniface pose un point de principe : « Dans n’importe quelle situation de ce type, un humaniste, et plus encore un homme de gauche, condamnerait la puissance occupante ». Il poursuit : « Imaginons un pays où le premier ministre [Ariel Sharon] a été directement lié [et condamné par la Cour suprême israélienne] à des massacres de civils, principalement femmes et enfants, dans des camps de réfugiés désarmés [les camps de Sabra et Chatila en 1982] (…) Ce serait une situation inacceptable. Elle est pourtant tolérée au Proche-Orient ». Boniface avertit qu’on « ne combattra pas l’antisémitisme en légitimant l’actuelle répression des Palestiniens par Israël » et dénonce le « terrorisme intellectuel qui consiste à accuser d’antisémitisme ceux qui n’acceptent pas la politique des gouvernements d’Israël (et non pas l’Etat d’Israël) ». Loin de prôner un rééquilibrage en faveur de la communauté d’origine arabe ou musulmane en France (comme ses détracteurs l’en ont accusé), Boniface conseille aux dirigeants du PS de procéder à une lecture politique du conflit, basée sur le respect des « principes universels et non pas du poids de chaque communauté ». Il conclut : « Il est grand temps que le PS quitte une position qui, se voulant équilibrée entre le gouvernement israélien et les Palestiniens, devient, du fait de la réalité de la situation sur place, de plus en plus anormale, de plus en plus perçue comme telle, et qui par ailleurs ne sert pas – mais au contraire dessert – les intérêts à long terme du peuple israélien et de la communauté juive française ».

Ce texte confidentiel atterrit sur le bureau de l’ambassadeur israélien à Paris. Ce dernier mena, avec plusieurs institutions juives, une violente campagne contre l’auteur de la note. Laurent Azoulai, responsable socialiste en région parisienne et président du Cercle Léon Blum, diffusa une lettre au lendemain du 22 avril 2002 intitulée « Le Pen doit remercier Boniface ». Il y expliquait que la défaite de Lionel Jospin était en partie due à la fuite de l’électorat juif après la publication de la note de Pascal Boniface. Aux « Douze heures pour l’amitié France-Israël », le 22 juin 2003, Dominique Strauss-Kahn fit référence à une « note non autorisée et misérable » sous les huées du public ; Laurent Fabius démissionna du Conseil d’administration de l’IRIS ; Pierre Moscovici, secrétaire national aux relations internationales, retira à Boniface son poste de délégué national et, de toutes parts, on accusa Pascal Boniface d’antisémitisme. Lâché par la direction hollandaise, Boniface démissionna en 2003 d’un parti dont il était membre depuis 1980 [2].

Avec les gouvernements israélien et états-unien

La gestion brutale du « cas Boniface » ne fit pas rentrer dans le rang les récalcitrants. A la fin 2003, un « Appel trans-courants pour une paix juste et durable au Proche-Orient », rédigé par Pierre Joxe et Paul Quilès (signé par Stéphane Hessel, Michel Rocard, Hubert Védrine, Martine Aubry, Jean-Luc Mélenchon, Henri Nallet, Arnaud Montebourg, Manuel Valls et de nombreux militants), vint saluer l’initiative de Genève (celle-ci proposait un plan de paix alternatif concocté par d’anciens négociateurs des rencontres de Taba). Cet appel socialiste remet doublement en cause la doxa de l’appareil. Il évoque le « droit au retour des réfugiés palestiniens de 1947 et de 1967 » et revendique une « citoyenneté pleine et entière des Arabes palestiniens de nationalité israélienne (20% des Israéliens) ». La question du droit au retour fait une entrée fracassante dans le débat socialiste. Ce texte se penche pour la première fois sur les discriminations dont sont victimes les Arabes-Israéliens du fait de leur origine ethnique et religieuse ; une mention qui écorne l’image de démocratie exemplaire véhiculée par la direction socialiste. Le texte appelle Israël « à respecter les droits de l’homme, le droit international et les Conventions de Genève, à l’instar des démocraties dont l’Etat israélien se réclame ».

En 2008, une contribution pour le congrès de Reims fut rédigée par Monique Cerisier-Ben Guiga (sénatrice des Français de l’étranger). Le texte, intitulé « Palestine : l’exigence du courage politique », fut signé par des militants de tous les courants. Il s’agit, à ce jour, de l’appel qui s’écarte le plus de la position historique de la direction socialiste. Les signataires remarquent que 61 ans après le plan de partage de l’ONU, il n’y a ni Etat palestinien, ni véritables négociations. Pour ces socialistes, le conflit israélo-palestinien est de nature coloniale : « Ces négociations opposent une puissance occupante à un peuple occupé, sans aucun mécanisme de suivi des engagements, ni par les Etats-Unis qui ne veulent rien exiger d’Israël, ni par l’Union européenne ». Le texte note le refus d’Israël de négocier et rappelle que « [p]as plus le Hamas islamiste aujourd’hui, l’OLP laïque d’hier n’était considérée par Israël comme un interlocuteur valable ». Les signataires estiment que « dans une négociation, on ne choisit pas son partenaire et c’est toujours avec l’adversaire que se conclut la paix ».

