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TOGO : Affaire d’escroquerie internationale : un officier de gendarmerie mis aux
par Justin Anani
Publie le jeudi 8 novembre 2012 par Justin Anani - Open-PublishingL’émiratie Abbas AL Youssef est depuis le 1er novembre dans la capitale togolaise afin de faire évoluer le dossier, mais ce qui retient l’attention, c’est la mise aux arrêts d’un jeune officier de la gendarmerie.
Tout est partie du système mis en place pour la surveillance et la garde de Pascale Bodjona, l’ex porte parole du gouvernement et ministre de l’administration territoriale. En effet, aux lendemains de son inculpation et de sa mise sous mandat de dépôt par le juge, Mataké, M. Akoussoulèlou Bodjona est resté à la gendarmerie. Pour bon nombre de togolais, c’est une surprise de savoir que M. Bodjona continue d’être gardé à la gendarmerie et ce malgré sa nuée d’avocats qui tempêtent à longueur de journée que ni la police, ni la gendarmerie ne son des lieux de détentions après une garde à vue. Selon des sources concordantes, le maintien de Bodjona à la gendarmerie est le résultat d’une demande manuscrite faite par l’équipe chargée de sa défense, pour selon eux laisser un peu de dignité à leur client. À se demander si la dignité humaine est fonction du rapport entre masse musculaire et compte en banque.
Ainsi, depuis que Pascal Bodjona a élu domicile au camp situé en face de la BTCI et de la BOAD, un dispositif particulier a été mis en place pour lui assurer un maximum de confort dû à son rang d’ex dignitaire du défunt RPT et probable militant infatigable et soutient inconditionnel d’UNIR. On apprend dès lors que la petite cellule mis à sa disposition serait devenue un véritable sanctuaire, un harem où notre “ prisonnier “ vide aisément et régulièrement le trop plein d’énergie qu’il cumule. Pour la garde, qui se fait gracieusement remercier à chaque occasion, point de problème.
Mais c’était sans compter avec un jeune officier vierge de toute souillure politico-mafieuse. En effet, l’infortuné lieutenant B. qui vient d’intégrer cette garde, a, lors de sa ronde de 16heures, surpris son “excellence “ et sa maîtresse Fabbi en plein marivaude sexuel. Furieux, l’officier les interrompit, puis expulsa sans ménagement Fabbi avant de rendre compte à sa hiérarchie. Que ne fut sa surprise dès le lendemain d’apprendre sa relève et sa mise aux arrêts pour dit-on “refus d’ordre et manquement grave à l’obligation de réserve“. Notre lieutenant depuis lors ne voit que du feu et ne comprend rien à ce qui lui est reproché. Selon une source proche de la gendarmerie, le jeune après l’expulsion de Fabbi aurait protesté bruyamment auprès de son chef contre les faveurs accordées à ce prisonnier particulier. Pour B. « on peut comprendre que cette faveur soit accordée à l’épouse, mais lorsque cela s’élargit aux maîtresses, ça frise le proxénétisme ».
D’autres sources indiquent que le jeune officier dans sa furie aurait tenu des propos malencontreux à l’égard de sa hiérarchie ; propos qui dévoilent des supercheries motivant le blocage du dossier d’escroquerie internationale.
Si ces informations graves se révèlent vraies, il faudra se demander pourquoi l’autorité judiciaire traiterait-elle avec complaisance une frange des citoyens soumis aux mêmes droits et devoirs.




