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Languedoc-Roussillon : Collerais démissionne du PCF

vendredi 23 avril 2010 - Contacter l'auteur - 8 coms

On trouvera ci-dessous ce que le quotidien régional, Midi libre, rapporte au sujet de cette démission,en particulier la lettre de démission elle-même.

Afin de mettre en perspective ce que Josianne Collerais argumente sur sa démission, on pourra lire le billet qui était paru sur le blog du NPA 34 pendant la campagne des Régionales : le silence de Collerais sur les propos de Frêche, sur la liste duquel elle figurait contre l’avis de son parti, soutenant Sarkozy sur les...retraites, éclaire d’un jour bien particulier cette démission.

On s’interrogera en particulier sur l’ironie qu’il y a, de la part de J Collerais, à accuser le PCF de servir de marche pied à Mélenchon quand elle joue ce rôle pour Georges Frêche ! Un Georges Frêche qu’elle évite soigneusement d’évoquer. Pas présentable à l’heure de se parer de vertueuses raisons pour démissionner d’un parti dont elle n’a pas respecté le vote militant ?

Antoine (NPA 34)

Exclusif Josianne Collerais quitte le Parti communiste (Midi Libre 23 avril 2010)

Josianne Collerais, vice-présidente déléguée à la culture du conseil régional Languedoc-Roussillon, quitte le Parti communiste après 42 ans de militantisme. Elle vient d’adresser une lettre de rupture à la première secrétaire du PCF Marie-George Buffet dont Midi Libre a eu l’exclusivité (voir verbatim ci-dessous).

Depuis les élections régionales, le débat est vif au sein du parti entre les tenants de la ligne majoritaire, ceux de la stratégie "Front de gauche" et les militants qui prônaient l’union avec le parti socialiste. L’échec électoral du Front de gauche, qui s’est traduit par la perte d’un nombre conséquents d’élus communistes, est au cœur d’âpres échanges.

Les contestataires dénoncent un « raidissement dans les
pratiques démocratiques du parti
 ». Un parti qui serait devenu, selon-eux, le « marche pied » du leader du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon, pour les présidentielles. Ces derniers jours de nombreux communistes, comme les députés Patrick Braouezec, François Asensi et Jacqueline Fraysse ou des figures comme Pierre Zarka ou Roger Martelli, ont également décidé de démissionner.

Josianne Collerais quitte le PCF le jour où le comité régional du parti, réuni à Narbonne, doit se prononcer sur une demande de suspension pour quatre ans des quatre conseillers régionaux membres de la majorité de Georges Frêche : Collerais mais aussi Jean-Claude Gayssot, Henry Guarino et Jean-Paul Boré. Si cette proposition est adoptée, elle sera mise à l’ordre du jour du congrès en juin.

Jean-Pierre LACAN

PLUS QUE JAMAIS COMMUNISTE, JE QUITTE LE PARTI COMMUNISTE FRANCAIS

Après des mois de réflexions, c’est le cœur serré, que j’ai décidé de mettre le mot fin à mon histoire « d’amour » qui aura duré 44 ans avec le Parti Communiste Français.

Depuis des années, irrémédiablement le Parti Communiste Français recule, et, désormais, le plus grand nombre de communistes n’est plus dans ses rangs. Cet affaiblissement constant et mon vécu de l’intérieur me laissent à penser que ce parti s’éloigne des réalités et des mutations profondes des hommes et des femmes brisés par le capitalisme, qui souffrent mais qui luttent encore pour une transformation de la Société.

Je pense que nos propositions, aussi bonnes et généreuses qu’elles soient, ne sont pas entendues par la masse des gens à qui elles s’adressent. Notre nouvelle stratégie vécue sur le terrain, comme une stratégie de division, nous coupe un peu plus de celles et ceux qui aimeraient nous croire, mais ne nous trouvent pas crédibles.

Les choix du Parti Communiste pour les régionales de 2010, entraînant la perte de très nombreux élus communistes dans les nouveaux exécutifs et l’expérience que je viens de vivre en Languedoc Roussillon, ont eu raison des mes doutes et me conduisent aujourd’hui à démissionner de ce parti qui m’a tant apporté et tant fait rêver. Ce parti qui m’a construite, me fait souffrir aujourd’hui.

