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LE SEL,Une addition bien trop salée !

samedi 9 février 2008

Le sel est un élément essentiel pour la vie, de plus il est un agent naturel de conservation, mais mal employé il nous fait encourir des dangers graves pour notre santé.

Y a-t-il trop de sel caché dans nos aliments c’est l’avis d’un chercheur de l’INSERM
(L’Institut national de la santé et de la recherche médicale) qui avait déjà dénoncé au paravent les pratiques des producteurs de sel et de certains industriels de l’agroalimentaire.
Il s’en prenait au lobbies et, on s’en douterait, ce chercheur de l’Inserm a été attaqué en justice pour ses idées et non pour ses recherches, son procès se tenait le Jeudi 31 Janvier 2008 à Paris .

Les Français consomment-ils trop de sel ?
Telle est la question pertinente posée par Pierre MENETON le chercheurde l’INSERM aurait trop bien rempli son devoir de scientifique ?

Car depuis des années il dénonce les ravages du sel dans nos assiettes, résultat, il s’est mis à dos les gros producteurs de cette industrie agroalimentaire, tous ça nous rappellerait THYERRI SOUCCAR et le dossier du lait, étonnant non ?!
PIERRE MENETON (chargé de recherche à l’INSERM au sein du département de Santé Publique et d’Informatique Médicale de la Faculté René Descartes à Paris) les accuse de faire de la désinformation. Ces derniers l’attaquent en diffamation alors cet après midi de fin Janvier au tribunal le chercheur de l’INSERM s’explique.

Voici ses propos recueillis au micro du JT de France 2 ce jour même :
- " On consomme toujours trop de sel en France et il faut souligner que c’est une surconsommation imposée à l’ensemble de la population puisque la majorité de ce sel est caché dans les aliments transformés par le secteur agroalimentaire ce qui laisse peu de marge de manœuvre au gens pour avoir leur libre arbitre. "

A savoir : Chaque jour un adulte a besoin en moyenne de 2 grammes de sel pour vivre.
Mais la consommation moyenne par jour et par Français tomberait entre 9 et 10 grammes par jour, Mais où se cache l’erreur ?

80 % de ce sel proviendrait d’aliments transformés, comme les plats cuisinés.
Mais aussi les pates, les céréales, le fromage et la charcuterie. Dans nos rayons, des soupes aux plats cuisinées le sel serait présent partout en force. Et parfois en quantité vraiment très nocive.

Le pire, et d’après un reportage de France télévision, c’est que certaines industries agroalimentaires ne s’en cachent pas, elles n’ont pas intérêt à bouger de statut. On nous raconte que le sel en quantité élevée est justifié pour palier à l’absence de goût.
Une chose est retenue par les industriels sa capacité de rétenteur d’eau dans les aliments qui les fait peser plus lourd, il en découle des dosages anormalement élevés,
(d’après le producteur de sel de Guérande Charles Perraud, le 31 janvier sur le JT de Fr2).

La surconsommation de sel peut engendrer l’apparition d’hypertension ou de maladie cardiovasculaire. Pourtant il existe aujourd’hui peu de recherches sur la composition des aliments en sel réel.

Bref la réduction du sel dans nos aliments n’est pas pour demain, en a décidé l’industrie de l’agro alimentation qui décide ce que la plupart des français auront dans leurs assiettes.
Voici un cri d’alarme, extrait d’une émission sur la chaine LCI :

" : La dernière des expertises scientifiques, celle de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) montre qu’un excès chronique d’une consommation de sel augmente les risques d’hypertension et de maladies cardiovasculaires. Des affections qui constituent avec 150.000 morts, la première cause de mortalité en France, à égalité avec le cancer. "

Selon l’AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments), la communauté scientifique admet généralement que 4g de sel sont suffisants pour combler les besoins quotidiens d’un adulte.

Selon une organisation de consommateurs, il y en aurait plus de 3g dans un bol de soupe en conserve. (Src l’Express)

Christian Vélot, maître de conférences en génétique moléculaire et responsable d’une équipe de recherche à l’Institut de génétique et microbiologie, avoué être l’objet de mesures de rétorsion professionnelles pour des prises de position publiques contre la culture d’OGM en plein champ.

Dans notre société pas si aseptisées mais trés procédurières on se demande si les personnes qui donnent l’alerte ont encore un droit d’expression, et si le citoyen a encore le droit au libre choix.
Il suffit de regarder en arrière entre Vache folle et Nuage qui ne passe pas les frontières. Et j’en passe, amiante, OGM, ondes électromagnétiques, pesticides, chlordécone et un autre grand lobby qui est le lait...

Lorsque les chercheurs ne font pas parti de grand lobbies a quoi s’exposent-il ?
Menace, poursuite judicaire, pression…
Il faut faire très attention à tous ces distilleurs de vérité.

Le grand public a du mal à mesurer la puissance de ces lobbies
C’est simple, au cours des cinq dernières années, trois commissions de l’AFSSA ont émis des avis sur les problèmes posés par le sucre, le sel et les acides gras ’trans’. Et qu’est-ce qui s’est passé ? Rien : aucune réglementation, aucune mesure d’étiquetage, les pouvoirs publics ne bougent pas, bien que le plan national nutrition santé (PNNS), lancé en 2001, prévoie une diminution de 20% de la quantité de sel dans l’alimentation des Français.

L’excès de sel favorise l’hypertension artérielle.
La consommation moyenne par jour est de 7 à 10 g, tandis que les besoins physiologiques ne dépassent pas les 3 g quotidiens.
(Src : Académie des sciences)
Mieux vaut prendre des précautions :
Diminuer la consommation de sel réduit le risque de maladies cardio-vasculaires, principales cause de décès dans les pays occidentaux, (Src : recherche faite à l’université d’Harvard.)
Enfin, réduire le sel de 25% réduit le risque cardio-vasculaire de 25% à long terme
(Src : PsychoMédia)

Il est nécessaire qu’une loi protège l’expertise indépendante !
Comme le réclame André Cicolella, chercheur en évaluation des risques sanitaires.

Félicien Michaut
http://evolutionnaire.free.fr/sel.php

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