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Démission au Parti de Gauche : dérive à droite ? Dérive à gauche ?

par Antoine (Montpellier)

Publie le samedi 22 décembre 2012 par Antoine (Montpellier) - Open-Publishing
17 commentaires

L’Hérault du jour du 20 décembre (voir ci-dessous)

Tribune libre

Tensions au Parti de Gauche...

Disons-le sans fard, il n’y a aucune raison de se réjouir du départ de tel ou tel d’une organisation qui affiche vouloir rompre avec l’ordre existant. Pour avoir connu, à l’échelle, il est vrai, d’une scission en règle, cette situation, le NPA est bien placé pour savoir ce qu’il en coûte politiquement mais aussi affectivement de rompre avec des camarades et de subir les tirs à boulets rouges de ceux qui confondent critique politique et règlement de comptes. Concernant cette démission nous nous en tiendrons bien sûr, comme à notre habitude, à cette seconde option : avec Marc Dolez c’est un des membres fondateurs qui quitte le PG (1). Ce départ prend par là un sens politique d’emblée fort qui, probablement, va au-delà du seul personnage. On notera d’ailleurs qu’il est dans la lignée des précédents départs de Claude Debons et de Jacques Rigaudiat (en revanche il se trouve décalé par rapport à celui de Christophe Ramaux) qui soulignaient déjà la dérive supposée "gauchiste" du parti (Debons parle même d’un positionnement "néo-NPA" !) que pointe Dolez, ce qui, en clair, revenait, à regretter que les conditions d’un rapprochement avec le PS (tout en défendant son propre programme !) ne soient pas intégrées au schéma tactique, voire stratégique, du parti.

Le départ de Dolez s’inscrit donc dans une démarche que certains qualifieraient de "droitière" pour son indéniable tropisme de polarisation par un PS tombé dans les eaux glacées capitalistes du rapport Gallois mais avec l’inconvénient qu’un tel étiquetage vaudrait labellisation d’un cours de gauche pour identifier l’orientation suivie par le PG. Or, sans aller plus loin dans l’analyse de la question, on relèvera que le démissionnaire passe à côté de ce qui est, pour nous, la caractéristique essentielle de ce parti : l’articulation, d’une part, d’un verbe tout en radicalité assumant en effet le clash avec "Hollandréou", et, d’autre part, des déclarations (des pratiques aussi) ouvrant vers le Parti Socialiste. Pour ne prendre que l’exemple le plus récent, celui de la proposition faite par Jean-Luc Mélenchon, de devenir premier ministre, en lieu et place de Jean-Marc Ayrault, peu (aucun ?) d’analystes ont relevé son incroyable portée politique. Une fois enlevée l’écume indéniablement mégalomaniaque du personnage (qui renvoie à l’insupportable personnalisation, relevée par C Ramaux, qu’il imprime à tout ce qu’il touche, à commencer par son propre parti), il apparaît tout crûment qu’il veut, ni plus ni moins, gouverner en recevant l’appui du PS  : "Il y a une majorité de gauche à l’Assemblée : je propose qu’elle change de centre de gravité. Je suis prêt à être Premier ministre" (2)  ! En recevant paradoxalement l’appui de ce parti, le PS, cet "astre [pourtant] mort" qu’il est capable de descendre en flammes sans aucune pitié ! Oh ! certes, tant d’années passées, dans ledit PS, à trouver les meilleures combinaisons pour "monter" tantôt Rocard, tantôt Emmanuelli, ou encore Jospin, contre les "droitiers", ont laissé chez le bonhomme un sens aiguisé des opportunités : être premier ministre de ...Hollande ne pourrait se faire qu’en jouant, contre le pauvre Ayrault, les députés socialistes, du moins son aile gauche (ah ! l’aile gauche du social-libéralisme, cette belle contradiction dans les termes !), avec l’appoint des députés EELV désappointés par le cours gouvernemental.

Résumons-nous : le gauchisme du PG déploré par Dolez n’est en fait qu’une "attitude" faisant combinaison avec l’autre attitude, celle bien pragmatique (droitière ?), envisageant très concrètement ce que, oh ! perversion de l’aveuglement du démissionnaire, celui-ci souhaite : se rapprocher du Parti Socialiste ! Avec seulement comme Grande Rupture le débarquement de Jean-Marc Ayrault, misérable et solitaire brebis galeuse du social-libéralisme, pour mettre le cap sur une politique antilibérale...parrainée par ... Hollande, toujours en tant que grand timonier présidentiel, et appuyée par les députés PS et EELV. Délaissant la "révolution par les urnes", nous serions ainsi embarqués dans une révolution...par le PS... Et dire que les Autain (Fase) ou les dirigeants de Gauche Anticapitaliste, aujourd’hui bien évidemment silencieux sur le sujet, nous juraient leurs grands dieux, quoique empêtrés dans les alliances "gouvernementales" nouées dans les collectivités locales par bien des représentants du Front de gauche avec les socialistes, que le Front de gauche avait définitivement abandonné l’idée de gouverner avec le PS !

Il y aurait bien d’autres choses à dire sur cette démission du PG, contentons-nous de conclure provisoirement que le départ de Dolez ne doit pas nous faire prendre pour argent comptant que le PG jouerait à l’extrême gauche ou révolutionnaire pas plus d’ailleurs que refuser de s’allier avec le PS, pire, appeler à le combattre serait, horresco referens, du gauchisme, donc de l’infantilisme politique, etc. Nous n’avons rien à gagner à développer des analyses hémiplégiques qui empêcheraient de comprendre ce qui rend impossible que le PG reçoive favorablement les propositions d’unité pour les luttes, autour des luttes, comme celles de Sanofi, Arcelor Mittal ou Peugeot, pour nous engager ensemble dans une opposition résolue au gouvernement. Posons la question qui, à défaut de tuer, fâche : pourquoi Jean-Luc Mélenchon a-t-il toujours rejeté être une opposition au gouvernement ? Convenons, à la lumière de ce que nous venons d’énoncer, que ce n’était "probablement" pas la voie royale pour recevoir l’appui parlementaire lui permettant de devenir premier ministre ! Précisons que nous distinguons bien Mélenchon et la direction du PG, qui l’entoure et soutient de telles aberrations politiques, des militants de ce parti que nous cotoyons dans les mobilisations et que nous voyons bien décidés à en découdre avec le social-libéralisme. La question étant celle de l’adéquation de cet engagement à se battre avec les désengagements à la lutte frontale de leur direction ! (3)

