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Nulle terre française ne peut plus porter d’esclaves
par Jean-Luc Bellanger
Publie le dimanche 25 novembre 2012 par Jean-Luc Bellanger - Open-Publishing
"Nulle terre française
ne peut plus porter d’esclaves"
(décret d’abolition de l’esclavage du 27 avril 1848)
L’esclavage, premier modèle
d’exploitation de l’homme
par l’homme, a résisté à ses
adversaires en France plus
longtemps qu’on ne le croit en
général, comme le rappelle ici
Jean-Luc Bellanger.
Le congrès de Nantes de la FNDIRP,
en mai-juin 2012, nous a mis en
contact avec un phénomène historique
que l’on croit généralement bien
connaître, mais qui, vu de près, se révèle
infiniment
complexe. Nantes, ancienne
ville négrière, a fait courageusement
amende honorable,
comme nous l’avons
évoqué brièvement
dans le PR de juillet
2012.
L’esclavage a sans doute toujours
existé
presque partout.
Les rivalités, locales
ou non, entraînent des luttes, avec des
vainqueurs.
Quelle tentation pour ceuxci
de traiter les anciens ennemis comme
du bétail à exploiter, femmes et enfants
compris ! L’homme des cavernes a sans
doute déjà fonctionné ainsi, les anciens
Grecs et Romains également, on le sait,
et ce n’est pas un hasard si le mot esclave
vient du nom des Slaves, faits prisonniers
par Otton le Grand, premier souverain en
962 du Saint Empire Romain Germanique.
La ville de Verdun a d’ailleurs, semblet-
il, été au Xe siècle une sorte d’entrepôt
pour ces Slaves, en attente de leur transport
vers l’Espagne. L’opposition à l’esclavage
est, elle aussi, ancienne, et on a
la surprise de découvrir
un édit du roi
de France Louis X (dit le Hutin, le « querelleur
») du 3 juillet
1315, selon lequel
« le sol de France affranchit l’esclave qui
le touche ». Il fallut encore bien du temps
pour faire de cette déclaration une réalité !
Le phénomène massif de l’esclavage tel
qu’il vient à l’esprit aujourd’hui concerne
surtout la traite des noirs d’Afrique.
Il semble que les premiers Européens
à s’être livrés à ce trafic aient été les
Portugais. Grands navigateurs, marins
pêcheurs et commerçants, ils avaient
pris pied à Madère et aux Açores, et peu
à peu suivi les côtes occidentales du continent
africain. On leur attribue le premier
transport d’esclaves en 1441 (l’industrie
sucrière au Portugal même employa des
esclaves). Pourtant il est certain que c’est
la découverte de l’Amérique en 1492 qui
a constitué le point de départ historique
de l’immense traite d’esclaves africains à
destination de l’ensemble de ce continent,
du nord comme du sud, et des Antilles.
Les Espagnols ont constitué la seconde
grande puissance coloniale, en particulier
avec les régions occupées en Amérique du
Sud et d’abord dans les Antilles, au début
du XVIe siècle. L’exploitation des plus
grandes îles s’accompagne de la mise en
esclavage des Indiens qui vivaient dans
les petites îles, et qui furent presque totalement
exterminés par le travail forcé et
les épidémies. Les estimations récentes
voient leur nombre réduit au cours de ce
processus à quelques milliers. C’est alors
que le « besoin » de main d’oeuvre entraîna
la recherche massive d’esclaves là où la
population était la plus nombreuse et la
moins protégée : en Afrique.
Saint-Domingue,
principale colonie française
La première expédition négrière française
aurait eu lieu sous Henri IV en 1594.
Elle resta un phénomène isolé durant des
décennies.
