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Front de Gauche : La contradiction

jeudi 20 septembre 2012 , par site NPA - Contacter l'auteur - 15 coms

À l’occasion de la fête de l’Humanité, tout aura été fait pour mettre sous l’éteignoir les contradictions qui traversent le Front de Gauche. Les discours pourtant dissonants de l’ex-candidat à la présidentielle Mélenchon et du secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, masquent surtout les difficultés de positionnement politique du Front de Gauche face au pouvoir socialiste. Dans la majorité, en opposition... ou ailleurs  ?

D’après les journaux depuis plusieurs jours, Mélenchon n’aurait pas été le bienvenu cette année à la fête de l’Humanité. En cause, la trop grande place occupée médiatiquement par l’ex-candidat et ses déclarations unilatérales, comme celle annonçant sans discussion préalable la marche du 30 septembre, annonce qui a hérissé le poil des dirigeants communistes et d’une partie du mouvement social.

Que l’on se rassure, tout a été fait ce week-end pour afficher l’unité et la parfaite complicité entre Mélenchon et Laurent, incarnant ainsi les deux forces politiques structurant le Front de Gauche. Pourtant les déclarations n’ont pas toujours été à l’unisson ces derniers jours. Concernant le rôle qu’il entend jouer pour la suite, Mélenchon déclarait humblement «  Je suis au patrimoine commun  !  »... Pour Éric Coquerel du PG «  il incarne et synthétise le Front de Gauche  ». Difficile dans ces conditions de faire rentrer Mélenchon dans le porte-parolat collectif du Front de Gauche souhaité par la direction du PCF.

Mais l’essentiel n’est certainement pas là, même si derrière ces bisbilles de personnalités se jouent des positionnements un peu divergents.

Une déception

Que ce soit dans les rangs des directions du PCF, du PG ou dans les colonnes de l’Humanité, tout le monde aura regretté l’absence des dirigeants du PS. Pas grand-monde n’est venu de ce côté-ci, comme en témoigne cette chaise restée vide samedi lors du grand débat entre représentants des différents partis de gauche (débat où était pourtant invité le PS... mais pas le NPA).

Le PCF aurait particulièrement apprécié de voir Martine Aubry ou son récent remplaçant Harlem Désir déambuler dans les allées de la fête, mais seule la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem a affronté un public particulièrement remonté sur la question du TSCG que veut imposer le PS.
La déception unanime devant ces absences socialistes illustre bien les préoccupations d’un Front de Gauche assez soucieux dans sa direction de renouer le dialogue avec un PS pourtant vilipendé sur la question européenne.

Une contradiction

Car derrière ces oppositions supposées ou réelles entre dirigeants, le Front de Gauche doit faire face à une tension qui le travaille depuis sa fondation et qui s’est amplifiée depuis l’élection d’Hollande.

Dans le partage des tâches, Mélenchon a le verbe haut, très haut même pour exécuter le gouvernement, les dirigeants socialistes et les «  politiques austéritaires  » qu’ils entendent mettre en œuvre. Et il est évident qu’il se construit ainsi une image d’opposant à Hollande.

Pourtant, cela n’a pas empêché les députés du Front de Gauche de voter le collectif budgétaire en juillet et même les fameux «  contrats de génération  » il y a quelques jours. Sans même aborder ici la question des rapports locaux de cogestion avec le PS qui font le quotidien de bien des collectivités locales (régions, communes...).
Aussi, si tous se revendiquent de la formule plus qu’ambiguë de «  l’autonomie conquérante  », il apparaît que les uns et les autres n’envisagent pas obligatoirement la fin du scénario de la même façon. Dans la suite de sa campagne présidentielle, Mélenchon parie sur l’échec d’Hollande pour apparaître comme un recours, celui qui est prêt à assumer les responsabilités. Du côté du PCF, on se verrait plutôt comme un aiguillon qui, s’appuyant sur les mobilisations, pousserait plus à gauche l’actuel gouvernement.

