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Qu’en est-il de la classe ouvrière française ?
Publie le jeudi 27 décembre 2012 par Open-Publishing21 commentaires
Qu’en est-il de la classe ouvrière française ?
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Une ouvrière de l’usine Renault de Douai
Durant deux siècles, la classe ouvrière des pays capitalistes « développés » a été au centre des combats pour de nouvelles conquêtes sociales et démocratiques.
En France, pour plusieurs générations de militants - du parti socialiste de Jaurès et de Guesdes au parti communiste de Thorez et de Duclos -, elle a incarné l’espérance d’une révolution radicale qui abolirait le capitalisme pour édifier le socialisme, une nouvelle société libérée de la domination des maîtres de l’industrie et de la finance.
Durant toutes ces années, elle a ausi occupé une place privilégiée dans l’espace social et politique tant pour ses luttes héroïques (de la révolte des canuts en 1830 aux grandes grèves de 1936 et de 1968) que pour l’image impressionnante qu’elle donnait d’elle-même, celle de la force de milliers de travailleurs concentrés dans les usines et dans les mines.
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Depuis les années 1970, des débats récurrents ont pronostiqué la fin de la classe ouvrière. Ce qui est pour le moins exagéré comme le montrent les données de l’INSEE.
Il est vrai cependant que, de 1962 à aujourd’hui, la moitié des ouvriers sont disparus des statistiques, ce phénomène touchant essentiellement les ouvriers non-qualifiés.
Mais, si les ouvriers, au sens strict du terme, ne sont plus qu’environ 5,5 millions (dont la moitié dans l’industrie), ils représentent quand même le cinquième des actifs avec emploi.
Dans le même temps, le nombre de salariés - de tous ceux qui n’ont comme richesse que leur force de travail manuelle et intellectuelle - n’a cessé d’augmenter.
Ils sont, aujourd’hui, 23,561 millions et représentent 91,4% des actifs avec emploi.
Parmi ces salariés, on trouve :
• 23,1% d’ouvriers,
• 30,9% d’employés,
• 26,7% de professions dites intermédiaires (cadres moyens, techniciens, travailleurs de l’enseignement, de la santé et du secteur social),
• 19,3% de cadres supérieurs.
Bien qu’ils aient des intérêts de classe communs à défendre, la grande majorité des salariés non-ouvriers et, surtout, parmi eux, les professions intermédiaires et les cadres supérieurs, ne sont plus porteurs de la tradition d’organisation et de lutte qui caractérisait la masse de la classe ouvrière d’il y a quelques décennies.
Nul doute que cette situation ait, en partie, contribué au recul de la conscience de classe dans la société et nuit à sa transmission aux jeunes générations. Provisoirement ?
france,classe ouvrière
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Sources statistiques : INSEE - Population en emploi selon le sexe et la catégorie socioprofessionnelle en 2011 - http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&re...
Jean-Pierre Dubois





Messages
1. Qu’en est-il de la classe ouvrière française ?, 27 décembre 2012, 13:53, par jaja
les chiffres on leur fait dire ce que l’on veut :
il fut une époque pas si lointaine où étaient comptés dans les effectifs de l’industrie pas mal de métiers qui sont maintenant comptés dans les services : le nettoyage, le bureau d’études, la maintenance, l’informatique, .......
mais la question du XXIème siècle est elle de chercher un proletariat mythique ?
a t on encore besoin de la figure christique pour renverser ce monde capitaliste qui s’imisce partout et qui partout tant à imposer la marchandisation ?
l’émancipation sociale n’est elle pas au contraire une tentative civilisationnelle de dépassement de notre barbarie ?
2. Qu’en est-il de la classe ouvrière française ?, 27 décembre 2012, 14:27
Actuellement, 80% des ouvriers sont des lèches bottes ou des nazis et c’est avec cela que vous voulez faire une révolution socialiste ? Alain 04
1. Qu’en est-il de la classe ouvrière française ?, 27 décembre 2012, 17:14, par A.C
je ne suis pas pour la censure
Cependant là, à cause de ton prénom (que tu deshonores.)
