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Aurore askatu ! Le combat continue !

par Paco NPA

Publie le mercredi 28 novembre 2012 par Paco NPA - Open-Publishing
5 commentaires

On ne l’oublie pas tout comme on oubliera pas les sinistres Valls/Hollande !

Appel unitaire, à Paris, pour que F. Hollande intervienne dans le processus de paix

de Antton ROUGET

À défaut d’être entendus depuis le Pays Basque, c’est à Paris que plusieurs personnalités ont lancé, hier, un nouvel appel au dialogue. Représentants politiques, parlementaires ou militants des droits de l’Homme : rassemblés autour de la Ligue des droits de l’Homme (LDH), les participants ont demandé la libération immédiate d’Aurore Martin et l’implication du gouvernement français dans le processus de paix au Pays Basque.

Tous ces éléments ont été compilés dans une lettre adressée à F. Hollande et co-signée par plusieurs dizaines de personnalités internationales et hexagonales, de parlementaires, d’élus locaux et de représentants de la société civile basque. Un appel à la dimension inédite qui accroît la pression sur l’exécutif socialiste.

“Nous tenons à vous faire part de notre consternation à l’annonce de la remise d’Aurore Martin aux autorités espagnoles.” Dans le courrier adressé au chef de l’Etat, les signataires ont d’abord dénoncé “la mise à exécution” du Mandat d’arrêt européen le 1er novembre. Soulignant que “les faits visés par l’Espagne ne sont pas répréhensibles en France”, ils “requièrent la libération immédiate d’Aurore Martin.” Et puis, le texte souligne que la remise de la militante de Batasuna aux autorités espagnoles “a lieu dans un contexte politique particulier en Pays Basque”. Conférence internationale d’Aiete sous l’égide de Kofi Annan, le 17 octobre 2011, et arrêt de la lutte armée formulé par l’organisation ETA trois jours plus tard : “nous considérons qu’il existe une opportunité réelle pour qu’un processus de paix puisse se dérouler jusqu’à son terme.” C’est pourquoi les signataires de la lettre demandent à François Hollande de “prendre en compte les changements intervenus ces derniers mois en Pays Basque” et “d’intervenir afin que le gouvernement français réponde de façon positive aux recommandations des experts internationaux réunis l’an dernier à la Conférence de Paix d’Aiete et facilite le déroulement du processus de paix en cours.”

La gauche française s’implique

La diversité des signataires de la lettre adressée à F. Hollande révèle l’importance du document. Autour de P. Tartakowsky (président de la LDH), J. Gleizes (membre du bureau exécutif d’EELV), O. Besancenot (membre du NPA), P. Molac (député de la majorité présidentielle) et O. Dartigolles (porte-parole national du PCF) étaient présents à la conférence de presse. Venues du Pays Basque, ont aussi participé à l’événement les députées socialistes S. Alaux et C. Capdevielle, l’avocate d’A. Martin, J. Goirizelaia, ainsi que la membre du collectif Bake Bidea, A. Funosas. Les sénateurs J-J. Lasserre et F. Espagnac,

récemment nommée porte-parole nationale du PS, se sont eux aussi rendus au siège de la Ligue des droits de l’Homme mais n’ont pas participé à la conférence de presse pour cause de séance au Sénat.

S. Essel et G. Bedos soutiennent

P. Baudoin, président d’honneur de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), M. Tubiana, président d’honneur de la LDH, S. Essel et G. Bedos ou encore une vingtaine de députés au Parlement européen font partie des premiers signataires de la lettre.

S. Belhassen, présidente de la FIDH, soutient aussi le texte envoyé au chef de l’Etat. Hasard du calendrier : pour saluer son engagement, la défenseuse des droits de l’Homme tunisienne, a reçu, lundi soir, la légion d’honneur des mains de... François Hollande.

http://www.lejpb.com/paperezkoa/20121128/374929/fr/Appel-unitaire-a-Paris-pour-que-F-Hollande-intervienne-dans-le-processus-paix

Messages

  • Dans sa prison de Madrid, Aurore Martin est soumise au "régime d’exception"

    La militante française* "livrée" aux autorités espagnoles n’a droit qu’à deux heures de promenade par jour dénoncent ses soutiens depuis la Ligue des Droits de l’Homme

    Les soutiens à Aurore Martin, la militante basque interpellée le 1er novembre dernier à Mauléon lors d’un contrôle de la gendarmerie puis remise aux autorités espagnoles en vertu d’un mandat d’arrêt européen (MAE), se sont réunis ce mardi à Paris au siège de la Ligue des Droits de l’Homme.

    En présence notamment de Pierre Tartakowsky (président de la LDH), d’Olivier Besancenot (NPA), d’Olivier Dartigolle (PC), de Jérôme Glezes (EELV)… Ils ont une nouvelle fois dénoncé la « livraison » d’Aurore Martin aux Espagnols. Et fait valoir que seule une pression de l’opinion publique sur le gouvernement français pourrait desserrer l’étau.