Une chose est sûre  : construire ces prochaines semaines une opposition unitaire de gauche au gouvernement n’est pas à l’ordre du jour de la direction du Front de Gauche. Pourtant, sous le coup de la crise, la pression de la situation sociale risque d’imposer à tous de choisir  : soit le ralliement au social libéralisme, soit la rupture franche et nette.

http://www.npa2009.org/content/front-de-gauche-la-contradiction

Mots clés : Communisme : le débat / Partis politiques /

Messages

  • Curieux, ce papier..
    On pourrait partager quelques analyses sur les "divergences" tactiques entre JLMet le pc, qui sont d’ailleurs reconnues par tout observateur.
    Le PC va avoir un Congrès, et on a besoin, du coté su"stand des casse-croutes" à Fabien, de démontrer à des encartés que le P.C n’est pas mort , donc qu’il EXISTE , s’exprime, et que cela justifie de nourrir encore quelques apparatchiks en rupture totale de repères marxistes..

    JLM attend son heure et se prend pour Chavez, Laurent attend .....que deux trois mesurettes permettent en 2014 de rebecter pour 6 ans avec le Grand frère qui jettera un os sous latable aux restes d’un P."C" prisonnier d’une stratégie suicidaire de mariage de raison avec le Ps, ce qui a conduit au DIVORCE d’avec les couches populaires (cf 97-2002 et l’actuelle "comédie"d’abstention"... face au Pouvoir qui joue son rôle naturel de larbin du K.
    Point Barre.

    Mais pourquoi, au NPA se croit on obligé de nous refiler une couche d’"union " trompe-couillons ?

    *

    construire ces prochaines semaines une opposition unitaire de gauche au gouvernement n’est pas à l’ordre du jour de la direction du Front de Gauche

    C’est à l’ordre du jour du NPA ?

    Du bon rassemblement anti-crise d’états majors de"GÔÔÖCHE"(???) comme ce "machin" inventé pour sauver la POSTE il ya quelques temps dont nous cause ce papier ?

    Tout ce qui sera chapeauté, encadré par de la "gauche de gauche" ,de la"vraie" gauche" ira DOITEMENT..dans le mur !

    Auto-Organisation de RESISTANCE, Union POPULAIRE, Comités de Bases, voilà l’urgence.

    Selon moi.

    Cordialement

    A.C

    .

    • À.C.
      L’opposition de gauche au gouvernement erre-hollande que veut le NPA ne verra pas le jour sans l’appui de la rue... Et des nombreux syndicalistes et militants polarisés aujourd’hui par le Front de gauche et qui lui font jusqu’à présent lconfiance pour que ses actes soient en accord avec son discours, dans la rue et dans les institutions. Ses élus ont voté le collectif budgétaires, puis les emplois jeunes, mais que vont faire ses conseillers régionaux lors du vote du budget 2013 ?
      Jusqu’a présent ,à l’exception du Limousin, ils les ont votés par solidarité de gestion avec le PS, entérinant le renforcement de l’apprentissage, les aides publiques aux secteur privé, les financements des projets LGV, etc...
      En. 2013, les collectivités territoriales vont être mis à contribution pour trouver une partie des 30 milliards d’euro( au moins) d’économie budgétaire pour respecter la règle d’or des 3% en cette année. Que vont faire les élus du Front de gauche dans ? Voter contre les budgets d’austérités dans toutes les collectivités, qui vont voir leur dotation budgétaire diminuer et les impôts locaux augmenter ?
      Le front de gauche va-t-il faire le grand écart entre ses élus attaches a leur place et une partie de sa base ?

    • Exact,

      Auto-Organisation de RESISTANCE, Union POPULAIRE, Comités de Bases, voilà l’urgence.

      Selon moi.

      Cordialement

      A.C

      Et je rajouterai, que dans les gènes de l’auto-organisations, il y a "centralisé".

      Quand il y a 10 syndicats, divisés, faibles et bureaucratiques, que des attaques dures pleuvent, il s’agit d’avoir une feuille de route qui propose l’unité dans la résistance, contrôlée par le bas.

