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Un magazine grec est poursuivi pour avoir publié des noms d’exilés fiscaux en Suisse

par Evelyne

Publie le dimanche 28 octobre 2012 par Evelyne - Open-Publishing
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La police grecque a annoncé avoir reçu, le jour même, un mandat pour arrêter l’éditeur de l’hebdomadaire « Hot Doc » qui a publié le samedi 27 octobre une liste de plus de 2000 noms de Grecs qui auraient placé leur argent sur des comptes bancaires en Suisse.

Selon les autorités grecques, le magazine "Hot Doc" a violé la loi sur les données personnelles…

Au total, 2059 noms ont été publiés samedi par ce magazine, parmi lesquels, selon Reuters, les noms de quelques personnalités grecques connues.
Le magazine a indiqué avoir reçu cette liste anonymement.
Les autorités grecques n’ont, elles, pas dit si la liste publiée par ce magazine était authentique ou non.

Selon la police, un procureur a ordonné l’arrestation de l’éditeur Costas Vaxevanis pour violation des lois sur la publication de données privées sans autorisation spéciale. "Il n’existe pas de preuve que les personnes ou sociétés apparaissant sur cette liste aient violé la loi en matière d’évasion fiscale ou de blanchiment d’argent", a précisé un responsable de la police, cité par Reuters.

Un débat qui fait rage

Le débat fait rage depuis quelques semaines en Grèce à propos précisément d’un CD de données comprenant une liste d’environ 2000 détenteurs de comptes. Cette liste, dite "Liste Lagarde", a été transmise par les autorités françaises aux autorités grecques en 2010 à l’époque où Christine Lagarde, l’actuelle directrice du Fonds monétaire international (FMI), était encore ministre des Finances dans le gouvernement de François Fillon, en France.

Début octobre, l’ancien ministre grec des Finances George Papaconstantinou avait confirmé que cette liste, qui fait partie de documents révélés par un employé de la banque HSBC en Suisse, avait en effet été acquise en 2010 auprès de Christine Lagarde.
Le ministère grec des Finances n’a pas donné d’estimation des montants des fonds non-déclarés en Suisse. Mais il avait indiqué en juillet que 16 millions d’euros étaient légalement sortis de Grèce ces deux dernières années, dont moins de 10% vers la Suisse.

« Reporters sans frontières » s’indigne

« Si les autorités devaient procéder à l’arrestation de Kostas Vaxevanis, nous exigeons qu’il puisse disposer dès les premiers instants de la présence d’un avocat et que tous ses droits soient respectés. Il ne saurait en être autrement dans un état membre de l’Union européenne. Nous rappelons également que le journaliste est parfaitement en droit de faire valoir la nécessaire protection de ses sources ».

A noter que le site de « Hot Doc » n’est pas disponible sur l’Internet, j’ai personnellement essayé et je n’ai qu’une page blanche lors de la recherche du site en cache sous Google (http://www.hotdoc.gr)…

L’affaire ne fait que commencer ! Car il y en a assez de tous ces individus qui font tourner les capitaux au détriment de l’intérêt général, on voit où en est arrivé la Grèce !

Les responsables du gouvernement grec devraient favoriser plus de transparence sur ces capitaux, il est évident que ce n’est pas le cas et qu’il est recherché bien plus à minimiser la fuite « légalisée » de capitaux vers des pays comme la Suisse et surtout de protéger ceux qui détiennent ces capitaux.

Il faut la remise en liberté de Kostas Vaxevanis sans délai, et sans condition !

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