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Le temps nouveau du merveilleux mépris (zaz)
par Ocséna, contre le système-ENA
Publie le mercredi 19 décembre 2012 par Ocséna, contre le système-ENA - Open-Publishing2 commentaires
Le temps nouveau du merveilleux mépris (zaz)
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Avertissement préliminaire de l’Ocséna, références et autres liens
http://ocsena.ouvaton.org/article.p...
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L’ère des mépris
1. Of course first, le mépris du politique
Le mépris légitime couvre désormais pas mal de plages de la bronzette sous-intello-humaine : Autrefois le mépris absolument tacite couvrait de crachats les politiques (les fameux pourris de la bien connue mélodie) dûment élus par les clampins électeurs de la rue.
Les anarchistes évoquaient même l’idée qu’ils ne valaient pas, ceux-là, ces hideux rituelliques pourris, le prix du malheureux bastos destinée à les descendre. Va-t-en descendre maintenant le plus simple banal élu ! aujourd’hui ça ne se fait plus joyeusement comme autrefois l’ouverture de la chasse, c’est terriblement à présent contrôlé.
Les chasseurs, il y en a eu, d’importants glandus officiels d’Etat (costard, légion d’honneur) sont finalement (on parle des chasseurs) tous morts assistés pour le faire assez jeunes, qu’ils soient de la bande à Baader ou de la bande à son frère.
Donc les parlementaires en particulier sont protégés, ils peuvent normalement vieillir, avec 13 500 euros mensuels (10 fois le SMIC) c’est plutôt peinard sans compter les nombreux autres avantages en fric ou en nature. Certains peuvent même accessoirement devenir ministres et se prendre définitivement au sérieux le restant de leur vie.
2. Le mépris du journaliste ou du-de l’homme-la femme médiatique
En dehors de ceux-là, qu’avons-nous à présent à mépriser, insulter, cayarder, caillaisser verbalement :
on a bien sûr eu les journalistes plus méprisés encore que les députés, on a plus largement désormais l’engeance des médiatiques puisqu’il y a tant de télés libres de s’exprimer.
Les journalistes étaient mal vu , je te dis pas sous quel angle est vu now le-la médiatique accessoirement sous-journaliste en titre sur sa carte vitale. Là aussi, le "tous des pourris" exprime sans doute à juste titre la farouche vindicte publique, elle dit même exactement tous des putes pour les garçons et tous des plutes pour les filles au nom d’une vieille courtoisie hexagonale arrangeuse de mots.
3. Une fois que cela est dit que reste-t-il bon sang à mépriser ? Certainement les célébrités en général, ce qui est assez nouveau car avant on les aimait.
Nous ne poserons pas ici du tout la question de savoir si la cause concernée est juste, la cause est simplement assez acquise, tout le monde s’est irrité par habitude avec le temps de voir l’acteur-l’actrice l’actrice-l’acteur de cinoche (à la rigueur de théatre) débarquer de droit au 13 heures ou au 20 heures pour y présenter son dernier navet ou sa superbe honorable pièce-montée.
La littérature aussi s’est effondrée après avoir tant plu sous Pivot, on peut dire le truc froidement, un goncourt, un nobel même, parlant exclusivement en priorité de soi-même, passe à présent pour un irréductible désespéré thon.
La célébrité, en dehors des footballeurs, ca a eu payé, ça ne paie plus, sauf encore of course pour les footballeurs.
Si tu aggraves actuel les faits déjà antérieurement délicats avec Depardieu, Torreton, Debouzze, c’est carrément la tragédie et Morano reapparaît dans le jeu comme une Tosca acceptable non-calamiteuse presque, malgré le relatif physique et l’exécrable voix.
Bref les Français Lambda, les sans-grades, les sous-fifres, les sans-fric sans un fifrelin, les sans magie, vous et moi, nous tous haïssons ceux qui s’en sortent par le haut comme du temps des fées et des princes très beaux. Et nous avons somme toute bien raison de fulminer, c’est pas de la jalousie c’est du bon-sens.
Français haïssons donc ! ré-haïssons ! haïssons les réussis, les autres des classes pseudo-classieuses, haïssons de tout notre coeur pendant les fêtes, les buveurs de Ruynard à 40 euros la bouteille, les coquets qui prennent leur bûches chez Le Notre où on sort cette année La Villemotte mais qui est plutôt chère pour le RMIste élégant qui n’a pas le sens des réalités et des proportions.
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Ocséna, Organisation contre le système-ENA et pour la démocratie avancée
Les Inoxydables Philosophes de l’Ocséna et Alain Serge Clary vous saluent bien : "Best Regards".





Messages
1. Le temps nouveau du merveilleux mépris (zaz), 20 décembre 2012, 11:38
Comme l’on sait, Dolez s’en prend vivement ou du moins nettement à Mélench et au Parti de gauche : nous ne prendons pas parti de notre côté sur cette affaire, mais sans citer personne pour apaiser les choses, il nous semble que les neuneux répondent déjà abondamment : notre position demeure toujours la même : la France a le droit absolu d’être absolument neuneu.
2. Le temps nouveau du merveilleux mépris (zaz), 20 décembre 2012, 13:30
Dolez [quitte le Parti de Gauche dont il est cofondateur] : « Jean-Luc Mélenchon a rendu le Parti de gauche inaudible » (Libération)
– ¤ Penses-tu ! Simplement, c’est un parti désormais plutôt réservé aux sourds, strictement occupé par la critique du PS et que plus personne ou presque n’entend au-dehors. Le parler normal donc au Parti de gauche c’est le langage des signes (LSF), et pour ceux qui sont en plus malencontreusement aveugles, la communication se fait en braille.