Bien que les Français aient
occupé
la Guadeloupe et la Martinique
en 1635 sous Louis XIII, et que le roi ait
autorisé la traite des noirs dès 1642, il n’y
eut aucun trafic négrier organisé avant
1674. Mais ici apparaît le nom de Saint-
Domingue, où Français et Espagnols
avaient chacun établi des colons dès avant
1670. L’agglomération appelée Le Cap
sera désignée comme capitale de la partie
ouest de l’île, qui deviendra Haïti,
et les deux pays se partagèrent l’île par
le Traité de Ryswick en 1697 (mais c’est
seulement 80
ans plus tard que le Traité
d’Aranjuez définira
les limites des territoires
qui sont aujourd’hui la République
Dominicaine et Haïti). Saint-Domingue,
comme on appela
longtemps cette colonie
en France, devint
assez rapidement
la principale colonie française. Elle fut
même longtemps la plus riche de tout
le « Nouveau Monde », la valeur de ses
exportations
dépassant alors celle des
Etats-Unis d’Amérique.
Exportation signifie production, qui
signifie
main d’oeuvre. C’est un flux
constant d’esclaves africains qui y pourvut
au fil des ans. Louis XIV avait fondé en
1673 une « Compagnie du Sénégal » dont
le rôle était de fournir à Saint-Domingue
les esclaves africains dont les colons avaient
« besoin ». On estime que finalement
en 1789 l’île comptera plus de 700 000
Africains qui ont été ainsi déportés à
Saint-
Domingue, où vivaient à la même
époque moins de 50 000 Européens.
Pour l’anecdote, la capitale, Le Cap,
appelée
ensuite Cap-Français, puis enfin
Cap-
Haitien, fut détrônée en 1749 par
Port-au-Prince, qui devint un temps, sous
la Révolution, Port-Républicain.
L’influence de décisions prises en Europe
était parfois grande dans les colonies.
Un exemple est celui de la décision de
Colbert de créer en France en 1674 un
monopole des tabacs, source d’importantes
ressources fiscales. La première
conséquence pour les planteurs des colonies
françaises fut une baisse de prix de
cette production, et les entraîna à passer
à une autre culture, plus rentable, celle de
la canne à sucre, pourtant plus exigeante
en main d’oeuvre. On attribue dans cette
évolution un rôle à Mme de Maintenon,
qui avait vécu deux ans à la Martinique
vers 1645, son père y ayant été déporté
pour faux-monnayage. Elle aurait poussé
le roi à laisser libre cours à la traite
des noirs pour venir en aide aux colons
des Antilles.
Un texte fondamental viendra une dizaine
d’années plus tard régir le sort
des esclaves de propriétaires français. Il
s’agit du Code noir, élaboré par Colbert
et édicté
par Louis XIV en mars 1685.
Ce texte, concernant « les esclaves nègres
de l’Amérique », définit l’esclave comme
sans personnalité
juridique, il est un bien
meuble, pouvant être vendu ou légué, propriété
pure et simple de son maître.
Les premiers articles de ce code peuvent
étonner aujourd’hui et je ne résiste pas à
en citer des passages. Ainsi dans l’Article
1er : « …enjoignons à tous nos officiers de
chasser hors de nos dites îles tous les juifs
qui y ont établi leur résidence, auxquels,
comme aux ennemis déclarés du nom chrétien
nous commandons d’en sortir dans
3 mois à compter du jour de la présentation
des présentes, à peine de confiscation
de corps et de biens ». L’influence
de l’Eglise est alors immense : « Art. 2
“ …les esclaves seront instruits et baptisés
dans la Religion Catholique ”. Art. 3
“ …Toute autre religion publique est interdite
”. Art. 4 “ Seuls les catholiques
pourront commander des esclaves à peine
de confiscation… ”. Il est mentionné dans
ce code que les esclaves ont une âme,
L’esclavage, un « crime abominable »
et d’une grande ampleur
La traite des noirs en France a touché au total 17 ports, avec plus de 3 300 expéditions négrières, Nantes étant le centre
principal, avec quelque 42 % du total du trafic, devant Bordeaux et Saint-Malo, et loin devant La Rochelle, Le Havre, Lorient,
Honfleur et même Marseille. On estime le nombre des familles d’armateurs qui se sont enrichies de cette façon à environ 500.
