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Citoyens-Police-Justice continue son travail de fourmi...

samedi 19 novembre 2005 - Contacter l'auteur

Rappel

Le mercredi 2 novembre à 14 heures comparaîtra devant le Tribunal correctionnel de TOULOUSE un fonctionnaire de la Police nationale.

Les faits en cause consistent en coups et blessures à l’encontre d¹une personne retenue dans les locaux du Commissariat central de Toulouse.

L’aboutissement de la plainte de cette personne et son audiencement sont des faits suffisamment rares pour qu¹ils méritent d’être soulignés.


Bonsoir,

L’audience a été mouvementée.

Dans la salle, une dizaine de militants LDH très largement encadrés par de nombreux policiers en civil venus faire une démonstration de force.

Impressionnant ! Le policier prévenu avait été chargé par 2 de ses collègues qui l’avaient accusé durant l’enquête administrative qui a été engagée après notre saisine de la CNDS, d’avoir frappé la victime durant une nuit dans la geôle du commissariat central (2 tympans crevés + contusions multiples).

L’avocat du policier a présenté, avec l’aide du syndicat SNPT, une rétractation du principal policier accusateur (l’accusation aurait été soutirée sous la pression des supérieurs hiérarchiques menant l’enquête !) lui même chargé par de nombreuses attestations d’autres policiers toulousains le décrivant comme alcoolique et violent.

Bref, il est ressorti de tout ça :

- qu’il y’a bien eu violence policière, tout le monde en a convenu, ce qui est très rare,
- qu’il se passait de drôles de choses la nuit au commissariat central à Toulouse : fonctionnaires alcoolisés, violences détaillées dans les témoignes de fonctionnaires de police (rien que ça !), incapacité de la hiérarchie à maîtriser les situations,
- qu’il devenait difficile de savoir qui mentait et qui disait la vérité, dans tout ce mic-mac....

Conclusion :

- un maousse scandale local : gros titres dans la presse avant, pendant et à la sortie du procès,
- un procès reporté au 22 mars 2006 avec, dans l’intervalle, une enquête demandée par la cour à l’IGPN sur la première enquête, les conditions de garde à vue (visionnage des bandes vidéo enregistrées, témoignages....), et la gestion du personnel et des déroulements de carrière des policiers incriminés ( au moins un de ces charmants personnages a déjà à son actif une procédure administrative ailleurs pour violence également)....
- la satisfaction des militants toulousains d’avoir pu faire avancer un dossier à ce niveau... et le désir de continuer sans lâcher prématurément le morceau...

Voilà en résumé (!)

La suite au mois de mars pour cette affaire, et la commission toulousaine Citoyens-Police-Justice continue son travail de fourmi.

JF MIGNARD
LDH Toulouse

Mots clés : Démocratie / Justice-Droit / Police - Répression /
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