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LES SUPERMARCHES DE L’INCINERATION ANIMALE

lundi 4 août 2008

Communiqué (2008)

LES SUPERMARCHES DE L’INCINERATION ANIMALE
Quand l’argent vient en fumées !...

C’est dès l’instant où vous perdez votre animal de compagnie, celle ou celui qui vous a donné tout son amour pendant des années, que se déploie le grand business de l’incinération labellisée qui vous guettait ! Tel un vautour se jetant sur sa proie il profite du malheur qui vous arrive, de la peine qui vous touche, de cette souffrance qui vous fragilise pour activer ses offres via votre vétérinaire. Car une véritable chaîne de supermarchés de l’incinération animale, labellisée par la Préfecture et la Direction des Services vétérinaires, a installé ses distributeurs à travers tout le territoire.

Vous avez confiance en votre vétérinaire aussi, lorsque elle/il vous propose un centre de crémation vous suivez ses conseils même si, comme je l’ai fait, vous en avez suggéré un autre dont vous avez pu apprécier antérieurement la courtoisie de l’accueil pendant la cérémonie et la fiabilité du service rendu. « L’organisme avec lequel nous travaillons maintenant est beaucoup mieux. » m’explique-t-on. J’acquiesce. Je signe la convention et accepte, par ce simple geste et sans en avoir conscience, le tarif qu’elle/il vient de fixer unilatéralement…. Nous sommes le 16 juin ; l’urne de ma chatte reviendra au cabinet vétérinaire le 2 juillet ; elle aura mis 16 jours !

Durant cette période tellement difficile à vivre, j’appelle l’organisme en question. Accueillie par une musique gaie et entraînante, digne d’un bal populaire mais totalement incongrue dans un tel contexte, j’apprends que « l’enlèvement des corps a lieu à certaines dates déterminées » (une semaine pour ma chatte) et qu’il en est de même pour le retour des restes appelés pompeusement « cendres ». Suis-je naïve ! C’est évident bien sûr ! Ne doit-on pas lutter contre la pollution automobile pour protéger la couche d’ozone. Ouf ! Je n’ai plus à m’inquiéter ; il suffit de patienter. La marchandise me sera livrée dans les délais qui sont les leurs… Trêve de plaisanterie, injustifiée à travers mes larmes. Quand je demande la date à laquelle je pourrai assister à la crémation individuelle choisie, on m’explique que je dois prendre rendez-vous. J’insiste pour être présente lors de la mise du corps dans l’incinérateur mais la réponse est sans appel : « Ce n’est pas possible !... Vous regarderez à travers une caméra ».

Cette « Entreprise en macchabées à occire », est là pour faire du profit. Elle fonctionne à plein rendement sans tenir compte de la détresse des maîtres/maîtresses des animaux qui lui ont été confiés. Une tournée à chargement maximal pour réduire les frais d’essence et de main-d’œuvre. Aucun contrôle véritable du mode d’incinération (collectif / individuel / individuel versus collectif ?).

Rendement assuré - Aubaine pour les vétérinaires actionnaires !

Cette triste histoire aurait pu s’arrêter là. Ce serait méconnaître la stratégie organisationnelle de l’entreprise. On ne m’a pas rendu des cendres mais des osselets cramés non protégés qui cliquètent au moindre déplacement du coffret où est enfermée l’urne, ce qui ne manque pas de me stresser à chaque fois. « C’est le squelette de votre chat que vous avez reçu ; le broyeur n’est pas assez puissant pour réduire les os » me répond une femme au téléphone. Alors, si cet appareil refuse de « cuire à point » comme il le devrait est-ce par respect de l’environnement ou bien cette façon d’agir, outre qu’elle évite l’achat de concasseurs, a-t-elle pour finalité ultime un accroissement supplémentaire des bénéfices ?