Nous avons affaire, à travers ces péripéties de l’acte de candidature de Jean-Luc Mélenchon au premier-ministériat ou du départ de Marc Dolez, aux aléas d’une stratégie politique, celle du PG, par ailleurs prise dans une convergence concurrentielle avec cet autre astre mort-vivant qu’est le PCF, qui se trouve dans une impasse stratégique : 1/ la séquence électorale étant provisoirement close, par laquelle seulement est envisagé l’accès au pouvoir ; 2/ le développement d’un mouvement social par la convergence des luttes en cours étant laissé à la seule initiative de directions syndicales, elles-mêmes spécialisées dans le désamorçage des risques de généralisation desdites luttes au profit de négociations à froid avec tout gouvernement en place (cf la mobilisation de 2010 sur les retraites) mais 3/ le mécontentement social grondant malgré tout, le PG cherche fébrilement à répondre présent : par du neuf, sur le terrain militant, à travers le récent forcing sur l’écosocialisme pour essayer de rabattre les écolos déçus et un maximum d’"indignés" vers lui et, par du vieux, du très vieux, du côté institutionnel, en faisant le coup de bluff de la candidature à succéder à l’actuel premier ministre en se servant du PS contre le PS qu’il s’agit de violenter (Mélenchon sait faire !) pour le régénérer ! Dolez préfère ne retenir que le premier point...alors que le deuxième condense bien le centre de gravité du PG : le travail pour recomposer politiquement autour de lui mais dans le cadre politicien en rêvant encore que ce qui fut impossible du temps du militantisme dans le PS sera enfin possible depuis un positionnement en extériorité tout en disputant le verbe gauchiste au NPA : faire venir les socialistes..à gauche. Ce qui, ma foi, pourrait convenir à un PC pourtant assez réticent sur la méthode employée car il est plus dépendant des socialistes dans ses alliances locales avec lui (les municipales de 2014 seront un rendez-vous des plus délicats pour lui). On conviendra, en tout cas, que là est bien ce qui rend malheureusement impossible une riposte unitaire de gauche au gouvernement comme l’appelle de ses voeux le NPA. Et ce qui soumet le PG, et par là tout le Front de gauche, à un jeu d’équilibrisme entre l’institutionnel et l’extra-institutionnel dont témoigne aussi la valse-hésitation des votes pour, contre ou en abstention des députés du Front de gauche. La quadrature du cercle n’a jamais fait une politique, le départ de Dolez en est une preuve, d’autres viendront, à une autre échelle peut-être, si rien ne change...mais le temps presse. Le social-libéralisme avance ses pions capitalistes et la souffrance du peuple s’accroît !

Antoine (comité NPA du Pic-Saint-Loup)

(1) Voir l’article de L’Hérault du jour ci-dessous et les déclarations de Dolez à Libération

(2) La citation complète : "Il y a une majorité de gauche à l’Assemblée : je propose qu’elle change de centre de gravité. Je suis prêt à être Premier ministre, mais je peux aussi imaginer de ne pas l’être. Qu’une coalition se fasse avec des socialistes, des écologistes et des élus du Front de Gauche, sur une ligne de rupture évidemment avec la logique capitaliste et productiviste. C’est possible. A nous de faire la démonstration que nous sommes des partenaires fiables, idéologiquement stables, non dogmatiques."

(3) Christophe Ramaux : "Je m’imaginais un parti ouvert, qui manque tant, où l’on réfléchit, discute, débat (ce qui n’empêche aucunement de trancher quand il le faut et de s’engager dans l’action). N’adhère-t-on pas à un parti d’abord et avant tout pour ses idées ? Le PG fonctionne, au contraire, comme une petit groupe « discipliné » (le mot est ouvertement revendiqué), qui a peur des débats, de l’expression des divergences (comme si quiconque pouvait avancer sans la critique). Cela est même inscrit à présent dans le marbre de ses statuts. Il faut en effet 20 % du conseil national sortant pour pouvoir présenter un texte alternatif à celui de la direction. Je n’ai jamais été membre du PS. Mais je m’interroge : avec une telle règle, Jean-Luc Mélenchon et ses amis auraient-ils pu y constituer leur courant ? Le résultat est là : un turn-over étonnant avec beaucoup d’adhésions (le « menu » est effectivement alléchant), mais aussi beaucoup de démissions souvent résignées et silencieuses." (cf sa lettre de démission)

Illustration : 3132632.jpg

L’Hérault du jour du 20 décembre

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Démission au Parti de Gauche : dérive à droite ? Dérive à gauche ?

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Messages

  • Chacun aura rectifié :

    "le NPA est bien placé pour savoir ce qu’il en coûte politiquement mais aussi affectivement de rompre avec des camarades et de subir les tirs à boulets rouges de ceux qui confondent critique politique et règlement de comptes. Concernant cette démission nous nous en tiendrons bien sûr, comme à notre habitude, à cette première option !" Ah ! la magie des recompositions de textes ...mal maîtrisées !

  • Sur cette affaire, j’ai longuement(trop) alimenté le débat
    Y compris en me payant la tronche desGuignols du PdG

    FRONT DE GAUCHE : Le P.G prend l’eau,DOLEZ divorce !
    https://bellaciao.org/fr/spip.php?article132296

    Je ne te reprends donc que sur un point..pour ne pas trop user mon clavier sur des faits qui n’ont qu’un très très lointain rapport avec les
    besoins de travailler àdes LDC d’ampleur inédite pour contrer l’offensive du K !

    Pardon d’insister mais si on doit procéder à des "analyses"(au sens médical, ou "scientifique "quand on cause de la Police ) des rapports entre les ADN des diverses composantes des courants soc dem "à lafrançaise" , et qu’on y ajoute les "écoutes" sur tels et tels échanges au sein des formations héritières du "trotskysme, alors , exuse le terme, on se paluche pour RIEN..

