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L’Echo doit vivre !

par Le SNJ-CGT

Publie le samedi 10 novembre 2012 par Le SNJ-CGT - Open-Publishing
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La direction de l’Echo a déposé hier une déclaration de cessation de paiement auprès du Tribunal de Commerce de Limoges. Cette action, définitivement actée lundi lors d’un Comité d’entreprise extraordinaire, confirme les inquiétudes exprimées au sein de l’entreprise depuis des semaines. Elle clôt une longue période d’incertitude mais elle ne saurait clore la longue histoire de notre titre.

Dans cette épreuve, le SNJ-CGT pense à toutes celles et à tous ceux qui, depuis l’origine du journal, l’aiment et le soutiennent, à toutes celles et à tous ceux qui nous témoignent chaque jour leur solidarité.

Le SNJ-CGT ne lance pas de SOS, il affirme simplement qu’il faut agir, dès aujourd’hui, par tous les moyens, avec toute l’intelligence collective pour que vive L’Echo, pour conserver les emplois, et pour définir le contenu d’un quotidien ,essentiel pour la démocratie.

Dans un monde où seul l’argent compte, L’Echo n’a que deux richesses qui ne sont pas à vendre : ses lecteurs et ses salariés. Les premiers savent ce qu’ils veulent et ce dont ils ont besoin, les seconds connaissent leur outil de travail et possèdent le potentiel de création inconnu du monde des affaires : celui de leur savoir-faire. Le journal doit continuer à vivre avec l’ensemble des salariés.
Ses salariés ont aujourd’hui peur de l’avenir, certain(e)s ont des familles, d’autres ont déjà connu le naufrage d’une entreprise... Ils savent ce que veulent dire les "commandements de payer" et les périodes de chômage qui se comptent en mois... puis en années.

C’est sur ces deux piliers que se construira l’avenir de L’Echo.

Les difficultés que traverse le journal sont évidemment liées à la désaffection globale que connaît la presse écrite et à un contexte de crise du capitalisme auquel nul ne saurait échapper...

Les journalistes des Echos, comme les autres catégories de personnel sont cependant certains que, dans ce contexte, L’Echo a plus que jamais son rôle à jouer auprès de toutes celles et de tous ceux qui se battent quotidiennement contre la barbarie des marchés, contre l’impunité patronale et contre la servilité de ceux qui vivent indirectement de l’exploitation du monde du travail.

Ce sont ces valeurs de lutte et de solidarité qui lui ont permis d’être là aujourd’hui et de représenter l’espoir d’une presse libre, indépendante du capital, en prise directe avec la réalité de ce que vit le plus grand nombre.
Ce sont elles que, le SNJ-CGT entend continuer à porter dans ce nouveau combat pour la survie de L’Echo.

Le combat ne commence pas plus qu’il ne se termine, il continue... Et, le SNJ-CGT de L’Echo, aujourd’hui comme demain, fera en sorte qu’il s’achèvera comme il a débuté : tous ensemble.

Messages

  • Un exemple de tuer la démocratie par la seule valeur du fric qui domine cette société injuste et voleuse ! Mais il fut un temps, bien loin déjà, où l’Etat subventionnait les quotidiens pour permettre leur droit à existence et faire viivre la démocratie ! Les fameux décideurs soi-disants "grands démocrates" ont donc si peur de se tirer une balle dans le pied ? Honte à eux !