En d’autres termes, il s’agit du respect du principe d’auto-détermination des peuples. Le texte (rédigé avant l’intervention israélienne) décrit Gaza comme une « prison à ciel ouvert, privée de tout, soumise à un blocus (…), à des incursions meurtrières, (…) des destructions. La colonisation de la Cisjordanie ôte l’Etat palestinien de toute base territoriale, donc de toute existence possible ». Pour Israël, il s’agit de « gérer la question palestinienne et non de négocier pour une paix durable ». Les « violations des résolutions de l’ONU » [par Israël] peuvent entraîner à terme un « choc des civilisations », tant est grande la « révolte et l’indignation dans l’ensemble du monde arabe et au-delà ». L’appel préconise la constitution d’un Etat palestinien souverain en Cisjordanie, à Gaza et sur les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale ; le démantèlement de toutes les colonies et une « solution juste pour le retour des réfugiés, sur la base du droit international ». La texte n’appelle pas à des sanctions contre Israël, mais demande la suspension de l’accord de rehaussement des relations Israël-UE. Cette contribution trans-courant montre des militants de base en phase avec une grande partie de l’opinion internationale. Les dirigeants socialistes sont, pour leur part, plus proches de la position israélienne et états-unienne.

Dépolitisation et ethnicisation

Cette mise en perspective historique était nécessaire pour comprendre la « prise de position » des dirigeants du PS à propos de l’intervention à Gaza. La défense inconditionnelle d’Israël pendant les années Mollet et Mitterrand a fait place à un soutien certes toujours inconditionnel, mais biaisé et feutré. Les dirigeants socialistes étouffent tout débat interne sur la question des territoires occupés, car ils savent que ce serait ouvrir la boîte de Pandore de la mise en accusation d’Israël. La direction socialiste manie une langue de bois épaisse qui met en scène de manière équidistante « deux camps qui souffrent ». Un tel procédé est partial, c’est-à-dire favorable à Israël, car il ne prend pas en compte l’injustice faite aux Palestiniens en 1948, puis en 1967 et depuis. En se taisant sur l’occupation des terres palestiniennes, la direction du PS dépolitise le conflit. Cet évitement politique a pour conséquence d’ethniciser la question. L’insistance socialiste sur l’« insécurité israélienne » renforce de manière quasi-subliminale la perception de sens commun selon laquelle Israël – un Etat démocratique et « occidental » – ne fait que défendre ses citoyens contre des islamistes qui n’hésitent pas à perpétrer des attentats-suicides.

Le communiqué socialiste relatif à Gaza exprime la crainte que ce conflit ait des « répercussions jusque dans notre pays ». Amateurisme politique ou pur cynisme de la part des auteurs du texte ? Car c’est justement en rompant avec leur position de fausse neutralité et en portant un jugement d’ordre politique, reposant sur les principes de morale universelle (droit des peuples à l’auto-détermination) et de droits universels (respect des résolutions de l’ONU et de la Convention de Genève), que les dirigeants du PS pourront désamorcer en France toute tension communautaire autour de cette question. Le positionnement de l’appareil socialiste contribue au contraire à entretenir la flamme des passions communautaires.

Messages

  • sur l’échelle de la réaction humaine qui se mesure de 1 à 100.

    On peut voir que le scandale de l’affaire du RER D la réaction des médias et politiques l’échelle de la réaction humaine contre les jeunes de banlieue est montée à 100.

    Pour le massacre de Jeninne du Liban et le génocide en Palestine l’échelle de la réaction humaine chez les médias et politique contre les criminels des guerres israeliens est à 1.

    PASCAL BONIFACE A T ON LE DROIT DE CRITIQUER ISRAEL

  • a propos des pro sioniste...

    LE PARTI COMMUNISTE AU MEETING DU CRIF : DES MILITANTS PROTESTENT

    La participation de la direction du Parti Communiste Français au meeting bellisciste du CRIF, destiné à préparer le terrain à une attaque israélienne ou américaine contre l’Iran, a indigné, à juste titre, des militants du PCF.

    Nous reproduisons ci-dessous un communiqué de la section de Douai du PCF, également signé dans l’intervalle par la section PCF de Paris XVème. La participation de la sénatrice PCF Nicole Borvo au meeting du CRIF a bien résulté d’une décision de la direction du parti de Marie-George Buffet, et non d’une initiative individuelle de l’élue.