:)
.. et en raison de ma connophobie chronique, je pense que tu mériterais d’être viré.. !
Je ne sais pas avec "quoi" on fera une Révolution, mais si on doit en exclure les beaufs et autres petits merdeux cons- descendants vis à vis des prolos, , toi, mon pôte , t’as peu de chances d’ être de notre camp !
BEURK..!!
Oser ton commentaire suppose ne rien connaître de la classe ouvrière,de sessouffrances, de la façon dont le Capital la passe à la gégène, pendant que deux trois p’tits consdans ton genre la karchérisent de leurs minables glaviots..,
Je n’ai pas l’habitude d’insulter mais là..
Alain 04, tes propos, ,objectivement , font de toi ce qu’il ya de plus puant, pour moi du moins : le côté "anti-ouvriers", qui sont ,pour certains, des "veaux",des "lâches", qui ne comprennent pas que des Alain 04 , eux, sont prêts pour la lutte finale..
Avec le mot d’ordre des vieilles ganaches patriocardes des années 14-18 "ARMONSNOUS..et PARTEZ !"
PITOYABLE, indigne d’être sur un site militant.
Je te salue pas, pauvre type.
A.C
2. Qu’en est-il de la classe ouvrière française ?, 30 décembre 2012, 18:35, par Roberto Ferrario
Et tu prétende d’être membre de la CGT et du PCF depuis 40 ans pour écrire comme un fasciste.... pffffffff et bien sincèrement pas de surprise, les idée réactionnaire on été tous le temps présent soit dans cet syndicat que dans cet parti... et maintenant dans le FDG sont amplifie...
3. Qu’en est-il de la classe ouvrière française ?, 27 décembre 2012, 15:04, par Copas
Ok, mais as-tu regardé ce que l’INSEE met en professions intermédiaires ?
Bon, au sens large la classe ouvrière n’a jamais été aussi grosse par rapport aux autres classes, bourgeoisie, paysannerie et petite-bourgeoisie.
Ce phénomène est d’ailleurs mondial.
Il ne signifie pas en soi une relation mécanique entre son importance numérique et une activité de résistance au capitalisme, même si cette résistance est à l’œuvre partout dans le monde.
Mais cela a quand même une relation et beaucoup d’états de par le monde ont leurs modes de domination de la bourgeoisie (qu’elle se pare de tous les attirails qu’elle veut, mais bourgeoisie) en crise et déstabilisés.
Et ce n’est pas que la grande crise mondiale indéniable qui produit cela.
Le problème est la fin d’un cycle de puissantes organisations ouvrières réformistes qui ont envoyé une espérance libératrice dans le mur en Europe et plus particulierement en France, ainsi que la déception engendrée par le nomenclaturisme bourgeois des ex-pays de l’est transformé en capitalisme pur.
Je ne rentrerai pas là dans le détail de tout ce qui démontre cela mais il est évident que l’espérance libératrice d’une classe peine à se remettre en selle en Europe et surtout en France.
Les considérations sur le type de prolétariat qui a été le centre du mouvement ouvrier en Europe pendant des dizaines d’années ne doivent pas faire obstacle à ce qui peut être positif suivant comment on voit les choses.
Et que ce soit d’autres couches de la classe ouvrière que celle des usines stricto-sensu qui aient eu des problèmes ne doit pas faire oublier que la machine à lot commun est en marche et que les divisions objectives et matérielles s’estompent entre les différentes couches sociales de la classe ouvrière, pendant que la bourgeoisie mène une bataille méthodique pour accentuer des divisions artificielles dans la classe ouvrière par le racisme, la xénophobie, etc.
la classe ouvrière au sens large est plus puissante que du temps de Duclos, et bien plus puissante que du temps de Jaures.
Ce qui est en cause c’est sa reconstruction comme force pour soi.
