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Les ampoules basses consommations, encore des idées reçues...

lundi 20 octobre 2008

de Annie Lobé

On croyait bien faire en achetant (cher) des ampoules à économies d’énergie.

Erreur !

Ces mini-usines d’éclairage contiennent du mercure et émettent depuissants champs électromagnétiques.

Elles coûtent 4 fois plus cher que les ampoules classiques, mais on nous dit partout qu’il ne faut plus acheter que des ampoules basse consommation parce qu’elles protègent la planète et durent plus longtemps.

Estampillées ’Ecolo’ un peu vite, ces ampoules sont pourtant de véritables bombes à retardement car elles contiennent une quantité non négligeable de mercure à l’état gazeux et parce qu’elles émettent des champs magnétiques et des radio fréquences.

Elles fonctionnent exactement comme les tubes fluorescents : une décharge électrique provoque la collision d’électrons avec des ions de vapeur de mercure, générant un rayonnement ultraviolet par excitation desatomes de mercure.

L’innovation technique est basée sur l’adjonction d’un circuit électronique intégré comprenant un starter et un ballast (transformateur). Une véritable usine miniature !

Le ballast électronique émet des champs magnétiques de basses fréquences entre 50 et 500 Hz ainsi que des hautes fréquences entre 20 et 60 kHz destinées à corriger le défaut inhérent à cette technologie, qui est de diffuser une lumière papillotante. Alerté par des porteurs de pacemaker ayant subi des interférences électromagnétiques à proximité de ces ampoules, Pierre le Ruz, directeur scientifique du centre de recherche et d’informations indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques (CRIIREM), a vérifié : ’ nous avons, entre autres, mesuré des radiofréquences harmoniques jusqu’à 200V par mètre, alors que les valeurs limites en vigueur est de 27V/m.’

L’électropolution ainsi générée entraîne une diminution de la mélatonine, une hormone qui induit le sommeil, régule l’humeur et inhibe la prolifération des cellule cancéreuses.

La revue scientifique The Lancet a publié dès 1978 une étude reliant diminution de la mélatonine et cancer du sein. D’autres études ont montré qu’il en est de même pour l’hypertrophie bénigne de la prostate, le cancer de la prostate, de l’ovaire, du col de l’utérus, du poumon, de l’estomac,de la thyroïde et le cancer colorectal. Autres conséquences à court terme : troubles du sommeil, excitabilité,irritabilité et hyperactivité. il Faut donc éviter les ampoules basse consommation, notamment à côté de la tête.

Mieux vaut opter pour les bonnes vieilles ampoules à incandescence. Quitte à réduire la durée d’éclairage pour économiser les ressources de la planète en allant nous coucher plus tôt !

Annie Lobé
’La fée électricité’
Santé publique Editions
santepublique-editions.fr

Attention à la casse !!!

Chaque lampe basse consommation contient 0,05mg de mercure. En les cassant on s’expose donc à respirer des vapeurs toxiques. Alors qu’il faudrait inciter les consommateurs à faire très attention en manipulant ces lampes.

Les vendeurs se gardent bien de nous donner de telles précisions. Comme pour tous les produits dangereux, leur recyclage est obligatoire. Il est d’ailleurs payé par les consommateurs à raison de 0,20€ht par ampoule.

Actuellement, seulement 36% des ampoules jetées seraient recyclées tandis que les ventes ont presque doublées en 4 ans pour représenter environ 25 millions d’unités. C’est donc une énorme quantité de mercure qui se retrouve dans la nature.

Pratique de santé
juillet 2008

Messages

  • Et en plus c’est pas bon pour la vue. J’en avais équipé ma maison et au bout de quelques mois, j’avais très mal aux yeux. Résultat une consultation ophtalmo : je fatiguais mes yeux en lisant, car quoiqu’on en dise, elles éclairent plus mal et donc on force sur la vue.

  • en plus elles consomment plus qu’annoncé car elles ont un mauvais cosinus phi qui les rendent moins efficaces. une 27 W consommera en fait 36 W de ce fait. les 27 W sont une "correspondance" de puissance lumineuse avec les lampes à filaments.

  • Nous le savons depuis 3 ans car desnipulationset des mesures en classe de BTS nous montrentout ce qure vous avez dit.

    • Alors dépéchez-vous de faire un stock car la fin des ampoules à incandescence est déjà programmée !
      En tout cas, je suppose que ce qui est développé dans l’ article pour ce genre d’ ampoules est vrai pour les éclairages à tubes fluorescents. Dommage pour ceux qui travailent dans les bureaux, les supermarchés les hopitaux etc ...

      Peut-être que l’ éclairage à diodes en plein essor règlera ce problème ou bien cela va-t-il entrainer encore un cortège de nuisances ?

  • Je viens de recevoir par mail un copier coller de cet article, et je ne peux m’empêcher de réagir. Plusieurs points doivent être pris en compte pour pouvoir mieux répondre :
    - le mercure est certes un composé dangereux, il est important de ne pas casser ces ampoules trop souvent pour risque de saturnisme
    - non mentionné dans votre post, le pic de consommation d’électricité lors de l’allumage de l’allumage ne rend l’ampoule basse consommation vraiment économique que si l’ampoule est allumée constamment (c’est une grossière exagération, il faudrait faire des calculs exacts pour savoir exactement à quel taux d’allumage/extinction des ampoules il faudrait se restreindre pour qu’elles ne soient plus économiques...)
    - la mélatonine, je la connais bien, et je peux vous dire qu’elle n’agit nullement dans ces maladies. Ces vieilles publications de plus de 30 ans ont été depuis bien longtemps controversées. Tout vient de l’idée généralement admise que cette hormone a un effet direct sur tout un ensemble d’organes liés à la reproduction, ce qui est en l’état faux.

    La mélatonine agit essentiellement via l’hypothalamus et quelques rares zones du cerveau dans la régulation de la libération d’autres hormones, plus particulièrement dans la régulation temporelle de leur libération. Grossièrement, on dit que la mélatonine renseigne sur la durée du jour. Sa concentration augmente dans le sang pendant la nuit, et diminue durant le jour. Naturellement, cette durée augmente pendant les périodes d’hiver et se raccourcit pendant les périodes d’été.

    Pour des espèces animales de régions tempérées à froides, c’est également un effecteur important pour la régulation de phénomènes annuels (mue, reproduction, hibernation, etc.). Chez l’homme, ces variations sont atténuées principalement parce que nous vivons dans un environnement dans lequel nous contrôlons notre éclairage, public comme privé.

    En tout état de cause, l’effet de la mélatonine chez l’homme, que ce soit une augmentation ou une diminution de la concentration sanguine, ou un dérèglement du rythme de mélatonine, n’est jamais réellement prouvé (erreurs sur la mesure et sur la diversité des réactions trop diverses).

    Ainsi, même si la mélatonine est supposée avoir quelques effets chez l’homme (atténuation d’un décalage horaire, effet anti dépresseur, ...), ces effets ne sont jamais entièrement prouvés.

    En tout état de cause, le seul effecteur externe connu pour la libération de mélatonine est la lumière perçue par les yeux. Habituellement, une ampoule basse-consommation libère beaucoup moins de Lux qu’une ampoule à incandescence. Donc en toute logique, elle devrait plutôt moins perturber la libération de cette hormone qu’une ampoule à incandescence classique.

    Réfléchir sur les sciences. Ensemble.