      Soit ça se fait par l’unité des syndicats à la base, avec quelques UD, qui étendent délibérément.

      L’opposition au gouvernement réactionnaire, aux 360 000 destructions d’emplois programmées par Hollande-Ayrault, aux centaines de milliers d’emplois liquidées en cours dans la pharmacie, l’automobile, les assurances, la distribution, etc, la casse et la précarisation par les emplois d’avenir qui cassent les jobs de personnes déjà à bas salaires, n’est pas une question de gauche ou de droite mais de classe.

      C’est bien la mobilisation des travailleurs, des quartiers populaires, de la jeunesse, des indignés, des organisations de bases syndicales, etc, qui ne s’embarrasse pas si il s’agit d’une opposition de gauche mais d’une opposition de classe qui fera différence.

      Les ânes n’ont pas soif et on ne transformera pas le Front de Gauche en cheval de course.

      Ce n’est qu’en faisant la preuve d’une stratégie de mobilisation sur les terrains réels des problèmes, en faisant reculer au concret le camp d’en face, et pour ça c’est affaire de résistance sociale pas de gauche ou de droite.

      Les divergences et les mals à l’aise dans le FdG sont connus, ils sont les fruits d’une stratégie de l’impuissance qui essaye de courber le mouvement social en soutien à une stratégie politique d’enkistage dans l’état. Ca ne marche pas et ça n’a jamais marché.

      Quand de bouche à oreille, et en utilisant le net on se trouve avec des masses immenses levées comme il y a 5 jours au Portugal, on tord tout le champ politique, mêmes les ultra-libéraux finissent par branler du manche.

      Cela signifie (comme au Portugal, en Espagne, en Grèce) que des forces immenses sont existantes et ce n’est pas nouveau. Que la question de l’organisation pour occuper partout, mobiliser, bloquer, est ouverte.

      C’est dans la capacité à tenter de mobiliser, de faire ses preuves dans cette direction qu’on peut aider à faire bouger des forces politiques qui ont un intéret par une partie de leur base et leur histoire.

      Cette affaire ne relève pas de commentaires journalistiques sur l’état du FdG, c’est interessant, mais ça ne convainc personne.

      Pour convaincre, il faut faire ses preuves de mobilisation à grande échelle au delà des frontières politiques, mais en deçà des frontières de classe .

    • Poutou propose un autre mode d’emploi et de résistance, sans un mot sur l’unité de la gauche de gauche, etc, mais il a parlé de résistance sociale, et d’unité de la résistance sociale, de tous ensemble, de prendre en main l’économie, puisque que les patrons sont incapables d’assurer le destin de l’humanité.

      Il parle à l’ensemble des travailleurs en utilisant en exemple la lutte de son entreprise et des travailleurs de l’automobile, qu’ils soient de gauche ou de droite ou rien du tout, là où d’autres raccourcissent la résistance à des ententes à des petits courants politiques réformistes en surestimant leur existence alors qu’ils sont largement passés par la fenêtre des entreprises.

      http://www.wat.tv/video/philippe-poutou-vent-debout-59lfn_2exyh_.html

    • Auto-Organisation de RESISTANCE, Union POPULAIRE, Comités de Bases

      comme au Venezuela ?
      a lier a...?

      JLM attend son heure et se prend pour Chavez

    • Plutpot d’accord avec l’ami AC. Qu’on s’en réjouisse ou qu’on el déplore, le NPA, radical à certains égards dans les paroles a dernièrement fait la démonstration que, même différent, il ne faisait pas beaucoup mieux pour la l utte de clase que le FdG.
      Ca fait mal de le dire ou de le reconnaître pour certains mais c’est vrai et à ce point, la LCR était presque plus efficace car plus communiste et plus radicale !!!!!

  • Portugal : un million de révoltés dans la rue le 15 septembre 2012 ...

    cadtm.org/Portugal-un-million-de-revoltes

    il y a 11 heures... a secoué la vie politique du Portugal le samedi 15 septembre 2012 (. ... La plus
    grande manifestation depuis le 1er mai 1974 après la chute ...

