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Dolez et Piquet pour que le Front de gauche perdure au-delà du 7 juin....

mercredi 27 mai 2009 - Contacter l'auteur - 3 coms

Créer la surprise" : Marie-George Buffet y croit. Le 7 juin, les listes du Front de gauche, alliance du PCF et du Parti de gauche (PG), pourraient faire un joli score. "La campagne unitaire porte ses fruits, les gens écoutent différemment nos propositions parce que nous les portons à plusieurs", raconte la numéro un du PCF. Dans ce concert, elle veut encore faire entendre sa voix, "celle d’une dirigeante nationale" pour parler de ce "plaisir de militer ensemble" que les communistes ont redécouvert.

La secrétaire nationale du PCF sillonne donc à nouveau la France de gauche, se rend à la porte des entreprises, va sur les marchés et, même si elle n’est pas candidate, accompagne son "camarade" Jean-Luc Mélenchon dans la campagne. Face à une "envie d’unité" qu’elle sent dans le mouvement social, elle veut faire campagne pour ces listes qui ont "une originalité, celle d’être des listes de rassemblement". En rappelant que c’est le PCF qui a lancé, le premier, un appel à constituer des listes unitaires de la gauche du "non" à la Constitution en 2005.

UNE UNITÉ "PAS COMPLÈTEMENT RÉUSSIE"

Elle reconnaît qu’avec le refus du NPA, l’unité n’est "pas complètement réussie". Mais elle sent un "élan" que les sondages ont répercuté – le Front de gauche recueille entre 5 % et 6,5 % des intentions de vote.

Alors elle s’affiche avec ses amis du Parti de gauche, Marc Dolez ou Jean-Luc Mélenchon, avec Christian Picquet de la Gauche unitaire, avec des militants du Mouvement républicain et citoyen qui n’ont pas suivi la consigne de vote blanc donnée par Jean-Pierre Chevènement. Elle tente de s’adresser aux électeurs du PS ou aux écologistes, aux syndicalistes, à tous ceux pour qui la victoire du non au référendum de 2005 "veut encore dire quelque chose".

Mardi 26 mai, elle a tenu la vedette lors d’un meeting à la grande halle de Martigues (Bouches-du-Rhône). Devant quelque 2 000 personnes, en grande majorité sympathisants communistes, elle a redit la nécessité d’utiliser le 7 juin pour "contrer les politiques libérales de Nicolas Sarkozy et de ses alliés européens".

Après plusieurs vidéos de manifestations, d’interviews de syndicalistes, une apparition de postiers de Marseille en grève, Mme Buffet a assuré que le 7 juin, pouvait être "une nouvelle journée d’action, un appui formidable pour gagner sur vos revendications". Citant les directives sur les services publics, sur la rétention des étrangers, ou encore les "milliards" donnés aux banques, la députée de Seine-Saint-Denis a lancé : "Il faut les arrêter !"

"BELLE CAMPAGNE"

"Le Front de gauche, c’est le mouvement social qui se donne de l’espoir", a-t-elle conclu. Avant elle, les orateurs avaient décliné le même thème : celui de la crise, du mouvement social porteur d’espoirs et de la nécessité d’une alternative à une gauche socialiste, cogestionnaire de l’Europe. "Il faut une gauche fière d’elle et de ses valeurs", a clamé Christian Picquet. "Nous voulons rompre avec le consensus actuel de la construction européenne et avoir une politique de rupture", a martelé Marc Dolez, député PG du Nord.

Marie-George Buffet, maintes fois saluée, buvait du petit lait. Comme si elle revivait à nouveau la "belle campagne" de 2005. Mais ses interlocuteurs ont pris aussi le soin d’évoquer le lendemain du scrutin, pour souhaiter fermement que le Front de gauche perdure. "L’idée que cela ne doit pas s’arrêter le 7 juin est présente dans toutes nos rencontres", ont insisté tant M. Dolez que M. Picquet. La secrétaire nationale, qui a rendez-vous avec son conseil national à la mi-juin, elle, hésite encore.

http://www.lemonde.fr/elections-eur...

Mots clés : Européennes 2009 / Partis politiques / Sylvia Zappi /

Messages

  • Un front qui s’est constitué sur une affirmation sectaire, sur le refus de s’engager au delà des élections, c’est cocasse de vouloir le faire perdurer au delà.

    Ce qui est assez drôle , ou triste, dans cette affaire , c’est que c’est précisément ce qui n’a pas été accepté pour empêcher l’unité avec le NPA : un engagement au delà des européennes...

    Tous les tombereaux d’attaques de la part du groupuscule de Picquet et du Front du gauche, contre le NPA, pour en arriver à soutenir, sur cette question là précisément, la position du NPA....

    Tout ça pour ça....
    On nage en plein délire...

    Enfin, bon courage et remise au boulot immédiate sur le front de la lutte des classes, la vraie, désertée par pas mal de camarades le temps de la trêve électorale....au nom de la méga-unité, immense du grand gigantesque front, que front populaire c’est rien à côté....

    Retour à la case départ, et après 6 mois d’agitation qui ont appelé à s’éloigner des combats de classe au nom d’un débouché politique en forme de 3 élus au parlement européen, après 6 mois de désertion ...

  • Marie-George Buffet, maintes fois saluée, buvait du petit lait. Comme si elle revivait à nouveau la "belle campagne" de 2005. Mais ses interlocuteurs ont pris aussi le soin d’évoquer le lendemain du scrutin, pour souhaiter fermement que le Front de gauche perdure. "L’idée que cela ne doit pas s’arrêter le 7 juin est présente dans toutes nos rencontres", ont insisté tant M. Dolez que M. Picquet. La secrétaire nationale, qui a rendez-vous avec son conseil national à la mi-juin, elle, hésite encore.

    10 contre un que l’illusion va perdurer car ce front est construit en contre-feu du mouvement social en prétendant être issue politique du mouvement social : résultat , on tourne les travailleurs vers autre chose que la résistance...

    La bureaucratie peut plusser encore quelque temps, faire courir les militants sans résoudre aucun des problèmes rencontrés par la classe exploitée, en matière d’organisation comme en matière de riposte.

    Encore un effort pour être révolutionnaires... ou même simplement réformistes.

  • Pas étonnant ont retrouve dans ma ville les militants les plus présents ses dernières années dans toutes les luttes locales au front de gauche. J’éspère que cette alliance continuera pour nous donner l’espoir que la gauche n’est pas morte dans ce pays.

    Et bien ils se trompent car nationalement le Front de Gauche a appelé à désertion du combat social en essayant de faire croire que d’élire 3 bureaucrates était le débouché politique des luttes...

    Le front de Gauche a servi la politique de Sarko qui a profité de cette diversion pour cogner fort.

    Car Sarko et les patrons n’ont pas fait eux de trêves électorales...

    Pour ce qui est des animateurs de luttes, c’est très partagé. Comme les illusions d’ailleurs.

    Ce qui est important c’est de s’unir sur les ripostes au concret face au capitalisme (le Front de gauche déserte cela, jusqu’aux attaques de Mélenchon contre la grêve générale en en caricaturant ceux qui en défendent la nécessité).

    Quand à la direction du PCF elle appelle à la gauche Zunie, comme d’hab, avec le PS voir plus loin dans les actes (alliances avec le modem, des villieristes comme dans d’autres endroits, les chauvins de Chevenement, etc).

    L’unité à construire se fera d’abord dans les luttes et c’est cela qui permettra de démêler qui est qui.

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