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A PROPOS DE « MISERE DE LA PENSEE ECONOMIQUE » de Paul Jorion.
par Nemo3637
Publie le dimanche 11 novembre 2012 par Nemo3637 - Open-Publishing3 commentaires
En 378 à Andrinople l’armée impériale romaine, conduite par Valens en personne, est défaite par une coalition de Goths et d’autres supplétifs en révolte. Cette bataille perdue est emblématique d’un déclin. Elle est ressentie comme telle par la société romaine et ses élites même si les discours officiels ne peuvent que la nier. Signe de la prise en compte du danger, toute déclaration publique devra dès lors se terminer par une éloge de la Rome éternelle et invincible. Cependant, comme aujourd’hui, la condamnation de ceux qui osent dire la vérité et qui dénoncent la logomachie impuissante, n’y pourra rien.
En faisant du christianisme la religion de l’Empire le dernier grand empereur, Théodose, n’hâte t-il pas ainsi la chute de la « Rome éternelle » ?
Paul Jorion a une approche sans doute différente de nombre de prétendus spécialistes. C’est sous plusieurs angles différents qu’il nous fait porter notre regard. Ne faut-il pas concentrer justement nos analyses sur certaines conséquences inattendues ? On l’imagine plutôt commencer son récit par « Vous n’avez pas eu la chance de connaître cette vieille branche de Tom ? C’était un type génial qui pêchait le poisson du côté de Laeken. Et quand vous lui demandiez etc… ». Le style que l’on retrouve souvent chez nombre de chroniqueurs anglo-saxons ou même simplement dans le National Geographic. Il y a là une approche apparemment éclectique qui peut choquer le lecteur français s’attendant à un style compassé, « sérieux », laborieux.
Car le type vous semble à première vue un peu « léger ». Vous vous marrez. Et puis, paf, il vous assène, avec une petite tape sur l’épaule, au détour du chemin, une vérité et des arguments imparables. Ce style et cette forme font de Paul Jorion un pédagogue hors pair.
A la vie, à la mort.
« Misère de la pensée économique » va donc évoquer, parfois à travers des expériences personnelles - notamment au sein de d’institutions financières nord-américaines - la vie et la mort, analyser nos comportements et pas seulement en matière économique. C’est à présent le septième livre (1) « best seller » de Jorion. Et il n’est pas inutile, bien qu’il fasse des rappels, d’avoir lu les ouvrages précédents pour mieux comprendre certains points forts de sa pensée.
L’acceptation de la mort reste difficilement acceptable. Bien qu’inéluctable nous acceptons mal la disparition d’un être cher. Mais quid de la mort d’une société toute entière ? Sommes-nous conscients de sa possible disparition ? Même si les Mayas ne sont pas morts physiquement, ils ont bien délaissé leur mode de vie et leur façon de vivre en société. La vie a continué sous une autre forme d’organisation sociale.
Bien après 476, l’Empire romain était toujours vivant dans la tête des peuples d’Occident. Et ce d’autant plus qu’il allait se perpétuer pendant plusieurs siècles encore en Orient. Pourtant quelque chose était bel et bien mort et on le sentait plus ou moins consciemment.
De là à envisager la fin du capitalisme, il n’y a évidemment qu’un pas que Paul Jorion franchit avec prudence semblant prêt à retourner sur l’autre berge pour donner quelques ultimes conseils à ceux qui sont restés
Des mécanismes financiers et une machine folle.
Si vous avez vu et aimé « Margin Call » (2) vous apprécierez le récit encore plus véridique d’un type qui, travaillant dans des institutions financières américaine, se rend compte de dysfonctionnements « systémiques », de l’usage d’outils obsolètes et d’ analyses erronées .Il tente bien d’alerter et de remédier….mais il finit bien sûr par se faire lourder. C’est un morceau de la vie de Paul Jorion. C’est de l’intérieur qu’il a pu constater la vacuité des prétendus « spécialistes » toujours sans réponse quand on leur pose quelques questions. Celles qui les font vite reculer derrière leurs derniers retranchements dénués de tous fondements. Par là même ne doit-on pas poser la question : des correctifs et des outils mieux adaptés auraient-ils permis d’éviter la crise apparue en 2008 ?
La prétendue « science économique » a révélé alors son inadéquation avec une réalité elle-même inadmissible. Elle n’a été en fait que la répétition de croyances, d’analyses non prouvées. Déjà dans les prémisses de l’ouvrage, l’auteur avait évoqué cette propension que nous avions à nous raccrocher à ce qui existe et qui pour chacun est considéré comme éternel.
