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Cuba continuera à miser sur une émigration légale, ordonnée et sûre.

par Cuba Siempre

Publie le lundi 17 décembre 2012 par Cuba Siempre - Open-Publishing

De nouvelles mesures migratoires, qui s’ajoutent à celles annoncées la semaine dernière qui profitent aux relations de la Nation avec ses émigrés, sont annoncées.

Les pas adoptés ne répondent aux pressions ni aux ordres de personne. Ils répondent aux vraies aspirations et aux sentiments profonds de la nation cubaine, y compris ceux des Cubains qui, pour une raison ou pour une autre, résident à l’étranger et sont adoptés bien que les Etats-Unis maintiennent leur volonté obstinée de détruire la Révolution cubaine.

Un programme spécial transis par la Télévision Cubaine ce mercredi soir a permis d’approfondir très en détails l’actualisation de la politique migratoire du pays et de connaître les nouvelles mesures adoptées dans ce domaine, en plus de celles déjà annoncées la semaine dernière. Y ont participé le Secrétaire du Conseil d’Etat de la République de Cuba, Homero Acosta, la Ministre de la Justice, Maria Esther Reus, le Second Chef de l’Immigration intérieure et extérieure du MININT, le Colonel Lamberto Fraga, et la Sous-directrice pour les Etats-Unis du MINREX, Johana Tablada.

Une décision en accord avec le présent et le futur prévisible.

En analysant les causes qui ont conduit à l’adoption des importantes décisions dans le milieu migratoire, le camarade Homero Acosta a indiqué que le travail qui a été mis en place l’a été à partir de la demande du Président des Conseils d’Etat et des Ministres, le Général d’Armée Raùl Castro Ruz, d’étudier intégralement la politique migratoire du pays en vigueur, ses implications dans le domaine interne et externe, en les ajustant aux conditions dans lesquelles le pays se développe actuellement et se développera dans un avenir prévisible, correspondant aux transformations économiques qui ont lieu et d’une certaine façon, pour contribuer au renforcement de l’institutionalité.

Un objectif essentiel de cette étude serait de favoriser les relations avec l’émigration cubaine, qui au cours du temps, a changé radicalement, d’une émigration éminemment politique dans les premières années du processus révolutionnaire à une autre, motivée par des raisons économiques qui, dans sa grande majorité, garde une bonne relation avec la Révolution et est opposée à la politique des Etats-Unis contre Cuba.

Il a précisé que cette étude a réalisé initialement un relevé de toutes les normes en vigueur, depuis la Loi de Migration de 1976, son règlement, jusqu’aux autres résolutions et dispositions de caractère administratif, dont certaines répondaient à un autre moment historique.

Pour ce travail, et compte tenu de la complexité et des implications qu’il a pour divers organismes et dans la société dans son ensemble, fut créée une commission présidée par le Vice-président du Conseil d’Etat et Ministre de l’Intérieur, le Général de Corps d’Armée Abelardo Colome Ibarra.

Il a rappelé que le camarade Raùl dans les trois dernières sessions de l’Assemblée Nationale du Pouvoir Populaire a abordé cette question. En août 2011, il a fait référence au travail qui se mettait en place dans ce sens comme faisant partie des mesures à l’étude pour réduire les interdictions et les règles émises en légitime défense face aux agressions des 50 dernières années.

A cette occasion, dans son intervention, il a souligné – et je cite – que « l’assouplissement de la politique migratoire prendra en compte le droit de l’Etat révolutionnaire à se défendre contre les plans d’ingérence et les plans subversifs du gouvernement nord-américain et de ses alliés, et, en même temps, comprendra des contre-mesures raisonnables pour préserver le capital humain créé par la Révolution face au vol de talents qu’appliquent les puissants. » - fin de citation.

En décembre de cette même année 2011, le Général d’Armée, devant le Parlement, déclara – et je recommence à citer – qu’on « avançait dans la reformulation et l’élaboration de normes correspondant aux conditions du présent et de l’avenir prévisible, et a soutenu l’inébranlable volonté d’introduire peu à peu les changements requis dans cette thématique complexe, sans cesser d’évaluer dans toute leur intégralité les effets favorables et défavorables de chaque pas que nous faisons. »

En juillet 2012, il réaffirma – je cite - « la volonté de la direction du Parti et de l’Etat de mettre en œuvre la reformulation des normes en vigueur dans ce domaine et de procéder à leur application progressive. »

Homero Acosta a précisé que les mesures approuvées ont été adoptées par décision souveraine de l’Etat cubain, et ne répondent aux pressions ni aux ordres de personne. Cuba ne cherche pas avec elles un certificat de bonne conduite. Elles répondent, c’est ainsi, aux aspirations et aux sentiments profonds de la nation cubaine, y compris à celles des Cubains qui, pour une raison ou pour une autre, résident à l’étranger, et sont adoptées bien que les Etats-Unis maintiennent leur volonté obstinée de détruire la Révolution Cubaine.