Après ces divers traumatismes affectifs, j’ai vécu la seconde incinération de mon animal dans la quiétude et la sollicitude du centre de proximité où j’aurais du le conduire d’emblée…

Messages

  • Bonjour,

    je crois bien en la douleur et l affection qui entoure ce triste événement, pour l auteur de ce billet sur ce site, et pour bien d autres personnes qui subissent la mort de leur animal de compagnie. faut il pour autant accuser tout et n importe qui, et attiser l éternelle théorie du complot pour soulager sa propre peine ?

    Chloé Banet

  • Il y a quelques années Jacques CHANCEL recevait lors de son emmission très connue et reconnue appelée "RADIOSCOPIE", un écrivain dont je n’ai malheureusement pas retenu le nom...
    Cet écrivain répondait donc aux questions toujours perspicasses et affutées de cet excellent présentateur.

    Quant vint l’heure, le moment, d’évoquer, de parler de la mort, Jacques CHANCEL lui demanda ce qu’il en pensait et surtout "quid ?" de ce qui suivait cette mort...qui nous guette toutes et tous.

    C’est alors que l’écrivain, très au fait des pratiques en matière d’incinération, apprit à tous ceux qui écoutaient cette émission que les cendres obtenues au terme de cette opération n’étaient jamais pulvérulantes et qu’il serait nécessaire, en ce qui concernerait les siennes de veiller à bien les piler et les écraser pour les transformer en poudre...
    Et qu’une fois cette opération de "pulvérisation" obtenue, il conviendrait de mélanger ses restes bel et bien réduits en cendres puis en poudre, en prenant soin de bien malaxer, à la pâte à papier .... qui servirait à faire le papier qui lui même servirait à imprimer les livres écrits de sa main ....de cette manière il pourrait, et pour une étérnité toute proche, mais troute relative, ... dormir chez ses lecteurs !...

    Voilà comment, Madame Michu la bougonne..., j’appris, (d’une manière certes discutable quant à la prétention l’entourant, mais absolument indiscutable quant à l’imaginaire de ce repos éternel de l’écrivain venu dormir chez son lecteur....) comme bien d’autres auditeurs de cette emmission, que rares étaient les urnes contenant uniquement... de la poudre de cendres.

    Souffrez donc,... Madame Michu,

    Sans vouloir leur dresser... statue,

    D’imaginer différent le... statut

    De vos chers disparus !

    Et sans vouloir mettre le feu aux poudres,
    sans vouloir vous jeter de la poudre aux yeux...

    Je crois madame Michu,

    Que je ne me trompe plus

    Quand je dis

    Que votre chat n’est plus !...

  • IL fut un temps où les cadavres étaient envoyés à l’équarrissage et c’était alors la seule solution à disposition pour qui ne voulait pas prendre en charge le corps de son compagnon,

    Les compagnies d’incinération ont vu le jour et permettent d’offrir à nos compagnons une fin digne de l’affection reciproque partagée pendant tant d’années,

    bien sûr, rien n’est parfait et les erreurs ou malcommunication toujours possibles mais enfin globalement tout le monde est satisfait de disposer de ce type de "service",

    quant à traiter un cadavre en urgence, convenez que cela relève de l’exigence consumériste en vogue mais totalement déplacée, il y a peu de chance que votre animal recouvre la vie ....... On a l’impression à vous lire qu’il vous faut un responsable ou un coupable à votre peine, soit, mais vous savez sans doute que la vie est une maladie mortelle ....

    vous avez trouvé une compagnie qui vous a semblé plus accueillante, et plus à l’écoute de vos exigences, tant mieux,

    cordialement,

    philou

    • il vous faut un responsable ou un coupable à votre peine

      Michele Dayras, c’est effectivement un peu Caliméro...

    • Communiqué (2008)

      LES SUPERMARCHES DE L’INCINERATION ANIMALE

      Quand l’argent vient en fumées !...

      C’est dès l’instant où vous perdez votre animal de compagnie, celle ou celui qui vous a donné tout son amour pendant des années, que se déploie le grand business de l’incinération labellisée qui vous guettait ! Tel un vautour se jetant sur sa proie il profite du malheur qui vous arrive, de la peine qui vous touche, de cette souffrance qui vous fragilise pour activer ses offres via votre vétérinaire. Car une véritable chaîne de supermarchés de l’incinération animale, labellisée par la Préfecture et la Direction des Services vétérinaires, a installé ses distributeurs à travers tout le territoire.

