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La Chine : Les USA mènent une guerre internet contre l’Iran.

dimanche 24 janvier 2010 - Contacter l'auteur

La Chine accuse les Etats-Unis de mener une Guerre de l’Internet contre l’Iran

Les « troubles » lors des élections en Iran sont un exemple clair des « machinations politiques des USA » derrière une façade de liberté d’expression, déclare un éditorial du Parti Communiste Chinois.

Tania Branigan à Beijing et les agences de guardian.co.uk

Dimanche 24 Janvier 2010 15.49 GMT

Les États-Unis ont utilisé une "guerre en ligne" pour fomenter des troubles en Iran après les élections de l’an dernier, revendique aujourd’hui le Journal du Parti communiste chinois, ripostant au discours prononcé par Hillary Clinton la semaine dernière sur la "Liberté sur Internet".

Un éditorial paru dans le "Quotidien du Peuple" accuse les Etats-Unis d’avoir lancé une brigade de "hackers", et a déclaré qu’elle avait utilisé les médias sociaux tels que "Twitter" pour répandre des rumeurs et créer des problèmes.

« Derrière ce que l’Amérique appelle la « liberté d’expression » se cachent des machinations politiques. C’est ainsi que les troubles après les élections iraniennes ont été organisés », déclare l’éditorial, signé par Wang Xiaoyang. « C’est parce que la guerre en ligne lancée par l’Amérique, via les vidéos de "YouTube" et "Twitter microblogging", ont lancées des rumeurs, créés des scissions, attisé et semé la discorde, au sein des partisans des factions réformiste conservatrice ».

Washington avait déclaré au moment des manifestations qu’il avait demandé à « Twitter », qui avait été utilisé par des manifestants anti-gouvernementaux iraniens, de rester ouvert. Plusieurs sites de médias sociaux, y compris « YouTube », « Facebook » et « Twitter », ont été bloqués en Chine l’année dernière.

La question rhétorique posée par l’éditorial était de savoir si l’obscénité ou les activités favorisant le terrorisme seraient autorisée sur le Net aux États-Unis. « Nous craignons que, aux yeux des hommes politiques américains, seule l’information contrôlée par l’Amérique soit considérée comme une « information libre », les nouvelles seulement approuvées par l’Amérique soient considérées comme « des nouvelles », la parole seulement approuvé par l’Amérique soit « la parole libre », et que le flux d’information soit considéré comme « libre » uniquement s’il s’adapte aux intérêts américains pour être libre de circulation » a ajouté le communiqué.

Il a attaqué la décision de couper des services de messagerie instantanée de Microsoft pour les nations visées par les sanctions américaines, (y compris Cuba, l’Iran, la Syrie, le Soudan et la Corée du Nord), comme une violation de la volonté exprimée par l’Amérique devuloir favoriser la circulation de l’information.

Washington a déclaré plus tard que ses services avaient favorisés la Démocratie et encouragé sa restauration.

La Chine a d’abord donné une réponse discrète à l’annonce de « Google » disant qu’elle ne désirait plus censurer « google.cn. » Le géant de l’Internet a alors déclaré qu’il avait pris sa décision suite à une cyber-attaque d’origine chinoise visant les identités des courriel de militants des droits de l’homme, et compte tenu du renforcement de la censure en ligne.

Le défi lancé directement par Clinton en Chine, dans un discours qui avait des échos de Guerre froide, avec ses références au Mur de Berlin et à un « rideau de l’information », a conduit Pékin à mettre en garde les Etats-Unis sur le fait que leurs critiques pourraient nuire aux relations bilatérales. Clinton a demandé à la Chine de mener une enquête complète et ouverte au sujet de l’attaque de Décembre sur « Google ».

Dans une interview réalisée par plusieurs journaux chinois d’aujourd’hui, Zhou Yonglin, Vice-directeur des opérations de l’Equipe nationale d’intervention d’urgence technique du réseau informatique, a déclaré : « Toute personne ayant des connaissances techniques des ordinateurs sait ça n’est pas parce qu’un hacker a utilisé une adresse IP en Chine, que l’attaque a été nécessairement lancée par un pirate chinois ».

Des diplomates américains ont cherché vendredi à contacter le public chinois à travers des blogs en Chine.

Ils avaient tenu une réunion en ligne similaire lors de la visite de Barack Obama en Novembre.

http://www.guardian.co.uk/world/201...

Traduct Gilong

Mots clés : Guerres-Conflits / International / Internet / Proche & Moyen Orient / USA /
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