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Alstom condamné après avoir exposé des salariés à l’amiante à 75.000 euros d’amende

lundi 4 septembre 2006 - Contacter l'auteur - 3 coms

Alstom Power Boilers, filiale à 100% du groupe Alstom, a été condamné après avoir exposé des salariés à l’amiante à 75.000 euros d’amende et 10.000 euros de dommages et intérêts pour "mise en danger de la vie d’autrui", a-t-on appris de source judiciaire.

Cent cinquante salariés de l’usine de chaudières de Lys-lez-Lannoy (Nord), spécialisée dans la production d’énergie, s’étaient portés parties civiles et recevront donc chacun les 10.000 euros de dommages et intérêts.

Selon les syndicats, 400 personnes travaillant sur le site auraient été exposées de 1998 à 2001 à l’amiante, 85 sont malades et dix en sont mortes.

Jusqu’à 1.200 personnes auraient été employées dans l’entreprise, affirment les syndicats qui excluent les intérimaires dans leur estimation.

Le tribunal correctionnel de Lille a prononcé une peine de prison de neuf mois avec sursis et une amende de 3.000 euros à l’encontre d’un ex-dirigeant de la société, Bernard Gomez. Il a en outre condamné Alstom Power Boilers à la publication de la condamnation dans des journaux nationaux.

A l’audience, des employés ont attesté qu’ils travaillaient sans protection. Lors de la fermeture de l’usine en 2003, 40 tonnes d’amiante, sous diverses formes, ont été retirées dans le cadre d’une décontamination du site.

Jusqu’en 2001, le groupe Alstom a été propriétaire de l’usine de Lys-lez-Lannoy, date à laquelle il l’a cédée à la société SI-Energie dont la liquidation judiciaire a été prononcée deux ans plus tard. (Reuters)

http://today.reuters.fr/news/newsAr...

Mots clés : Dazibao / Emploi-chômage / Justice-Droit / Santé - Médecine / Syndicats /

Messages

  • Au fond des fosses abyssales naissent des vies impénétrables, ténèbres d’or de la nature, faunes et flores insondables décorées de nulle rature. Ces vies narguent la Main du monde, incapable de les atteindre. Détrônée par son impuissance, la Main s’affère à d’autres tâches : produire, créer, détruire, ensevelir. La Main crache et soupire. La Main s’épuise à sans cesse tout anéantir. La Main écrase les fourmis. La Main cajole exclusivement le Fruit. La Main consent à tout pour lui. La Main n’aime pas quand le Fruit dort. Elle dévore ceux qui croquent trop fort dans son gros Fruit gâté-pourri. Les fourmis titillent la Main, un petit fruit leur suffirait, un petit fruit à partager. Un fruit qui ne voudrait pas trop grandir. Un petit fruit qui préfèrerait rester candide, bien se porter sans rien casser. Un fruit si sensible aux allégresses de la vie qu’il ne se risquerait jamais à négliger les moins lotis. Jamais, ô grand jamais, il n’aimerait la haine, jamais il n’aiderait la guerre à être reine, jamais il ne prierait pour mieux tuer après. Ce petit fruit n’aurait rien de commun avec le gros Fruit assassin, le gros Fruit nerf de la misère, le gros Fruit extorqueur de loisirs, d’air libre, de nourriture. Le gros Fruit, totem des cons d’or, ces cervelles volatiles assujetties à l’orgueil du mépris. Des Ogres Graduellement Meurtriers, créatures savantes au service de l’impur. Chacun à leur niveau, dès que le Fruit les pique, se tuent à guerroyer pour que ça lui profite. Kamikazes d’un Siècle qui brille d’obscurité, condamné à conduire Ogres, Fruit et fourmis vers le même sépulcre, terme d’un modernisme démuni d’Etats d’Hommes. Creuset pitoyable d’une civilisation dont la gloire n’a d’égale que l’inéluctable avarie de son escapade.

    http://cebenscene.com

  • "...Il travailla dans un atelier de polissage. Bien peu de temps, quinze ans à peine. Au bout de dix, l’acide des grands bacs à décapage lui avait brûlé les poumons comme les vieux chiffons dont il se servait pour maintenir la pièce à bout de pince.
    Cinq ans encore et il mourût de ce gazage quotidien et industriel. Lui qui avait tant côtisé pour la retraite !
    Deux mois d’hôpital et il s’étouffa définitivement.
    Comme avant lui sa mère et sa soeur sous les douches d’Auschwitz, et ses frères à Mauthausen. Lui était mort d’un holocauste dont bien peu osent encore parler. Ca fait si conservateur et bien peu postmoderne !
    Le Gluck pense aux centaines de miséreux philippins écrasés par la montagne de détritus dont ils se nourrissaient.
    Aux bidonvilles vénézuéliens emportés par la boue.
    Aux ouvriers de Bhopal.
    Au maçon tombé de l’échafaud.
    Au routier bagnard des cadences infernales.
    Aux amiantés, dans les carrières et sur les chantiers.
    A tous les assassinés.
    Anonymes.
    Au crime parfait des puissants."
    "Le roman de Gluck" de Jann Marc ROUILLAN - 2003

    Marie -54

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