      Vous avez confiance en votre vétérinaire aussi, lorsque elle/il vous propose un centre de crémation vous suivez ses conseils même si, comme je l’ai fait, vous en avez suggéré un autre dont vous avez pu apprécier antérieurement la courtoisie de l’accueil pendant la cérémonie et la fiabilité du service rendu. « L’organisme avec lequel nous travaillons maintenant est beaucoup mieux. » m’explique-t-on. J’acquiesce. Je signe la convention et accepte, par ce simple geste et sans en avoir conscience, le tarif qu’elle/il va me fixer ultérieurement…. Nous sommes le 16 juin ; l’urne de ma chatte reviendra au cabinet vétérinaire le 2 juillet ; elle aura mis 16 jours !

      Durant cette période tellement difficile à vivre, j’appelle l’organisme en question. Accueillie par une musique gaie et entraînante, digne d’un bal populaire mais totalement incongrue dans un tel contexte, j’apprends que « l’enlèvement des corps a lieu à certaines dates déterminées » (une semaine pour ma chatte) et qu’il en est de même pour le retour des restes appelés pompeusement « cendres ». Suis-je naïve ! C’est évident bien sûr ! Ne doit-on pas lutter contre la pollution automobile pour protéger la couche d’ozone. Ouf ! Je n’ai plus à m’inquiéter ; il suffit de patienter. La marchandise me sera livrée dans les délais qui sont les leurs… Trêve de plaisanterie, injustifiée à travers mes larmes. Quand je demande la date à laquelle je pourrai assister à la crémation individuelle choisie, on m’explique que je dois prendre rendez-vous. J’insiste pour être présente lors de la mise du corps dans l’incinérateur mais la réponse est sans appel : « Ce n’est pas possible !... Vous regarderez à travers une caméra ».

      Cette « Entreprise en macchabées à occire », est là pour faire du profit. Elle fonctionne à plein rendement sans tenir compte de la détresse des maîtres/maîtresses des animaux qui lui ont été confiés. Une tournée à chargement maximal pour réduire les frais d’essence et de main-d’œuvre. Aucun contrôle véritable du mode d’incinération (collectif / individuel / individuel versus collectif ?).

      Rendement assuré - Aubaine pour les vétérinaires actionnaires !

      Cette triste histoire aurait pu s’arrêter là. Ce serait méconnaître la stratégie organisationnelle de l’entreprise. On ne m’a pas rendu des cendres mais des osselets cramés non protégés qui cliquètent au moindre déplacement du coffret où est enfermée l’urne, ce qui ne manque pas de me stresser à chaque fois. « C’est le squelette de votre chat que vous avez reçu ; le broyeur n’est pas assez puissant pour réduire les os » me répond une femme au téléphone. Alors, si cet appareil refuse de « cuire à point » comme il le devrait est-ce par respect de l’environnement ou bien cette façon d’agir, outre qu’elle évite l’achat de concasseurs, a-t-elle pour finalité ultime un accroissement supplémentaire des bénéfices ?

      Après ces divers traumatismes affectifs, j’ai assisté à la seconde incinération de mon animal dans la quiétude et la sollicitude du centre de proximité où j’aurais du le conduire d’emblée…

      ***

      PS : Selon le médecin vétérinaire du Conseil National de l’Ordre joint par téléphone, l’un des arguments invoqués pour la construction de ces complexes est de « permettre aux propriétaires les plus démunis de pouvoir faire incinérer leur animal ».

      Calculons un peu…

      A) Avec le supermarché de l’incinération quels ont été mes frais ?

      1 - Essence : il est distant de 200 Km (soit 400 Km aller-retour) ce qui est fortement dissuasif pour les parisien-ne-s qui auraient envie d’assister à la crémation de leur compagnon.