    A part, Antoine , que je n’ai pas encore suffisamment réfléchi à ce que cache , chez toi et d’autres cette inss itance à vouloir"nous" vendre ce "machin" qui te fait écrire

    On conviendra, en tout cas, que là est bien ce qui rend malheureusement impossible une riposte unitaire de gauche au gouvernement comme l’appelle de ses voeux le NPA.

    Quelle "riposte unitaire "de cette putain de putain de Gôôôche, nom de Dieu !

     :)

    Quel cartel d’enfumage ou chacun cherche simplement à démontrer que :

    « C’est pas moi, M’sieur, c’est LUi le vilain qui veut pas s’amuser avecnous parce qu’il joue à la récré avec d’autres qui sont pas de not’bande, M’sieur !! »

     ????
    Continuez, chers AMIS..
    Z’allez l’avoir votre APPEL des Zunitaires .!.

    Il va y venir, JLM, avec peut -être même le PCOF , une partie du PG , voire L.O et même le couple Schivardi et leur P.O.I !

    On est là à des années lumières de l’AUTOORGANISATION de la LDC, à un retour INDISPENSABLE à la relecture de MARX ou Rosa .L, aux fondamentaux d’un marxisme ou autogestion et "soviets" permettent la contre-attaque prolétarienne contre le K qui tue parce qu’en convulsions de crise systémique, et que les travailleurs paient la non adéquation entre aspirations-luttes ET OUTILS NEUFS à se forger

    Certes , sans tirer au bazooka sur ce qui existe mais en évitant, un tant soit peu que les Zactions Zunitaires de Gôôche ne soient de la matière à paralyser l émergeance du "NOUVEAU"...

    Dit amicalement, sans mépris pour le NPA , 34 ou ..69.....

     :)

    Bon dimanche, Amigo !

    A.C

    • Quelle "riposte unitaire "de cette putain de putain de Gôôôche

      , nom de Dieu !

      (...)

      On est là à des années lumières de l’AUTOORGANISATION de la LDC, à un retour INDISPENSABLE à la relecture de MARX ou Rosa .L, aux fondamentaux d’un marxisme ou autogestion et "soviets" permettent la contre-attaque prolétarienne...

      Ma première réaction, comme chaque fois que ce sujet est débattu, est de me dire : je serais assez d’accord avec toi, AC, sauf que concrètement on n’est qu’une poignée (et encore, les occasions de diverger grandement sur tel ou tel thème sont légions).
      Est-il possible de se détourner des organisations dans lesquelles une partie de ce qui reste de militants se reconnaissent ?
      De ne pas avoir une stratégie qui essaie d’en tenir compte, cherchant à dévoiler la supposée "arnaque" auprès de leur base ?
      "Avoir raison" dans un tel isolement, cela peut-il amener à du constructif ?
      C’est une situation et un questionnement qui vient de loin, chez les "gauchistes", quand par exemple une LCR à 1% ne pouvait que tenir compte d’un PCF à 15 ou 20% (et se positionner par rapport à lui).

      Dans un deuxième temps, je pense au fait qu’une des raisons de mon départ du NPA est qu’à mon sens il a dépensé (ses militants, dont moi, ont dépensé) beaucoup d’énergie pour des clopinettes (deux exemples : le temps et l’énergie passés sur les rapports au FdG, en particulier à l’approche d’élections... c’est à dire sans arrêt ; ou encore l’énergie dépensée en guerre de tendances) alors que j’espérais qu’on élaborerait un projet de socialisme du 21ème siècle novateur, convaincant, crédible et séduisant pour s’adresser directement aux travailleurs "déboussolés".
      Et finalement ce ressenti a des points communs avec la vision que tu développes...

      Bref, je sens à la fois l’impossibilité de faire l’impasse sur certains rapports avec la gauche réformiste (sauf à se faire plaisir d’avoir raison de façon stérile), et en même temps je sens que cette stratégie est aussi un boulet qui empêche d’avancer.

      En d’autres termes, si la direction qui semble rassembler beaucoup d’entre nous, d’AC à Copas en passant par LL et d’autres (une réorganisation de la classe à la base, dans l’unité, avec le minimum de délégation) se mettait doucement en route, il n’y aurait aucun doute, il n’y aurait qu’à foncer, en se désintéressant des réformistes.
      Mais de fait pour l’instant on n’y arrive pas. D’où mes doutes...

      Chico

    • Je serais assez d’accord avec toi, AC, sauf que concrètement on n’est qu’une poignée

      Cela, mon cher Camarade, excuse moi, mais ça me rappelle le fameux c "pudding"..
      Encore faudrait-il en avoir la preuve..
      Et donc "goûter "de certains mets..

      Que nous soyons peu nombreux à l’exprimer,je peux partager cette opinion/

      Mais (meme si mon amie L.L sera sûrement en désaccord avec moi...)par exemple ce qui se noue de contacts, d’échanges bi-latéraux ou parfois en "Rencontres"..voire en projetdans ce "machin" que nous portons à plusieurs, autour du projet d’ASSISEs du Communisme prévues fin juin, c’est autre chose -sinon je n’en serasi pas !-que de la "réunion d’anciens cons ..battus , d’ex PC en branlette anti Laurent lors de réunions avec d’actuels opposantsàla ligne dite FDG..

      Comme nous tous,(je ne parle pas des grands Inquisiteurs qu’on trouve partout..) je "patauge" sur deux choses pas simple à manier

      1/Ne pas traiter de"haut" celui qui milite quelque part, en ayant choisi une ORGA.

      2/Mais..ne pas non plus renoncer à débattre patiemment mais sans rien renier de ses convictions, quant à lanécessité HISTORIQUE (vu la crise du K, je mets des majuscules au terme) de semer , de labourer les maigres sillons de recherche , au sein de chaque lutte, et dans le débat théorique indispensable , concernant tout ce qui est en lien avec le processus de Communisme et les "possibles", aussibien à courtqu’à long terme , concernant les besoins d’Orgas de classe,

      Sans figer le débat en imposant tel ou tel "modèle" (parti, mouvement, besoin de centralité en fusion avec l’auto-organisation et l’autogestion) ,

      .......sans oublier de revoir, approfondir sans aprioris telles études concernant, par exemple le "communisme libertaire",

      ..sans se "braquer" quand s’affrontentdes opinions sincères mais diverses concernat l’acceptation d’une réelle démocratie -au sens premier du terme- mais ...impliquant de revoir TOUT ce qui est d’architecture dite "institutionnelle", héritée des conquêtes de la bourgeoisie sur des couches parasitaires du 18 et 19°siècle

      c’est à dire un besoin actuel de "travailler" des concepts de RUPTURE d’avec les conceptions "délégataires"de représentations issues du suffrage universel)

      ETC.
      Tout ça, et j’en passe , avec des analyses croisées , sans complaisance, sans peur de sefaire mal...en ce qui concerne NOS passés , nos espérances dans tel ou tel investissement militant antérieur..ou encore en cours.

