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Le "parti d’Olivier" efface la vieille LCR

mardi 9 octobre 2007 - Contacter l'auteur - 22 coms

de Sylvia Zappi

Les larmes sont montées d’un coup. A l’évocation de la "descente de la direction", début juin, Serge Vassec craque. Sa section de la Ligue communiste révolutionnaire, à Clermont-Ferrand, prétendait présenter un candidat aux législatives non validé par le bureau politique national, car il avait soutenu José Bové lors de la présidentielle. "Je me suis rarement senti aussi mal dans mon existence, lâche ce responsable cheminot d’Auvergne, membre de la commission exécutive de la CGT. Ce qui faisait la richesse de la Ligue, c’est qu’on pouvait avoir des désaccords, des pratiques parfois différentes localement, mais on avait un langage commun. Là on ne parle plus la même langue."

Comme ce quinquagénaire, entré en militance trotskiste en 1972, ils sont nombreux à dire ouvertement leur malaise, tandis que d’autres préfèrent partir sur la pointe des pieds. Militants aguerris, responsables syndicaux, dirigeants d’associations, impliqués dans les "luttes", construisant patiemment leur organisation trotskiste mais ayant toujours en vue la perspective de construire "un parti large" à la gauche de la gauche, ils se sentaient jusqu’alors plutôt à l’aise dans cette organisation qui leur demandait tant.

La nouvelle ligne de la direction de la LCR, son appel à construire un "nouveau parti anticapitaliste" "par le bas", ses accents répétés sur les succès d’"Olivier" les ont déboussolés. Ils ne reconnaissent plus leur "Ligue". Elle aurait perdu ses repères et, eux, presque leur raison de militer.

Le malaise couvait depuis deux ans, après l’accord avec Lutte ouvrière aux élections régionales de 2004 et l’alignement de la LCR sur son discours "ni droite ni gauche". Ils avaient alors espéré que le décalage serait passager. La bataille pour le non au référendum de mai 2005, avec ses tribunes communes à toute la gauche radicale, les avait rassurés. La "Ligue" renouait avec sa vieille tradition de "front unique" (stratégie d’unité d’action permettant d’exacerber les contradictions au sein de la gauche). L’attitude frileuse puis carrément hostile de leurs dirigeants lors du débat sur une candidature unique de la gauche radicale a douché leurs espoirs.

"BEAUCOUP DE SECTARISME"

"On s’est senti seuls quand on a vu le bureau politique chercher prétexte sur prétexte en faisant de la surenchère gauchiste pour casser les collectifs", se souvient Micheline Petitpas, professeur à la retraite à Bois-Guillaume (Seine-Maritime), entrée au Parti communiste internationaliste, ancêtre de la LCR, en 1967. Aujourd’hui, elle se dit "choquée" par le discours triomphaliste en vogue dans les rangs de la LCR parce qu’"on est passés devant le PC". "La direction vit sur un mirage", juge-t-elle.

Un "mirage" qui a son slogan interne : "Nouvelle époque, nouveau programme, nouveau parti", répètent les proches d’Alain Krivine pour justifier leur ligne, persuadés que le bon score de Besancenot à la présidentielle a définitivement "enfoncé la vieille gauche". "L’orga" doit désormais se tourner vers les jeunes radicalisés, venus à la politique sur les slogans "punchy" de la campagne d’"Olivier".

"C’est un vrai changement de direction", remarque Francis Vergne, conseiller d’orientation venu de Lutte ouvrière en 1984. En devenant le "parti des luttes" et en centrant son activité sur une ligne d’auto-affirmation, la Ligue serait désormais en danger de "gauchisme bureaucratique". " Je crains un projet au gentil profil de parti radical mais sans rivages", poursuit Gérard Bohner, ingénieur au CNRS.

Cette ligne "sectaire" se doublerait d’une tendance à un certain autoritarisme interne et une personnalisation autour du jeune postier. "Les nouveaux adhérents arrivent pour Besancenot, avec beaucoup de sectarisme et peu d’esprit critique", explique Guy Platel, ingénieur informatique à la retraite à Beauvais. "Besancenot est un excellent porte-parole, mais il y a un danger de recruter uniquement sur la base de son image", prévient Dominique Leseigneur, employé à France Télécom à Rennes, depuis trente-trois ans à la LCR.