Et bien sur il ne s’agit pas de chercher un rôle christique à cette classe , sauf pour ceux qui sont en dehors de celle-ci mais de comprendre sa place dans le mode de production au sens large, qu’elle est au centre du mode de reproduction du capitalisme et comment on peut faire en sorte qu’elle se soulève, prenne le pouvoir sur son propre sort et par là enlève tout pouvoir à la bourgeoisie.
Qui d’autre ?
Pas la petite bourgeoise ou la bourgeoisie, pas d’autres.
Ceux-là ne représentent pas grand chose et plus grand chose. Si ils viennent en tant qu’humains choisissant leur destin d’humain plutôt que d’exploiteurs tant mieux.
Et c’est un problème qui concerne plus de 80% des actifs).
1. Qu’en est-il de la classe ouvrière française ?, 27 décembre 2012, 18:05, par Luis
Ajoutons aux rappels de Copas que désormais la moitié de la production industrielle, et la majorité de la classe ouvrière se situe hors OCDE.
La classe ouvrière, et celle des travailleurs (au sens prolétaire, qui vend sa force de travail) n’a jamais cessé de croitre en nombre et en pourcentage, avec la réduction de la petite production marchande et celle de la paysannerie.
4. Qu’en est-il de la classe ouvrière française ?, 27 décembre 2012, 18:03, par A.C
Cher J.P Dubois,
Deux trois mots car cet article permet l’échange utile sur des questions de"fond".
Vous écrivez
Je crois que cette appréciation quant aux "non -ouvriers" et donc , ce que serait la "tradition de lutte" plus importante dans ce que nous pourrions appeler les""bleus de travail" (je sais que vous n’utilisez pas cette expression), comparés au "cols blancs" méritent deux précisions, sans revenir sur ce que développe COPAS
.
UN/
Sommes nous bien d’accord sur ce qu’est , en 2012 un salarié qui fait partie intégrante de la classe ouvrière , au sens du terme tel que certains d’entre nous l’entendent,
Est ce que par exemple, comme moi, vous considérez qu’un ingénieur de l’aéro est bien, comme le technicien bancaire que j’ai été -en charge de "montage de crédits" pour des entreprises -donc "pion "dans lae processus de dréation de richesses..., un OUVRIER au sens marxiste d’apprtenance à une CLASSE ?
(j’ai donné mon exemple car ce serait plus discutable pour le même "technicien" uniquement en charge de "placer des actions"....pour le patron banquier.!
.
Même si d’un point de vue de mode de vie, de cultures, et de participation ou pas aux luttes sociales, les deux salariés de la Banque(ces "banquiers" selon l’affreux langage prolo nous désignant..sans serendre compte qu’on nous insulte !!) , nous semblons "jumeaux en parasitisme" , aux yeux de pas mal de gens, y compris..de camaros !
DEUX/
Vous parlez de tradition de luttes, de mémoire collective de classe, donc.
Je vais faire "lourd"..
Personne ne peut mettre en doute mon respect, ma solidarité inconditionnelle envers les CONTI, j’ai , ici , blâmé la Direction dela CGt abandonnan ten rase campagne le couillu copain Xavier Mathieu.
Mais, regardons la réalité sans oeillères :
– Quel contenu de classe, quelle "tradition de lutte" quand , pour X raisons,..des prolos sortent leurs tripes..pour obtenir..des indemnités de licenciement à la mesure de leur situation tragique de travailleurs -galériens, endettés ?
-Sommes nous certains, qu’y compris du temps des "Thorez ou Duclos" , voire des Frachon ou Krasu.., les militants révolutionnaires ont contribué à faire "avancer le schmilblic "en ne liant pas, la revendication "salariale au nécessaire et permanant rappel du besoin d’un processus tendant à l’abolition du salariat ?
– Croyez vous que nous ayons suffisamment analysé ce que de contradictoire a pu entrainer dans la"conscience e classes" tout le"social" que géraient des Comités d’Entreprise.., dans certains "bastions ouvriers" ?