    Le Mouvement des peuples d’Espagne a l’offensive :

    Apres la gigantesque manifestation de Barcelone,l’initiative historique unitaire encore confidentielle en France ?

    Espagne : Le 25 septembre, encerclons le Congrès. Le 25 septembre, le peuple sera souverain !

    par Plataforma “¡En Pie !”

    11 septembre

    Nous sommes des personnes ordinaires, lassées de souffrir des conséquences d’un système conditionné et contraint par les marchés, système qui à tous les égards ne peut être soutenable et nous a rendu victimes d’une grande arnaque appelée « la crise ».

    Nous nous unissons pour rédiger ce manifeste et invitons tous les citoyens à se joindre à nos revendications.......

    http://cadtm.org/Espagne-Le-25-septembre-encerclons

  • AC, par rapport à ta remarque : est-ce que le fait que le "truc" propose au "machin" une opposition commune au gouvernement, union qui ne se fera pas (proposition plus tactique que stratégique), n’est pas une façon d’essayer de provoquer un déclic, un mouvement dans le sens (que tu prônes) de l’auto-organisation et de l’unité à la base ?

    (moi je ne suis pas convaincu que c’est une bonne méthode, mais je me dis juste que ce n’est pas forcément contradictoire avec le type d’organisation que tu espères, sauf à prendre au premier degré la proposition du "truc" et à considérer ses dirigeants comme de grands naïfs...)

    La question est surtout : comment peut se mettre en place cette nécessaire auto-organisation ?

    Chico

    • Chico,
      Vaste , vaste question..
      De FOND, selon moi.

      Avec nos expériences et analyses divergentes, parcours militants et surtout-c’est très important pour moi- sincérité d’une recherche d’"en commun" de Résistance autogérée, selon moi, deux choses sont claires :

      - UN : tout ce qui"enfumera" le parcours -processus-révolutionnaire , en semant confusion, /illusions, faux débats sur "entourloupe parles uns" ou"récup par les autres", tout ce qui se voudra d’appels Zunitaires de "sommets" à 3, 5 ou 24, de"gauche de gauche"ou de je ne sais quoi, c’est de la mitraille sur l’auto-Organisation, c’est du dessaisissement des masses, c’est , -même si des copains sincères rejetteront mon propos comme procès d’intention".., entretenir la survie de ce qui foire et afoiré : cartels, CUAL, Comités anticeci, etc etc, au plan NATIONAL.

      Autre chose quand l’Auto-Organisation prenant forme avec sa nécessaire"centralité" , dont Copas pointe à juste titre le besoin, des ORGAS se positionnent ensemble ou pas, sur ce qui est portépar l’AUTO-ORGANISATION populaire.

      - DEUX Sur le"Comment de cette naissance d’inédit révolutionnaire ?, ce"QUE FAIRE" de 2012

       :

      Avoir son "plan" serait la négation de ce que l’intelligence collective fera naitre.
      ceci n’interdit aucune expérimentation.

      Ici, dans telle entreprise ou quartier, un petit noyau de militants -, pssstt.. on se réclame pas un C.V d’authenticité prolétarienne !-, en appelle à une AG pour discuter autour de l’idée"Ils ne nous feront pas la peau !"

      Et on dit comme on le pense
      dans le papelard qu’on balance autour de soi.

      Genre

      ". basta ya, assez de" parlottes, de promesses, de décisions prises sans nous , contre NOUS, et qui engage nos Vies et celle de nos enfants.
      On ne se laissera pas faire.

      Nous appelons à débattre de la mise en place d’un Comité populaire de résistance

      -Chico, on s’en fout d’ailleurs, non, de l’appellation si elle est rassembleuse, compréhensive, de langage simple, qui parle au cerveau, au coeur et aux tripes !

      C’est là , en bas que telle structure locale, proche des "gens", , va elle même mesurer le rayon d’intervention, les thèmes, les actions de masse, celles plus"militantes" à médiatiser, via réseaux dits "sociaux" ou relais via tel canal de tel Parti , asso, syndicat...