A regarder les derniers arrivés, on pourrait croire à ce décalage générationnel. Les "nouveaux" ne sont pas gênés par la récente personnalisation affichée par la LCR : ils adhèrent effectivement au "parti d’Olivier". "L’idée de faire de la politique par le bas, en rassemblant le peuple, les lycéens, les gens des cités qui ne se reconnaissent pas dans les autres partis politiques, ça me plaît", assure Linda Robin, technicienne intermittente de 25 ans. Cette fine blonde a adhéré juste après le premier tour de la présidentielle, et reste persuadée que la LCR a "une force d’attraction suffisante" pour créer un nouveau parti.

Magali Serieys, entrée voici un mois, n’a pas non plus de doutes. "C’est important de construire quelque chose en adaptant le programme avec les nouveaux adhérents sur des bases anticapitalistes. Un peu à l’image d’Olivier", explique cette étudiante de 22 ans en DEA de philosophie à Toulouse. Le discours est gentiment gauchiste, sûr de son fait, et renvoie les références trotskistes à un passé glorieux mais révolu.

"VIEUX SCHNOCKS"

La direction, elle, joue sur du velours, accusant en douce les plus anciens de conservatisme face à la jeune relève, voire de vieillissement militant prématuré. "D’être de vieux schnocks", résume Francis Sitel, dirigeant de la minorité. "Une page se tourne", ne cesse de répéter Alain Krivine. "On va perdre quelques militants syndicaux aguerris mais gagner plein de jeunes, et ça va nous faire du bien", assure un autre dirigeant.

Pourtant, à y regarder de plus près, l’explication générationnelle semble un peu courte. Les plus anciens et les cadres syndicaux sont certes souvent militants de la minorité, autour des deux leaders Christian Picquet ou Léonce Aguirre, mais leurs réunions attirent aussi beaucoup de jeunes. Comme Danièle Obono, étudiante entrée en 2004, qui craint que la LCR "se lance dans l’inconnu en faisant table rase". Ou Germain Telliez, en deuxième année d’histoire à Amiens, qui assure "avoir adhéré en avril pour défendre une ligne unitaire après l’échec de la candidature unique à la présidentielle".

Le congrès se prépare, et les "unitaires", affaiblis, savent que les termes du débat sont "piégés" : "Qui peut être contre un nouveau parti rajeuni ?", s’interroge Francis Vergne. "On en a encore pour deux ou trois ans à souffrir", pronostique Gérard Bohner. Après, il en est sûr, la "Ligue" reviendra à ses traditions.

http://www.lemonde.fr/web/article/0...

Mots clés : Partis politiques / Sylvia Zappi /

Messages

  • Lors de l’université d’été de la LCR, Olivier Besancenot a lancé un double appel :
    à la résistance sociale et à la construction d’un nouveau parti anticapitaliste.