Dans l’analyse de ce thème, nous ne pouvons pas nous soustraire à cette réalité, qui conditionne en partie notre position.

Les Etats-Unis laissent en vigueur la Loi d’Ajustement Cubain de 1966, qui facilite librement la résidence des Cubains qui arrivent de n’importe quelle façon sur le sol nord-américain et appliquent, à leur égard, la politique des pieds secs, pieds mouillés, avec laquelle ils encouragent une émigration illégale et incertaine et qui a provoqué la perte de nombreuses vies humaines.

Le gouvernement des Etats-Unis conserve un programme pour nous soustraire nos médecins, en particulier ceux qui collaborent de façon noble dans d’autres pays.

Des normes semblables à celles des autres pays, avec nos particularités.

Dans son intervention initiale, Homero Acosta mit en avant également le fait que les normes approuvées sont semblables à celles qu’établissent divers pays dans le monde, comme la limitation pour ceux qui sont sujets à des procédures judiciaires, ceux qui ont des affaires en cours ou qui accomplissent une sanction pénale, ou ceux qui sont en possession de secrets d’Etat, ou qui veulent échapper aux obligations d’accomplissement du service militaire. Mais il y en a aussi d’autres, propres à Cuba, qui répondent à la légitime défense de l’Etat révolutionnaire face aux agissements subversifs des Etats-Unis.

Malgré cette politique nord-américaine obstinée, Cuba réaffirme sa volonté de continuer peu à peu à favoriser ses relations avec l’émigration en garantissant que les mouvements migratoires continuent à se réaliser de façon légale, sûre et ordonnée.

Cuba n’est pas un goulag tropical.
En analysant les répercussions des mesures prises, le Secrétaire du Conseil d’Etat a déclaré avoir vu les reportages de la presse étrangère à ce sujet, et il faut dire que la majorité des reportages publiés rendent compte de manière objective des mesures approuvées. Cependant, il veut souligner un aspect particulier, en relation avec un point de vue qui est resté comme une matrice d’opinion pendant de nombreuses années et auquel on fait allusion d’une certaine façon aujourd’hui, qui est le thème qu’il semble, en accord avec certains médias et porte-paroles internationaux d’autres pays, que Cuba, pour la première fois, ouvre les portes à la sortie temporaire de ses citoyens, présentant notre pays comme si c’était une grande prison ou un grand goulag tropical.

Quelques faits qui démentent de manière éloquente ces affirmations :

De l’an 2000 au 31 août 2012, sur le nombre total de Cubains qui ont demandé le permis de sortie temporaire ou définitif, 99,4% ont reçu ce permis, on ne l ’a pas accordé à seulement 0,6% et pour de bonnes raisons.

Un second fait : de l’an 2000 au 31 août 2012, 941 953 Cubains, près d’1 million, ont voyagé à l’étranger pour des raisons personnelles. Parmi ceux-là, seulement 12,8%, un total de 120 705 personnes, ne sont pas rentrées au pays.

Un troisième fait, sur lequel on a aussi beaucoup parlé, le thème des universitaires. Pendant cette période, sur ce nombre de presque 1 million de voyageurs, 156 068 étaient des universitaires. Ceux qui ne sont pas rentrés : 17 153, c’est à dire 10,9% du nombre total d’universitaires.

Ce sont des faits qui illustrent la façon dont, malgré les mécanismes que nous éliminons aujourd’hui, le Permis de sortie et la Lettre d’Invitation, un nombre important de Cubains , y compris d’universitaires, ont voyagé à l’étranger et dans leur immense majorité, rentrent au pays.

Les principales modifications et leurs avantages.

En détaillant les nouveaux pas faits en matière migratoire et en se référant à divers documents, la Ministre de la Justice, Maria Esther Reus a fait remarquer que les principales modifications se concentrent principalement sur l’élimination du permis de sortie et de la lettre d’invitation. Par conséquent, on expédiera un passeport valide à tous les citoyens qui désirent voyager à l’étranger pour raisons personnelles, ceux qui sont autorisés à résider à l’étranger et aux émigrés.

