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LE PLURALISME EST EN DANGER : APPEL DU SNJ-CGT
par Le SNJ-CGT
Publie le mercredi 24 octobre 2012 par Le SNJ-CGT - Open-PublishingTOUS ENSEMBLE RENDEZ-VOUS A PARIS
MERCREDI 24 OCTOBRE A 12H PLACE DU PALAIS ROYAL
Le SNJ-CGT appelle les journalistes à manifester mercredi 24 octobre pour défendre le pluralisme en France qui est gravement menacé par la situation extrêmement préoccupante de PRESSTALIS et le plan social en préparation.
Aujourd’hui, les pouvoirs publics doivent empêcher le massacre de Presstalis (ex NMPP) qui, via la loi Bichet, a assuré depuis 1947 la distribution sur des bases coopératives des titres de presse. Une distribution indépendante de leur tirage et de leurs rentrées publicitaires permettant ainsi au citoyen d’avoir accès en tout point du territoire au quotidien de son choix.
La mise en cause de l’avenir de cette entreprise, conséquence d’une politique patronale néo-libérale pratiquée par les grands groupes de presse, va conduire, si rien n’est fait, à l’asphyxie pure et simple de la distribution de la presse.
Si le gouvernement de Jean-Marc Ayrault et le ministère de la Culture et de la Communication n’interviennent pas c’est assurément la mort programmée du pluralisme. C’était le projet des Etats généraux de la Presse écrite du gouvernement Fillon et de Nicolas Sarkozy.
Pour le SNJ-CGT, il en va ici de l’avenir de nombreux quotidiens d’information générale pour qui l’absence d’un tel système coopératif signifierait une liquidation brutale des rédactions et la mise au chômage de centaines de journalistes.
Dans une adresse récente au Premier ministre, nous écrivions :
"Nous journalistes CGT, nous ne pouvons laisser faire sans réagir vivement à la liquidation programmée par une partie du patronat de la presse qui veut, dans la foulée idéologique du Medef, privatiser la distribution de la presse à son profit pour liquider 1250 emplois dans ce secteur".
Il est urgent que les pouvoirs publics fassent cesser le chantage et ouvrent une table ronde avec les parties prenantes au conflit de Presstalis pour débattre enfin des solutions capables de faire vivre un système coopératif de distribution des titres.