      J’entends d’ici les rires (étouffés comme les pintades de Réveillon)

      "Alain, prend tes gouttes de MOINCON 500, une douche froide, un tilleul et dodo stp, veiux débris !"

      CHICO Amigo mio,
      Tu dis "nos sommes une poignée"
      Dois je, à la veille de Noêl te rappeler combien étaient les membres de la "secte" qui avaient"foi" en l’AVENIR de leur projet de dingues ...quand la multinationale actuelle avec PDG en Cadillac blindée et vitres pare balles...a débuté avec comme seuls "outils" une mère porteuse , un vague M.Gabriel LANGE,...et/ou un charpentier cocu, un boeuf et un âne ?

      Certes il y eut désaccord entre les participants de réunions à Jerusalem sur Cène.

      Personne ne nie que des Judas , ça existera toujours.

      .
      mais nom de DIEU,

       :)

      ........pas de quoi voir l’avenir en "noir" sous prétexte que trop de pseudos militants dits deGôôôche..le voient en ROSE..

      NON ?

       :))

      A.C

      Alors là , j’entends un énorme

      "Putain,le vieux,... il se compare pas simplementà MARX , en nous inondant de morceaux bi-journaliers de "son "Kapital" , voilà que, la période s’y prétant , il se prend pour Jésus.

      Ah le con.."

      Je vous en veux pas, mes Frères et soeurs...je suis INFINIMENT BON..

      Demandez un peu à Sarton ...

       :)

    • J’entends d’ici les rires (étouffés comme les pintades de Réveillon)

      "Alain, prend tes gouttes de MOINCON 500, une douche froide, un tilleul et dodo stp, veiux débris !"

      Pas sur BC. Tous les efforts de rassemblement pour la LDC, quelle que soit l’appellation et l’origine, sont très importants face aux échéances terribles qui attendent l’humanité.

  • Je suis d’accord aussi.
    1) pas d’illusion à se faire : les réformistes limitent toujours les actions unitaires à celles qui rentrent dans le cadre de la lutte des places et limitent donc la LDC. On peut agir avec eux sur quelques points de résistance, mais sur aucun point stratégique ;
    2) c’est l’action de classe à la base, partout, sans attendre aucun parti, qui reconstruira à terme nos organisations, y compris le parti de la révolution.
    J’ajoute seulement qu’après la scission des fatigués et découragés, c’est avec des nuances mais sur cette compréhension que se retrouve ENFIN la majorité des camarades du NPA.

    • Je comprends Chico.

      Il faut tenir tous les bouts et ils ne sont pas que deux.
      Ce serait déjà une bonne chose de se débarrasser de l’idée que les révolutionnaires ne peuvent être que la 5éme roue d’un carrosse et qu’il faut attendre un messie extérieur.
      Et donc agir avec patience pour aider à l’auto-activité des salariés et construire une organisation politique sur la durée.
      En même temps, déployer une activité unitaire qui, à mon sens, ne doit pas s’illusionner sur une quelconque possibilité d’un accord programmatique avec le FdG.
      Sachant que les militants et la mouvance du FdG (de même que pour LO ou les libertaires) ce n’est pas la même chose que ceux et celle du PS.
      Tout pas en avant possible doit être fait.
      A titre d’exemple, une rencontre nationale des militants concernés pour aider à des initiatives de centralisation des luttes contre les plans de licenciements et la précarité serait un pas en avant (refusé de fait en novembre suite à la proposition du NPA).
      C’est tout autre chose que de se prendre la tête pour savoir si ce sont des antilibéraux, réformistes (de gauche ou de droite), centristes (avec toutes les variétés)... Si une partie évolue "à gauche", on le constatera.
      En attendant cette hypothétique hypothèse nous avons mieux à faire que de les placer sous échographie permanente pour observer si une éventuelle gestation de ce type pourrait survenir.
      Paco

    • Dans cette discussion, de façon très classique au fond, on se retrouve face à l’alternative unité/auto-organisation comme si alternative valait contradiction absolue. Rien dans l’expérience passée ou récente ne permet de dire que ces deux termes et les pratiques politiques auxquelles ils renvoient sont incompatibles : les unitaires et les "auto-organisataires" ont échoué à faire avancer le schmilblick pour les travailleurs et il ne sert à rien de dire que les uns et les autres sont d’avance condamnés à échouer. On peut toujours recourir aux grands auteurs, ce qui ne garantit rien pour la période que nous vivons. Sans parler qu’un Lénine, par exemple, était doté d’un sens tactique et pragmatique décoiffant à faire pâlir les plus "principiels" du parti bolchévik (cf l’appel "tout le pouvoir aux soviets" qui revenait de fait à le donner aux majoritaires, les menchéviks et les SR !). Les voies de la révolution sont...impénétrables et en tout cas il n’y a rien d’écrit qui puisse nous servir de boussole !

      Pour ma part donc, je suis partisan de conserver la démarche unitaire envers le Front de gauche tout en refusant l’unité sur les bases défendues par ledit Front de gauche en ce moment. L’unitarisme est en effet la meilleure façon de faire de l’unité des forces à la gauche du PS une machine de guerre contre tout processus révolutionnaire. Il n’en reste pas moins que poser dans le débat politique, même dans l’instant où elle n’est pas réalisable, la question de l’unité contre l’austérité, permet de prendre date, pas nécessairement pour une échéance éloignée : la lutte des classes connaît des coups d’accélérateurs qui surprennent les plus visionnaires parmi les révolutionnaires. Et dans ce contexte de relance de la lutte des classes, la question de l’unité peut se retrouver réinvestie de nouvelles possibilités pour autant que le cap du refus de l’opportunisme soit maintenu : sur la base de ce travail de longue haleine sur la nécessité de l’unité mais pour l’auto-organisation et pour la rupture avec le capitalisme, rien ne dit que des recompositions politiques importantes ne se produiront pas qui permettront aux partis ayant tenu les deux bouts de l’unité et de l’indépendance de classe de peser sur les évènements.