      2 - Incinération (incomplète !) + Urne de base : 150 € versés au cabinet vétérinaire sans facture ; dans cette prestation la/le vétérinaire a « payé » les ‘cendres’ 69,50 € HT réalisant ainsi un bénéfice confortable de 80,50 € !

      3 - Complément d’incinération, effectué dans le crématorium de proximité que j’avais indiqué mais qui n’avait pas été retenu (situé à 20 Km soit 40 Km aller-retour) : Concassage des os de ma chatte (gratuit) + Urne nouvelle pour recueillir les vraies cendres : 19 € TTC avec facture.

      Total : 169 € sans compter le coût du carburant.

      B) Dans le centre de proximité - il en existe 2 en banlieue parisienne - quels auraient été mes frais ?

      1 - Essence : il se trouve à 20 Km (soit 40 Km aller-retour) et son accès rapide limite le stress.

      2 - Incinération (complète) + Urne de base : 88,63 € HT (106 € TTC) avec facture du crématorium, lequel ne reverse aucune commission aux vétérinaires.

      Total : 106 € associé à un investissement en carburant 10 fois moindre !

      On cherche en vain le coté ‘solidarité avec les plus pauvres’ de ces supermarchés de l’incinération animale.

      Docteure Michèle Dayras

    • Bonjour,

      Je n’agis pas par "besoin de faire mon deuil" (formule à la mode !) car je suis médecin et j’ai approché la mort au long de ma carrière.

      Je n’ai pas non plus besoin de trouver un bouc émissaire à mes problèmes parce que j’ai toujours su, en tant que médecin et militante, les prendre en charge, comme je prends en charge celles et ceux qui en ont et qui ont besoin d’aide pour les assumer et les dépasser.

      Je désire simplement retracer ce qui m’est arrivé et dénoncer le processus auquel j’ai été confrontée dans ces moments difficiles.

      D’autres, moins à même de démanteler les façons d’agir de ces supermarchés de l’incinération animale, auront ainsi les outils pour ne pas se laisser pièger.

      Quant au vétérinaire qui intervient sous un pseudo pour soutenir ces "supercentres", cela me laisse perplexe ; je signe toujours ce que j’écris et je souhaiterais que chacun-e en fasse autant, pour qu’un véritable dialogue s’instaure entre personnes responsables et non pas avec des fantômes !

      Michèle Dayras

    • Madame,

      Je dois dire que votre histoire m’a beaucoup ému. Il n’y a pas si longtemps j’ai aussi eu la douleur de perdre un être cher, et j’ai éprouvé une expérience pareille à la votre. Voici ce qui m’est arrivé :

      J’ai eu la douleur de perdre mon Titl. IL faut que je vous dise que Titl et Mitl étaient mes deux poissons rouges, qui vivent avec moi dans un aquarium dans le salon (enfin, eux sont dans l’aquarium, pas moi). Et voila que debut juillet, le pauvre Titl apparait un matin flottant le ventre en haut dans son aquarium.

      Vous pouvez aisément imaginer mon chagrin. D’autant plus que Mitl n’a rien fait pour me consoler. Elle continuait à nager comme si de rien n’était. Peut-être était-elle trop émue de la mort de son compagnon ? Peut-être faisait-elle une névrose de négation ? Faudra que j’en parle à mon analyste. Toujours est-il qu’il a fallu réflechir aux obsèques, vu que Mitl semblait hors d’état de s’en occuper.

      J’ai d’abord pensé à un enterrement dans le jardin, mais je me suis dit que Mitl aimerait pouvoir le visiter de temps en temps, et j’avais pas trop envie de devoir sortir l’aquarium dans le jardin à chaque toussaint. J’ai donc décidé de le faire incinérer, puis de mettre l’urne avec ses cendres dans l’aquarium, dans un petit caveau digne de mon petit Titl. Et c’est là que les problèmes ont commencé.

      D’abord, j’ai du vérifier l’accord du défunt pour l’incinération. Après avoir fouillé pendant deux jours l’aquarium, j’ai du me rendre à l’évidence : malgré tous mes conseils, Titl était mort sans avoir couché par écrit ses dernières volontés. Il revenait à sa femme d’en décider. J’ai donc posé la question à Mitl... mais elle est restée muette comme une carpe. A croire qu’elle ne se rendait pas compte de la situation... la pauvre... j’ai donc du me résoudre à prendre toute seule la décision. J’ai confiance que c’est ce que Mitl aurait voulu.