Je quitte la tête bien haute et en paix avec ma conscience, une organisation dont le fonctionnement et les pratiques d’un temps révolu sont de retour : les procès d’intention à charge (pour ne pas dire staliniens...), le lynchage, les suspensions pour mieux cacher les exclusions, l’autoritarisme, l’intolérance, le manque de sincérité d’analyses sur les questions de fond et sur les résultats des élections dont on s’auto-satisfait alors qu’on perd à chacune d’elles des électeurs....

Je laisse, sans regret et sans haine, aux dirigeants actuels de la fédération de l’Hérault, l’espace dont ils ont besoin pour asseoir leur petit pouvoir virtuel, au sein d’une unité qui n’est que façade. Je les laisse à leur anti-socialisme gauchisant, et à leur combinaisons politiciennes.

Le front de gauche aura été pour moi, une belle conception dans laquelle j’ai cru le temps d’une campagne européenne, mais qui a perdu son âme avec les régionales. Un front de gauche dans lequel Jean Luc Mélenchon en nous offrant son « paquet électoral », se sera fait sa place jusqu’à en devenir aux yeux des médias et des français, le fondateur et donc tout naturellement celui qui sera le candidat de l’autre gauche à la présidentielle. Une gauche qui se réjouit quand le PS s’effondre aux européennes, qui se réjouit de passer devant le N.P.A au plan national. Je n’ai pas voté pour cela lors du dernier congrès mais pour un rassemblement très large de toute la gauche, sans exclusive, et pour l’existence d’un parti communiste qui, malheureusement, n’en finit pas de vouloir se transformer et qui jamais ne donne le signe attendu par moi et de nombreux autres depuis des années. La théorie des deux gauches prédomine et tourne le dos aux valeurs communistes unitaires, fraternelles qui m’ont fait adhérer.

Certains risquent de se réjouir de ce départ, tant mieux pour eux, car je ne veux et ne peux plus militer avec eux, non par désaccord politique car chacun détient sa part de vérité, mais parce ce que le degré de haine, de violences verbales, le lynchage organisé, médiatisé et construit un an avant les régionales, dans ma fédération de l’Hérault, comme dans les autres fédérations de la région, ont atteint un tel niveau qu’il ne paraît plus possible d’envisager quelque dialogue constructif que ce soit comme nous le propose Pierre LAURENT. Dans tous mes combats, dans tous mes engagements, le respect envers tous les camarades a toujours été pour moi une règle et rien ne peux justifier de tels agissements.

Par contre, à mes amis et à mes proches, à toutes celles et ceux qui ont souhaité me retenir, à celles et ceux qui m’ont soutenue et respectée, à celles et ceux qui m’ont entendu sans nécessairement partager mes choix et ma décision, et à celles et ceux pour qui je suis et serai toujours communiste, je veux dire combien je reste proche d’eux et combien je crois encore profondément au communisme.

Je veux qu’ils sachent, qu’après cette période des régionales, mon engagement pour l’émancipation humaine reste intact et que mon énergie est énorme pour faire avancer l’avenir vers plus de progrès social. Je sors de cette période renforcée dans mes convictions et dans mes valeurs, celles que mon parti m’a donné et que je n’oublie jamais. Eux, je ne les quitte pas et serai toujours à leurs côtés.

Josianne collerais élue communiste, mais pas représentante du PCF.

http://www.midilibre.com/articles/2010/04/23/ML-Josianne-Collerais-quitte-le-PCF-1200727.php5

Le 22 avril 2010

Retraites : Frêche-Sarkozy même combat, Collerais complice !

[11 mars 2010]

Lors d’une récente conférence de presse, G. Frêche a déclaré "Il faut que la retraite s’étale entre 55 et 65 ans. [...] Ce sera indispensable à mettre en place en France dans les cinq ans qui viennent. Quels que soient ceux qui gouvernent, la droite ou la gauche, ils n’échapperont pas à cette évidence. » Josiane Collerais ( PCF sur la liste de Frèche) n’a pas réagi. Réaction d’Antoine du comité NPA du Pic Saint Loup.

Ces paroles de Frêche, on le voit aisément, relèvent du consensus structurel entre la droite libérale et la social-démocratie sur la question des retraites et c’est donc très justement et très logiquement que le bonhomme rend hommage à celle que, par ailleurs, il déteste : "Martine Aubry, pour une fois, avait dit quelque chose d’intelligent et je regrette qu’elle soit revenue en arrière ". Allusion aux déclarations, reniées depuis, pour cause d’opportunisme électoraliste, de ladite Aubry sur la nécessité de repousser l’âge du départ à la retraite !