      Ce que je décris là ce n’est qu’une hypothèse doublée d’un pari stratégique : cela n’invalide pas la position défendue en particulier par AC qui a sa cohérence mais qui n’en a pas plus a priori que la mienne. L’expérience fea le partage de qui a tort et qui a raison mais ce qui est important c’est que nous n’avancions pas les uns et les autres en posant qu’en soi la position de l’autre est nulle et non avenue, l’histoire ayant tranché ! Or l’histoire ne tranche rien ! Il n’y a que des possibles stratégiques et on évite le risque du relativisme politique si on en reste à des fondamentaux comme : l’indépendance vis-à-vis de toute politique visant à un rapprochement avec le PS.

      Pour avoir pratiqué l’unité avec le FdG en Languedoc-Roussillon aux régionales de 2010 je peux dire que, malgré le coût politique immédiat d’une rupture voulue par le FdG et une capitulation d’une fraction du NPA local, GA, qui est passée sous les fourches caudines des diviseurs du FdG, il s’est vérifié qu’il y avait un pôle unitaire qui justement ne capitulait pas. C’est celui qui continue à poser l’unité comme un incontournable politique qui doit éviter l’unitarisme. La démonstration est laborieuse mais elle est en cours de réalisation. Seuls les esprits pressés pourraient tirer un trait sur le mode "vous voyez bien que l’unité n’a apporté que déboires, etc., passons à l’auto-organisation, etc." Or la question est : nous l’avons déjà pratiquée l’auto-organisation (68, des grèves avec coordination) et qu’avons-nous eu ? Mitterrand et les années social-libérales dont nous peinons tous à nous dégager !

      Alors que els unitaires ne se perdent pas dans des démarches polarisées sur le FdG et les élections au point de s’en trouver désinvestis par rapport au travail pour l’auto-organisation, OK. Mais que les "auto-organisataires" gardent un oeil sur les processus unitaires pour vérifier si, au moins à certains stades de radicalisation, ils ne peuvent pas aider justement à mettre en confiance politique de larges couches salariées au point qu’elles s’en trouvent portées à dépasser les entraves de l’unité du moment !

    • « nous l’avons déjà pratiquée l’auto-organisation (68, des grèves avec coordination) »

      Pas de désaccord sérieux avec Antoine. Comme beaucoup de MR, je suis partisan de rechercher tous les accords et actions unitaires pour autant qu’ils favorisent la LDC, que cela soit en faisant reculer la bourgeoisie et son taux de profit, ou en facilitant l’organisation et la confiance de notre classe pour des combats futurs.

      Par contre, 68 n’est pas un bon exemple d’auto-organisation. En fait, la conclusion que les marxistes révolutionnaires ont tiré, en tout cas la section de la IV devenue LC puis LCR, c’est que l’Etat et les politiciens bourgeois et réformistes ont pu vaincre le mouvement faute d’auto-organisation suffisante.

      Mon expérience de jeune militant alors c’est que les comités de grève étaient l’exception dans les boites, d’où l’impossibilité de les centraliser vers un double pouvoir. Les révolutionnaires, là où ils étaient présents, ont réussi à faire vivre ce telles organes de démocratie reléguant les bureaucraties des centrales syndicales, mais ils étaient très très peu présents.
      Détaillé dans plusieurs rapports, notamment de Pierre Frank, mais bien relaté ici par exemple dans Inprecor
      http://orta.dynalias.org/inprecor?id=538

      Les comités de grèves, quand ils existent, sont composés de syndicalistes et rarement de non-syndiqués. Ce sont le plus souvent des intersyndicales, des réunions de délégués, de militants liés aux appareils et responsables uniquement devant ces appareils. Une étude dans le Nord et le Pas-de-Calais indique qu’ils ont existé dans 70 % des cas, mais qu’ils ont été élus dans14 % des situations et révocables par l’assemblée des grévistes dans 2 % des cas seulement. Malgré cela, dès le 17 mai, Séguy confirme à la radio le refus de coordonner les comités de grève existants.

      Des commissions sont parfois mises en place, notamment dans des entreprises où les techniciens, voire des cadres, jouent un rôle important. C’est alors un lieu de parole fructueux.

      Il existe dans un certain nombre d’endroits des comités d’action, regroupant les travailleurs les plus combatifs, la gauche ouvrière, les salariés les plus sensibles au modèle étudiant… qui ont souvent une dynamique antisyndicale. Les assemblées générales sont des lieux d’information plus que de discussion.

      Il n’y a pas ou très peu d’exemples de contrôle ouvrier. Ils n’apparaissent que dans des secteurs particuliers : la presse, les hôpitaux, l’exemple le plus connu étant celui du Centre de l’Énergie Atomique à Saclay.

      Dans la prochaine crise révolutionnaire, nous seront sont 50 fois plus présents. C’est ce qui inquiète l’Etat et ses serviteurs.
      C’est ce qui a conduit par exemple les politiciens de gauche et leurs relais syndicaux à tirer à boulet rouge sur les tentatives de généraliser la grève lors de la bataille des retraites. Ils ne perdent rien pour attendre. L’auto-organisation des travailleurs a toujours été leur cauchemar. Ce sera leur fin.

    • Interessant mais je pense un peu trop simplificateur de positions ici exposées par certains

      Antoine, pas plus que je ne considère comme éléments de"conscientisation" pour LDC , les clivages "gauche" "droite" "gauche de gauche" "unité des forces anti-ceci ou antimachin ", pasplus je ne me reconnais comme un "auto-organisateur" en opposition aux "unitaires"...

      Je pense que l’heure est à faire bouger les lignes, TRES VITE
      , et sortir le mouvement social de son inertie globale.

      Je "prends " tout !

      Si demain intervient un sursaut fut il sur la base des slogans d’Hessel, je serai au milieu de l’"indignation" pour qu’elle devienne"révolte" , puisque , comme iln’ya plus de grain à moudre pour de la réforme, de la "régulation" l’indigné est un revolutionnaire à la Jourd’hain !