De même, tous les citoyens cubains majeurs de plus de 18 ans pourront obtenir le passeport ainsi que les parents ou les représentants légaux des mineurs qui peuvent aussi, dans ce cas, voyager.

On introduit un assouplissement, c’est que les personnes qui ont obtenu leur passeport avant l’entrée en vigueur de cette norme peuvent le faire actualiser conformément aux nouvelles dispositions.

Etendre jusqu’à 24 mois la durée de résidence à l’étranger pour raisons personnelles et aussi, quand il existe des raisons justifiées qui rendent impossible le retour de cette personne dans ce aps de temps, on pourra autoriser un allongement de la durée.

Les résidents à l’étranger pourront entrer dans cette catégorie pour une union matrimoniale non seulement officialisée mais aussi non officialisée, et on y ajoute d’autres causes comme des situations de famille, humaines exceptionnelles . On y incorpore aussi les parents et les enfants mineurs des personnes qui entrent dans ces catégories.

Le camarade Homero Acosta a insisté sur les avantages de la nouvelle politique migratoire en précisant que :

• Le fait de supprimer le Permis de Sortie et la Lettre d’Invitation est déjà la première amélioration , plus rapide, moins coûteuse, qu’ont à faire les citoyens.
• Le fait que les mineurs puissent voyager de façon temporaire avec leurs parents est aussi une mesure très positive.
• L’élargissement des causes de rapatriement des Cubains qui résident à l’étranger et peuvent revenir sur leur terre, est aussi très positif.
• Le temps pendant lequel les Cubains peuvent résider à l’ étranger sans être considérés comme émigrés , qui est étendu de 11 mois aujourd’hui à 24 mois, est aussi très positif , c’est un laps de temps plus long pendant lequel les personnes peuvent être à l’étranger, en travaillant, en rendant visite à leur famille et rentrer, sans se transformer en émigrés.

Sur le traitement des professionnels.

Sur les mesures commentées adoptées dans le but de protéger le capital intellectuel et d’affronter le vol de cerveaux, on rappelle que le gouvernement des Etats-Unis conserve un programme pour soustraire nos médecins, en particulier ceux qui collaborent de façon noble dans d’autres pays.

Les Etats-Unis manipulent constamment le thème migratoire comme une partie de l’étau médiatique qu’ils développent contre Cuba, en créant des matrices d’opinion déformées et négatives contre notre pays.

Cette politique des Etats-Unis nous oblige à établir des règles déterminées qui limitent les conséquences négatives de la dite politique pour le pays, en particulier celles qui contribuent à la sauvegarde de notre capital humain formé par l’ œuvre révolutionnaire.

On précise qu’aujourd’hui, tous les professionnels qui vont aller à l’étranger pour raisons personnelles doivent, en plus d’ avoir la Lettre d’Invitation et le permis de sortie, solliciter l’autorisation des chefs des organismes auxquels ils appartiennent et avec le nouveau règlement, ce ne sont plus tous les professionnels mais un ensemble de professionnels très réduit, qui sont liés à ce qu’on appelle les programmes prioritaires de la science du pays, du développement économique et social, que chaque organisme précisera, par conséquent, ce ne sont plus tous les professionnels et, de plus, ce n’est pas qu’ils n’ont pas la possibilité de voyager à l’étranger mais qu’il y a un mécanisme différent pour qu’ils le fassent. C’est à dire, recevoir l’autorisation d’un chef en particulier. De toute manière, la possibilité de voyager pour les professionnels est étendue.

Le Décret 306 qui réglemente le traitement des cadres détermine quels sont les sujets qui sont compris et explique que ce sont les cadres classés en différents niveaux de direction des organes, organismes, entités nationales, des Conseils de l’Administration et autres entités nationales qui développent des activités vitales aux niveaux de la direction et de l’exécutif.

Ce sont aussi les diplômés de l’Enseignement Supérieur, les techniciens de niveau moyen qui ont des activités vitales et dans ces cas, on leur permet , soit ils peuvent être autorisés à voyager pour des raisons personnelles et c’est seulement quand ils décident d’émigrer, de sortir définitivement du pays, qu’on impose des limites aux diplômés de 5° année de l’Université et aux techniciens au bout de 3 ans de formation. Mais les voyages temporaires, la visite à l’étranger pendant 24 mois ou jusqu’au terme qu’on leur autorise, est envisagée dans le traitement envers ces professionnels qui, comme on l’a bien expliqué, doivent seulement accomplir une procédure différente de celle accomplie par le reste des citoyens cubains.