Alors voilà, Frêche fait du Sarkozy sans fard sur les retraites et au fond cela ne nous étonne guère : le Septimaniaque a, à maintes reprises, déclaré sa flamme à Sarko, en particulier, dans sa défense du colonialisme israélien.

Cette déclaration sur les retraites devrait seulement amener ceux qui croient barrer la voie à la droite en votant Frêche à sortir des réflexes pavloviens et des slogans tout faits : avec Frêche et son social-libéralisme mâtiné de coups de gueule, le libéralisme est déjà dans la place. Tout le drame de Couderc est d’ailleurs là : Frêche assèche son électorat comme il assèche une partie de celui du Front National !

Illusoire barrage à la droite donc que ce filet attrape-gogo de gauche ! Mandroux [maire socialiste de Montpellier qui a présenté sa liste soutenue par le PS aux Régionales avec à la clé un échec cinglant], quant à elle, malgré ses velléités tardivement antifrêchistes, n’exprime que la volonté tactique du PS, d’Aubry en particulier, de se refaire, à l’occasion des Régionales, une virginité qui fasse oublier les compromissions passées … et présentes (l’alliance avec le Modem à la mairie de Montpellier, les subventions à l’enseignement privé, etc.).
Il n’y a rien de bien nouveau de ce côté-là pour qui refuse les contes de fées ânonnés par l’ogre de l’Hôtel de Région !

On s’attardera, au passage, puisque nous en sommes aux contes de fées dépolitisants du frêchisme sarkocompatible, aux fables évoquées par l’économiste Michel Husson qui rappellent que la clé des retraites n’est pas dans l’évolution démographique (qu’il ne s’agit pas au demeurant de nier) mais dans l’affectation des gains de productivité. Quelques citations qui résument la problématique en la sortant des clichés paresseux sur la crise des retraites : « Le financement des retraites est toujours un problème de répartition. Il s’agit au fond de savoir quelle est la part du revenu national qui ira aux retraités, autrement dit à des citoyens qui ne participent plus directement à la création de ce revenu. Soulignons qu’il s’agit ici de revenus monétaires. La taille du revenu à distribuer à chacun dépend de la productivité des actifs, autrement dit ce qu’ils produisent en une heure de travail. […]

Entre 1980 et 2008, la productivité horaire du travail a augmenté de 70 %, soit un rythme annuel voisin de la tendance moyenne sur le XXème siècle. Mais le pouvoir d’achat moyen du salaire n’a augmenté que de 20 %. Entre les deux s’intercalent d’autres usages des gains de productivité. Sur le potentiel des 70 % de gains de productivité, 16 % ont été consacrés à la réduction de la durée du travail, 8 % à l’augmentation des taux de cotisation moyens, et 13 % correspondant à l’augmentation de la part des profits […]

Ces évolutions conduisent à une modification significative dans la répartition de la valeur ajoutée des sociétés non financières. La tendance principale est un transfert des salaires vers les profits équivalant à 8,8 points de valeur ajoutée. Du côté des profits, la majeure partie de l’augmentation est allée au versement de dividendes.

En 1980, les dividendes représentaient 4,2% de la masse salariale et cette proportion est passée à 12,9 % en 2008. Autrement dit les salariés travaillaient 72 heures par an pour les actionnaires en 1980 ; en 2008, c’est 189 heures.

[…] Compte tenu des évolutions en faveur des actionnaires, il faut mettre en avant ce mot d’ordre simple : « faisons cotiser les dividendes ». Il est en phase avec la perception des effets de la crise et de la volonté des possédants d’en sortir sans remise en cause une répartition des revenus qui leur est favorable. Telle est en effet la question qui va dominer le débat dans les années à venir : est-il acceptable que les salariés paient les pots cassés de la crise alors que la ponction sur la richesse produite opérée par les actionnaires continuerait comme avant ? Ce résultat peut être obtenu soit en élargissant l’assiette des cotisations au profit non investi, soit en établissant une contribution spécifique sur les profits distribués. » (1)

Ces quelques éléments d’analyse proposés par Michel Husson devraient être l’angle d’attaque et de défense des retraites chez tout homme/toute femme de gauche. On a vu, sans surprise, ce qu’il en était du dinosaure des bords du Lez [rivière traversant Montpellier]. Mais voilà, quand il s’est exprimé, en conférence de presse à Montpellier, sur la nécessité de faire sauter le verrou des 60 ans pour partir à la retraite, il avait à ses côtés la communiste Josiane Collerais, l’une des compagnes de dérive de Jean-Claude Gayssot qui, contre l’avis de l’écrasante majorité des communistes du Languedoc-Roussillon, a décidé de figurer sur la liste de Frêche. Qui a décidé donc de se mettre en opposition avec la liste unitaire A Gauche Maintenant ! qui rassemble le PC, le PG, le NPA et d’autres organisations de la gauche radicale.

