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Mad Max ? non, le rêve américain ! (3 videos)
Publie le vendredi 5 novembre 2010 par Open-Publishing13 commentaires

Et dire que notre Bouffon en chef et ses affidés admirent ce beau pays !
Détroit, la ville fantôme où seuls restent les plus pauvres
Alors que les élections législatives ont lieu mardi 2 novembre 2010 aux Etats-Unis, la principale préoccupation des Américains reste l’économie. Avec le chômage qui atteint 9,6%, la population s’est paupérisée. Aujourd’hui, selon les statistiques officielles du Census Bureau, un Américain sur 7 est pauvre. A Détroit, dans le Midwest, c’est un sur trois. La ville, touchée par la désindustrialisation depuis des décennies a subit plus récemment la crise de l’automobile.
de Murielle Paradon
Ils sont des dizaines à attendre dehors, de pouvoir entrer à leur tour. De l’extérieur, le bâtiment aux allures de hangar ne paie pas de mine mais il abrite l’une des plus vénérables institutions humanitaires de la ville : Capuchin soup kitchen, la « soupe populaire des capucins », crée en 1929 pendant la Grande Dépression, pour nourrir les plus pauvres. Déjà…
Au chaud à l’intérieur, des dizaines de personnes attablées engouffrent un chili con carne, un des trois repas servis chaque jour par des bénévoles. Ici, la population est à 100% noire, venue des alentours de Conner street. C’est l’un de ces nombreux quartiers défavorisés de Détroit où il est déconseillé de s’attarder. Prince Moore habite au coin de la rue, chez un cousin. Mère célibataire, elle est venue à la soupe populaire avec l’un de ses deux enfants :
« On vient ici par ce qu’on n’a rien à manger. En attendant d’obtenir des tickets alimentaires de la FIA », une agence de l’Etat du Michigan chargée d’aider les familles en difficulté. Je suis sur une liste d’attente. Quand ils m’enverront ma carte, je pourrai acheter à manger », affirme Prince. A côté d’elle, sa fille Katrice, lycéenne rondouillarde de 16 ans, cache mal sa gêne. « C’est dur de devoir venir manger ici tous les jours, même si je sais que ma mère fait tout pour nous sortir du ghetto ».
Crise automobile
Prince Moore, la quarantaine fatiguée, était serveuse dans un fast-food mais depuis qu’elle a eu un accident à la main, elle ne travaille plus et vit d’aides sociales. Elle touche 400 dollars par mois de l’Etat. Elle doit débourser 30 ou 40 dollars à chaque fois qu’elle va consulter un médecin, le reste est pris en charge par Medicaid, la sécurité sociale des pauvres aux Etats-Unis. « Avec les factures à payer, les vêtements des enfants, dit-elle, il ne nous reste plus rien pour vivre ».
Le travail, c’est ce qui manque à Détroit. La ville et son agglomération affichait un taux de chômage officiel de 15,7% en août dernier, contre 9,6% de moyenne nationale. « Ca fait un an que je cherche du travail », raconte Cliff, 55 ans, attablé un peu plus loin. « Je travaillais dans la maintenance, j’ai été licencié. Il n’y a plus d’embauche, beaucoup d’entreprises ont fait faillite ou sont allées s’installer dans d’autres régions ou d’autres pays. C’est une période difficile pour les Etats unis et surtout pour Détroit ».
Surnommée Motor city, « la ville moteur », Détroit est le berceau de l’automobile. Mais cette industrie qui a fait la gloire et la richesse de la ville autrefois a subit de plein fouet la crise de 2008. Avec les fermetures d’usines, des dizaines de milliers d’emplois ont été perdus. Même si les constructeurs américains Ford et General Motors renouent aujourd’hui avec les bénéfices, les emplois ne sont pas pour autant revenus. Et cette crise de l’automobile n’a fait que se rajouter à une lente désindustrialisation de la ville.
« Shrinking city »
Dans son bureau , Mike Breene est fataliste. Cela fait 17 ans que cet homme placide à la queue de cheval blonde, dirige l’un des deux centres de l’organisation Capuchin soup kitchen. « Nous servons dans notre association entre 1200 et 1500 repas par jour. Ça n’a pas changé depuis que je travaille ici, ça fait 17 ans. Il y a peut être un peu moins de monde qui vient maintenant mais c’est uniquement parce que les gens quittent la ville ». Et pas parce que la situation économique s’est améliorée.