Avec les meilleures intentions du monde, n’avons nous pas , nous militants, accrédité l’idée que le rapport salarié-propriétaire était "supportable" , "gérable" etc.
– A force d’avoir lâché des "fondamentaux" pensez vous réellement que seules les catégories que vous citez comme non ouvrières" (??) ont pu perdre de vue que "faire repeindre la cage" ne pouvait être un nécessaire motif d’union pour l’action....qu’à condition de toujours rester ferme sur le besoin de la détruire ?
Je vais vous dire franchement "ou j’en suis" de ces questions..
– A juste titre, je pense, nous avons eu raison, ceux qui avons rompu d’avec le PCf sur ces bases-là , de dénoncer ceque de criminel avait la volonté (cachée) des directions pécéiennes , de liquider l’Orga politique d’entreprise : la cellule..
J’ai donc été, comme d’autres ici , de ceux qui ont dit" La C.ouvrière a besoin de marcher sur es DEUX jambes"..
En 2012, sans du tout tomber dans la repentance geignarde de certains , je me demande simplement si, depuis TOUJOURS...nous n’ avons pas - objectivement- amputé le prolétaire et fabriquer des prothèses d’un ersatz de marxisme , qui aujourd’hui, empêchent la CLASSE OUVRIERE, au sens large du terme, d’avancer en bon ordre pour terrasser le K...
Cordialement
A.C
5. Qu’en est-il de la classe ouvrière française ?, 27 décembre 2012, 23:30, par Paco NPA
Marx utilise de façon quasi-identique les concepts de classe ouvrière et de prolétariat.
Tout simplement parce que le prolétariat naissant est quasi-uniquement "ouvrier".
Le développement du capitalisme va amener à une prolétarisation accrue de plus en plus massive (ceux qui n’ont que leur force de travail et participent à la réalisation de la plus-value) bien au delà de la classe ouvrière (au sens restreint du terme).
Maintenant, il est clair que le concept de "prolétariat" (même s’il est le plus pertinent analytiquement) n’est pas le plus "parlant" aux yeux des prolétaires...
Sauf à distribuer chaque tract avec une brochure de 150 pages de terminologie marxiste...
Peut-être "travailleurs" peut-il faire l’affaire...
"Salariés" est fréquemment utilisé. Il a l’avantage de recouper largement le prolétariat et l’inconvénient d’assimiler des couches restreintes de "salariés" (qui ont souvent une fonction de flic ou d’organisateur de la bourgeoisie) au "prolétariat".
Un DRH et un technicien qualifié sont des salariés. Il y a une frontière de classe entre les deux.
Au delà d’une mythique "tradition de lutte" (que l’on pense aux tensions entre OS et OP), la question qui est posée est celle d’une "auto-activité" des travailleurs réalisant, en pratique, l’unité (ce qui suppose de s’opposer par cette auto-activité aux tendances induites par le capitalisme mais aussi de se prendre de front les pratiques de saucissonage des directions syndicales) et de son articulation avec un projet révolutionnaire émancipateur.
La crise repose avec acuité la question de l’unité : on gagnera ensemble (CDI, CDD, statut FP, précaires, chômeurs, exclus, retraités, jeunes...) ou on perdra tous. Et l’on ne gagnera que si nous prenons le pouvoir.
C’est cette "idée" qui est en germe derrière le "99%".
Paco
6. Qu’en est-il de la classe ouvrière française ?, 28 décembre 2012, 10:35, par Copas
– Contrairement à une idée très répandue, la classe travailleuse, statistiquement, est moins dispersée qu’il y a 60 ans.
Je citerai le bon article (pour l’analyse) , la classe ouvrière aujourd’hui, qu’est ce qui a changé ?
On ne lui fait pas dire, donc la classe ouvrière est moins atomisée qu’avant contrairement à ce qu’on pourrait croire. Ce n’est pas la réalité.