Voilà ce que rapporte Montpellier Journal de cette conférence de presse : "Josiane Collerais, communiste dissidente du PCF, était assise à la droite de Georges Frêche lorsqu’il a prononcé ces propos [sur les retraites]. Et quand celui-ci lui a donné la parole quelques minutes plus tard, elle n’est pas revenue sur le sujet." (2)

Donc silence radio «  communiste » sur la proposition de départ à la retraite étalé entre 55 et 65 ans ! Où il est bien clair que figurer sur une telle liste vous transforme un communiste en carpe muette et en caution-carpette des convergences frêchosarkozystes sur les retraites. Voilà un révélateur supplémentaire de ce qu’est la logique d’alignement sur Frêche ; un renoncement ouvertement assumé chez celui-ci aux valeurs de la gauche de rupture avec le capitalisme, une capitulation silencieuse de « communistes » (les guillemets sont de rigueur) à faire pâlir de honte leurs camarades de parti et des autres partis, syndicats et associations et tous les citoyens engagés dans la défense des retraites et des retraités.

Les retraites ne sont, certes, pas du champ de compétence de la Région ; il n’en reste pas moins qu’une campagne Régionales ne peut faire l’impasse sur les orientations de politique générale car celles-ci pèsent bien évidemment sur les conditions de vie (de survie pour certains !) des habitants des régions. Frêche le comprend bien, à sa façon, qui, par son consensus affiché avec le gouvernement sur les retraites, révèle la cohérence de ses choix régionaux en matière de lutte (de refus de lutter) contre le chômage, pour ne prendre que cet exemple. AGM ! le comprend aussi qui n’hésite pas à placer en préambule de ses orientations concrètes pour la Région, un engagement à refuser la politique prédatrice des Sarkozy et Fillon et donc un engagement à appuyer totalement les luttes des salariés ! Aucune rupture avec les méfaits du libéralisme et les reniements du social-libéralisme, sur le plan régional, n’est en effet possible sans la construction, en solidarité avec les autres régions, d’une alternative globale au capitalisme !

Le 14 mars, décidément, il n’y a pas à hésiter : donner sa voix à Frêche, c’est renforcer l’agression qui se prépare, du côté du gouvernement, sur les retraites ! Le vote de gauche qui combat cette attaque-là comme sur tous les fronts de lutte pour une société de justice sociale, ce vote, c’est celui d’A Gauche Maintenant ! emmené par René Revol, François Liberti et David Hermet !

Antoine (NPA Pic-Saint-Loup)

(1) http://hussonet.free.fr/scenar10.pdf

(2) http://www.montpellier-journal.fr/2010/03/lage-du-depart-a-la-retraite-selon-georges-freche.html

On pourra lire aussi ce que nous écrivions il y a peu sur la décision des vice-présidents communistes de la Région de repartir avec Frêche : http://www.resistons.net/index.php/2010/03/02/577-regionales-les-communistes-et-les-communistes-qui-salignent-sur-freche

http://www.resistons.net/index.php/2010/03/11/590-retraites-freche-sarkozy-meme-combat-collerais-complice

http://www.resistons.net/

Mots clés : FR - Sud Est (04) / Partis politiques /

Messages

  • Collerais victime des staliniens , on connaît la chanson par coeur !
    Gayssot and Co , ils étaient qui à l’époque de l’URSS et des voyages d’études , des aveugles et malentendants devenus aujourd’hui les visionnaires et les oreilles du communisme du futur, mdr !

  • Selon Karl MARX "La vérité est toujours concrête", en Languedoc Rousillon aussi.
    A bon lecteur : "Salut".