      Ensuite, ce malotru de vétérinaire m’a rit au nez. Il paraît que dans notre beau pays personne n’a encore pensé à faire construire des fours d’incinération pour poissons rouges. On se demande que font les politiques. A la fin, j’a trouvé parmi mes voisins Marcel, un restaurateur dont j’ai pu apprecier, en d’autres circonstances, l’habilité à incinérer le poisson. Je me suis donc arrangé avec lui pour organiser la veillée funèbre dans sa cuisine. On a mis Titl dans un grand plat, réposant sur un lit de pissenlits en fleur... c’etait magnifique. Mais j’ai un un moment d’inattention pour allumer deux cierges... et quand je me suis retourné, le corps du défunt avait disparu et le chat de la cuisine me regardait avec un air coupable.

      Je ne vous raconte pas ce qu’il a fallu faire pour attraper le chat, le conduire chez le vétérinaire, et obtenir qu’il accepte de l’opérer d’urgence pour extraire le corps de mon cher Titl. Ce fut un chemin de croix, vous pouvez me croire. Et je ne vous raconte pas la facture du vétérinaire : 500 € plus TVA pour ouvrir un misérable chat, ces gens, ma bonne dame, sont des voleurs.

      On ramena donc le corps du regretté chez le restaurateur, on alluma le four... et là je me suis rendu compte que ma chère Mitl n’était pas là pour dire un dernier adieu à son compagnon. Il fallut donc aller la chercher avec la camionette. On a eu beaucoup de mal a sortir l’aquarium de l’appartement, à le descendre par les escaliers cinq étages et à le charger dans la camionette, mais Marcel me consola avec un "hereusement, il n’en meurt pas un tous les jours". C’etait très gentil à lui.

      Le retour au restaurant fut très tendu, parce que je criais tout le temps à Marcel de se dépecher. J’avais peur que le chat recommence, mais je me suis souvenu lorsqu’on est arrivé chez lui que le chat était encore en train de récupérer de son opération. De toute façon, on n’a rayé que deux voitures et renversé un motocycliste. Il a fallu indemniser tous ces gens sur le champ pour qu’ils arrêtent de crier, surtout que Marcel s’impatientait parce qu’il avait laissé le four allumé.

      Bon, j’abrège la fin : on a mis Titl dans le four en présence de Mitl et de moi même, et au bout d’une heure on a sorti un morceau de charbon que Marcel a très gentiment broyé avec son moulin à café. On a mis ses restes mortels dans une petite bouteille, qu’on a disposé au fonds de l’aquarium. Mitl, je dois dire, ne fit aucun effort et continua à nager comme d’habitude. Qui sait, peut-être aurait-elle souhaité une cérémonie plus grandiose, avec le reste de la famille ?

      En tout cas, tout ça m’a couté fort cher : 500€ pour opérer le chat, 1000€ pour le cycliste, 500€ pour deux portières rayées, 200€ de gratification à Marcel... C’est scandaleux. Je me demande comment font les pauvres lorsqu’un malheur les frappe...

      Cordialement,

      Marion Perraudot

  • Le deuil est un travail difficile qui passe parfois par une phase de colère irrationnelle. Vous avez trouvé la cible de la votre.

    Je vous souhaite que cette phase passe vite et que vous finissiez par accepter ce décès en gardant les meilleurs souvenirs de votre petit bout.

  • http://www.cremadog.com/

    J’ai, hélas, eu l’occasion de l’utiliser pour l’un de mes toutous. Ce type m’est apparu comme une sorte d’artisan, respectueux en tout point.