    La résistance sociale est
    essentielle, cruciale parce
    que de son dénouement
    dépend absolument tout le
    reste. Les luttes ne suffisent pas : elles
    sont déjà orphelines d’un débouché
    plus politique, d’un plan de mesures
    d’urgence sociales et démocratiques,
    d’une vision d’ensemble de la société,
    d’une alternative
    globale cohérente,
    pour ressusciter
    l’espoir.
    C’est l’enjeu
    de notre
    proposition d’un
    nouveau parti,
    anticapitaliste, radical,
    internationaliste, féministe, écologiste,
    qui veut révolutionner la société :
    changer de société, et pas seulement
    améliorer la société !
    Concrètement, ce nouveau parti
    pourrait être un regroupement collectif
    d’individus, de personnalités anonymes
    semblables à la majorité de la population
    exploitée et opprimée, décidée à faire
    enfin entendre leurs propres voix, sans
    prendre de détours.
    Face au vide sidéral qui existe
    aujourd’hui à gauche, face à une
    offensive globale menée par la droite
    et le Medef, nous sommes de plus en
    plus nombreux à penser que c’est le
    bon moment ! Ouvriers, jeunes, salariés,
    femmes, immigrés, jeunes de quartier :
    il existe une partie de la population et du
    monde du travail, aujourd’hui minoritaire
    mais combative et radicale, qui n’a pas
    envie de se laisser faire, qui est remplie
    d’espoir.
    Ce constat, nous l’avons fait dans
    les manifestations, avec les militants
    des autres organisations politiques,
    à commencer par ceux du parti
    communiste, des militants dévoués
    dans les luttes mais désarçonnés
    par l’orientation de leur parti,
    des militants du mouvement
    social, altermondialiste,
    des syndicalistes, ceux
    d’autres organisations
    révolutionnaires,
    qui pensent
    qu’ensemble
    nous pourrions
    aller plus loin.
    Et même,
    probablement,
    des militants et
    des électeurs
    du parti
    socialiste ou des
    écologistes...
    Tous ceux-là ont
    été à la gauche
    de la gauche
    plurielle, puis à
    la gauche de la gauche
    institutionnelle. Ils sont, au train où
    vont les choses, à gauche tout court !
    Ils pensent que, ensemble, on pourrait
    aller plus loin. Ils pensent qu’une
    autre gauche est possible, qui soit un
    correspondant politique pour les luttes,
    un point de ralliement, de résistance,
    par et pour les classes populaires, les
    classes laborieuses, la jeunesse et,
    plus généralement, pour tous ceux et
    toutes celles qui veulent en être, aux
    avant-postes de la résistance contre le
    capitalisme.
    Alors, oui : il faut tirer toutes les
    leçons du passé, comprendre pourquoi
    il y a eu des périodes d’effervescence
    révolutionnaire, des fractures politiques
    à gauche - notamment entre réformistes
    et révolutionnaires - et tirer le bilan
    dramatique des contre-révolutions.
    Mais, on peut avoir une histoire et un
    héritage sans avoir les yeux braqués
    vers le passé et affronter l’avenir en lui
    faisant face, en partant de la société
    telle qu’elle existe. Sur les décombres
    où tant d’illusions ont été enfouies par la
    social-démocratie et par le stalinisme, il
    faut d’abord et avant tout reconstruire :
    reconstruire un mouvement social
    global en réhabilitant en son sein
    un projet anticapitaliste qui fasse la
    démonstration que le socialisme et
    la démocratie ne sont pas
    contradictoires.
    Cet appel n’est pas
    un appel unilatéral. C’est
    aussi une question : estce
    que, comme nous, vous
    pensez que l’heure est venue de
    construire un parti internationaliste,
    un parti indépendant, un parti
    anticapitaliste, écologiste et
    féministe, un parti qui veut toujours
    révolutionner la société ?
    Internationalistes et, donc, également
    antiracistes. Internationalistes au
    sens où l’envisageait Che Guevara :
    capables de ressentir de l’angoisse
    quand on assassine un peuple quelque
    part dans le monde ou qu’on le laisse
    crever comme c’est le cas aujourd’hui
    au Darfour, en Palestine, en Irak par
    exemple. Capables de ressentir de
    l’angoisse mais, aussi, de l’espoir
    quand se dresse le drapeau de la
    liberté, comme cela commence à être
    le cas en Amérique Latine.
    Indépendants vis-à-vis du pouvoir,
    avec une défiance quasi-libertaire visà-
    vis des institutions. En soi, nous ne
    sommes pas contre participer
    aux institutions… mais sur la
    base de notre indépendance.
    La gauche ne se divise
    pas abstraitement sur
    le pouvoir, entre ceux
    qui accepteraient d’y
    participer et ceux qui, par
    principe, s’y refuseraient. Sur
    cette question, elle se divise entre ceux
    pour qui, comme nous, c’est un des
    moyens pour changer la société et ceux
    qui se résignent à la société telle qu’elle
    est. Prendre le pouvoir n’est pas une
    question taboue, à la condition que la
    population puisse se le partager et que
    les partis de la gauche anticapitaliste,
    en croyant prendre le pouvoir, ne soient
    pas pris par le pouvoir…
    Anticapitalistes, et pas seulement
    anti-libéraux. Car il ne s’agit
    pas seulement de résister à la
    mondialisation capitaliste actuelle.
    Il s’agit de proposer des solutions
    alternatives permettant de financer
    les mesures d’urgence : salaires,
    protection sociale, logements sociaux,
    emplois… Cela implique de poser la
    question cruciale de la répartition des
    richesses et de leur contrôle par tous.
    C’est une question sociale ; mais c’est
    aussi une question démocratique : qui
    décide ?
    Dans l’économie de marché, une
    minorité de privilégiés décide pour
    tout le monde, dans le dos de tout
    le monde et sans le contrôle de
    personne. Nous, nous pensons que
    dans les entreprises, les quartiers,
    les villes, c’est la population
    elle-même qui est la mieux
    à même de déterminer
    ses propres besoins et les
    moyens de les satisfaire.
    Des pistes existent : la
    gratuité des prestations
    publiques et des biens
    communs, plutôt
    que leur privatisation
    comme c’est le cas
    actuellement avec le
    règne de l’actionnariat,
    le brevetage du
    vivant, du patrimoine
    génétique et des
    médicaments ; la
    satisfaction des
    besoins collectifs
    par la planification
    démocratique plutôt
    que la loi de
    l’offre et de
    la demande
    qui envoie
    la société et
    l’environnement
    contre un mur.
    Aujourd’hui,
    le fruit du travail de tous est
    approprié par une petite minorité.
    C’est cela que nous voulons changer :
    que tout revienne à tous ! Pourtant,
    à gauche, le régime de propriété des
    moyens de production est devenu une
    question taboue.
    Un parti qui veut révolutionner la
    société ? Il s’agit de regrouper tous
    ceux et toutes celles qui pensent
    qu’une autre société que le capitalisme
    est possible, sans pour autant avoir
    des réponses achevées sur tous
    les sujets et en tirant le bilan des
    révolutions passées.
    Il s’agit, avec tous ceux qui y sont
    prêts, de refonder et de réinventer le
    socialisme du XXIe siècle.