  • Moi ce qui me fais mourir de rire ,c’est cette formidable envie de tous ces gens a faire des lettres des ecrits des motions, des ceci des cela
    ILS CROIENT QU ILS VONT PASSER DANS LES MANUELS D’HISTOIRES OU QUOI

  • RAPPEL : Communiqué de la Section de Béziers du Parti Communiste Français,2, rue Voltaire, BEZIERS

    Il n’y a pas d’élus communistes au Conseil Régional du Languedoc-Roussillon. Michel PASSET, secrétaire départemental de l’Hérault du PCF, avait précisé dans un communiqué rendu public entre les deux tours des élections « qu’il n’y avait pas de communistes sur la liste de Georges Frêche ».
    Il est clair que Jean-Claude Gayssot, Josiane Collerais, Jean-Paul Boré et Henri Garino qui n’ont pas respecté le choix quasi unanime des communistes de la région se sont mis, comme le prévoient les statuts, "hors du Parti". C’est leur choix.
    Ils se retrouvent maintenant à la gestion de cette collectivité avec Agnès Julian, représentante patronale dans les instances de l’UIMM*et du MEDEF. C’est aussi leur choix. Ils ne peuvent pas être communistes.

    communiqué du 29 mars 2010

    *UIMM : Union des Industries et Métiers de la Métallurgie


    Puisque la lutte des classes et l’anti-capitalisme ne les concernent plus... Gayssot, Boré et Garino (frechistes convaincus) ont avec la décision de Collerais la piste à suivre, ainsi tout sera clair et net !.

  • On quitte la navire au moment où la casse sociale est la plus forte c’est tout ce que je vois de loin sans être un militant PCF.

    • Ces communistes , influencés fortement par le PS bourgeois , quittent le parti qui les a fait manger avec des indemnités d’élus pour ne pas retourner au boulot dans leur entreprise d’origine et après toucher une bonne retraite "d’élu" confortable quand ils rejoindront la "défaite" aux prochaines élections régionales ou cantonales, à moins que Frêche ne leur trouve une mairie de repli tranquille toujours avec indemnités .

      Les grandes phrases d’une lettre publiée dans la presse , avec le "grand amour "du communisme me fait toujours sourire . Beaucoup de militants ont quitté momentanément le PCF depuis le programme commun sans faire de bruit médiatique en désaccord avec l’alliance avec le PS bourgeois qui veut nous faire avaler Strauss-kahn comme candidat unique de la gauche . Pour renforcer le courant révolutionnaire marxiste dans notre parti il faut absolument que tous les militants ou adhérents l’ayant quitté depuis les années 80,par opposition à l’alliance Mitterrandienne , reviennent aider ce courant à redevenir majoritaire au sein du PCF qui reste le meilleur outil actuel pour combattre le capitalisme en crise permanente .

      Ces départs annoncés à grand fracas médiatique concourent au renforcement de l’anticommunisme new-look que la bourgeoisie met en place pour empêcher les masses populaires mécontentes de s’orienter vers le mouvement communiste fédérateur qui se met en place pour contrer la crise du capitalisme et le renverser au plus vite . Ces personnalités qui fuient leur ancien parti pour une bonne bouffe indemnitaire sont pitoyables et peu crédibles, le peuple leur signifiera leur congé politique en temps voulu . Pour notre part nous poursuivons notre combat de classe malgré les difficultés sans chercher une place d’élu dans la pseudo démocratie bourgeoise que nous voulons remplacer par le pouvoir du peuple à tous les étages de la société et dans les entreprises .

      Bon vent à ces anciens camarades auprès de Frêche , d’Europe-écologie ou autres organisations sans âme ni avenir à moyen et long terme . La science historique révèlera très vite la justesse de l’analyse marxiste au dépend des frondeurs opportunistes d’un moment électoral .

      Bernard SARTON , section d’Aubagne

  • Josiane Collerais a démissionné du parti communiste ? Mais elle date cette démission ! Il y a belle lurette qu’elle n’était plus porteuse des valeurs communistes Madame Collerais.

    Dans la gestion de la région Languedoc Roussillon sous la houlette de Frèche elle n’avait pas fait preuve d’un engagement révolutionnaire sans faille. Et pas davantage dans ses responsabilités à la direction de la fédération de l’Hérault du parti communiste.

    Mais elle n’était pas la seule et c’est son droit le plus strict de trouver son compte ailleurs que dans des perspectives de rupture avec le capitaliste. On avait déjà connu ce genre de situation lors du départ d’Eric Macia, secrétaire de la fédération de l’Hérault du pcf, il y a déjà plusieurs années.

    Dans le contexte de crise que nous traversons il faut savoir tirer partie d’une société décadente et ma foi renoncer à la lutte de classe pour la lutte des places a quelque chose d’humain.

    Mais de grâce Mme Collerais restez digne, ne demandez pas la compassion de ceux qui militent pour un autre avenir que celui auquel nous condamne un système en fin de course incapable de résoudre les problèmes de notre temps.

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