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L’EMPLOYE SE PEND A L’INTERIEUR DE LA POSTE

par DUPIN Bernard Administrateur CGT Groupe La Poste

Publie le jeudi 1er novembre 2012 par DUPIN Bernard Administrateur CGT Groupe La Poste - Open-Publishing
4 commentaires

REF : http://dupin-bernard.over-blog.com/
Source : L’UNION L’ARDENNAIS

LA FERE (Aisne). Un homme de 55 ans s’est suicidé hier après-midi sur son lieu de travail. La nouvelle a plongé le personnel et les usagers dans l’émoi.

Hier vers 15 heures, un employé du bureau de poste de La Fère s’est pendu sur son lieu de travail, à l’intérieur du bureau où il travaillait. Cet homme âgé de 55 ans était charmant et accueillant de l’avis de ceux qui le connaissaient.

Quelques minutes après le drame, la nouvelle s’est répandue en ville comme une traînée de poudre. Il faut dire que le bureau de poste qui est située place Paul-Doumer est assez fréquenté.

Les policiers du commissariat de Tergnier se sont rendus sur place ainsi que les sapeurs-pompiers de la commune. L’homme qui s’est donné la mort est un employé qui recevait le public au guichet.

Les raisons de ce drame restent pour l’instant indéterminées. L’accès au bureau de poste a été fermé durant le reste de l’après-midi. Si de nombreuses interrogations étaient soulevées par les badauds, du côté des employés de La Poste sur place c’était le mutisme le plus complet, tout comme du côté des enquêteurs du commissariat.

Pour la direction régionale de La Poste, l’heure était hier soir au recueillement. Dans un communiqué il a été précisé que le personnel avait été touché par ce terrible geste. « La direction de La Poste, l’ensemble des postières et postiers pensons ce soir à sa famille, ses amis, ses proches, et partageons leur douleur. Le personnel du bureau a été pris en charge et un dispositif d’information, d’écoute et de soutien a été mis en place en interne pour ceux qui le souhaitent. »

Pour le reste, chacun attend désormais les résultats de l’enquête de police qui a été ouverte par les hommes du commissariat de Tergnier.

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Messages

  • Les employés de La Poste attendent la retraite comme une délivrance. Le mal qu’ont fait le PS et l’UMP successivement au Pouvoir depuis 1990, à notre Service Public , aux Fonctionnaires et Contractuels qui l’ont fait vivre jusqu’à sa privatisation, est irréparable.
    La direction de La Poste qui rêve d’un immense "plan social" ne peut l’appliquer frontalement, elle crée avec de nouveaux contractuels précaires et encore plus sous-payés, sa propre concurrence avec de nouvelles boîtes notamment pour la distribution du courrier.
    Avec la robotisation des bureaux de "l’enseigne" elle se trouve avec un surplus de Personnel ( employés,cadres) à recaser, où ?
    A la banque Postale ? c’est déjà plein.
    Une terrible pression s’abat sur le Personnel, la notation joue à plein pour élaguer et la mobilité fait partie des sanctions déguisées, avec des mises à l’écart genre placard, comme à France Télécoms....
    Voilà quelques raisons qui poussent au désespoir beaucoup de postiers qui isolés ne trouvent pas la force de s’organiser collectivement pour lutter.
    Et pourtant, il n’y a pas 36 solutions : résister et se mettre en grève massivement. Exiger avec la nationalisation de La Poste 100% Publique, avec intervention des salariés et usagers dans sa gestion, la suppression de la notation couperet, bref, en finir avec les règles de gestion privée dans le Service Public, un seul statut pour tous celui du "Fonctionnaire..."

  • TERRIBLE CETTE NOUVELLE.TROP DE PRESSIONS AU BOULOT ?HARCELLEMENT ?ON PEUT S’INTERROGER CAR DE NOS JOURS CA DEVIENT TRES,TRES COMPLIQUE

    • Le harcèlement à La Poste est une méthode de "management" comme ils disent à l’Américaine, les Postiers doivent enfin relever la tête, s’unir et frapper fort.
      Ceux qui comme moi se sont révoltés l’ont payé parfois chèrement au propre comme au figuré : j’ai toujours refusé de participer à leurs lavages de cerveau y compris à leurs entretiens annuels individuels de notation, malgré les menaces.
      mais nous n’étions pas nombreux. Par contre ma santé mentale est restée excellente, et l’idée suicide ne m’a jamais traversé l’esprit, car comme les Camarades qui résistaient avec moi, nous savions qu’un jour nous aurons notre revanche. Debout les Postiers, il n’est plus temps de pleurer, et les syndicats suivront de gré ou de force !