  • Il y a toujours un risque de personnalisation dans notre société du spectacle.
    De robert HUE chez Drucker à Besancenot chez fogiel .
    cependant je pense les camarades de la ligue mieux armés que ceux du pcf pour lutter contre cette dérive.
    Oui l’effet Besancenot existe ,et personne à la ligue ne le nie.
    Ce qui compte c’est la ligne politique et là effectivement il y a plusieurs tendances,ce qui est sain.
    Ex du pcf ,sans carte depuis ,je n’ai pas compris l’attitude de la majorité de la lcr lors des collectifs anti libéraux.
    j’esperais et j’espere toujours un rassemblement anticapitaliste large ,mais indépendant du PS.
    au fur et à mesure que l’aventure des collectifs se construisait ,je me suis aperçu que la direction de la lcr avait vu juste.
    et je ne suis pas naif au point de croire que c’était une question d’égo qui a conduit à l’echec.
    Non c’est bien une question politique centrale:alliance ou non avec la social démocratie ;
    Et quand les 125 propositions refusent de mettre le smic à 1500 euros NETS ,je me rends compte de la volonté cachée de certains de mettre la barre assez bas,pour mieux négocier un possible ralliement au PS.
    puis dans une réunion avec un responsable pcf il est dit que le texte ne dit pas refus d’une alliance avec le ps ,mais refus de participer à un gouvernement libéral ,ce qui laisse toutes les portes ouvertes.
    je me suis trompé.
    La majorité de la lcr avait vu juste .
    la construction d’un parti anticapitaliste est une tache de l’heure,il n’y a pas d’autre voie.
    reconstruction des collectifs antilibéraux ,pourquoi pas mais sur une base politique clairement anticapitaliste et indépendante du PS .
    Sinon la proposition de la lcr d’un nouveau parti est à tester.
    Rapidement.

    ps:par honneteté intellectuelle quand je ne suis plus d’accord avec un parti au point de présenter et faire campagne pour un autre candidat:je quitte ce parti,c’est ce que j’ai fait en 1981 quand il était évident que le PCF ferait une politique au profit de la bourgeoisie.

    Damien

  • Ah Sylvia, dés qu’elle aperçoit du rouge, elle se met à baver et à éructer ...

    Aprés, il est vrai qu’il y a un vrai problème de personnification à la LCR en ce moment, et j’espère, comme tous les gens interessés par l’idée de construire un grand parti révollutionnaire, que ce parti ne sera pas "l’Olivier", le parti regroupant les petites pisseuses de 15 ans qui peuplent les premiers rangs des meetings de la Ligue ces derniers temps, mais celui des militants, des enragés, qu’on retrouve dans les quartiers, dans les boites, dans les syndicats, et qu’on retrouve aussi dans ces même meetings.

    • le parti regroupant les petites pisseuses de 15 ans qui peuplent les premiers rangs des meetings de la Ligue ces derniers temps,

      Quel argument politique !!

      Pôvre zenfants, vois ces adultes qui te refuse une personnalité, vois ces vieilles et vieux c..., qui oublient qu’ils ont eu 15 ans et l’engagement !!!! J’avais 15 ans lorsque j’ai adhéré au MJCF, comme beaucoup de mes copines et copains...

      Et de plus, le fin politique n’a même pas le courage de signé...

      Marco Gentilly (ex PCF de 1976 à 1999, Militant LCR depuis 2000)

    • Vraiment magnifique ce commentaire ! beurk :-(

      La conscience politique se construit quand elle peut , comme elle peut, avec toutes ses vicissitudes et ses aléa - "tout le monde n’a pas la chance d’avoir eu des parents communistes".