Le total des noirs d’Afrique qui ont été ainsi déportés vers le Nouveau Monde est estimé à 11 millions, les destinations de ces
transports étant finalement le Brésil (5 millions), les Antilles britanniques (plus de 2 m.), les Antilles françaises (1 m.), les Antilles
espagnoles (800 000), la Guyane (400 000), et enfin l’Amérique du Nord (environ 1,5 m.)
Les pays négriers se classent ainsi : Portugal, 5 millions, Grande-Bretagne 3 millions, France 1,5 million, Pays-Bas et Espagne,
chacun 500 000, Etats-Unis sans doute 250 000, et même le Danemark avec 1 % de ce total.
Aujourd’hui, les formes contemporaines d’esclavage – trafic de personnes, prostitution forcée, enfants soldats, travail forcé et
asservi et utilisation des enfants dans le commerce international des stupéfiants – se multiplient, en grande partie à cause de la
vulnérabilité exacerbée par la pauvreté, la discrimination et l’exclusion sociale. L’Organisation internationale pour les migrations
estime que chaque année, 700 000 femmes, filles, hommes et garçons font l’objet d’une traite transfrontalière et réduits en
esclavage. Tous les 2 décembre, la Journée internationale pour l’abolition de l’esclavage est l’occasion pour l’ONU de mobiliser
en vue d’éradiquer ce « crime abominable », selon Ban Ki Moon, son secrétaire général.
le code noir, édicté par louis xiv
en 1685, régit pour longtemps le sort
des esclaves noirs dans les colonies
françaises.
LE PATRIOTE RÉSISTANT
N° 869 - novembre 2012 mémoire 9
mais les colons avaient souvent
l’habitude,
paraît-il, de les faire figurer dans
leurs comptes d’exploitation dans la rubrique
« cheptel »…
Malgré les efforts
des abolitionnistes…
La Révolution qui secoua la France en
1789 devait, logiquement, avoir des répercussions
dans les territoires qu’elle occupait
dans le monde. La Déclaration des droits
de l’homme et du citoyen d’août 1789 niait
par son Article premier toute justification
à l’esclavage (« les hommes naissent libres
et égaux en droit »). Personne pourtant
n’en tira de conséquences. On peut cependant
lire dans le Mémorial de l’abolition
de l’esclavage de Nantes le texte d’une
lettre adressée déjà en 1789 par un « nègre
libre » au gouverneur de la Martinique,
marquis de Vioménil : « Tous les esclaves
d’une voix unanime ne font qu’un cri…
pour réclamer une liberté
qu’ils ont justement
gagnée par un siècle de souffrances et
de servitude ignominieuses ». L’idée qu’il
fallait abolir l’esclavage était dans l’air
chez les intellectuels, non seulement
en
France mais aussi en Grande-Bretagne
ou aux Etats-Unis, et cela depuis des
décennies.
Montesquieu, par exemple,
parlait en 1748 de « ceux qui se disent
chrétiens et qui pratiquent l’esclavage
»,
Voltaire dans Candide en 1759 prenait
clairement position.
Sur le modèle
d’une
Société de Londres « pour obtenir l’abolition
du commerce
des esclaves
», une
« Société des Amis des Noirs » avait été
fondée
à Paris en 1788. L’abbé Grégoire,
une des grandes figures de la Révolution,
y adhéra
en 1790, lui qui écrivit en 1822
un texte fulminant (« Des peines infamantes
à infliger aux négriers
») dans
lequel il disait : « …la dénomination de
négriers comprend les armateurs, affréteurs,
actionnaires, commanditaires, assureurs,
colons-
planteurs, gérants, capitaines,
contremaîtres et jusqu’au dernier des matelots,
participants à ce trafic honteux ».
Cette citation est intéressante et éclairante.
En 1822, l’esclavage existait toujours,
malgré des efforts acharnés des abolitionnistes.
