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"PARTI SOCIALISTE" LE RETOUR DU TRAGIQUE

par KURTZ

Publie le lundi 5 novembre 2012 par KURTZ - Open-Publishing
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L’histoire du PS français comme bien d’autres partis est jalonné de drames, d’erreurs, de mensonges dont les conséquences ont pesé négativement en France comme à l’étranger.

Qui ne se souvient de Léon Blum 1er ministre du Front populaire qui se montra d’une pusillanimité de puceau quand il fallut aider les républicains espagnols et montrer la détermination de notre pays à ne pas laisser la sinistre légion Condor écraser sous les bombes les villes et villages d’Espagne comme Guernica immortalisé par Picasso.
La France eut-elle subi, quelques années après l’humiliation de la défaite et de l’occupation si l’armée française était intervenue au secours de la République ?
Peut-être que le cours de l’histoire en eut été changé et que bien des souffrances eussent été épargnées aux Espagnols et aux Français.

Puis vint la guerre d’Algérie et l’imbroglio d’un conflit devenu un bourbier quand en 1956, Guy Mollet un socialiste plein de bonnes intentions et notamment la meilleure - mettre un terme à ces "événements fratricides - fut nommé à la direction du gouvernement de l’époque.
Que croyez-vous qu’il fit ? Il se rendit en visite à Alger, reçut quelques tomates d’activistes pieds-noirs et rentra pennaud en Métropole convaincu que la guerre à outrance constituait la seule solution. Doté des pouvoirs spéciaux que l’ensemble de la gauche avait votés en sa faveur, notre ami socialiste expédia le contingent en Algérie : des millions de jeunes français allaient crapahuter dans le djebel. 19 000 furent tués, 100 000 blessés et l’Algérie obtint son indépendance sous un gouvernement de droite.
Au cours de cette période, un ambitieux sévissait : l’humaniste Miterrand.
Il faut dire que ce ministre de la 4ème République, était hostile à l’indépendance et un fervent combattant des "terroristes" algériens : plus de 40 d’entre-eux furent guillotinés après que ce haut responsable leur eut refusé le droit de grâce. Sur cette question, la conscience travaillée par toutes ces morts inutiles, il changea d’avis et abolit la peine de mort en 1981. Du moins le bénéfice du doute doit bénéficier à tout accusé et la version la plus honorable sur ses motivations peut-être retenue.

Bien plus tard, on apprit que sous Vichy, il fut décorer de l’Ordre de la Francisque, accordé parcimonieusement par Pétain aux bons français, qu’il avait conservé des liens d’amitié avec le sinistre collaborateur Bousquet.
Elu en 1981 à la magistrature suprême, il ne dissimula pas que son but était de réduire à la portion congrue le PCF. Il atteind son objectif. Son règne fut celui d’un monarque. Fric roi, intrigues, mensonge éhonté sur son état de santé, morts suspects dans son entourage, ont marqué ses deux septennats.
Sale temps pour les travailleurs au chômage, pour les jeunes réduits aux RMI et la France rentrée dans le giron atlantiste et intégrée dans une Europe néo-libérale qui constitue une impasse.
L’homme qui croyait aux forces de l’Esprit était celui qui avait ramené le PS d’outre-tombe et affaibli durablement le mouvement ouvrier.

Qu’attendions-nous de Hollande ? Qu’il ne fasse pas allégeance aux EU ? Qu’il n’accueille pas un criminel comme le 1er ministre israelien ? Qu’il ne livre pas un ressortissant français à un pays étranger ?

L’histoire de ce parti et de ses dirigeants ne m’incline à l’espoir.

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