      Guy Môquet avait 17 ans quand il est mort et combien d’autres anonymes comme lui , ici ou là ?

      Personnellement, je préfèrerais encore que mes "petites pisseuses" à moi aillent à des meetings de la LCR (si elles ne veulent pas aller aux meetings du PCF ;-)) que de regarder des conneries à la TV ou qu’elles passent leurs après midi libre à "faire du shopping" et à se conduire comme des poules décérébrées.

      Quant aux militants enragés que tu vises en les glorifiant de façon si virile, leur premier travail de militant c’est aussi de conscientiser ses "petites pisseuses de 15 ans", en discutant avec elles ,en leur apprenant des choses ( s’ils en savent, évidement...) et au besoin aussi, en apprenant d’elles, et pas en leur crachant à la figure comme tu viens de le faire.

      A la LCR ou au PCF, même combat : la jeunesse est notre futur, il faut la former et l’épauler, sur ce chemin difficile qu’est le militantisme communiste. Peu importe le chemin par lequel tu arrives au communisme (révoltes adolescentes, sentiment d’injustice exacerbé, fascination pour telle ou telle personne, rêveries pré-pubères...) , l’essentiel est que tu t’y sentes suffisamment bien pour y rester, que tu comprennes et que saches pourquoi tu y restes, et que tu sois suffisamment bien formé pour te battre sans état d’âme.

      La Louve

  • Ah la Sylvia, elle a encore choisi le pire exemple qui soit en matière d’interwiew : les militants LCR de Clermont Ferrand, militants dont certains, élus dans le conseil municipal de la ville, ne se gênaient plus pour faire des alliances douteuses avec le PS (avec toutes les dérives que cela entraîne), élus LCR et militants pas foutus de savoir où se trouvent les entrées de l’usine Michelin quand il faut aller tracter (et oui les salons dorés de la mairie sont un peu trop confortables, on en oublie vite les fondamentaux). Mêmes militants qui ont fait campagne contre la LCR en soutenant Bové, qui empêchaient l’accès au local à ceux qui avaient décidé de faire campagne pour Besancenot et qui parfois même les menaçaient.

    Le pire c’est que ces champions de l’unité à tout prix devraient se réjouir de voir que la Ligue est prête à s’ouvrir au delà de ce qui fait son histoire spécifique, pour disparaître, à terme, dans une nouvelle organisation plus large. Et bien non, cela ne leur va pas non plus.

    Bref aujourd’hui cette tendance de la LCR qui représentait il y a 2 ans 30% de l’orga se réduit comme peau de chagrin ce qui prouve bien que les orientations actuelles de la Direction trouvent un écho favorable chez la très grande majorité des militants toutes tendances confondues (5 au total à la LCR).

    Comme disait un commentaire précédent, quand on est plus d’accord et qu’on ne sent sent plus à sa place dans une organisation, on la quitte. Pour certains (dont je fais partie), je ne les regretterai pas.

    S@brina

    • michel de toulon : Sabrina la LCR c’est le parti qui a eu besoin des signatures des élus de L’UMP et du PS pour pouvoir présenter son candidat a l’élection présidentielle non ? elle est belle la morale révolutionnaire aprés on a le culot d’écrire un mauvais livre sur le CHE.

    • c’est toujours surprenant dans un débat fraternel et politique cette petite note bien pourris, en dessous de la ceinture faisant allusions aux soutien des élus UMP, PS, et autres non encartés. Faut il rappeller que ce soutien antidémocratique etait dénoncé par ces méme PCF et PS. Par ailleurs ce n’est qu’un probléme "technique" ont ils dit pour éviter les candidants farfelus. Questions : Besancenot est il un candidat farfelus ?? Alors SVP, un peu de politique et de respect pour ceux qui ont votaient pour Besancenot et qui ne sont pas des minettes "Groupies" de bas de podium. Panchoa "furioso comme Orlando"

    • michel de toulon : Sabrina la LCR c’est le parti qui a eu besoin des signatures des élus de L’UMP et du PS pour pouvoir présenter son candidat a l’élection présidentielle

      Michel de Toulon, donc ça te choque que la LCR ait eu éventuellement besoin de signatures de maires PS ou UMP pour pouvoir présenter Besancenot, et tu le dis dans ton message.

      Mais que, sans ces signatures, Besancenot n’ait pas pu être candidat, ça ne te choque pas ? En tout cas pas au point de le dire.

      Comme on dit, nous n’avons pas les mêmes valeurs...