       Si dans telle ou telle ville, à l’occasion de tel évènement(une usine en occupation, des refus d’austérité par désobéissance civile, des actions "coups de poing" à l’andalouse dans les grandes surfaces, etc etc, se crée se ce que j’appelais un CUPRA (Comité Union POPULAIRE Resitance Anticapitaliste, ), j’en suis...
      https://bellaciao.org/fr/spip.php?article130833

       Comme je suis disponible jour et nuit , comme tant d’autres avec RESF depuis des années, , et que , tant que j’aurai encore la "niaque",...aucun immigré ne sera conduit dans un charter( si je suis prévenu )sans que je cherche à m’enchainer au train d’atterrssage, comme nous l’fait avec succès il ya des années à Bordeaux.

      Mais, car c’est cela qui selon moi, est notre divergence : je me refuse à faciliter , à soutenir, à populariser tout ce qui, dit"unitaire", vise par accord de sommet, à la fois àrécupérer à des fins boutiquières-ne nous racontons pas d’histoires-, soit parce qu’on marie la carpe et le lapin , à enfumer la PERSPECTIVE en caressant dans le sens du poil l’aspiration légitime d’UNITE POPULAIRE..
      C’est pourquoi,, je ne dissocie pas cette autonomie d’organisation de LDC , "en bas" , non phagocytée par des appareils d’avec - sans cofondation d’une Orga révolutionnaire sur socle de "restes" du militantisme d eLDC déjà encarté et expérimenté ,...
      et , sans coller de l’étanchéité mortifère entre "LUTTESOCIALE et champ POLITIQUE",

      ............... le boulot patient pour aider à un accouchement d’une ORGANISATION REVOLUTIONNAIRE, dont personne ne saitquelle forme elle ourra prendre..

      Pas plus que les philosophes du XVIII ° ne pouvaient "prédire" , suggérer" que ce soit Montagne et Gironde, Conventionnels ou pas qui soient la représentation politique de la bourgeoisie et des couches populaires auxiliaires de 89

      En résumé, :

      tout pour favoriser la LDC, rien qui l’enfume  :

      Tant la fragilité d’une classe "convalescente", tâtonnante, trébuchante- qui fait que 2O12, une des années les plus terribles en tant qu’attaquedu K..a trouvé une riposte d’une faiblesse inégalée depuis la fin des années20 (avant , donc, les périodes dites de"FRONT popus" , d’antifascisme) interdit selon moi deux pièges :
       exiger qu’elle se mette à courir le 1OOm avec l’objectif debattre un record olympique(je vise là les "Tous en Grêve générale Illimitée, Européenne..)

       L’aider à "marcher"en faisant qu’un de ceux qui lui tiennent la main (suivez mon regard ver sle ..FRONT..) ne soit en même temps en train de lui faire un croc en jambe "citoyen"...

      Alors, oui , ma"cohérence" , ça semble très utopique, loin du champ du "possible".

      .
      Mais je partage là dessus la pensée de LABORIT


      L’Homme n’est capable de réaliser que des modèles utopiques.
      Ces modèles sont irréalisables tels qu’il les a imaginés et il s’en aperçoit aussitôt qu’il tente de les réaliser. L’erreur de jugement et l’erreur opérationnelle consistent alors à s’entêter dans la réalisation de l’irréalisable, et de refuser l’introduction dans l’équation des éléments nouveaux que la théorie n’avait pas prévus et que l’échec a fait apparaître ou que l’évolution des sciences, et plus simplement encore des connaissances humaines, permet d’utiliser, entre le moment où le modèle a été imaginé et celui où la réalisation démontre son inadéquation au modèle. Ce n’est pas l’Utopie qui est dangereuse, car elle est indispensable à l’évolution. C’est le dogmatisme, que certains utilisent pour maintenir leur pouvoir, leurs prérogatives et leur dominance..

      Cordialement

      A.C

    • Bon noel à tous !
      dans le sens païen evidemment .

      J’aurais bien besoin d’une petite explication quand je lis cela :

      "Si demain intervient un sursaut fut il sur la base des slogans d’Hessel, je serai au milieu de l’"indignation" pour qu’elle devienne"révolte" , puisque , comme iln’ya plus de grain à moudre pour de la réforme, de la "régulation" l’indigné est un revolutionnaire à la Jourd’hain !"

      Quand il n’y a pas eu de grain à moudre ?
      j’entends cela depuis des années,et franchement le support théorique economique d’une telle assertion je le cherche toujours.
      et comme cette affirmation est à la base d’une justification du refus du "réformisme" c’est assez génant.
      le grain à moudre c’est à dire les moyens de financer des avancées sociales importantes existent dés maintenant.
      Le réformisme est une voie de garage pour le socialisme,un echec programmé ,un refus de faire advenir le pouvoir politique du prolétariat c’est en ce sens qu’il faut le condamner,mais pas en postulant son impossibilté économique.
      Il y a un refus des forces "réformistes" historiques de faire du réformisme parceque leurs directions sont encore plus impliquées dans le modéle liberal,plus interéssées par les prébendes associés ,mais pas impossibilité économiques.

      Le profit est encore plus monstrueux qu’hier !!

    • le grain à moudre c’est à dire les moyens de financer des avancées sociales importantes existent dés maintenant.

      Le grain à moudre ne dépend pas que de cela.

      Y a-t-il ces miettes à distribuer qui permettent le réformisme ? Je n’ai pas la compétence économique pour démontrer qu’elles n’y sont plus, certains le disent et j’ai tendance à les croire, mais j’entends que tu penses l’inverse.

      Mais outre les moyens économiques, pour avoir du grain à moudre il faut un rapport de force qui "incite" les capitalistes à laisser les miettes éventuelles.
      Or le rapport de force s’est effondré (depuis « l’âge d’or » du réformisme), entre autre sous les coups de boutoir de la mondialisation (qui a permis la mise en concurrence des travailleurs de la planète, qui a renforcé la mobilité et la puissance des capitaux...), avec également la chute de l’URSS et d’autres facteurs.

      Il me semble donc qu’il sera de plus en plus difficile pour les travailleurs d’exercer une « pression raisonnable » afin d’obtenir des miettes, du grain à moudre. J’ai l’impression qu’on en est plutôt au tout ou rien, de plus en plus près du pied du mur « socialisme ou barbarie ».

