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LE FADO EXPLIQUE AUX FRANÇAIS... ET AUX AUTRES

samedi 3 février 2007 - Contacter l'auteur - 7 coms

Dans ce monde en crise, la culture est notre dernier refuge. Le Cactus/ La Gauche ! et Résistance 7e Art ont donc décidé de faire une trêve dans leurs activités militantes pour vous proposer une soirée musicale consacrée au fado, la chanson populaire portugaise, cousine germaine du tango argentin.

Ce sera le vendredi 9 février à 21h, au Club de l’Espace Saint-Michel, 7 place saint Michel, station de métro éponyme à Paris 5e.

On y écoutera les guitares de Filipe de Souza et Casimiro Silva, les voix de Conceição Guadalupe, Karine, Casimiro Silva, encore lui, Jean-Luc Gonneau.

On y boira et mangera, le tout pour une participation aux frais de 20 euros, une misère par les temps qui courent. La soirée sera enregistrée par Sam, des Macaq Troubadours.

Et il est très prudent de réserver :

j.silveirinho@wanadoo.fr

ou 06 22 98 60 41

http://www.la-gauche.org

Mots clés : Dazibao / Jean-Luc Gonneau / Musique /

Messages

  • Jean-Luc,

    Si à la prochaine réunion du Cactus, tu ne nous chantes pas un fado, je ne renouvelle pas ma carte. Tu es prévenu ! Non, mais !

    Pour ta petite déclaration, je partage entièrement ton analyse et je ne suis pas loin d’arriver à la même conclusion que toi. Sans illusions mais bon... Réponse dans une petite semaine.

    Amitiés

    JMH

  • 20 euros, "une misère par les temps qui courent" ?? Alors, là on n´a pas les mêmes valeurs !
    Sauf le fado, bien sûr. Notez que je proteste par solidarité avec les pauvres Parisiens parce qu´ici, le fado, il ne coûte rien.

  • RAPIDE DE COMPARER LE FADO AU TANGO - TRES TRES RAPIDE !!!

    • Je trouve en effet le raccourci entre Fado et Tango un peu rapide mais pas complétement infondé, car ce qui me semble surtout intéressant c’est de comprendre comment ces musiques, chargées d’identité au point d’en être devenues des référents, le Fado pour le Portugal et le Tango pour l’Argentine, sont le résultat d’un long brassage d’influences très diverses.

      On trouve dans le Fado des influences aussi diverses que celles de la musique arabo-andalouse et aussi celles de la musqiue brésilienne, si l’on se réfère à l’ancêtre du Fado, les "modinhas".

      Ce qui m’amène à considérer que le Fado, référent culturel majeur au Portugal, est une musique métisse.

      L’analyse de ses rapports contradictoires avec la dictature fasciste est à cet égard très intéressante ainsi que celle de ses rapports contrastés avec l’ensemble des communautés portugaises émigrées.

      Le fado est un chant du monde qui parle de voyages mais qui convoque l’absence pour mieux magnifier le souvenir, dans un perpétuel va et vient entre l’ici et le là-bas.

      Le fait qu’il soit aussi le produit d’une civilisation ou le messianisme est une constante lourde de son histoire peut aider à en comprendre les méandres.

      J’en profite pour dire à JMH que, si je ne partage pas toujours tous ces points de vue, j’apprécie sa volonté de se situer toujours dans une optique de débat constructif et qu’il ne sert à rien de se laisser aller à des invectives, car cela fait le jeu de ceux qui usent et abusent de provocations.

      Soyons assez lucides pour ne pas céder aux provocateurs et aux diviseurs, car certaines antiennes éculées de l’anticommunisme le plus obscurantiste que j’ai pu lire ces derniers temps ne méritent pas que l’on s’y attarde.

      Répondons par le débat et l’activité de terrain !

      Pedro DA NOBREGA

    • Pour ce qui est du fado, je précise que Joao Silveirinho en est un grand spécialiste. S’il fait du tango une cousine germaine, je pense que c’est du point de vue culturel et non musical, et dans ce sens, tout à fait fondé.

      Pour le reste Pedro, comment peut-on espérer renouer des alliances entre les trois sensibilités de la gauche antilibérale si on n’arrête pas de s’insulter ?

      La difficulté aujourd’hui est de se situer par rapport à ces trois sensibilités. Pour certains, le choix est simple de part leur appartenance au PCF ou à la LCR. Pour d’autres, dont je suis, c’est beaucoup plus difficile.

      JMH

    • Loin de moi l’idée de mettre en cause la connaissance de João Silveirinho, j’essayais juste de préciser un peu plus cette idée de parallèle.

      Etant moi-même historien et anthropologue de formation, j’ai eu l’occasion de publier un livre fin 2005 sur les enjeux identitaires dans la construction d’un imaginaire collectif en partant d’un travail de recherche sur l’analyse des rapports entre le Portugal et la Méditerranée. Les références du bouquin :

      « Le Portugal : Une île méditerranéenne face à un océan atlantique ? »
      diffusion et distribution éditions Thélès - 11, RUE MARTEL 75010 PARIS – TELEPHONE : 01 40 20 09 10

      Pour ce qui est du rassemblement antilibéral, je pense qu’en effet les insultes ne peuvent que nous mener à l’impasse, même si je peux comprendre les réactions de certains face à des propos d’un anticommunisme affligeant.

      Cela n’est pas tant mon appartenance au PCF dont je suis en effet militant qui détermine mes positions mais d’abord mes convictions face au déroulement du processus de désignation du candidat et les attitudes des uns et des autres et par-dessus tout, le respect de l’expression souveraine et démocratique, même si imparfaite, des adhérents du PCF et des membres des collectifs locaux.

      Ensuite je n’accepte pas cette logique du « deux poids, deux mesures » que nous n’avons de cesse de dénoncer, ne serait-ce qu’en ce qui concerne la politique de l’impérialisme, qui veut que l’on n’oppose le principe du consensus qu’à une seule candidature tout en en affranchissant les autres.

      Je crois également que les partis ont un rôle essentiel à jouer dans la démocratie, pour peu qu’ils acceptent de se remettre en question, comme il me semble qu’a su le faire le PCF.
      J’ai toujours combattu la thèse de la crise de la politique, car ce sont les schémas de représentation politique qui sont en crise, ce qui renvoie à la question des institutions.

      C’est en fonction de tous ces éléments que j’estime la candidature de Marie-George BUFFET la mieux à même de porter avec ambition les 125 propositions du rassemblement antilibéral, sans pour autant le confisquer et c’est ce qu’elle a fait, à la différence des tenants de la candidature BOVE.

      Et puis les méthodes et les démarches bonapartistes m’inspirent la plus grande méfiance !

      Pedro DA NOBREGA

  • "On trouve dans le Fado des influences aussi diverses que celles de la musique arabo-andalouse et aussi celles de la musqiue brésilienne, si l’on se réfère à l’ancêtre du Fado, les "modinhas"."

    La je suis plus ok Pedro et je dirais meme plus c’est l’echo de la voix de l’afrique echoué sur les cotes
    portugaises.

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