– Sur les autres classes sociales (autres que la bourgeoisie et le prolétariat salarié), liquidation numérique de la petite bourgeoisie, du petit commerce et de l’artisanat, + liquidation de la paysannerie.
– Ce qui a diminué c’est le nombre de travailleurs dans les très grandes usines. Les unités qui comptent des dizaines de milliers de travailleurs ont disparu.
Et avec elles toute une vieille histoire liée à des "forteresses", des métiers spécifiques d’une à deux générations qui avaient construit le mouvement ouvrier.
Les terribles défaites et les plans de licenciements géants de la sidérurgie et des mines dans les années 60 et 70 eurent leur rôle.
– Les travailleurs bougent moins dans les petites structures ? Peut-être ... Mais est-ce réellement un gros obstacle ?
Quand on regarde le nombre de batailles dans des petites structures, unités, boites, etc, qui forment un fonds diffus permanent de résistance sociale qu’on ne peut négliger.
Un simple décompte des batailles sociales, grèves, dans des petites structures pour le seul mois de décembre 2012 donne un décompte impressionnant. Une quasi-totalité de batailles où les salariés sont dans des structures allant de 10 à 300-400 salariés. Cela inclus des petites boites, des EHPAD, des bureaux de poste, des supermarchés, des plate-formes logistiques, etc.
C’est le poids central de cette activité qui manque, c’est sa coordination qui manque, c’est son ensemencement politique qui manque.
Ou l’exemple de l’énorme grève des sans-papiers qui a mobilisé pendant des mois des milliers de travailleurs dans des toutes petites structures doit imposer respect et faire tourner 7 fois dans sa bouche quand on a envie de dire que c’est parce que les travailleurs sont objectivement dispersés et dans de petites structures qu’ils ne bougent pas . C’est plus compliqué que cela. Et ces prolétaires ont bien mérité de se moquer de ceux qui glapissent de haine en entendant parler de classe ouvrière.
Le mouvement ouvrier se réorganise en permanence et se saisit de ce qu’il a sous la main pour résister quand il passe à l’action, et c’est souvent.
– les femmes qui étaient minoritaires à travailler, 43% en 1954, étaient plus de 80% en 2008.
– On peut rajouter également sur l’aspect des divisions internes à la classe ouvrière qui l’empêchent de faire un front uni face à la bourgeoisie, effectivement les réflexes à la discrimination des "autres", jeunes, vieux, assistés, chômeurs, les musulmans, les arabes, les roms, etc...
Cet esprit diviseur n’apparait pas spontanément dans la classe ouvrière mais a longuement été entretenu par les médias de la bourgeoisie et par une partie des encadrements dans les entreprise. "Avant" il fallait rajouter un intense pilonnage contre les femmes. Cela est moins fort par le fait que les femmes ont mené des combats intenses sur l’égalité.
Ces divisions ne sont pas nouvelles, si on remettait en contexte maintenant les aprioris et les vocabulaires populaires de l’époque du colonialisme français il y aurait des cheveux qui se dresseraient.
Il faut donc se concentrer sur ce qui a changé et comprendre ce qui n’a pas changé.
Et voir comment ça pèse dans l’enchainement des événements.
– Mais une chose est sure : Nous sommes beaucoup plus nombreux qu’avant, plus concentrés, plus communicants, plus instruits, et notre force mondiale, de très minoritaire est devenue majoritaire sur la planète notamment par la dernière poussée de ces 40 dernières années des pays dits en développement qui ont devenus le centre de gravité productif du monde.
– Ce prolétariat urbain surpuissant numériquement rend obsolète bien des modes de domination dans bien des pays en "développement", dictatures bourgeoises qui étaient auparavant formatées en s’appuyant sur une grande petite bourgeoisie et sur une paysannerie très majoritaire ; ce mode de domination est en crise et TOUS les pays dits en développement ont un problème de transition politique pour le mode de domination de la bourgeoisie.