      Chico

    • merci chico ,j’ai bien lu ta réponse,mais elle ne me satisfait pas vraiment

      ""Il me semble donc qu’il sera de plus en plus difficile pour les travailleurs d’exercer une « pression raisonnable » afin d’obtenir des miettes, du grain à moudre.""

      La difficulté à obtenir ces grains à moudre vu le rapport de force capital/travail au niveau planétaire,ne signifie pas que ce grain n’existe pas,j’emploie de moins en moins cet argument ,car c’est justifier la social démocratie d’ hier ,aujourdh’ui,et demain si jamais ce grain à moudre réapparaissait aux yeux de ceux qui déféndent cette explication.
      je pense qu’il n’y a pas plus ,pas moins, de grain à moudre en 1936,en 1968 qu’en 2013.

      la bourgeoisie ne veut rien céder ,parce qu’elle est dominante dans la lutte des idées,pas parcequ’elle ne peut plus rien lâcher.
      si quelqu’un avait une réponse d’ordre "economique" sur cette question,qui me turlupine ,je suis preneur.
      comme c’est la tréve des confiseurs je souhaite un joyeux Noel à tous,même aux modérateurs qui m’ont censuré quand j’attaque la psychanalyse cette pseudoscience. ;-))
      Der Fuchs .

    • Oulaaaaaaaaaaa !
      Si j’avais moins mal au crâne ce matin, j’aurais essayé de rebondir..car cela implique de vous répondre sur le FOND

      Vous écrivez :

      Le profit est encore plus monstrueux qu’hier !!

      Certes, certes..
      MAIS...

      Ce qui intéresse le Capitaliste n’est pas la MASSE de profits , c’est le TAUX de Profit(d’autres, en économistes distingués parlent de"retour sur investissement")

      Je conseille, pour vous éviter tout "DAS Kapital" un jour de Nôel..deux petits articles que je trie exprès en provenance d’auteurs qu ne sont pas de la mouvence"pécéienne"

      l’un est de HUSSON..

      Plus que "discutable"...(au sens de divergence) il nie grosso modo "notre explication" de BAISSE GLOBALE du TAUX de profit mais conclut cependant :

      http://hussonet.free.fr/marcrise.pdf

      Ce que montre la crise, c’est que le capitalisme est incapable, et même refuse, de répondre de manière rationnelle aux besoins de l’espèce humaine, qu’il s’agisse de besoins sociaux ou de lutte contre le changement climatique. Le combat anticapitaliste vise un système dégradant fondé sur l’exploitation et dont l’irrationalitécroît de manière assez indépendante, finalement, des fluctuations du taux de profit.

      Je trouve assez pertinente cette critique d’HUSSON que publiait le site du N.P.A.
      sous la "plume" de Chris Harman
       Même si, mais là n’est pas mon intention , j’aurais à rredire sur tel ou tel point..

      http://www.npa2009.org/content/crise-et-taux-de-profit-une-r%C3%A9ponse-%C3%A0-michel-husson-par-chris-harman

      Certains me reprocheront d’appeler à la lecture de textes assez éloignés des façons si simples qu’a le Capitalisme de nous expliquer qu’en fait" nous avons vécu trop bien, au dessus de nos moyens etc etc".

      Personnellement pour faire court, lapidaire et un brin caricatural :

      -Oui, le CAPITALISME a été un système qui a apporté d’immenses PROGRES avec des REFORMES d’autant pls appréciables que la Lutte de classe a permis obtenir plus de"grain" dans un pays ou la mémoire collective intègre Babeuf, la Commune, le Front popu, le rôle de laclasse ouvrière dans la victoire sur le fascisme(programme duCNR) ..que dans tel plat pays qui est désormais celui e Depardieu.. ou dans celui ou MARX n’a que sa tombe...(Grande Bretagne)..


       NON, il ne peut plus se permettre de lâcher quoi que ce soit.

      Il se doit au contraire-c’est pour lui question de VIE ou de MORT- de tout détruire en termes d’’avancées humaines !

      Donc, ai je le choix ?

       Si j’étais un Capitaliste de taille, je me contenterais de maintenir , développer les secteurs de PRODUCTION qui me sont nécessaires , en essayant que ça jute quand même un max !

      Et mes PROFITS , je les réinvestirais là ou je peux m’empiffrer avec certes des retombées "monstrueuses..." mais surtout qui soient produits avec le minimum d’"investissemenst"en chair humaine ou en dépenses de hautes technologies et de risques..

      Je fusillerais des USINES pour aller me faire des C..les en OR sur les marchés financiers !

       Mais je ne suis pas Capitaliste, et donc, si je ne veux pas que mes gosses vivent la marche à reculons vers l’äge des cavernes, je n’ai qu’un moyen : participer au changement DE Société

      Bref, de ne pas parler de "réformiste" quand aujourd’hui ce terme est utilisé pour casser des acquis., à défaut de pouvoir arrcher un quelconque progrès !
      Ne pas non plus chercher si c’est entre Gôôche et"Droites(s) que se joue l’AVENIR..

      Voilà pourquoi je me prétends REVOLUTIONNAIRE, et DONC COMMUNISTE

      Cordialement, Bon Noël

      A.C

    • AC et Chico ont raison.

      Le rapport de force qui s’est dégradé dans les vieux pays avancés, comme la France, mais aussi ex "socialistes". A noter par contre qu’ il s’est amélioré considérablement dans les pays dominés ou ex-dominés par une industrialisation accélérée dans plusieurs dizaines de pays, pas seulement les BRICs. D’où un prolétariat plus nombreux que jamais, mais concentré pour sa majorité dans le Sud.

      Cette dégradation est liée à beaucoup de facteurs concommittants, notamment effondrement de la perspective socialiste liée au désastre des pays ex "socialistes", changement de la composition du prolétariat, facteurs culturels etc, mais la principale, qui n’a pas échappé à Chico, c’est la mondialisation capitaliste, qui libère la circulation des capitaux et des marchandises, mais pas des hommes, et les met donc en concurrence. Imaginez le rapport de force en Bretagne si les travailleurs de la terre n’avaient pu aller travailler ailleurs en France, ou en Irlande si l’émigration massive leur avait été refusée au XIXème siècle.