      C’est, si on fait référence à l’Histoire, dans une autre approche (objectivement d’anticapitalisme à la M.Jourdain ) ce que , pour la bourgeoisie du 18°, et autres manants, fut la démarche des"cahiers de doléances"..qui furent, selon moi, un germe autogestionnaire, un pré-"soviet"
      On connait la suite..
      Aujourd’hui on vient pas en doléances, ni en "indignation" mais en "couillus" se rassemblant pour en découdre afin d’avoir un changement de la donne !


      La Centralité ne se construira que dans la multiplication de Comités locaux
      ..car ces derniers auront le besoin du "tous ensemble" de coordination militante de RESISTANCE..

      La suite s’écrit avec les masses, et ceux qui voudront aider, s’impliquer, engager leurs forces militantes qui sont dans ou hors de structures existant.., bienvenus !

      Il y a le feu !

      C’est juste ma p’tite opinion..

      Qui m’empêche pas (pardon, L.L., douce amie)de voir ce qu’on peut tirer de ce combat anti-TSCG ,de la marche du30...

      Marchais disait, parait-il aux journaleux râlantparce que JOJO répondait à côté de leurs interrogations d’"élites"...

      "Vous êtes venus avec vos questions, moi je viens avec ce que je pense important comme REPONSES aux..problèmes des travailleurs et des travailleuses"

       :))


      Faisons pareil, bordel !

      Vous nous invitez à occuper la rue le 30.. Jean Luc, Laurent, Philippe, ?

      Vous y venez avec le TSCG et le cortège sera ouvert par le FDg, le NPA, tels ou tels appelants..?

      Merci pour les hors d’oeuvre, on apporte, NOUS, avec nos plats..de RESISTANCE

      Nous, on va occuper la RUE ..mais en s’occupant de NOS AFFAIRES, de ce qui NOUS regarde.

      On va faire plaisir à Hollande puisqu’il aime le"peuple de Gôôche" et n’aime pas les riches !

      Quant à AYRAULT , il assure :"Je ne sera pas le Premier Ministre de l’AUSTERITE"

      OK, jean Marc, on va t’aider .....

       :)))

      Mais on fait pas une balade de"santé" , on rentre pas les"mains vides" puisquenos cerveaux sse sont enrichis degreffes générales..de neurones de classe !
      ON CONTINUE...

      On rentre prendre des forces, fortifier le mouvement, modifier le rapport de forces, préparer des demains et des après demains...

      - C’est aussi comme ça qu’on rassemble, sans forcèment décourager du "prolo" en faisant scander :

      "Ayrault,salaud

      le peuple aura ta peau"

       :)

      Amitiés

      AC,

      brouillon mais avec l’envie qu’on avance, sachant que "faire court" lui est plus compliqué que titiller sarton !

       :))

      Mon ami gascon LUBAT appréciera que je reprenne son slogan d’accordéoniste révolutionnaire

      Il sonne juste.

      " ce n’est qu’un COMBAT..................... ;continuons le DEBUT

    • AC et Copas ont raison : seule la mobilisation à la base, l’auto-organisation, jusqu’à sa centralisation vers un affrontement général, peut nous sortir de la barbarie.

      Et les dirigeants du FdG n’existent dans le système que pour empêcher cela !
      Donc il ne faut attendre d’eux que de se porter au secours du capital, comme ils l’ont fait lors de la bataille des retraites, nous tirant dans le dos en dénonçant les mobilisations vers la grève générale.
      Malheureusement, en attendant qu’ils ne soient démasqués aux yeux de tous dans l’action, il faut convaincre le maximum de travailleurs de rejoindre les orgas révos,
      qui devraient se rassembler dans un parti de la révolution.
      Les militants révos n’ont pas d’illusion sur les dirigeants du FdG.
      Mais il est utile de montrer à ceux qui ont ces illusions que les dits dirigeants sont prêts à manifester un jour, faire signer une pétition, demander un référendum, mais pas à l’action unitaire de masse.