      Par ailleurs, je suppose que tu n’as pas lu le livre sur le Che. Mais tu as raison, ce n’est pas une raison pour fermer sa gueule... Moi je ne l’ai pas lu non plus, donc je n’en parle pas : là aussi nous n’avons pas les mêmes valeurs...

      Chico

      PS : dans mon département, 10 parrainages pour Besancenot, dont 1 PS et zéro UMP. Mais tu as raison, pas besoin de s’appuyer sur la réalité pour l’ouvrir et déverser sa bile...

    • "Mais que, sans ces signatures, Besancenot n’ait pas pu être candidat, ça ne te choque pas ? En tout cas pas au point de le dire."

      et ben moi camarade ça ne me choque pas qu’un parti qui compte à tout casser 3 à 4000 adhérents, avec quasiment 0 élus, 0 députés (et qui n’en veut surtout pas ... faut quand même bien le dire) qui vient faire la morale tout les 5 ans et des petites leçon de révolution ... ben ça ne me dérange pas qu’il ne soit pas candidat ... et c pas vos pauvres 4% sur lesquels vous vous gargarisez dans une élection présidentielle qui n’a aucun sens dans l’état actuel de nos institutions (et vous êtes les premier à le dire ...) qui justifie que vous serviez concrètement à quelque chose et que votre candidat soit si légitime que ça...

      Certe vous êtes dans la rue dans les luttes, certes vous êtes à la portes des entreprises, dans les syndicats.... et alors ... et après... à part nous servir le coup du grand soir, du révolutionnaire qui lave plus blanc que blanc... vous servez à quoi concrètement tous les jours dans la vie des gens, dans les conseils municipaux, là où se décide notre sort...

    • l’argument des signatures de maires de droite et la tirade sur la morale révolutionnaire est assez pitoyable de bétise et de mauvaise foi.
      parceque si le pcf avait demandé à ses élus de soutenir la LCr ,elle n’aurait pas eu besoin de signatures de maires de droite.
      Etes vous certains camarades du pcf que lorsqu’il n’y aura plus assez délus du pcf ,vous n’irez pas chercher des signatures à droite ??
      Et la morale révolutionnaire...mais Lenine a bénéficie de l’état bourgeois allemand pour rejoindre dans un train affréte par le pouvoir prussien, la révolution russe !!

      Et le capital de lagardere dans l’huma c’est moral ??

      Damien

    • """""""""""""

      et ben moi camarade ça ne me choque pas qu’un parti qui compte à tout casser 3 à 4000 adhérents, avec quasiment 0 élus, 0 députés (et qui n’en veut surtout pas ... faut quand même bien le dire)"""
      """
      Dans ma région il a y deux elus LCR !!
      et figurez vous que les militants lcr collent des affiches pour se faire élire !!
      ahurissant non !!!

      Bon dieu la bétise est vraiment partout !!

    • Bon dieu la bétise est vraiment partout !!

      en effet :

      avec quasiment 0 élus, 0 députés (et qui n’en veut surtout pas

      les élus régionaux et les députes européens, c’etait quoi ?

  • Dans mon département, le Var, aucun élu communiste n’a voulu donner un parrainage démocratique à Besancenot. aucun UMP également. D’après Michel de Toulon, la LCR ne devrait donc jamais se présenter à l’élection présidentielle. Bel exemple de démocratie, ne trouvez-vous pas ?
    Le nouveau parti que la LCR cherche à construire, avec d’autres, interesse de plus en plus de communistes de Toulon et de La Seyne-Six Fours. C’est cela qui chagrine tant notre camarade Michel ?

    • Il est aujourd’hui évident que la LCR a muté et s’engage désormais dans une logique marketing correspondant parfaitement au milieu politique dont la seule perspective est l’élection. OB n’est qu’un produit d’appel. La radicalité du discour, qui fut en son temps celle du PCF, ne change rien à l’affaire. Cette radicalité est aussi un produit d’appel qui n’a pas l’ombre de la moindre conséquence dans l’action politique réelle.