    Presqu’ aussi virulentes qu’Anaïs Funosas, la militante de Bake bidea, les deux députées PS des Pyrénées-Atlantiques, Colette Capdevielle et Sylviane Alaux, qui portent également la pétition adressée au président Hollande, ont fait valoir leur « liberté de conscience » pour fustiger l’attitude du gouvernement socialiste. « Les activités d’Aurore Martin ne relèvent pas de la justice en France mais on l’a tout de même livrée aux Espagnols sous couvert de ce MAE, alors même qu’une solution politique est à l’œuvre pour mettre fin à la lutte armée d’ETA. Cette décision est absurde politiquement et prouve le caractère toxique des MAE » a dénoncé le président de la Ligue des Droits de l’Homme.

    L’avocate espagnole d’Aurore Martin, Jone Goirizelaia, a rappelé que la jeune femme avait été interpellée dans le cadre d’une instruction déjà ancienne (2006-2009) et portant sur une quarantaine de militants, dont quatre de nationalité française.

    « On lui reproche d’avoir participé à des réunions et aux conférences de presse d’un parti (Batasuna) interdit en Espagne mais pas en France, a exposé Jone Goirizelaia. Mais également d’avoir écrit un article repris au Pays Basque Sud. L’ensemble des autres inculpés ont été libérés en attendant le procès, après avoir passé deux ans en préventive. Aurore Martin risque d’être soumise au même traitement. Elle n’a droit qu’à deux heures de promenade par jour à la prison madrilène Soto del Real. Soumise au régime d’exception appliqué aux Basques, elle ne peut recevoir que ses parents directs ou son avocate. Et toutes nos conversations sont enregistrées » a encore exposé Jone Goirizelaia.

    *"La militante française" c’est Sud-Ouest qui le dit....

    http://www.sudouest.fr/2012/11/27/d...

    • MERCI à PACO pour ce texte , il faut à tout prix éviter que la chape de plomb du silence tombe sur AURORE MARTIN .

      certes des actions se poursuivent ici et là , notamment au pays basque pour maintenir la pression et éviter que la situation d ’ AURORE ne tombe dans l’oubli , mais il faut maintenant mettre devant ses reponsabilités le vrai responsable de cette situation ; celui qui détient la clé pour faire sortir AURORE de sa prison : FRANCOIS HOLLANDE .

      C’ est lui qui a couvert cette ignominie , c ’est lui qui a permis que le droit français dont il est le gardien soit bafoué .

      A qui fera t’on croire que notre chef d ’état dont les relations avec RAJOY le premier ministre de droite sont excellentes et vantées par la presse ibérique ,
      et qui continue à autoriser l’ arrestation en FRANCE et l ’extradition en ESPAGNE de militants de l ETA , n ’est pas en mesure d’obtenir"une faveur" de cet état espagnol , c’est à dire le retour en FRANCE d’ AURORE MARTIN .

      Rappelons que SARKOZY et HOLLANDE sont intervenus au près du gouvernement mexicain pour obtenir le retour en FRANCE de FLORENCE CASSEZ dont personne n ’est en mesure de dire si elle est coupable ou innocente des crimes dont on l’accuse .
      IL faut faire pression sur HOLLANDE pour qu’ il intervienne pour faire libérer AURORE dont il est sûr et certain que elle est INNOCENTE .

  • Avant l’aurore ...

    A François Hollande, président par défaut .


    Avant l’aurore …

    Chaque jour, avant l’aurore vous verrez la lumière effleurer les barreaux,
    Chaque jour, avant l’aurore le bruit des clefs dans les serrures,
    Chaque jour, les murs vous parleront,
    ... les murs des cachots de Franco dont se sert Rajoy, comme on utilise des cachots de résistants à la Santé ou ailleurs pour que l’ordre règne...
    ... mais quel ordre ?

    Vous l’avez voulu, vous l’avez laissé faire … …

    Des Ponce Pilate de votre cour invoquent le droit pour justifier l’innommable .
    Pleutres !
    Ils sont comme ces juges scélérats qui partout et toujours condamnent des valeureux pour satisfaire les maîtres.

    Rien ne justifiera jamais que ce pays livre une innocente au regard de ses lois à la garde civile espagnole et à une « justice » d’exception.
    Vous l’avez fait, vous, président normal, « socialiste », « de gauche ».
    En d’autres temps, cette garde civile fit taire Garcia Lorca à jamais !

    Mais Franco est mort dans son lit comme Pinochet qu’on n’extrada pas, lui !

    Avant l’aurore ... , le crépuscule de cette Europe-là !

    Moi, président … j’aurais honte !

    pilhaouer