    MEETING DU CRIF A LA MUTUALITE, communiqué de la Section de Douai du PCF Dans son édition datée des 11 et 12 février « Le Monde » publie une publicité du CRIF (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France) appelant à un « meeting » à Paris, à la Mutualité le 13 février « contre la menace iranienne ».

    L’Iran est présenté dans cet appel comme « un danger mortel pour la paix dans le monde » dans la mesure où : Il défierait « le concert des Nations Unies par un programme nucléaire militaire »

    Il a organisé « une conférence négationniste internationale » Il multiplie « les appels à rayer Israël de la carte » Il est indiqué dans cette publicité « qu’ont donné leur accord de principe pour prendre la parole à ce meeting », entres autres : François BAYROU, Bertrand DELANOE, Ségolène ROYAL, Nicolas SARKOZY, ... et Nicole BORVO.

    Que l’on retrouve dans une telle aventure celui qui, dans son discours de Toulon il y a quelques jours, s’est placé à l’ombre de Le PEN après s’être placé sous celle de BUSH à l’automne dernier, ne surprendra personne. On connaît la ligne atlantiste de l’UDF. Que le maire de Paris, comme la candidate socialiste, soient présents ne surprendra pas beaucoup plus : les déclarations de Mme ROYAL sur l’Iran, qui vont bien au delà des résolutions de l’ONU, sont connues, de même que la mansuétude dont elle fait preuve, comme DELANOE, à l’égard du mur de l’apartheid en Palestine, pourtant condamné par plusieurs résolutions internationales.

    Mais que la sénatrice de Paris, dirigeante nationale du PCF, participe à une entreprise dont les responsables n’ont que mépris pour le droit international et les résolutions de l’ONU, et notamment le droit du peuple palestinien à un Etat, est proprement ahurissant.

    Antisémitisme et révisionnisme sont intolérables, et doivent être combattus. Mais après la guerre menée par Israël contre le Liban et la Palestine l’été dernier, après la décision du président américain de poursuivre et renforcer la guerre contre le peuple irakien avec 21500 soldats supplémentaires, après les menaces de frappes américaines et israéliennes sur l’Iran une telle présence à la Mutualité, le 13 février, ne peut être qu’un encouragement aux agressions américaines et israéliennes au Moyen Orient.

    C’est d’autant plus inacceptable que le peuple américain vient de montrer massivement, il y a deux semaines, sa mobilisation contre la guerre et la politique de Bush.

    Non, les responsables du PCF n’ont pas à se transformer en supplétifs des USA et d’Israël. Ils ont tout au contraire à faire naître en France une mobilisation de masse, y compris par des manifestations unitaires, pour la paix et la reconnaissance des droits du peuple palestinien, comme pour le droit à la liberté et à l’indépendance nationale des peuples du Moyen Orient.

    Douai le 12/02/2007

    • la suite des pro sioniste....

      http://bellaciao.org/fr/spip.php?article78131

      Reculade des organisations de gauche face aux massacres de Gaza

      Gaza : Refusons toute instrumentalisation communautaire

      La CGT est cosignataire avec d’autres organisations syndicales, associations et partis d’un appel pour refuser toute instrumentalisation communautaire du conflit israélo-palestinien.

      Le conflit israélo-palestinien est une fois encore entré dans une phase dramatique. Ce conflit n’est ni religieux ni "ethnique", mais bien politique et territorial : l’engrenage de la violence dont les populations civiles sont les premières victimes s’enracine dans l’aggravation, depuis des décennies, du sort insupportable fait au peuple palestinien. Rien ne peut justifier les attaques – d’où qu’elles viennent dirigées contre les civils.

      Mais chacun sait, au-delà de la condamnation nécessaire de tout crime de guerre, que la paix ne pourra advenir sans justice, cette paix par le droit hors de laquelle aucun des deux peuples ne pourra vivre un avenir humain.

      Les 900 morts palestiniens des deux dernières semaines, dont de très nombreux civils, victimes des bombardements et de l’offensive de l’armée israélienne à Gaza, comme les 34 morts israéliens des cinq dernières années victimes de tirs de roquette du Hamas, ne peuvent que soulever une émotion légitime.

      En France, nous constatons que la sensibilité à cette actualité tragique s’exacerbe. Trois actes inacceptables ont été commis à l’encontre de synagogues à Toulouse et à Saint-Denis et contre une collégienne à Villiers-le-Bel. Ces actes sont heureusement des faits isolés. Mais la réaction des autorités politiques françaises qui s’en remettent aux instances religieuses pour prévenir la violence n’est ni admissible sur le terrain de la laïcité ni de nature à prévenir les dangers qu’elles invoquent. De même, l’organisation d’une manifestation communautaire de soutien à l’un des deux protagonistes du conflit, même si elle est restée isolée, renforce le risque que l’expression des indignations et des solidarités mette face à face des communautés dont les membres seraient collectivement assimilés à l’un des deux camps.