    • AC, par rapport à ta remarque : est-ce que le fait que le "truc" propose au "machin" une opposition commune au gouvernement, union qui ne se fera pas (proposition plus tactique que stratégique), n’est pas une façon d’essayer de provoquer un déclic, un mouvement dans le sens (que tu prônes) de l’auto-organisation et de l’unité à la base ?

      Sauf que ce qui est absent dans l’appel à la gauche de gauche c’est bien ce qui peut réellement faire bouger les choses, la classe ouvrière et ses plus grandes organisations de résistance, les syndicats, sont absents du mauvais article journalistique qui est passé sur le journal du NPA, alors que les équipes syndicales de base, les batailles du réel, les perspectives qu’elles ont et qu’on cherche à développer sont le réel, la clé de voute pour élargir à l’ensemble des travailleurs.

      S’obnubiler encore et toujours sur l’unité de la gauche à gauche du PS c’est l’assurance de ne pas s’adresser aux plus larges masses, c’est l’assurance donnée aux travailleurs du NPA de s’adresser à autre chose que leurs combats, à la classe ouvrière, à leurs collègues de travail.

      Sur la question de la bataille contre le nouveau traité, elle est indispensable mais pour changer radicalement avec les conneries du passé elle doit être menée de telle façon qu’elle aide à organiser dans les entreprises, les quartiers, sur les objectifs de résistance concrets comme globaux, elle doit servir d’aide argumentaire aux travailleurs, à la jeunesse, pour renforcer les capacités d’organisation des travailleurs.

      Tout fait ventre dans la bataille .

      Mais ce qui jouera c’est la capacité d’organisation des travailleurs dans l’action. Leur capacité d’occuper les lieux de travail, de se saisir des entreprises, des facs, des lycées,...

      C’est un mouvement des indignés parmi les travailleurs et la jeunesse.

    • Les militants révos n’ont pas d’illusion sur les dirigeants du FdG.
      Mais il est utile de montrer à ceux qui ont ces illusions que les dits dirigeants sont prêts à manifester un jour, faire signer une pétition, demander un référendum, mais pas à l’action unitaire de masse.

      Oui, c’est l’argumentation basique. Que j’ai faite mienne de nombreuses années. Mais...

      1) à ce jour, de fait, ça ne marche pas

      2) les ex NPA qui ont rejoint le FdG peuvent invoquer la même argumentation (en ajoutant que de l’intérieur ils seront encore mieux placés pour mettre à jour les contradictions des dirigeants)

      3) je ne prétends à rien, je ne prétends pas avoir raison, je suis un franc-tireur inculte sur le plan théorie politique, mais une des raisons qui m’ont amené à quitter le NPA est le ras-le-bol de l’omniprésence du FdG dans notre réflexion et notre action politique.

      En forçant un peu le trait, je dirais que je reproche au NPA (moi compris à l’époque) d’être resté tourné et obsédé par le FdG plutôt que d’essayer de se tourner vers l’ensemble de la classe avec des propositions novatrices (qui étaient et sont toujours à mettre sur pied).

      L’énergie dépensée pour dénoncer (souvent à juste titre) les contradictions et impasses du FdG (ou pour tenter une unité où le NPA se faisait toujours avoir... et oui, ils sont encore plus tacticiens que vous/nous) me semble vaine, il y a plus important et plus urgent à faire :
      - définir plus précisément le socialisme du 21ème siècle (entre autre en intégrant l’écologie, l’individualisme, les technologies...), car si on veut convaincre il faut savoir où on propose d’aller, il faut un projet crédible,
      - trouver la façon de combattre des ennemis qui pour l’instant ont un rapport de force très favorable (euphémisme) et nous entraîne vers la barbarie.

      Chico

    • YES !

      J’en "rajoute" si tu permets.
      Toute l’Histoire du courant révolutionnaire, divisé , partagé, a toujours tourné autour d’un positionnement vis à vis du PCF..