Déficit budgétaire et « règle d’or »
Paul Jorion nous explique aussi pourquoi la politique européenne budgétaire de combat des déficits est absurde. Le ralentissement de l’activité économique qui en découlera provoquera naturellement un blocage du notamment au manque de rentrées fiscales.
Les politiques menées visant à combler coûte que coûte le déficit budgétaire au nom de la prétendue nécessité absolue de retrouver un « équilibre », interrogent sur les intérêts qu’elles soutiennent. Qui est ainsi créancier et remboursé par les intérêts de la Dette en Grèce ou ailleurs ? Pourquoi ne se déclarer en défaut de paiement, en faillite ? Plusieurs Etats l’ont fait ces dernières années, comme la Russie et le Brésil. En France on a surtout en mémoire la situation de faillite de 1795.
Mais une telle faillite ruine non seulement les petits épargnants mais aujourd’hui aussi les gros, les institutions financières, qui, elles, ont tout intérêt à continuer à percevoir les intérêts de ladite Dette.
Et on en est donc toujours à une prétendue politique économique ne trouvant d’autre issue qu’alimenter la spéculation financière. Notons ainsi au passage que les contribuables de la zone euro ont déjà donné 4500 milliards d’euros d’octobre 2008 à octobre 2011. En vain pour ce qui est de conjurer réellement la « crise » (3)
Les solutions pour trouver une issue celle-ci paraissent donc à la fois dérisoire et dramatique. Ainsi les institutions financières en ont été réduites à créer des bad banks qui ont pour avantage de permettre une falsification légal de leur bilan ,(4)
On peut logiquement préfigurer que les récentes mesures d’allègement fiscal et de baisse du coût du travail des gouvernements vont prendre rapidement la voie à sens unique de ladite spéculation, jeu bien plus rentable que l’investissement dans le secteur productif comme tout le monde le sait.
Marx n’a pas de prix.
Vous avez compris que Paul Jorion parle de sujets, développe des analyses qui ne plaisent pas à tout le monde !…Il ne manque pas d’en rajouter une louche en évoquant Marx à qui il rend justice.
Rappelant ses conceptions de la monnaie et du Prix. c’est cependant sur ce dernier thème qu’il exprime un désaccord (5). Il évoque aussi la fameuse baisse tendancielle du taux de profit, conception marxienne qu’il avait auparavant critiquée. Sur ce dernier point Paul Jorion rejoint nombre d’analystes dont certains sont marxistes, comme Michel Husson. Objectons cependant que d’autres études récentes ont remis la question sur le tapis, montrant que cette baisse tendancielle du taux de profit était bien réelle ; il est capté en grande partie par la spéculation financière et le réinvestissement dans la production en est par conséquent limité (6)
Notre auteur de « Misère de la pensée économique » - titre, vous l’aviez compris, qui est un clin d’œil à l’ouvrage de Marx « Misère de la Philosophie », se voulant lui-même réponse à Proudhon – réhabilite certes Marx . Mais il en garde néanmoins une conception proche de celle de Keynes, c’est-à-dire l’image d’un partisan s’érigeant dès l’origine contre le capitalisme, pour le Prolétariat. Comme le prétend Keynes, qui n’avait jamais lu Marx dans le texte, il y aurait donc une partialité et un manque d’objectivité chez le penseur allemand puisqu’il chercherait à corroborer des thèses ainsi préétablies. Or c’est justement ce dont Marx, dernier penseur conséquent de l’économie politique, entend se démarquer. Son approche se veut scientifique et ce n’est que l’aboutissement de ses analyses qui lui font conclure au caractère messianique du prolétariat, et à une fin logique du système capitaliste
De Marx il reste aussi une méthode d’analyse, une dialectique qui tient compte des dynamiques et des conflits, des intérêts qui animent la société. C’est là un instrument incomparable qui peut comme tout instrument être mal utilisé. Et ce n’est évidemment pas le hasard si l’on a voulu tant de fois l’enterrer même si ses ennemis ont par ailleurs tenté de se servir de l’outil, ou plutôt d’une « Excalibur » qu’il faut savoir tirer de sa gangue…
La perte du sens
A travers ses expériences et ses observations Paul Jorion constate une déficience de ce qu’il appelle la « rationalité ». C’est pourtant bien le rationalisme, la Raison, qui est le fondement de la société moderne, née de l’ascension d’une classe révolutionnaire, la bourgeoisie. Cette rationalité nécessaire a occupé une place de plus en plus importante dans l’organisation de toute la société. A mesure que l’Economie se développait elle se renforçait elle-même comme mode de pensée, éclipsant peu à peu la conception religieuse du monde. L’aboutissement politique de cette montée du rationalisme est illustré par la Révolution Française qui combat l’Eglise et la religion elle-même.