    C’était à peu près le même prix que l’incinération proposée par une clinique vétérinaire. (voire le même, je ne me souviens plus)

    De plus, le cadavre fut enfourné, devant moi, dans un seul four. Il paraît que lorsque l’on envoie le cadavre à perpète, les cendres peuvent être mélangées à celles d’autres animaux. Bref, l’on n’est pas certain de l’origine des cendres, retournées par la poste.

    De plus, il paraît que de voir les cadavres, ça permet de mieux faire son deuil.

    • soyons clair.
      à la mort d’un animal, plusieurs possibilités s’offrent au propriétaire.
      l’enterrement (légal dans certaines conditions)
      la mise à la poubelle (légal jusqu’à 20 kg)
      l’équarissage (le corps est brulé, les cendres ont longtemps été utilisées alors pour faire de la farine animale mais depuis la crise de la vache folle, elle sert plutot dans le batiment ou comme combustible)
      l’incinération : à l’identique de ce qui se pratique en humaine
      par choix, de nombreux vétérinaires ne proposent que l’incinération. c’est mon cas. je ne peux concevoir d’envoyer un corps à l’équarissage mais rien n’empêche le propriétaire de le faire par lui même.

      Dans ce cadre, le vétérinaire offre un service, celui de permettre de faire pratiquer l’incinération d’un animal. Comme tout professionnel, il fait le choix de travailler avec un prestataire. Dans le cadre de l’incinération, il en existe de nombreux répartis un peu partout en France. Et rien n’oblige un propriétaire à s’adresser à celui que lui propose le vétérinaire.
      A lui alors d’assurer le transport de l’animal sur le lieu de l’incinération. Le vétérinaire ne peut pas, logistiquement et matériellement, gérer l’enlévement des corps par plusieurs sociétés différentes.

      il existe 2 types d’incinération :
      la collective : le corps est brulé avec celui d’autres animaux dans de grands fours. les cendres ne sont pas récupérables.
      l’individuelle : le corps est brulé seul dans un four de taille plus petite. les cendres sont récupérables dans une urne. Le coût est évidemment nettement supérieur.

      tout cela a un coût et je suis surpris qu’un médecin ne comprenne pas cela (quoique en tant que "salariée" de la sécurité sociale........).

      D’abord le coût pour le vétérinaire : la présence d’un congélateur pour conserver les corps : achat, électricité, place immobilisée (surtout sur paris au prix du m², temps passé lors de l’enlévement des corps, du nettoyage du congélateur,.... Oui le temps passé a un coût. N’étes vous pas payé lorsque vous faites votre travail ?

      Ensuite le transport : bien sûr il y a le carburant, les péages mais aussi l’achat et l’entretien du camion, le salaire du chauffeur

      Ensuite le lieu d’incinération : l’achat du terrain, la construction des batiments selon des normes exigeantes, pour le respect de l’environnement et des riverains (bruits, odeurs, fumée), les fours.
      Vous parlez d’un centre d’incinération à 20 km de Paris. ce centre est très ancien, pas toujours au mieux concernant le respect de l’environnement et aujourd’hui personne n’attriburait un permis de construire à un tel batiment en ville, ce qui explique l’éloignement des centres par rapport aux grandes métropoles. Seriez vous prête vous même à habiter à proximité d’un centre d’incinération (quoique, les nouveaux centres sont tels qu’il est impossible d’en deviner l’utilisation) ? et puis arrêtons ce parisianisme. ce qui est loin de Paris est proche d’autres villes et si vous devez parcourir 200 km, quelqu’un n’aura lui que 20 ou 30 km à parcourir.

      l’incinération elle même : les frais de fonctionnement de la société, le carburant pour l’incinération, l’entretien des fours, l’urne, les salaires des personnels, les impots,......

      Et pour finir le retour des cendres.

      Parfois avant de juger, il faut réflechir en chef d’entreprise pour comprendre le coût d’un travail.

      La société dont vous parlez a été créé par des vétérinaires à une époque où quelques rares sociétés proposées ce service, souvent à un coût prohibitif. Leur objectif : répondre à une demande avec un meilleur contrôle des coûts.

      Et vous voyez, je signe

      docteur COUPRY, vétérinaire et non actionnaire d’une quelconque société.

