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Pour l’heure, Ce sont Parisot et Mittal qui gouvernent !
par Front Syndical de Classe
Publie le jeudi 13 décembre 2012 par Front Syndical de Classe - Open-Publishing2 commentaires
aux ordres !
Lorsque Parisot, Mittal, les "pigeons", c’est-à-dire les puissants, les privilégiés montent au créneau, le pouvoir socialiste s’incline et trahit les travailleurs comme c’est le cas pour les sidérurgistes de Florange !
Ce n’est pas chose nouvelle : pour s’en tenir à la sidérurgie lorraine ce sont les socialistes et Mitterrand qui après avoir suscité des espoirs dans la population en 1981 pour parvenir au pouvoir, après avoir nationalisé sous pression et largement indemnisé les de Wendel (énormes moyens financiers publics immédiatement recyclés dans la finance, n’est-ce pas monsieur Ernest-Antoine Seillière, ancien patron du CNPF, ont procédé à des licenciements massifs (des dizaines de milliers) à partir de 1984.
Plan piloté par le préfet Chéréque (le père) s’exclamant à l’époque : "Il faut retirer les hauts fourneaux de la tête des sidérurgistes lorrains".
A présent, le fils, François déclare : « [qu’il faut] abaisser le coût du travail en transférant une partie des charges sur la CSG », (les Echos 3/09/2012) ; et concernant Florange, son successeur, Laurent Berger s’aligne sur le pouvoir PS en indiquant :"la préoccupation de la CFDT à Florange, c’est la mise en oeuvre de ce que le gouvernement a arraché à Mittal en terme d’accords".
En contradiction totale avec les salariés et les syndicats d’Arcelor-Mittal de Florange qui ont désigné cet accord comme une véritable trahison !
Accord qui entre autre comporte le transfert d’activité du site de Basse-Indre vers Florange, les travailleurs de Basse-Indre ayant d’ailleurs entamé une grève !
l’argent public
En 1978, le gouvernement de droite de Raymond Barre avait transformé les dettes des maîtres des forges en prise de participation de l’État. 22 milliards de francs de fonds publics engloutis dans la sidérurgie alors que 21000 emplois furent liquidés.
Les mêmes arguments éculés sont matraqués dans les médias dominants et par les économistes de service : "la demande s’effondre, il est inutile de soutenir des industries condamnées, il suffit d’accompagner les licenciements qui sont la seule solution réaliste " !
Mais dans ce cas pourquoi avoir menti en cachant le fait que des repreneurs sérieux étaient sur les rangs : le groupe russe SEVERSTAL, entre autres, et pas seulement. La possibilité de trouver un repreneur était (est) donc bien présente, mais à la condition d’une reprise globale du site (filière froide + hauts fourneaux) !
Pour le FSC, la réalité, c’est que la destruction des hauts fourneaux, comme de l’appareil industriel français, est programmée et que Mittal n’est pas un industriel avec un projet de développement, mais un financier dont le seul souci est de faire "pisser du cash" comme le dit l’économiste Jacques Sapir.
Si cela ne coule pas assez, on s’en va et pas question qu’un éventuel concurrent puisse reprendre : on empêche la reprise globale du site et donc toute reprise, on saborde l’outil de production, on ravage une régions, on ruine et désespère des milliers d’ouvriers et bientôt tout le pays.
les nationalisations et la nécessité des luttes !
Pour le FSC ce dont les travailleurs et l’économie ont besoin : c’est de la nationalisation franche (dans ce secteur comme dans beaucoup d’autres) pour reprendre le contrôle de l’appareil de production et réindustrialiser le pays, et cela, sans indemnisation des exploiteurs.
Les masses financières générées par les indemnités ne servant qu’à alimenter la bulle financière !
Mais là il s’agit de volonté politique, de détermination à s’en prendre réellement à la domination et aux intérêts des multinationales et de la finance, de s’appuyer sur les luttes existantes et l’intervention des travailleurs pour contrer les manœuvres des capitalistes !
Or, cette volonté de la part du gouvernement, des acteurs politiques de tout bord ainsi que des principaux dirigeants syndicaux est totalement absente
L’alignement sur l’Union européenne et les politiques d’austérité qu’elle impose "pour réduire les déficits publics ", frappe de plein fouet le pouvoir d’achat des couches populaires les plus démunies et les couches moyennes, plombant de ce fait les débouchés de l’industrie automobile de gamme moyenne, tandis qu’explosent les ventes des véhicules de luxe (entre 100 et 190.000€) !
L’Europe des délocalisations est aussi l’outil que se sont donnés les grands groupes capitalistes pour mettre les peuples en concurrence et les étrangler par le chantage à l’emploi et à la casse de tous les acquis.
Pour le FSC, la seule voie qui s’ouvre donc est la lutte autonome des travailleurs contre le grand capital, ses gouvernements, son Ue et tous ses serviteurs !
Ne comptons que sur nos propres forces et recherchons la coordination des luttes, le "TOUS ENSEMBLE" en même temps !"
Imposons par l’unité et l’initiative à la base, aux directions confédérales de s’engager dans une lutte frontale de haut niveau au lieu de s’ensabler dans les marécages du "dialogue social" et du "partenariat responsable" en vue d’un "compromis historique" dévastateur !
Sans quoi c’est le retour d’un siècle en arrière que connaîtront la France et son peuple avec des pans entiers de l’économie réelle qui seront rayés de la carte, tandis que des régions entières seront dévastées par le chômage de masse et la misère !