C’est là un effet du renforcement de notre classe dans le monde, ce qui fait vaciller toutes les dictatures bourgeoises du monde (Chine, monde dit arabo-musulman, Amérique latine, autres pays d’Asie et c’est vaste.
– Pour la vieille Europe et spécifiquement pour la France, ce poids du prolétariat qui a continué à grimper a été un modérateur et un barrage face au fascisme . En effet, en France en 20 ans, le chapelet de défaites à la suite de grandes batailles sociales est important. Dans l’entre deux guerres, chacune de ces défaites aurait porté un risque de passage au fascisme avec des forces qui se seraient appuyées sur la petite bourgeoisie et la paysannerie.
La puissance brute et numérique d’un prolétariat instruit, communicant, mieux formé, ... a pour l"instant été un frein aux catastrophes engendrées par ses organisations de résistance, politiques, syndicales et associatives inadéquates face au capital moderne. .... Pour l’instant.
.... Pour l’instant.
en France...
7. Qu’en est-il de la classe ouvrière française ?, 28 décembre 2012, 16:58
Il faut donc être suffisamment convaincant pour qu’un paquet de gens finissent par se dire qu’ils ont plus de chance de gagner un avenir plus sympa que leur présent par le biais du mouvement collectif plutôt que par un tirage ou un grattage...
Porter un jugement sur ces gens n’a d’intérêt que si ça sert à mieux comprendre dans quel sens il faut agir pour les faire bouger.
De toute façon, quoi qu’on pense d’eux, on ne peut rien faire sans eux. Ils sont à la fois le moteur, le mobile... et la garantie démocratique.
Chico
8. Qu’en est-il de la classe ouvrière française ?, 28 décembre 2012, 23:02, par .
Qu’en est-il de la classe ouvrière française ?
Déjà, et avant tout, le titre est vérolé...
La vraie question est plutôt : Qu’en est-il AUJOURD’HUI de la Classe ouvrière dans le Monde ? En général ?
Et le concept même de "Classe ouvrière" est-il encore exact, et si oui pour combien de temps ?
Ou bien devrait-on remplacer celui-ci par la notion de Classe exploitée, et même de Classe des esclaves.
Parce quelle différence voyez vous entre un esclave que le maître a payé d’avance pour le servir, qu’il doit maintenir en vie et sur le quel il a droit de vie ou de mort mais qu’il hésite à tuer parce qu’il représente malgré tout un capital investi d’avance, et un salarié qui va s’offrir gratuitement au maître, pour un salaire qui représente juste le renouvellement de sa force de travail, et que le maître jette au rebut du chômage et de la non-vie ou du suicide lorsqu’il n’en a plus besoin ?
Le deuxième est-il plus "libre"que le premier ? Ou le deuxième est-il plutôt une sorte de "sous-esclave" qui choisit lui même son sort ce qui lui fait croire qu’il est "libre" ?
Thomas Jefferson disait "Il n’est pas de meilleur esclave que celui qui se croit libre".
Dans la bouche du Président d’une confédération d’états qui furent érigés sur le Génocide d’un peuple et l’esclavage de fait et l’esclavage économique des faibles et des miséreux, et qui fut mis en place par ceux qui en profitaient, on peut qualifier cette prose de paroles d’orfèvre en la matière.
Alors, vous la voyez où actuellement cette fameuse "Classe ouvrière" ???
Actuellement je ne vois plus que deux classes : Celle des possédants du Monde entier qui représente environ 5% de la Population mondiale et ses seïdes et mignons qui la maintiennent en place ; et de l’autre côté une immense majorité d’EXPLOITES de toute sortes, qu’il créent de la richesse ou qu’ils servent à la pérenniser ou à la faire fonctionner pour le plus grand avantage des 5%.
Et parmi la majorité de ces exploités il y a les fameux "hommes libres" ou qui se croient tels et qui se vendent tous les jours en croyant que ce sont eux qui tondent leurs exploiteurs ou que ce sont eux qui choisissent ceux qui les tordent à travers un système électoral si démocratique qui permet à 5% de la population d’affamer les 95% restant.