Et la litanie des professions
coupables agissant comme négriers énumérée
par l’abbé Grégoire montre bien
que les forces ayant intérêt à la poursuite
de la traite sont multiples et puissantes.
Pourtant, que d’efforts depuis 1789 !
La Déclaration des droits de l’homme et
du citoyen avait été sans aucune influence
en France et dans ses colonies. La même
Assemblée Constituante avait confirmé le
maintien de l’esclavage dans les colonies en
1791. De même la Convention, en 1793, refusa
d’abord de prononcer l’abolition, avant de
l’adopter le 4 février 1794. Cette date pourrait
sembler mémorable, elle l’est sans doute,
mais il faut savoir que l’esclavage, par cette
décision, était certes aboli à la Guadeloupe,
mais ni à la Réunion, ni à l’île Maurice, et
pas non plus à la Martinique. Les Anglais
l’avaient en effet occupée, en même temps
que Sainte-Lucie, puis la Guadeloupe ellemême,
et Saint-Domingue (Port-au-Prince
est occupé en juin 1794), le tout en profitant
(momentanément) des évènements
qui bousculaient la France.
La République noire rêvée
par Toussaint Louverture
C’est dès 1790 que le contrecoup de la
Révolution s’était fait sentir dans les colonies
françaises avec, en particulier, une
insurrection générale des esclaves à Saint-
Domingue. Un décret maladroit selon
lequel
« les personnes de couleur nées de
pères et mères libres » devenaient citoyens
français mit le feu aux poudres. Une véritable
guerre civile en résulta, qui causa
quelque 10 000 morts, dont 2 000 blancs.
Des troupes furent envoyées pour maintenir
l’ordre, c’est-à-dire l’esclavage, les autorités
étant persuadées que seules des réformes
progressives pourraient éviter
l’anarchie.
Le Commissaire civil de la République,
« délégué aux Iles sous le Vent », est chargé
d’appliquer ce décret, mais le désapprouve.
Ce Léger Félicité Sonthonax est destitué
par la Convention, mais il décide alors de
sa propre autorité
l’émancipation des esclaves,
qu’il fait annoncer
en français et
en créole le 29 août 1793 (« tous les nègres
et sang mêlés actuellement dans l’esclavage
sont déclarés
libres »). Il envoie des députés
à Paris et la Convention nationale, finalement,
par le décret du 16 Pluviôse An II
(1794) « déclare
que l’esclavage
des nègres
de toutes les colonies
est aboli. En conséquence
elle décrète que les hommes sans
distinction de couleurs
domiciliés dans les
colonies sont citoyens français ».
C’est une période longue et complexe qui
va alors s’ouvrir, dont on ne peut ici brosser
que les grands traits. Un personnage important
fait son apparition, un noir à la grande
intelligence et doté d’une grande ambition,
pour lui-même et pour son peuple haïtien,
Toussaint Louverture. Il choisit de contribuer
à l’essor de Saint-Domingue et appelle
ses concitoyens à aider les Français. Nommé
général et gouverneur, il assiste à l’abandon
par l’Espagne de sa partie de l’île, cédée à
la France par le Traité de Bâle en 1795 et
finira
par l’occuper. Ses rapports avec les
colons français et avec les représentants de
la République se dégradent. Sa volonté de
créer une République noire est rejetée par
la France. Finalement une véritable guerre
sera lancée contre lui. Le général
Leclerc,
beau-frère de Napoléon, est lancé
à l’attaque
contre les insurgés dans une expédition
qui compte 35 000 hommes et 96 navires
(dont 60 sont prêtés par les Hollandais).
Après trois mois de combats acharnés,
Toussaint Louverture se rend le 2 mai 1802,
contre la promesse de sa liberté
et de l’intégration
de ses soldats dans l’armée
française.
En fait de liberté,
il sera déporté en
France, maltraité et affamé,
et il mourra,
sans doute de froid et peut-être de faim,
au Fort de Joux dans le Jura en avril 1803.