La force du libéralisme, idéologie politique de la bourgeoisie, réside notamment dans sa capacité à gérer les conflits, à surmonter les contradictions par les échanges, en intégrant les oppositions. A chaque fois, en se rénovant, le système acquérait ainsi une nouvelle force.
Comme le dit Jorion tout le XIXe siècle est une « ébullition » d’idées, un théâtre de conflits. Le regard lucide sur la société telle qu’elle est alors, se fait sans concession, même quand il est issu du « camp bourgeois ». Que l’on relise Tocqueville et ses considérations sur la société américaine ou encore sa description du rôle de l’Eglise en France sous l’Ancien Régime. On comprend mieux ainsi au passage l’attitude de la bourgeoisie à l’égard de ladite Eglise, gênante directrice de conscience, mais également détentrice de biens convoités.
Mais aujourd’hui où sont les Tocqueville du XXIe siècle ? Dans les catacombes, réduits au silence, ils n’ont droit au mieux qu’aux lazzi, à la déformation de leurs propos par de misérables perroquets de la pensée unique, ayant surtout à cœur de ne pas perdre leur job d’amuseurs publics patentés.
La marchandise, produit moderne du capitalisme est certes attaquée par la crise économique. Elle l’est aussi par conséquence sur le plan idéologique. Et, dans cet affaissement général, le capitalisme perd donc aussi sa capacité pragmatique de penser et l’espoir d’une régénérescence.
Dans ces conditions le discours de Toulon du 25 septembre 2008 par un Président qui aura surtout montré par la suite ses capacités de gesticulation, n’était qu’un leurre dans lequel Paul Jorion a cependant voulu croire un instant. Se référant à plusieurs reprise à ce discours, il semble espérer que ces arguments soient entendus par les plus hautes instances
Mais reste t-il seulement une poussière de tous ces propos « présidentiels » !.
Le coût et la baisse du travail.
Ce n’est qu’à la fin de l’ouvrage que Paul Jorion mentionne cette notion de baisse du travail. On ne peut ramener le coût d’un produit à des effets d’aubaine plus ou moins fortuits. Le noyau de sa valeur vient du travail qui est entré dans sa composition. De tout temps l’entrepreneur, le possesseur du capital, ont donc cherché à économiser sur ce coût du travail. L’augmentation du capital fixe (machines, technologie…) permet une augmentation des profits. Mais il en résulte pour les salariés une perte de revenus constante se traduisant en premier lieu par le chômage. Le travail humain étant de moins en moins nécessaire pour obtenir la production recherchée. Cette baisse des revenus finit logiquement par gripper la machine capitaliste.
C’est là l’origine de toutes les crises typiques du capitalisme. Une surproduction apparait due à une demande non solvable.
La crise actuelle n’a pas débuté en 2008 et elle n’est pas d’origine financière. Dès 2006 on peut en effet constater une réduction et baisse importante des échanges commerciaux que traduit la chute du fret maritime dans certains grands ports internationaux (7).
Quelle est la limite à la baisse du coût du travail ? Quand les travailleurs pauvres des Etats-Unis, de plus en plus issus de la middle-class, sont obligés de vivre dans des bouches d’égout ou en sont réduit à vendre leur sang ou un organe pour payer leur loyer ou simplement de quoi se nourrir, on peut dire aucune. Ce sont les plus forts, ceux qui détiennent le capital, qui décident. La philea aristotélicienne décrite par Paul Jorion, ultime instinct de survie collective, trouve ici ses limites.
Cette seule issue en apparence logique, proposée et appliquée, de la baisse du coût du travail, grève tout espoir sérieux d’une quelconque reprise économique.
D’une façon générale, signe de notre époque, le travail humain est de moins en moins nécessaire. C’est visible dans la production de biens où pour une production donnée on utilise le moins possible d’employés et où l’on mécanise le plus que l’on peut. Paul Jorion mentionne à ce propos la conception du XIXe siècle des « socialistes » comme Sismondi qui avancent logiquement qu’un travailleur licencié pour cause de modernisation de l’appareil productif devrait pouvoir conserver son revenu puisque son départ est lié au maintien voire à une augmentation de la production. Il a provoqué en fin de compte une augmentation provisoire ou non des profits dont il devrait donc bénéficier en partie.