      Rémi la Garonne

    • les luttes d’abords montrerons où sont la LCR , LO....et le PS
      On parle de Solectrons en gironde qui ferme et bien renseigne toi bien , rémi de garonne, la LCR y est présente depuis bien longtemps.
      Le marketing électoral ?? nous allons bien voir la politique concrète de certain du PCF avec le PS pour ne pas perdre la bonne place là où la soupe est bonne.
      radicalité sans conséquence.?? mais monsieur, je suis non encarté LCR qui vote Ob comme beaucoup d’autre et je ne t’ai pas attendu pour jour aprés jour mettre encore et toujours les mains dans le cambouis.
      Alors parle donc politique plutot que de nous ressortir des poncis éculés qui ne font plus rire personne.
      Respecte donc ceux qui se battent, comme toi certainement, mais qui ne sont pas encartés au PCF.
      Panchoa, en colére par tant de bétise qui fait le jeux de Sarko

    • michel de toulon : Lorsqu’on se réclame du CHE ont acceptent pas les parrainages des élus que l’ont combat.Pour ce qui est de la lecture du livre de BESANCENOT , j’ai rencontré il y a 10 ans HARRY VILLAGAS qui était au coté du CHE au CONGO,et en BOLIVIE jusqu’a sa mort ,mieux que lui pour raconter ,l’homme,sa penser,les derniers instants de sa vie ,je ne vois pas.Le seul livre et la seule qui se rapproche de la vérité sur le CHE est la biographie écrite par le romancier mexicain PACO IGNACIO TAIBO II. HARRY VILLAGAS a écrit un livre UN HOMME DE LA GUERILLA DU CHE,mais qui a été tiré en tres peu d’exemplaires en français,qui raconte trés bien la préparation de la guérilla en BOLIVIE puisque il était sur place a la PAZ depuis juillet 1966 avec COELLO et TAMAYO qui eux sont mort sur le sol BOLIVIEN.

  • Réponse à 212 162

    OUI ,de ce nouveau parti anticapitaliste , internationaliste , j’en suis !

    RESISTANCE et AFFRONTEMENT face au rouleau compresseur du néocapitalisme tt puissant , il n’y a pas d’autre choix.

    syndiquée de base ,pas très jeune mais combative !

    • Ce n’est un secret pour personne que Sylvia Zappi s’est battue pour la fameuse "candidature unitaire" et combattue la majo. de la LCR en s’appuyant sur une des minorités.

      Jusque la c’est son droit...

      Mais de là à faire du journalisme sensassionaliste... Pas très professionnel.

      A l’époque, la LCR a posé le problème de la délimitation non pas avec le "social libéralisme" mais avec le parti qui l’incarne. A savoir le PS...

      L’évolution de la situation notamment depuis le premier tour de la présidentielle montre à de plus en plus de militants de gauche que le clivage était pertinent...

      Le "clivage" entre les jeunes fans d’Olivier et les cadres syndicaux expérimentés est une véritable fumisterie.

      Enfin concernant Clermont, il y a tout de même bien un problème que se poserait n’importe quel parti démocratique... Comment accepter que la majorité d’une section locale appelle à voter pour un autre candidat (Bové prompt à se faire missionner par Royal...) que celui de son parti (OB).
      Débat vif certes... Mais pas d’exclusions... alors pas de leçon de démocratie...

      Enfin un peu de sérieux ferait du bien à certains...
      La quatrième internationale à soutenu la révolution cubaine dès le début...
      Pas le cas de tout le monde...
      Ainsi que le Che... vivant...
      Pas non plus le cas de tout le monde...
      Enfin des milliers de ses militants ont été assassinés par des dictatures dans la période 1950/1977... Un peu de respect pour les camarades...
      Le Che n’appartient pasà la LCR mais à tout le mouvement ouvrier et internationaliste...
      Un jeune fan d’Olivier agé de 49 ans dont 35 à la LCR et "cadre syndical"...
      Derniére remarque, celui qui parle des pisseuses ferait bien de s’inscrire à une école de formation de la LCR... On y parle aussi du féminisme, de son importance et de son articulation avec la lutte de classes...

  • Accuser la LCR de n’avoir pas soutenu le Che est une véritable imposture !
    Nous avons toujours soutenu la révolution cubaine, mais aussi la révolution mondiale, et le Che a toujours été une référence incontestable pour la LCR..
    En revanche, j’ai souvenir de manifs ou le PC nous tapait dessus car nous étions agents de la bourgeoisie en soutenant le gauchiste aventuriste Che Guevara et en dénigrant l’URSS, patrie du socialisme.
    Aujourd’hui, on fait comme si dans le passé le PC n’avait pas eu ce genre de position, on réécrit l’histoire et on s’en prend à ceux qui, justement, ont toujours été clairs dans leur soutien aux idées du Che et dans leur lutte contre le stalinisme.
    C’est un peu misérable, ne trouvez-vous pas ?