    • MERCI AU WEBMASTER DE BELLACIAO de mette en ligne CE message et NON le précédent dans lequel j’avais omis de signaler mes titres hospitaliers !
      Michèle Dayras

      ***********************************

      Au vétérinaire qui défend ses arguments (c’est son droit) en m’insultant sans me connaître :

      "en tant que salariée de la sécurité sociale" ,

      comme si le statut de "salariée" était la preuve d’une déficience intellectuelle..

      je réponds en lui communiquant la liste de mes titres :

      - lauréate du Concours général des lycées et collèges
      - lauréate de la Faculté de médecine de Paris
      - prix de thèse

      - diplômée en radiologie
      - diplômée en gastroentérologie
      - diplômée en médecine du travail
      - diplômée en gériatrie

      - ancienne externe
      - ancienne interne
      - ancienne chef de clinique des Hôpitaux de Paris

      - ex-Médecin Chef adjointe en gériatrie à l’Hôpital Corentin Celton
      - ex- médecin Chef en radiologie à la Cramif

      Je souhaite qu’à l’avenir ce vétérinaire n’attaque plus les personnes en tant que telles, mais uniquement les idées qu’elles émettent s’il n’est pas d’accord avec !

      Docteure Michèle Dayras

      PS : pour plus d’information sur mes problèmes de nomination liés à mon combat féministe, lisez "Militante de l’ombre" www.sos-sexisme.org

    • je viens de découvrir cette réponse.

      Je n’ai jamais dit que la statut de salarié s’associait à une quelconque déficience mais simplement que celui qui n’a jamais gérer une entreprise en se posant la question de comment payer les factures en fin de mois. de la réalité des frais "oubliés" qui s’accumulent les uns après les autres ne peut avoir une véritable vision du cout réel d’un service.
      se draper derrière des diplomes ne permet pas de s’exonérer de la réalité des faits.

      Oui, je persiste à dire que les médecins, salariés ou libéraux, sont tous des "salariés" de la sécu. leurs patients étant remboursés intégralement des soins, ceux ci sont dispensés souvent sans réelle reflexion sur l’interet de tel ou tel examen, de tel ou tel médicament. les exemples sont légions et souvent présentés dans de nombreux magazines.

      avant de critiquer le cout d’un service, regarder le cout de chacun de vos actes. quand on sait d’une nuit d’hospitalisation se facture plusieurs centaines d’euros......

  • mais alors à qui pouvons nous faire confiance ?IL y avait un insinérateurprés de chez moi il a pris sa retraite et personne n’a pris sa relève.Nous qui aimons nos animaux et les accompagnons comme pour nos proches , car ils font partis de nos proches,nous pris par le système puisque nous n’avons pas de droit d’en disposer à notre guise.

  • bonjour aportéé vos preuves sur vos paroles a propos de l’incineration animale par les veterinaire car beaucoup de gens sont meme payé pour lancer des messages sur les foroms alors ses des rumeur mes rien de serieux sans preuves.

  • Bonjour,

    J’ai crée le COLLECTIF INCINERATION ANIMALE (voir page Facebook), preuve qu’à ce jour, les dérives évidentes s’accentuent.
    Vous pouvez nous contacter en cas de besoin (litiges vétérinaires ou avec la société d’incinération animale).
    Les commentaires haineux viennent certainement de personnels actionnaires qui protègent les quelques 30 Millions d’Euros de chiffre d’affaire.

    Cordialement.
    Audrey SCHMITT
    AUDREY.SCHMITT1311@GMAIL.COM

  • Bonjour,

    Quelle triste histoire, c’est vraiment scandaleux de considérer les animaux (morts en plus) comme une vulgaire marchandise... En faisant des recherches, je suis tombé sur [ce site ->https://mon-veterinaire-de-garde.fr/cremation-animale/qui vante les mérites de la crémation animale. je trouve ça très bien, mais seulement si c’est pratiqué avec respect... Qu’en pensez-vous ? Sérieux ou charlatan ? déjà testé ? merci de vos retours,

    EmikoVG ++