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ENCORE UN ACCORD DE LIBRE ECHANGE DE L’U.E. AU SERVICE DES MULTINATIONALES !
par Joannès
Publie le mardi 11 décembre 2012 par Joannès - Open-Publishing(Source France-Amérique-Latine)
Communiqué de presse // Mardi 4 décembre 2012En notre nom, ne le ratifiez pas !NON à l’Accord de libre-échange entre l’UE, la Colombie et le Pérou Le 11 décembre prochain, le Parlement européen devra se prononcer sur la ratificationde l’Accord de libre-échange entre l’UE, la Colombie et le Pérou. Or, depuis le débutdes négociations (en 2006), un nombre croissant d’organisations syndicales et de lasociété civile en Europe et en Amérique latine dénoncent les conséquences qu’auraitun tel accord pour les droits de l’Homme, les travailleurs, les peuples indigènes etl’environnement dans ces pays. Plus particulièrement, cet accord :−saperait le processus d’intégration de la région andine et limiterait la capacitéde ces pays à définir leur propre politique économique de développement ;−renforcerait le modèle de libéralisation financière pourtant au cœur de la criseeuropéenne, et menacerait l’existence de services publics, tels que la santé,l’éducation, …, à travers l’ouverture de ces secteurs aux entreprisesmultinationales ;−renforcerait le modèle extractiviste minier de la Colombie et du Pérou avec delourdes conséquences en particulier pour les communautés indigènes quisubissent déjà de plein fouet les accaparements de terre et déplacementsforcés ;− privilégierait la protection des droits des investisseurs étrangers au détrimentdes droits économiques et sociaux des populations, et du développementéconomique local.En outre, cet accord viendrait légitimer les gouvernements du Pérou et de Colombie, pays le plus dangereux au monde pour les syndicalistes, qui perpétuent un climatd’impunité face aux graves violations des droits de l’Homme commises dans ces pays.Si la Commission et le Conseil européens sont sourds aux alertes répétées de lasociété civile, les organisations signataires en appellent aux euro-députés qui votenten leur nom, pour voter NON à cet accord aux conséquences dramatiques pour lesdroits des populations et l’environnement de ces pays. Il est grand temps pour l’Unioneuropéenne de revoir radicalement ses politiques commerciales et d’investissement etd’engager des relations commerciales avec l’Amérique latine basées sur lacomplémentarité