Pourtant la colonisation de l’île est terminée,
Saint-Domingue devient
indépendante
le
1er janvier 1804, Haïti est la première
République noire libre au monde.
Victor Schoelcher
l’abolitionniste
Pendant ce temps, l’Europe, et en particulier
la France, connaissent, on le sait,
une période mouvementée. C’est la prise
progressive
du pouvoir par Napoléon.
Premier consul depuis 1800, non seulement
il fait la guerre, mais il va aussi
légiférer
en matière
coloniale : Joséphine
de Beauharnais, son épouse, est née à la
Martinique et ses liens familiaux et amicaux
la font intervenir auprès de son époux.
Napoléon rétablit en mai 1802 l’esclavage
dans toutes les colonies, y compris la
Martinique, rendue par les Anglais deux
mois avant. Pour en finir avec le rôle de
Napoléon dans ce contexte, il faut constater
qu’à son retour de l’Ile d’Elbe en
1815, durant les Cent-Jours, il appliquera
la récente
décision du Congrès de Vienne
et abolira
la traite des noirs (1). Dans les
faits, on constate peu de changements. En
1817 le gouvernement français prohibe
une
nouvelle
fois expressément la traite. Mais
les esclaves restent sans protection,
sans
état civil, sans personnalité juridique et
sans droits propres. En 1820, la Chambre
des Députés devra encore
s’occuper
de la
question,
car la traite se poursuit au Sénégal.
En fait, il faudra attendre la Révolution
de 1848, l’abdication de Louis-Philippe et
la constitution d’un gouvernement provisoire
pour que la situation change. En
mars 1848, c’est un homme qui connaît
les colonies et qui milite depuis longtemps
déjà pour l’abolition de l’esclavage, Victor
Schoelcher (2), qui est nommé sous-secrétaire
d’Etat à la Marine, et est « chargé
spécialement des colonies et des mesures
relatives à l’abolition de l’esclavage ».
Un décret paru le 27 avril 1848 décidera la
libération immédiate de tous les esclaves
(« Nulle terre française ne peut plus porter
d’esclaves »), et il sera appliqué peu à peu
dans les différents territoires (à la Réunion,
par exemple, le 19 octobre seulement).
Ce n’est certainement pas un hasard si la
passerelle permettant de traverser la Loire
à quelques mètres du Mémorial de l’abolition
de l’esclavage à Nantes porte le nom
de Victor Schoelcher, puisque le quai où
il se situe est celui-là même d’où partaient
les navires négriers nantais (cf notre article
dans le PR de juillet 2012). Il n’est pas question
de reproduire ici les très nombreuses
citations figurant sur les panneaux au long
des 90 mètres de cette galerie évocatrice des
cales obscures des navires de la « traite ».
Certaines d’entre elles sont d’ailleurs reprises
dans cet article.
Je voudrais pourtant encore
mentionner quelques noms contemporains
qui apparaissent naturellement
au long de
ce parcours,
comme Léopold Sédar Senghor
ou Nelson Mandela, Franz Fanon ou Martin
Luther King (« I have a dream », « J’ai fait un
rêve »), Aimé Césaire ou même le Jamaïcain
Bob Marley dont le Redemption Song évoque
les esclaves arrachés
à leur terre natale.
C’est une visite qui ne peut laisser personne
indifférent, et un rappel utile à un aspect
inhumain de notre histoire.
Jean-Luc Bellanger
(1) L’Annexe n° 15 à l’Acte final du Congrès de
Vienne, le 9 juin 1815, déclarait : « ….l’abolition
universelle de la traite des nègres comme une
mesure particulièrement digne de leur attention,
conforme à l’esprit du siècle… »
(2) Victor Schoelcher avait pris position en 1842
contre ceux qui défendaient la continuation
de la traite des noirs sous prétexte du caractère
indispensable de cette main d’oeuvre, par
une phrase définitive : « Une chose criminelle
ne doit pas être nécessaire ».