      Quant au taux de profit, comme le souligne Alain, c’est en débat. Et très complexe, car les données disponibles ne correspondent pas vraiment au taux de profit défini par Marx. Le débat, en cours depuis un moment, en France notamment dans le NPA et plus particulièrement dans son Groupe de travail économique, mobilise des compétences en statistique et comptabilité que je n’ai pas....Je tâcherai de prendre le temps de suivre, mais ne peux me prononcer encore. On peut en attendant commencer par les textes que recommande Alain.

  • Une analyse pertinente par Babel trouvée ici
    http://forummarxiste.forum-actif.net/t2480p285-parti-de-gauche#55180

    Le PG se place donc explicitement dans une optique d’alternance (et non d’alternative) au pouvoir actuel. Or celle-ci présuppose que soit ouvert au maximum l’éventail des forces politiques qui constituerait l’ossature du futur "rassemblement populaire" dont l’actuel FdG serait la préfiguration. L’idéal serait la constitution d’un arc de forces allant de la gauche du PS et d’Europe Ecologie – les Verts au NPA. D’où le ralliement express de Mélenchon à l’optique écosocialiste, visant à s’attirer les bonnes grâces de la mouvance écolo et à faire contrepoids au PC au sein de la future coalition, tout en rendant crédible l’éventualité de sa constitution.

    C’est pourquoi, par ailleurs, il n’est absolument pas indifférent aux stratèges de l’appareil PG de laisser venir à lui les équipes issues de nos propres rangs, moins pour des raisons d’effectif que de vitrine : offrir la devanture la plus large possible aurait le mérite de préfigurer cette nouvelle majorité dans toute sa diversité.

    Il faut donc s’attendre de leur part au lancement prochain d’une espèce de grand raout multicolore, du genre "Convention Pour une Gauche Populaire et Citoyenne" ou "Initiative Citoyenne pour l’Espoir", ou encore "Demain est possible aujourd’hui", et autre appellation du même tonneau, dont l’ambition sera de regrouper les composantes de cette future majorité sociale et politique.

    L’élaboration de grands textes boursouflés de lyrisme post-hugolien la-main-sur-le-cœur et d’urgentisme catastrophiste "ouille-ça-barde-une-gauche-de-gauche-vite !" risque de constituer le point d’orgue de ce genre de festivité printanière (je ne sais pas pourquoi, mais je vois plutôt ça aux alentours d’avril-mai.)

    Laquelle sera précédée de tout un tas d’initiatives citoyennes (assemblées locales, départementales et régionales) destinées à lui assurer le maximum d’assise, et aussitôt suivie d’une campagne de promotion médiatique du nouvel opus issu de ces fiévreuses cogitations.

    Avec un Mélenchon dans son rôle favori : celui de marchand de cravates à la foire d’Honraz-Gratis… ça promet.

    Voilà pour la "gauche sociétale et mouvementiste".

    De l’autre côté, il reste à persuader l’aile gauche du PS, —littéralement tétanisée, après avoir été phagocytée par le boa constrictor majoritaire—, qu’une issue à son lent et inéluctable dépérissement est possible. Et qu’il passe par l’affirmation effective et hors-congrès d’une ligne alternative à l’axe majoritaire : des voix à l’intérieur du PS se sont déjà fait entendre, qui vont dans le sens d’une démarcation plus nette avec la ligne d’adaptation ouvertement sociale-libérale défendue par Ayrault and co. Le problème, là encore, réside dans la formation à l’interne d’un front oppositionnel qui n’aurait pas à subir les mesures de rétorsion immédiates de l’appareil dirigeant —notamment lors de la préparation des prochaines consultations électorales.

    Pour Mélenchon, cet aspect là est vital : sans gauche du PS, pas de majorité possible. Et on peut être certain que tous ses efforts vont et iront dans ce sens. Ainsi l’annonce de son désir d’être le prochain premier-ministre répond d’abord, je crois, à un objectif de politique interne : souder la majorité du parti autour d’un projet fédérateur à moyen terme, qui soit à la fois tangible et permette de souder les rangs, tout en évitant l’irruption intempestive de questions par nature clivantes et lourdes de menaces de dissensions graves. Du genre de celles que poserait la définition d’axes stratégiques directement liées à la question du pouvoir.

    "Mélenchon-premier-ministre" constitue donc moins une perspective immédiatement réalisable capable d’offrir une issue à la crise, qu’un"système de gouvernance" viable et lui permettant de prendre date. Soit, une tentative de sortie par le haut de la crise interne, qui menace non seulement le FdG, mais le PG lui-même. Bref, une façon d’éviter que les lézardes actuelles ne deviennent des fissures provoquant à terme l’écroulement de l’édifice.

    Autre avantage : s’annoncer comme le successeur putatif d’Ayrault permet de damer le pion au projet de la direction du PC, en donnant une seconde jeunesse à l’illusion lyrique de février-mai dernier.

    Car tout le problème actuel du FdG est bien là : comment continuer à faire perdurer sa "révolution par les urnes", quand lesdites urnes sont fermées ? Comment continuer à "faire vivre l’espoir", lorsque les perspectives électorales sont trop éloignées pour être en mesure de constituer une réponse institutionnelle crédible à l’approfondissement de la crise sociale ? Hors élections, point de salut. Et le FdG, de par la nature même de son projet, n’existe que par elles et à travers elles.

    La résolution partielle de ce qui constitue sa difficulté majeure passe aussi, il me semble, par l’ouverture d’une possibilité d’adhésion directe et individuelle au FdG lui-même. C’est-à-dire par une mutation de l’actuel quadrille de course, où le voisinage de poneys lilliputiens (GA, GU, FASE, etc.) et de la rosse hémiplégique post-stalinienne donne à l’attelage son côté bringuebalant, en un superbe percheron d’apparat en carton bouilli, authentique canasson du cirque électoral.

    On peut penser que le PG y tient sacrément, tant ça donnerait à l’opération le côté fun dont son marketing politique a besoin.

    Comme il le reconnaît lui-même, le PG est bien à "la croisée des chemins". Et son sort, comme celui du FdG, dépend en dernière instance du bon vouloir de Hollande.