      Notre culture militante-certes pour un type comme moi, mais c’est vrai aussi des trotskystes,avec lesquels tu te doutes j’ai eu de "rudes confrontations pas toujours intelligentes-et vice..vers..ça !- , dès l’instant qu’elle était en rupture de marxisme ("masses faisant l’histoire", " primauté au mouvement populaire"), ne pouvait que nous conduire à ce genre de fixation sur les rapports entre appareils.

      C’est en ce sens-je pense que nous sommes d’accord quelques uns ici sur ce FONDEMENT de LDC, , que tout est à inventer , que nous allons tâtonner et que RIEN de solide ne peut sortir de confrontations entre initiés..surtout si la réflexion ne se nourrit pas DANS l’action.

      C’est là que je suis en pétard après notre louve : je comprends et partage ce qu’elle dit mais, par exemple sur le TSCG, nom de Dieu, baisons JLM en prenant le pavé, la parole, là ou c’est plus "facile"-dans une prépa de manif et la manif elle même- qu’en nous enrichissant de nos réflexions...en vase clos(même si, pour ma part, j’apprends à chercher à puiser chez d’autres des idées que je n’ai pas toujours eu "envie" d’analyser, tant les certitudes militantes sont tenaces...)

      PARTOUT !.

      Ne m’en veux pas, chico, mais ce n’es tpas une question de pub quand je rappelle ce que nous fûmes quelques uns à rédiger en 2008, qui cette année a débouché sur un début prometteur d’échanges , à Marseille et à la Courneuve..

      Processus qui, je peux te l’assurer de sources sures, très proches du FDG, provoquent un tollé rance..

       :))
      Toujours d’actu, à ta façon tu le dis, ce préambule de l’ "appel pour des ASSISES du
      COMMUNISME(" pas pour de la compilation d’EX PC dansant le tango avec des "opposants" à Laurent.., non, du COMMUNISME !! !)

      ll faut se rendre à l’évidence : les forces qui se réclament du communisme apparaissent éclatées, désillusionnées, découragées, traumatisées… Certains se prononcent même pour leur disparition. Or, plus que jamais, il est indispensable d’offrir une perspective à l’espoir que l’on sent poindre dans les multiples échanges qu’entretiennent les militants communistes avec la population dans leurs villes et leurs villages, avec les salariés sur leurs lieux de travail.

      cordialement

      A.C

    • Toute l’Histoire du courant révolutionnaire, divisé , partagé, a toujours tourné autour d’un positionnement vis à vis du PCF..

      Quand le PCF était à 25 puis 20%, était une réelle force organisée et puissante chez les travailleurs, ça pouvait se comprendre.
      Mais nous ne sommes plus au même siècle...
      Le PCF s’est effondré, mais malheureusement ça n’a pas fait vase communicant, personne n’a pu prendre le relai. Jusqu’à présent.

      C’est en ce sens-je pense que nous sommes d’accord quelques uns ici sur ce FONDEMENT de LDC, , que tout est à inventer , que nous allons tâtonner

      Bensaïd était venu passer une journée avec nous il y a pas mal de temps (vers 97/98), et pour dire que tout était à reconstruire, à inventer, il avait cité Jaurès qui, dans une situation similaire sur ce plan (tout à faire), parlait de "faire la poussière".
      Il avait ben raison, le Bensaïd, faut "faire la poussière".

      Chico

    • D’accord avec toi Chico !
      Surtout sur ta conclusion, les deux points clés :
      - le projet d’émancipation, autrement dit comment le concevoir, qu’on l’appelle communisme, socialisme, autogestion généralisée, ou autrement.
      - la stratégie pour renverser le capitalisme.
      Ce n’est pas en étant suffisamment clair sur ces deux points que les révolutionnaires entraineront la masse des travailleurs, car seule une situation pré-révolutionnaire peut le permettre, mais une telle situation approche.
      Et il faut alors disposer du parti au service de notre classe, pied de biche au service de la révolution pour faire sauter l’Etat.

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