La fin du travail, si elle pourrait logiquement correspondre avec un mieux être, reste tout au contraire mortifère en société capitaliste. Elle accélère un délitement des liens sociaux.
Combien de divisions ?
Mais comment changer les choses ? Qui pourrait « redresser la barre » si l’on considère que le Capital – « les marchés » - a acquis une totale autonomie imposant partout sa loi ? Peut-on compter sur un sursaut des élites ? Et quel serait leur réel pouvoir d’intervention ? Doit-on à nouveau s’interroger sur la nature de l’Etat pour tenter d’y voir autre chose que la conjonction des intérêts des puissants ?
Après nous avoir décrit un monde en déclin, Paul Jorion propose donc quelques solutions. Disons-le : elles apparaissent à la fin du livre plutôt comme des rustines ou des incantations pour « donner le change ». Ainsi en est-il d’une politique d’augmentation des salaires doublée d’une mise en veilleuse de la politique du crédit. Mais comment, dans notre société telle qu’elle est, grace à une hausse des revenus, imaginer une reprise économique sans qu’il y ait usage du crédit ? Peut-on acheter sa bagnole ou sa maison comptant ?
En tant que salarié, syndicaliste, on ne peut cependant qu’être d’accord avec une telle politique de hausse des revenus même si le bénéfice qu’en retireront lesdits salariés ne pourra être que provisoire. Car le crédit, semblant inévitable, compte tenu de la baisse des revenus liée au chômage et à la baisse du travail lui-même, on aboutira comme précédemment à des situations de faillite comme ce fut le cas aux Etats-Unis et en Espagne à travers la « crise de l’immobilier ».
Les plus modestes qui croyaient accéder à la propriété se sont retrouvés progressivement sans emploi et donc condamnés à vivre sans toit.
« Ya ka l’imposer et pis c’est tout ! » nous dirait un militant du Front de Gauche. Autant dire que ces réformes, dans un système à l’agonie, où justement tout réformisme est inacceptable et reste résolument combattu par la Finance, équivalent à remettre en question directement l’ensemble de la société capitaliste. L’affrontement en vue. Et personne ne s’y trompe même si les médias font mine de croire eux aussi qu’une réforme est possible à l’intérieur du système (8).
Que ce soit pour imposer les solutions que propose Paul Jorion, ou plus simplement pour changer le système, il faudrait établir un rapport de force. Mais qu’en est-il ? Où sont les divisions ? On imagine difficilement qu’elles soient constituées aujourd’hui de financiers repentis, de ministres compatissants, d’élus ayant reçu la Révélation, comprenant qu’une philia doit être maintenue. Donc c’est au peuple, au prolétariat combattant qu’échoit bien une mission qui passe par une rupture sans concession.
Sur cette rupture et sur la façon de la provoquer Paul Jorion reste très vague. Mais, pour l’instant, s’il en a, , il aurait raison de ne pas dévoiler toutes ses batteries, de ne pas trop s’avancer sur un terrain politique.
Ses propositions ressemblent à de vieilles bouées trouées qu’ils lancent à ceux qui veulent rester dans le rafiot en train de couler. « Puisque vous insistez, ben je vous balance ce qui me reste et qui aurait pu vous être utile auparavant. S’il n’était déjà pas trop tard…Mille sabords »
Un coup de pompe ? Prenez un peu de Jorion….
Comme nous l’avons déjà dit, Jorion dérange car sa critique et ses analyses se développent sous plusieurs angles et l’approche parait donc déconcertante.
N’ayant pas un mode d’emploi tout prêt pour rétablir la machine capitaliste il passe sans nul doute aux yeux des prétendus « économistes » ou « spécialistes » désarmés, pour un bavard. Or justement il dit l’essentiel. Car la science économique n’existe pas, n’a jamais existé. Mais seuls les perspicaces décèlent la Lettre cachée d’Edgar Poe.
C’est par l’observation des interactions sociales, sans qu’il y ait prédestination, que des issues peuvent être perçues. Paul Jorion nous offre plusieurs grilles d’analyses, oriente notre regard vers des phénomènes et des rapports sociaux que nous avions négligés. Il relance les débats et nous redonne espoir dans un monde en déclin qui voudrait nous imposer une pensée unique et la confiance aveugle en nos dirigeants.