Le Front Syndical de Classe
13-12-2012





Messages
1. Pour l’heure, Ce sont Parisot et Mittal qui gouvernent !, 13 décembre 2012, 12:31, par wasselin
depuis hélas toujours "gauche" droite il n’y a pas de différence sait toujours la finance qui gére le pays et cela ne changera qu’avec la fin du capitalisme
il faut pour cela des syndicats et des partis unis qui éduque le peuple mais cela sait pas pour demain
pour le moment les pauvres se compte par millions dans ce beau pays des "droits de l’homme" fw
2. Pour l’heure, Ce sont Parisot et Mittal qui gouvernent !, 13 décembre 2012, 16:09, par Cellule ouvrière du bassin minier ouest du pas de calais
Au lendemain de l’annonce faite concernant l’augmentation des revenus des patrons du CAC 40, voilà que le média « Le Parisien » nous annonce que le Président de gauche social-démocrate, François Hollande, ira diner le 18 décembre, avec les patrons de l’Afep (Association française des entreprises privées).
Voilà que l’élève dépasse le maître, après le n° 1, voilà le « Président des riches II ». Aussi, il est intéressant de lire les petits commentaires de l’article (en gras) qui démontrent le mépris de la social-démocratie pour les travailleurs mais aussi pour les démocraties d’Amérique du Sud.
Et oui, notre Président du changement va diner avec les Pigeons et les Vautours devenus « Hollandophile », après que son 1er ministre et sa cour de ministres se rendent au congrès du Medef, puis pour contrebalancer, aillent boire un café aux restos du cœur. Le PS, c’est bien « le parti de tous les français », qu’ils soient milliardaires comme De Margerie et autres, milliardaire exilé comme Pinault ou à la rue sans toit ni travail comme les milliers de Robert et de Roberte… mais seulement des Français… « La France ne pouvant accueillir toute la misère du monde » avait dit Rocard en son temps…
La droite s’étant droitisée, la social-démocratie est mécaniquement devenue un parti de droite et elle l’assume : « une social-démocratie résolue et réaliste, réformiste au vrai sens du terme » D’ailleurs n’avait-il pas exprimé dans les média britanniques : « The Guardian, l’International Herald Tribune et The Financial Times » avant son élection « je me défends de toute agressivité à l’égard du monde de l’argent et j’entends me rapprocher sur ce thème de la position du président américain Barack Obama. La France de 1981, avec l’arrivée au pouvoir de François Mitterrand, qui avait pris des communistes au gouvernement, n’a rien à voir avec celle de 2012, où il n’y a plus de communistes ».
Aussi, nous n’avons rien à attendre de cette politique qui ne sert que les riches et qui est méprisante pour ceux par qui Hollande a été élu.
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Le Parisien/ Aujourd’hui en France 12.12.12 : Banquet patronal pour Hollande
François Hollande dînant avec la fine fleur du CAC 40 ? L’image risque de faire cauchemarder l’aile gauche de la majorité qui a déjà bien du mal à digérer le virage social-démocrate du gouvernement, entre le pacte de compétition et la décision de ne pas nationaliser le site Arcelor-Mittal de Florange. Selon nos informations, le président doit être l’invité d’honneur mardi prochain, veille de son départ en visite officielle en Algérie, d’un dîner organisé par le puissant lobby patronal de l’Afep (Association française des entreprises privées). "Sa présence est bien prévue" confirme une source officielle du bout des lèvres. Car, à ce stade, le rendez-vous ne figure pas à son agenda. Mais sauf changement de dernière minute, Hollande doit se rendre en personne au siège de l’association, dans le VIIIème arrondissement de Paris, à deux pas de l’Elysée.
Des députés PS s’alarment : De nombreux hauts dirigeants sont conviés. L’Afep regroupe 98 sociétés, la plupart cotées en Bourse comme Total, BNP Paribas, LVMH, L’Oréal, la Société Générale et même ... Arcelor-Mittal ! Ce n’est pas la première fois que le président les rencontre : le 11 juin et le 23 août, il avait reçu à sa table à l’Elysée une poignée de dirigeants de ce lobby des affaires, dirigé par Pierre Pringuet, patron de Pernod Ricard.
Ce rendez-vous pour le moins insolite étonne après la séquence malheureuse de l’exécutif sur Florange. "Au mieux, c’est une maladresse..." se désole un élu. Certains députés socialistes, sonnés par le résultat des législatives partielles de dimanche, s’alarment mezza voce d’une multiplication des gestes en direction du patronat et d’un risque de coupure avec les catégories populaires. Les mêmes rappellent l’éviction de Lionel Jospin à la présidentielle de 2002. "Jospin avait dit : L’Etat ne peut pas tout. C’est le retour de la malédiction" s’inquiète un cadre du parti.
Ces derniers jours, deux phrases en forme d’aveu ont alarmé à gauche. L’Ube de Hollande, en petit comité sur Florange : "On aurait nationalisé, on aurait dû fermer nous-mêmes." L’autre de Jean-Marc Ayrault, dans le JDD : "Hollande n’a jamais promis qu’il sauverait toutes les usines." A l’Elysée, un haut conseiller balaie un "romantisme mortifère" : "Florange est emblématique de ce qu’on va avoir à gérer. La gauche est censée changer le réel, mais le réel est tellement contraint que changer du tout au tout est compliqué." Et d’ajouter : "On n’est pas Hugo Chavez."
A droite, un ex-ministre savoure : "C’est faux de dire que ce qu’ils font en matière économique est nul. On n’aurait pas fait beaucoup plus !"