  • J’espère vraiment que ce ne sont pas mes camarades du PCf qui ont signé tous ces posts injurieux et pas super-politiques contre la LCR (dont on peut penser ce qu’on veut , certes...) et que, pour les camarades qui l’auraient fait, ils tiennent le même genre de discours à l’égard du PS ?!!!!!

    J’avoue que j’a idu mal à comprendre que certain-e-s soient aussi enragés contre la LCR et aussi ous du genoux face au PS.

    On va me dire : la LCR veut la mort du PCF.

    J’ai envie de répondre : peut-être ( mais c’est plus aussi certain ) mais surtout, si elle était la seule , avec ses 4.000 adhérents et pas un député ni sénateur, ce serait le moindre mal ! On en connaît au PS qui sont pires qu’elle et figurez-vous qu’il ye n a même au sein du PCF qui la souhaitent notre mort.

    Je ne vois pas ce qui justifie, d’un point de vue du contenu, et des luttes, qu’on s’oppose aujourd’hui à privilégier une alliance temporaire et fondée en propositions, électorale et avec une LCR pllutôt qu’avec un PS.

    Je ne vois pas pourquoi taper à bras raccourcis sur la LCR et pas sur le PS par exemple....à part ce que MArx aurait pu nommer une "conscience de classe" (c’est-à-dire la classe de ceux qui "gouvernent", y compris en alternance, et la classe "des autres").

    Parce qu’au PS, ils se posent quand même là comme "observateurs bienveillants du sarkozysme", non ? Entre Bockel, Amara (de plus en plus pathétique), Kouchner, Attali, BEsson, Lang, et autres !!!

    La LCR nous reproche nos "liaisons dangereuses" avec le PS ?! Combien sommes nous au PCF à partager ce reproche et à ne pas être écoutés ni même entendus ?

    Je ne fais pas d’angélisme face à la LCR ,dont je me méfie toujours, pour des tas de raisons POLITIQUES, mais là, faut arrêter ces bêtises camarades. On a besoin de la LCR ET la LCR a besoin de nous pour le combat actuel. Chacun chez soi, sans doute, ce qui n’empêche nullement que chacun prenne soin ensemble des "bordures mitoyennes".

    Quand va t on comprendre qu’il faudrait AU MOINS en discuter calmement, sans invective, ni d’un côté ni de l’autre ? Pourquoi on ne ferait pas avec la LCR ce qu’on fait avec le PS ou même, pire que tout à mon sens, avec les Verts qui nous conchient en permanence alors que nosu leur avons filé un tiers de nos subventions de groupe ?!!!!!!!!!! Ce n’est pas rationnel. Ou alors ,c’est trop "machiavélique" pour moi.

    Personnellement , quand le porte parole de la LCR annonce qu’ils ne signeront pas le dernier communiqué du collectif riposte, vu ce que ça donne en ce moment, pour des raisons de FOND (la position du PS, la critique bien trop gentille qui traduit un pb de positionnement idéologque...) désolée, mais je suis d’accord avec lui et je trouve que nous n’aurions pas du signer un texte aussi inconsistant.

    "Le ’mieux’ est l’ennemi du ’bien’", c’est pourtant connu.

    La Louve

    • La louve tu écris :""Je ne fais pas d’angélisme face à la LCR ,dont je me méfie toujours, pour des tas de raisons POLITIQUES, ""
      Peux tu citer quelques raisons ,cause de méfiance ?

      Je suis extrémenent interréssé par la proposition de la lcr d’un nouveau parti et je pense que cela chatouille aussi des milliers de militants pcf.
      j’ai quitté celui ci en 1981 (on a gagné !!!sur l’air des lampions !!!moi j’avais la rage de voir les camarades ne rien comprendre au rapport de force !) depuis je suis de toutes les luttes et je cotoie les militanst de la lcr (,eux qui m’avaient prévénu de la dérive social démocrate du parti.)et bien je n’ai aucune méfiance .mais je suis tres vigilant..
      Chére Louve tu sens bien la dérive ultra social democrate du pcf ,et la tentation encore une fois de faire alliance avec le ps aux municipales...as tu confiance dans ta direction ????
      Et accésssoirement les camarades du pcf ont ils conscience que la ligne de liquidaton de toute lutte de classe au pcf est déja à l’oeuvre à la cgt ??
      l’avenir est dans la lutte et dans une vision de l’humanoté debarassée de toute exploitation,ça porte un nom :communisme
      n’en ayons pas honte et reconstruisons un parti sur des bases marxistes et de luttes de classe.

      Damien

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