      Cette transposition qui enfermerait la liberté de conscience et d’expression des individus concernés dans une assignation à résidence communautaire ou religieuse serait porteuse de graves dangers pour le vivre ensemble. Il n’est pas question de remettre en cause la capacité à s’indigner de ce qui se joue en Palestine, ni l’expression de telle instance communautaire dans le débat public qui n’a rien d’illégitime en elle-même, mais de refuser une logique de transposition dans la société française des conflits et des haines qui déchirent le Proche-Orient.

      Sans alarmisme mais avec vigilance, les organisations soussignées, attachées au respect de l’égale liberté de chacun, refusent toute mise en scène d’un prétendu « conflit de civilisations » et rappellent qu’aucun individu ne peut être étiqueté, stigmatisé ou agressé en raison de ses origines ou de sa foi, et que les manifestations d’intolérance, de racisme et d’antisémitisme, loin de servir les causes que leurs auteurs disent soutenir, les salissent et mettent en danger la vie démocratique. C’est dans cet esprit que les unes et les autres continueront à défendre le respect des droits de l’Homme, du droit international et du droit de tous les peuples à disposer d’eux-mêmes et à vivre en paix dans des frontières sûres et reconnues.

      Premiers signataires :

      ACLEFEU, ALEFPA, Association des Libres Penseurs de France, Association du Manifeste des libertés, Cercle Gaston-Crémieux, CFDT, CGT, Collectif Avenir laïque, FSU, Ligue des droits de l’Homme, Ligue de l’Enseignement, Mouvement de la Paix, Parti communiste français, Parti de gauche, Parti socialiste, Solidarité Laïque, Unef, Union rationaliste, Union syndicale solidaires, Les Verts.

    • et chute "logique" des pro sioniste...

      Environ un millier de personnes selon les organisateurs, 400 selon la préfecture de police, ont participé dimanche à un rassemblement devant le Mur de la Paix, sur le Champ de Mars à Paris, appelant à la paix entre les peuples israélien et palestinien, à l’initiative de "La Paix Maintenant".

  • DSK a déclaré à Tribune Juive le 2 mars 1990 "-Mon engagement personnel en tant que juif l’emporte sur toute considération politique-"
    Strauss-Kahn avouant ingénument à Tribune juive « se lever chaque matin en se demandant comment il pourra être utile à Israël »

  • Dans le contexte de la Guerre froide, Israël était regardé comme un "îlot occidental" dans un monde arabe tourné vers l’URSS.

    ...guerre froide et ... guerres coloniales (Indochine et Algérie). C’est qui qui a donné les premiers éléments de la bombe atomique à Israël ?

  • Le PS est mort.

    Ce massacre de trop va couler à pic les accusations d’anti-sémitisme que balance à tort et à travers, de la manière la plus tordue, les ultras juifs de toutes ces institutions de manipulation et de propagande, révérées par nos politiques ("responsables", selon la célèbre distinction socialistes/reste de la gauche, qui serait "irresponsable") et saluées par leur présence au moindre claquement de doigt de tous leurs dirigeants, Alors qu’ils ignorent et occultent les juifs de l’Union juive française pour la paix, qui font honneur aux valeurs, à l’identité, aux convictions des personnnes se revendiquant de la judaïté.

    Car nos politiques, et c’est une des raisons pour laquelle le PS est mort, sont larbins des USA, de l’Etat Israelien, et de tout ce qui a gros portefeuille et signe distinctif de religion ECONOMIQUEMENT correcte, Le voyage de l’Immaculée Ségolène pour se pâmer devant trente mots du chef de l’Etat le plus égoïste, le plus impérialiste de la planète, est un signe clair.

    Car le fond du problème est là pour le PS, comme pour l’UMP : servir la domination du capitalisme, dont servir la matrice qui l’incarne, le porte et le défend militairement : les USA. Les obédiences religieuses ne sont que faux-nez ou chiffon rouge qu’on agite pour manipuler. Ainsi aussi bien la défense des confessions chrétiennes et juives ne sont-elles, au fonde, que la scène de Guignol.

    La vraie défense et la vraie promo subliminale, c’est la lutte pour le maintien du capitalisme. C’est pour ça que tout ces barbares religieux sont tous d’un anti-communisme obssessionnel, qu’il faut comprendre au sens d’opposition à tout ce qui est contre le religieux et l’ordre corrélatif, la soumission terrestre, la fumée d’espoir au-delà qui l’accompagnent.

    Alors, peut importe aux fanatiques de ce régime mortifère et du corset de fer qu’il nous impose, il agiront undercover aussi bien pour la sectes Moon et autes Marishis, du moment que l’économique avance et avec lui les traffics dégeulasses, l’argent sale,

    Soleil Sombre