Dans ce cas, ce sont les chefs des entités qui sont chargés de définir ces catégories et, en plus, d’autoriser les sorties de ces personnes à l’étranger.

On établit pour elles un mécanisme, un système informatisé qui sera de la responsabilité du Ministère du Travail et de la Sécurité Sociale où sera actualisée et collectée toute l’information requise pour qu’elle ne soit pas connue que des chefs et des entités mais que les propres sujets soumis à ces règlements sachent quels sont leurs droits et leurs devoirs au sujet de ces nouvelles mesures adoptées.

Dans ce sens aussi, en relation avec ces sorties, on a établi d’autres dispositions qui facilitent le délai de séjour des personnes à l’étranger. Par exemple, elles peuvent utiliser leurs vacances annuelles payées pour profiter de ce séjour à l’étranger. Elles peuvent, de plus, recevoir l’autorisation de jours de congés toujours non rémunérés pour une durée inférieure à 2 mois, pendant une année, et ainsi on va vers l’établissement de mécanismes par lesquels les personnes pourront décider de quelle façon elles souhaitent voyager à l’étranger pour raisons personnelles.

Précisions importantes sur les procédures.

Le Colonel Lamberto Fraga a précisé pendant le programme certains éléments utiles concernant les procédures migratoires, parmi lesquels :

Sur les démarches d’obtention du passeport.

Pour obtenir le passeport, il faut seulement présenter la carte d’identité. Tous les majeurs de plus de 18 ans viendront seulement avec leur carte d’identité, on n’exigera pas de formulaires, il n’y a pas de listes, il n’y a pas à apporter de photos, et à partir de leur carte commencera le processus d’octroi du passeport. Dans le cas des mineurs, bien sûr, ils auront besoin d’une approbation de leur voyage de la part de leurs parents, ils apporteront, en plus de leur Carte de Mineur, l’acte de consentement du père, où on exprime la volonté du papa ou de la maman que cet enfant puisse obtenir son passeport.

S’il reste 24 mois, rentre et veut à nouveau voyager.
La période de 24 mois sera suffisante pour que certaines personnes rentrent au pays et, une fois rentrées au pays, si elles désirent à nouveau voyager, simplement il faut aller directement à la frontière, il n’y a besoin d’accomplir aucune démarche dans les bureaux du Ministère de l’Intérieur comme il l’a déjà expliqué, de sorte que la personne peut voyager, si c’est trois, quatre mois, si ça n’arrive pas à 24 mois, et rentrer au pays. Si elle a besoin de voyager à nouveau, quand elle le désire, peu importe le temps dont elle a besoin, l’intéressé voyage à nouveau et toujours accomplit, bien sûr, les autres démarches pour l’acceptation de cette personne à l’étranger, le pays vers lequel elle se dirige, pourra le faire sans aucun type de démarche.

Ceux qui ont besoin d’une période supérieure à 24 mois ou de résider à l’étranger.

Il y a des personnes qui peuvent avoir besoin d’une période supérieure, ces personnes qui ont besoin d’allonger leur séjour à l’étranger pourront en faire la demande dans les bureaux consulaires cubains.

Certains pourront demander, dans ce cas, de résider à l’étranger avec la même procédure, dans les bureaux des consulats cubains : ils pourront en faire la demande et obtenir une période de résidence supérieure.

Sur les prorogations...

Il est bon d’indiquer que pendant ces 24 mois, il n’existe pas de prorogation de séjour, la prorogation est la prorogation des permis, une fois que le permis a expiré, bien sûr, le séjour expire. C’est à dire que pendant ces 24 mois pendant lesquels les personnes peuvent être à l’étranger, elles n’ont pas besoin de solliciter de prorogation de séjour ni , bien sûr, non plus de la payer s’ils ne la demandent pas, ils ont encore moins besoin de la payer, c’est après 24 mois que ces personnes qui veulent allonger leur séjour doivent faire la demande de prorogation ou demander la résidence à l’étranger.

Sur le passeport.

Pour avoir un passeport, il n’est pas nécessaire de vouloir voyager mais le passeport est nécessaire pour voyager.

Il est bon de savoir que le passeport, par lui-même, ne donne pas à la personne la possibilité de voyager, la personne a besoin d’avoir le visa du pays qui va l’accueillir.

On peut l’actualiser dans le pays ou à l’étranger, ça dépend d’où se trouve la personne.