Face à la crise qui va encore s’aggraver de façon inéluctable, c’est le Travail qui doit être mis en avant et non plus le Capital. A savoir une nouvelle organisation de celui-ci et de la production pour satisfaire les besoins et non plus dans l’optique du Profit. La riposte par l’exemple, dans l’action, est plus que jamais nécessaire et urgente.
Socrate était mal vu de son entourage mais il savait donner du peps à ceux qui voulait bien l’écouter… Ne forçons pas Jorion à boire de la cigüe mais, au contraire, l’enquête résolue, partageons plutôt avec lui une bonne bière de sa Belgique natale – d’une brasserie autogérée ? -, en souhaitant à tous de nouvelles aventures avec une offensive contre le capitalisme à l’agonie et tous les réactionnaires. Mille sabords…
1. Au départ Paul Jorion est un anthropologue et il mentionne dans « Misère de la pensée économique » des extraits de son premier ouvrage « Les Pêcheurs d’Houat » (1983). Il écrit ensuite deux ouvrages méthodologiques : « Les transmissions des savoirs », avec Geneviève Delbos (1984), et « Principes des systèmes intelligents »(1990). Mais c’est avec « vers la crise du capitalisme américain ? » (2003), prédisant ce qui allait se passer quelques années plus tard, et « La crise du capitalisme américain » (2009) qu’il met les pieds dans le plat de l’Economie. Suivent « L’implosion. La finance contre l’économie » (2008), « La crise. Des subprimes au séisme financier planétaire »(2008), « L’argent, mode d’emploi » (2009). »Comment la vérité et la réalité furent inventées » « Le prix » (2010). « Le capitalisme à l’agonie » (2011). « Laguerre civile numérique » (2011)
2. « Margin Call » de J.-Chandor (2012) est un film décrivant l’amoralité et le désarroi de traders face au krach – ici c’est en fait la faillite d’une grosse institution financière - qu’ils ne peuvent concevoir mais qui se produit cependant. Très drôle. Mais avec Jorion la réalité dépasse la fiction…
3. Communiqué de Michel Barnier, rapporteur de la Commission européenne, du 06/06/2012.
4. « Les plus grandes banques systémiques du monde en faillite technique en 2012 : Deutsche Bank, BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale… » Rénovez maintenant 67, article du Cimbre du 03/11/2012.
5. « Or la lutte des classes ne caractérise que le capitalisme ; donc, pour lui (Marx), la lutte des classes et les rapports de forces en général n’ont rien à faire dans une théorie de la formation des prix. Au contraire, pour moi (comme déjà pour Aristote), le rapport de forces est « moeur » dans la formation de tous les prix. » p.184
6. « La baisse tendancielle du taux de profit des sociétés non financières et la crise (1980-2010) » par Onubre Einz. Journal « Le Monde » 12/05/2012
7. Parmi les signes montrant une baisse de l’activité économique réelle, l’indice Baltic Dry – analyse du fret maritime - pour 2006.
8. Paul Jorion est invité par la presse, en l’occurrence la Libre Belgique pour parler des rustines…euh, des solutions qu’il propose.(blog de Paul Jorion du 07/07/12 – « Des réformes à mettre en œuvre immédiatement »).





Messages
1. A PROPOS DE « MISERE DE LA PENSEE ECONOMIQUE » de Paul Jorion., 11 novembre 2012, 10:52, par Joannès
Non MARX n’est pas mort et Honte à ceux qui l’avait enterré un peu vite dans leur soif de l’Amnésie ! Si les méthodes pour faire perdurer le capitalisme ont pu changer le Fondamental de Voleur et Violent leurs restent coller à la peau comme la pauvreté sur le monde tant que l’adoration du "VEAU D’OR" restera debout
1. A PROPOS DE « MISERE DE LA PENSEE ECONOMIQUE » de Paul Jorion., 11 novembre 2012, 12:25
Tocqueville un "penseur" ?
Un politicien cynique élu député dans un parti réactionnaire, un rhétoticien bavard qui combattit la révolution de 1848, et justifia les massacres des parisiens, ainsi que la colonisation sanglante de l’Algérie au nombre d’une hiérarchie raciale..
un "penseur" ?
Quelle farce !
2. A PROPOS DE « MISERE DE LA PENSEE ECONOMIQUE » de Paul Jorion., 11 novembre 2012, 14:12, par Nemo3637
Que Tocqueville ait été un bourgeois et un politicien cynique c’est incontestable.
Mais il a été un penseur lucide. Relisez "De la Démocratie en Amérique" ou "L’Ancien Régime et la Révolution".