Des "hommes libres" qui trouvent toujours de moins "libres" qu’eux pour leur donner des leçons de "liberté" avec le concours de ceux qui les ont mis en esclavage volontaire ; et qu’ils appellent à "libérer" encore plus leurs victimes d’ailleurs. En général à coup de bombes.
Parce qu’évidemment, vous serez certainement d’accord sur ce point : Il n’y a rien de plus "libre", de moins "contrariant", et de moins "remuant", qu’un mort.
Sur le fond, mis à part le coup de gueule de Alain C. contre Alain 04 je pencherai pourtant pour l’avis du second :
Soit que les travailleurs exploités en général ont été tellement distordus par la vulgate capitaliste chez nous, et par la misère tout court ailleurs, qu’ils en sont au niveau de ne plus "comprendre" réellement le monde qui les entoure. Et la démission programmée, ou la disparition forcée, de ceux qui avaient pour tâche de les informer, de les former, et de les organiser, a amplifié le problème jusqu’à un point que je qualifierai de "non retour".
On parlait dans un autre post de "politique du pis-aller".
Dans les situations critiques ou les contradictions se focalisent on ne peut plus se contenter de demi-mesures. Quand il faut sauter, ou on saute, ou ne saute pas. Et si on saute "à demi" c’est comme si on n’avait rien fait et en général ç’est encore pire qu’avant...
Ceux qui ont déja eu à ouvrir un parachute savent de quoi je veux parler. ((- :
A.C. dira qu’il n’est pas sûr de ma "pureté révolutionnaire" sur le sujet, et je tiens à le rassurer, il a raison. Moi non plus je n’en suis pas sûr.
Disons que surtout, malgré mes convictions, je ne suis pas sûr de mon courage dans les circonstances extrêmes auxquelles nous risquons d’être confrontés dans les proches années qui viennent.
Et je n’ai pas encore déterminé si le jour du Grand Soir je prendrai les armes du côté de l’Ordre établi, du côté de la Révolution, si je me planquerai, ou si tout simplement j’irais tenter de voir ailleurs si c’est mieux...
Mais je ne suis pas sûr que lui aussi, et d’autres plus virulents, n’en feraient pas autant. ((- :
Bon, je vais me coucher. Il est tard et les réveillons pour moi c’est essentiellement quand j’ai des insomnies... (- :
Bizz à tous.
G.L.
9. Qu’en est-il de la classe ouvrière française ?, 30 décembre 2012, 18:05, par NOCTURNE
Que ceux qui n’ont que leur force de travail soit la classe la plus nombreuse, n’a
"d’ interré "qu’a condition que ces travailleurs soit aussi trés nombreux a ce lancer sans concession dans la LDC.
Je laisse de coté le défaitisme d ’ Alain 04,vu qu’ il sera seul pour faire sa révolution.
Je pense pour ma part que les travailleurs se sont " embourgeoisés " sous une
sur consommation pas toujours nécessaire , nous sommes pour la plus part coincés
par des crédits et beaucoup pense qu’ils ont trop a perdre. ( ceci pour une partie
seulement des travailleurs ,souvent les plus "éduqués")
Par contre une grande partie de la classe ouvrière issue des différentes
migrations a été laissée de coté par l’ensemble des travailleurs d’origine francaise
les partis et syndicats n’ayant rien fait pour les intégrér aux luttes.
Toutes cette jeunesse des " quartiers " tous ces travailleurs ou chômeurs. sont un réservoir de combativité , ils sont la jeunesse des forces du travail ils n’ont pas grand chose a perdre mais tout a gagner .
Il nous appartient a nous communistes, de travailler a la formation d’un parti
révolutionnaire intégrant ces forces vives au combat dans l’unité et la fraternité
pour le triomphe du socialisme.
.