La demande de passeport pourra également se faire dans n’importe quel bureau que désire la personne. Il n’y a pas de bureau précis, ce n’est pas sujet à l’endroit où vit la personne mais c’est où elle veut, où ça lui est le plus facile, là où c’est le mieux pour elle, elle pourra demander son passeport, elle peut même demander qu’on le lui envoie où elle le souhaite, c’est aussi une facilité.

Importantes mesures annoncées.

Le programme de ce mercredi a aussi servi à annoncer de nouvelles et significatives mesures adoptées par le Gouvernement cubain pour favoriser les échanges entre la Nation et l’émigration et qui sont également intéressantes pour notre peuple.

La première mesure annoncée est qu’on normalise l’entrée temporaire dans le pays de ceux qui ont émigré illégalement après les Accords Migratoires de 1994. Pour ceux qui sont sortis de manière illégale après les Accords Migratoires de cette année 1994, aujourd’hui, il est indéfiniment impossible de revenir sur le territoire national et, à travers cette mesure, ils pourront revenir à condition que 8 années se soient écoulées depuis qu’a eu lieu le fait qui a donné naissance à l’interdiction.

Dans la même situation seront les professionnels de la santé et les sportifs de haut niveau qui ont abandonné leur mission à l’étranger et ne sont pas rentrés ou ont quitté illégalement le pays après 1990, et également s’il s’est écoulé plus de 8 ans depuis ce fait, ils pourront revenir temporairement au pays.

Qui est exclu de ce traitement ? Ceux qui sont partis par la Base Navale de Guantanamo, dans ce cas pour des raisons de défense et de sécurité nationale.

Une autre mesure serait d’élargir les causes de rapatriement des personnes qui résident à l’étranger en tant qu’émigrés, comme par exemple celles qui ont quitté le pays avant d’avoir 16 ans et d’autres pour raison humanitaires, parmi lesquelles celles qui demandent à rentrer parce qu’elles ont à charge des membres de leur famille handicapés à Cuba ou s’il existe d’autres raisons fondées.

Le processus de rapatriement a été en augmentation ces derniers temps et beaucoup de personnes qui ont le statut d’émigrés pour différentes raisons sont rentrées au pays et ont été accueillies. Dans la Résolution du Ministère de l’Intérieur sont indiqués les termes et les démarches qu’elles doivent suivre.

Et, enfin, régulariser également les visites au pays des citoyens cubains qui ont émigré illégalement quand il étaient mineurs de moins de 16 ans. Pour cela, on n’exige pas le délai de 8 ans, il s’agit de personnes qui n’avaient pas de volonté, étant mineures et ont été entraînées dans cette aventure et on considère qu’elles n’ avaient pas la volonté, la possibilité de décider à ce moment-là et, par conséquent, elles peuvent rentrer au pays même quand elles l’ont quitté illégalement.

Voici quelles seraient les nouvelles mesures que le Gouvernement Révolutionnaire a annoncées pour continuer à intensifier et à approfondir les relations avec l’émigration cubaine, le faire et ratifier le principe que Cuba continuera à miser sur une émigration légale, ordonnée et sûre.

Un meilleur rapprochement avec l’émigration.

Dans le programme spécial, on a souligné que les mesures adoptées profitent aux échanges croissants avec la plupart des secteurs de la population qui mettent en valeur les liens familiaux et respectent leur Patrie et son peuple.

Johanna Tablada (MINREX) a indiqué qu’en ce moment, Cuba a 136 bureaux consulaires dans le monde, ils couvrent pratiquement les principales implantations de Cubains sur toute la planète et parmi leurs missions principales, parmi leurs objectifs principaux, ont précisément de prêter attention, de satisfaire, de prêter un service d’excellence, chaque fois plus efficace, aux émigrés cubains. Dans ce cas aussi, cette émigration cubaine est réunie, d’une certaine manière, dans 133 associations d’émigrants dans 72 pays.

Homero Acosta, pour sa part, a fait ressortir que pendant l’année 2011, environ 400 000 Cubains qui résident à l’étranger ont voyagé dans notre pays. Parmi eux, presque 300 000 venant des Etats-Unis, ceux qu’aux Etats-Unis, on appelle réfugiés et qui sont simplement des citoyens cubains qui résident, pour une raison ou pour une autre, sur ce territoire et qui conservent une position, comme nous l’expliquions au début, favorable, de l’avis général, à leur nation, à leur pays, à la Révolution et sont opposés majoritairement aux mesures d’hostilité que maintiennent les Etats-Unis.

(source Cubadebate, 25 octobre 2012)