Au gré des crises, Détroit se vide de sa population. Elle est ce que les Américains appellent une « shrinking city », une ville qui rétrécit. De 2 millions en 1950 elle est passée à 800 000 habitants aujourd’hui. Les commerces ont déserté bien des quartiers. Les bâtiments industriels sont en ruine et on ne compte plus les maisons abandonnées, quant elles ne sont pas brûlées par des dealers. Détroit possède aussi un des taux les plus élevés de criminalité aux Etats-Unis.
Dans cette ville fantôme, seuls les plus pauvres semblent rester, ceux qui n’ont pas les moyens de partir ou plus l’envie de tenter leur chance ailleurs. « Ici, j’ai mes quatre enfants, plaide Arcelia, une retraitée de 65 ans qui vient aussi à la soupe populaire. Si on a un problème, on s’entraide. Et puis partir, pour aller où ? Mes parents m’ont amené de l’Ohio à Détroit quand j’avais 10 ans. Alors Détroit, c’est à peu près tout ce que je connais ».
http://www.rfi.fr/ameriques/20101031-detroit-ville-fantome-seuls-restent-plus-pauvres
Messages
1. Mad Max ? non, le rêve américain !, 5 novembre 2010, 19:06
par pure provocation je dirais que c’est un petit peu mieux qu’autour de tchernobyl
1. Mad Max ? non, le rêve américain !, 5 novembre 2010, 19:11, par Mister H
Encore que ? sauf que médias, gouvernement, patronat (je sais c’est pareil) ne nous ont jamais vendu le rêve Stalinien.
2. Mad Max ? non, le rêve américain !, 6 novembre 2010, 07:55
et le reve hitlerien.....
3. Mad Max ? non, le rêve américain !, 6 novembre 2010, 08:54, par Mister H
Erreur "anonyme " ! Je ne vais pas faire la liste, des capitalistes, journalistes, politiques Français et anglo-saxon ayant admiré et aidé Hitler les livres d’histoires sont écrits pour les lire. N’est ce pas ?
2. Mad Max ? non, le rêve américain !, 5 novembre 2010, 19:11, par Garibaldi
Qu’elle difference avec la Roumanie ? par exemple.
1. Mad Max ? non, le rêve américain !, 5 novembre 2010, 19:31, par Mister H
Je ne me souviens pas avoir entendu parler du rêve Roumain...
3. Mad Max ? non, le rêve américain !, 5 novembre 2010, 20:11
les roumains cauchemardaient de draculacescu
aujourd’hui ils rêvent uniquement sur l’euro ,
sinon la banlieue de bucarest c’est mieux que destroy
deux bons coins pour les frissons un peu gore sur l’économie de marché dans les pays de l’est ,le soir :
gara de norte sector 1
ou gara obor sector 3
4. Mad Max ? non, le rêve américain ! (3 videos), 5 novembre 2010, 23:06
On nous annonce qu’il y aurait eu une création d’emplois au-dessus des anticipations en octobre aux États-Unis et des économistes extrêmement compétents formés par les meilleures institutions d’enseignement en la matière ont dit que c’était encourageant.
Merci au monde capitaliste des affaires et de la finance de créer de l’emploi. Merci !
1. Mad Max ? non, le rêve américain ! (3 videos), 6 novembre 2010, 08:31, par jaja
économiste : espèce de charlatan qui se font passer pour des scientifiques car ils utilisent les mathématiques ( sciences, elles véritablement ) pour calculer des prévisions qui jamais ne se réalisent.
2. Mad Max ? non, le rêve américain ! (3 videos), 6 novembre 2010, 08:56, par Mister H
"économistes extrêmement compétents"
oxymore de la plus belle veine.
"Merci au monde capitaliste des affaires et de la finance de créer de l’emploi. Merci !"
C’était la blague du jour !
5. Mad Max ? non, le rêve américain ! (3 videos), 6 novembre 2010, 01:20, par copas
sur les prix d’une partie des maisons à Détroit
http://realestate.yahoo.com/search/Michigan/Detroit/homes-for-sale
pour savoir combien ça fait en euros, multiplier par 0.72 les sommes en dollars.
6. Mad Max ? non, le rêve américain ! (3 videos), 8 novembre 2010, 09:15, par A
La bas comme ici et partout, la charité sauvera le système de la démolition par la révolution.
La charité doit répondre à des situations exceptionnelles sinon, si elle remplace la justice et permet à l’injustice et à l’inégalité de durer, elle défait l’alliée objective du système capitaliste broyeur de vies, pollueur de planète et de tous les esprits,même ceux des âmes charitables.
1. Mad Max ? non, le rêve américain ! (3 videos), 8 novembre 2010, 09:19, par A
Oups ! Erreur de frappe : lire elle se fait l’alliée et pas elle défait l’alliée ...